Commission des affaires culturelles : Numérisation des fonds de la BnF
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Meurthe-et-Moselle (2e circonscription)
Mandat en cours

Socialiste, républicain et citoyen
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Travaux récents
M. Hervé Féron interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, sur la révision de la taxe sur la valeur ajoutée dans le domaine des services à la personne. Le taux, initialement fixée à 5,5 %, a été relevé à 7 % le 1er janvier 2012. Une nouvelle hausse pour atteindre 19,6 % était prévue au 1er avril 2013 à la demande de la Commission européenne, mais elle a été reportée au 1er juillet. Grâce à l'intervention du Gouvernement et aux négociations entamées avec les autorités européennes, les activités concernées par cette disposition ont été limitées à cinq types de prestataires. Cependant, cette décision est difficile à mettre en œuvre pour les professionnels de ces secteurs, notamment des services à la personne, déjà affectés par les hausses successives de la TVA et des contributions sociales concernant le personnel. La possibilité de cotiser sur une base forfaitaire a également été supprimée, entraînant la disparition de nombreux postes et une diminution non négligeable de l'activité de ces individus. Par ailleurs, une réflexion a été lancée depuis plusieurs mois par la Commission européenne concernant la révision de la directive TVA avec une échéance programmée en 2015. Le Parlement a également formé un groupe de travail chargé d'étudier la possibilité d'un ajustement des taux de TVA, ce qui interroge quant à l'opportunité d'une augmentation immédiate. Face aux difficultés éprouvées par ces professionnels, il lui demande ainsi les dispositions que le Gouvernement entend prendre pour préserver ce secteur en pleine expansion, qui participe à l'économie des territoires et à la fourniture de services à la population.
Voir la questionM. Hervé Féron attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l'innovation et de l'économie numérique, sur le contrôle exercé par Apple sur le catalogue d'applications disponibles sur son interface. En effet, Apple a chassé début avril de son magasin d'applications AppStore l'application AppGratis, gérée par une PME française de quarante-cinq salariés, au motif qu'elle enfreindrait ses règles de fonctionnement. Cet évènement témoigne du déséquilibre qui peut exister entre Apple et les développeurs qui travaillent dans son environnement numérique. La France est le deuxième producteur d'applications derrière les États-unis, ce qui fait de ce secteur d'activités un champ économique important, témoignant de notre capacité de maîtrise et d'innovation de la technologie, mais aussi une dépendance économique qui peut être préoccupante. Il semble donc que la neutralité des services soit un principe à consolider. Ainsi, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement pour engager des discussions qui permettent d'assouplir le contrôle restrictif de l'éditeur de systèmes d'exploitation américain pour pérenniser les investissement dans les entreprises françaises pariant sur les écosystèmes mobilises et, plus encore, de lutter contre l'incompatibilité des systèmes d'exploitations en favorisant le transfert des droits d'usage des applications acquis sur les différents éditeurs, de sorte à renforcer le système concurrentiel.
Voir la questionM. Hervé Féron interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l'innovation et de l'économie numérique, sur la régulation du secteur des télécommunications. Cette mission est actuellement assurée par l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP). Un rapport réalisé récemment par le ministère du redressement productif souligne les défaillances de cette instance dans l'exercice de ses responsabilités. Elle a en effet favorisé le principe de libre concurrence au détriment du développement d'une véritable stratégie industrielle pour le territoire national. Si ce choix a permis de conserver le pouvoir d'achat des ménages par l'émergence d'une « guerre des prix » comme dans le secteur de la téléphonie mobile avec l'arrivée d'un quatrième acteur sur le marché, il a néanmoins affecté les opérateurs et les a fragilisés en ce qui concerne leur capacité à innover et à financer ces nouvelles technologies. Cette baisse de performance et de compétitivité des acteurs de la filière se répercute sur le déploiement du très haut débit voulu par le Gouvernement mais également du haut débit pour tous, notamment dans les territoires ruraux les plus éloignés où les coûts sont souvent supportés par les collectivités territoriales, du moins pour celles qui disposent des moyens financiers adéquats. Par ailleurs, cette concurrence poussée s'est traduite par une dégradation des conditions de travail des salariés et de l'emploi dans ce secteur, affectant par là-même la qualité du service dispensé. Les orientations de l'ARCEP menacent la place et le déploiement des technologies numériques en France, domaine pourtant stratégique pour l'économie de demain. Il souhaite ainsi connaître les intentions du Gouvernement pour rétablir un contrôle efficient et efficace dans ce secteur, à même de favoriser l'accès de tous à ces technologies et le développement de l'économie numérique.
Voir la questionM. Hervé Féron attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les dysfonctionnements persistants du Régime social des indépendants (RSI) et de l'interlocuteur social unique (ISU). Créés respectivement le 1er juillet 2006 et le 1er janvier 2008, ils constituaient les deux volets d'une réforme qui visait à simplifier la gestion de la protection sociale obligatoire des artisans, commerçants et chefs d'entreprise indépendants. Mais sa mise en oeuvre précipitée et le fiasco informatique qui s'en est suivi ont lourdement pénalisé à la fois l'État et les assurés, trop souvent plongés dans des situations inextricables, regrettant de s'être lancés dans l'entrepreneuriat ou ne pouvant faire valoir de légitimes droits à la retraite. En effet on note encore, en 2013, les conséquences dommageables d'absences d'appels de cotisations sur plusieurs années, de refus d'adhésions à l'assurance vieillesse suivis de revirements inexpliqués, de mises en demeure avant poursuites pour des sommes payées dans les délais et déjà encaissées et, plus généralement une quasi-absence de dialogue entre le RSI et ses assurés. Ces observations faites au niveau de la caisse régionale du RSI de Lorraine se retrouvent au niveau national comme l'attestent le rapport de la Cour des comptes de septembre 2012, les dizaines de questions écrites déposées par les parlementaires ou les déclarations du directeur général du RSI lui-même reconnaissant, à propos de la convention d'objectifs et de gestion 2012-2015, que « la priorité des priorités, c'est de restaurer la qualité de service durement mise à mal pour nos adhérents ». Alors que l'un des objectifs du Gouvernement est d'accompagner le développement des TPE et des PME, il lui demande quelles mesures sont envisagées pour que, selon la conclusion de la Cour des comptes, le RSI, sept ans après sa création, n'apparaisse plus comme « moins efficace et plus coûteux que les anciens régimes qu'il a remplacés ».
Voir la questionM. Hervé Féron attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la montée des comportements à risques liés à la consommation d'alcool chez les jeunes. Ce phénomène est observé depuis de nombreuses années et les derniers rapports de l'Institut de veille sanitaire confirment cette hausse. Ainsi, selon une étude récente de cet organisme, près de quatre élèves sur dix scolarisés en classe de 4e reconnaissent avoir consommé au moins une boisson alcoolisée et plus d'un lycéen sur cinq avoir été ivres le mois précédent, quand 60 % de ces derniers l'ont déjà été au cours de leur vie. Par ailleurs, les préférences s'orientent de plus en plus vers l'ingestion d'alcools forts et le « binge drinking », cette pratique issue des pays anglo-saxons consistant à boire jusqu'à l'ivresse. Les complications liées à ces excès sont pourtant potentiellement dévastatrices que ce soit sur le plan médical ou social : désinhibition et perte de contrôle pouvant conduire à la violence, dépendance, troubles du comportement, coma éthylique, dégâts sur la santé à long terme. Néanmoins, ces comportements ne semblent pas décliner malgré les différentes politiques publiques mises en place telles que l'interdiction générale de la vente aux mineurs ou le contrôle accru en matière de publicité. Les actions de prévention à destination de ces publics comme à l'occasion des épreuves du baccalauréat semblent insuffisante pour enrayer le phénomène. Les estimations chiffrent à 49 000 le nombre de morts par an en France dû à l'alcool, ce qui en ferait la deuxième cause de mortalité évitable. Face à cette situation alarmante, il lui demande les intentions du Gouvernement afin de renforcer l'information et la protection des mineurs en la matière.
Voir la questionM. Hervé Féron attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la prévention du cancer du poumon chez les fumeurs chroniques. En effet, des scientifiques et professionnels de santé spécialistes de l'American college of chest physicians aux États-unis ont mis en évidence l'intérêt d'une prévention accrue du cancer du poumon à destination des fumeurs chroniques. Ils mettent en avant le bénéfice que présenterait un dépistage systématisé au sein de la population de 55 à 74 ans qui connaît des antécédents de tabagisme chronique. Le rapport d'étude souligne une baisse prévisible de 20 % du nombre de décès dus au cancer du poumon chez ces personnes les plus à risques statistiquement. Ainsi, il lui demande les actions déjà engagées par le Gouvernement pour sensibiliser et accompagner les fumeurs chroniques les plus à risques, et plus largement l'ensemble des Français, face aux risques de représente le tabagisme, dans un souci d'amélioration de la santé publique.
Voir la questionM. Hervé Féron attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la reconstruction de la Somalie par la lutte contre la piraterie. En effet, la Banque mondiale a produit un rapport proposant de nouvelles orientations pour lutter contre la piraterie au large de la Somalie et reconstruire cette zone africaine. Si le nombre d'incidents constatés au large de la Corne de l'Afrique a sensiblement diminué entre 2011 et 2012, le rapport souligne que cela nécessité la mobilisation permanente des marines européennes, américaine, asiatiques dont le coût de 1,27 milliard de dollars en 2011 laisse penser qu'un tel déploiement est peu durable dans le long terme. Aussi, la piraterie fait supporter des surcoûts importants au commerce international, à hauteur de 18 milliards de dollars entre 2005 et 2012, pour se prémunir contre les attaques. Les pays de la Corne de l'Afrique subissent également les effets néfastes de l'insécurité : le tourisme y croît de 25 % plus lentement que dans le reste de l'Afrique subsaharienne. Les exportations des produits de la pêche ont chuté de 23,6 % dans le même temps. A contrario, le butin des rançons pourrait s'élever à plus de 350 millions de dollars pour 149 navires abordés. L'étude du modèle économique de la piraterie laisse entrevoir une organisation imbriquée impliquant de nombreux acteurs locaux, qui bénéficient du montant des rançons moyennes s'élevant à 3,06 millions de dollars (chefs de clans, chefs religieux, fonctionnaires corrompus, chefs d'entreprises locales, membres de milices islamistes). Les chefs, qui se créent une large troupe, investissent initialement 80 000 dollars pour un retour sur investissement de l'ordre de 407 000 dollars. En ce sens, les auteurs du rapport dénoncent la politique répressive mise en œuvre en considérant que le taux de succès des abordages demeurera trop élevé malgré les efforts conjoints pour tomber sous un seuil qui dissuaderait les pirates. Pour les auteurs, la solution est politique et tient dans la reconstruction de l'État somalien et dans sa capacité à passer des accords avec les pouvoirs locaux qui profitent actuellement de la piraterie. La Banque mondiale propose également de conditionner les aides au développement au renforcement de l'État et de l'emploi pacifique, loin de toute activité criminelle. Ainsi, il lui demande l'appréciation du Gouvernement sur la conditionnalité des aides au développement et sur une nouvelle orientation de la politique internationale de lutte contre la piraterie par des modalités politiques.
Voir la questionM. Hervé Féron attire l'attention de Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur l'intégration des formations paramédicales dans le système LMD. Ces cursus universitaires restaient jusqu'à présent à l'écart du dispositif prévu par le processus de Bologne en 1999. Cependant, les ministères en charge de l'enseignement supérieur et de la santé ont lancé il y a quelques années un processus visant à la reconnaissance des grades universitaires pour ces formations, en collaboration avec les organisations étudiantes concernées. Les travaux actuels suscitent des inquiétudes quant à la méthode et aux critères retenus pour déterminer le niveau de chaque cursus, alors même que les cours suivis et les compétences acquises sont parfois très similaires. Par ailleurs, certaines difficultés persistent pour les formations dont la réflexion a déjà été menée. C'est ainsi que le cycle en ergothérapie a connu une réingénierie suite au décret du 5 juillet 2010, prévoyant son incorporation pleine et entière dans le système LMD. Cette intégration se heurte à la nécessité de conventions tripartites entre les Instituts de formation en ergothérapie dispensant la formation, les universités et les régions concernées, processus bloqué dans la plupart des territoires. Par ailleurs, la reconnaissance du grade de licence ne pourra être effective qu'une fois l'ensemble des conventionnements signés. C'est ainsi des milliers d'étudiants qui sont actuellement sacrifiés. De plus, les promotions suivantes pourraient être concernées en l'absence de mesures appropriées pour débloquer cette situation. Il lui demande ainsi les intentions du Gouvernement afin que les réflexions en cours puissent aboutir à un schéma juste et cohérent et que les engagements pris puissent être mis en œuvre rapidement.
Voir la questionM. Hervé Féron attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la réponse de la communauté internationale à la guerre civile en Syrie. En effet, des diplomates du Conseil de sécurité de l'ONU affirment détenir des « preuves solides » de l'utilisation d'obus chimiques « de façon sporadiques » dans le conflit syrien. Les ministres des affaires étrangères des pays membres du G8 avaient alors rappelé que tout recours à des armes chimiques exigerait une réponse internationale sérieuse. Des sources occidentales affirment qu'au moins un obus chimique aurait été utilisé à Khan Aassal, aux environs d'Alep en mars 2013 dont les émetteurs ne seraient pas identifiés, et que des tirs d'obus chimiques auraient été perpétrés par l'armée régulière contre les rebelles à Homs, dans le quartier d'Al-Bayyada, provoquant morts et empoisonnements. Il semble également que les autorités syriennes s'opposent au déploiement de la commission d'enquête onusienne relative à l'usage d'armes chimiques sur l'ensemble du territoire et pour donner suite à toutes les allégations, enquête pourtant demandée par Damas suite à l'attaque de Khan Aassal imputée aux rebelles. Le Président américain a par ailleurs assuré, le mardi 30 avril 2013, détenir la preuve de l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, en mettant toutefois en garde contre tout « décision hâtive » d'intervention. Pour autant, l'emploi d'armes non conventionnelles par le régime du Président syrien à l'encontre des rebelles avait été désigné par Washington et ses alliés, le 20 août 2012, comme la « ligne rouge » pour une intervention armée. Ainsi, il lui demande la position que défend la France au sein des instances internationales pour aboutir à une réponse internationale sérieuse face à l'usage d'armes non conventionnelles dans le conflit syrien.
Voir la questionM. Hervé Féron attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur le renouvellement du mandat de la Mission des Nations-unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso). En effet, le conseil de sécurité de l'organisation des Nations-unies (ONU), où la France dispose de la qualité de membre permanent, a renouvelé, à l'unanimité le jeudi 25 avril 2013 et pour un an, le mandat de la Minurso, sans rien changer aux prérogatives qui sont les siennes depuis 1991. Ainsi, elle demeure la seule opération de maintien de la paix de l'ONU dépourvue d'une composante dédiée à l'observation du respect des droits de l'Homme, au moins jusqu'au prochain réexamen de son mandat en avril 2014. Force est de rappeler que l'élargissement des compétences de la Minurso est un sujet de débat depuis plusieurs années. La France a fréquemment, sous la pression marocaine, usé de son droit de veto pour bloquer le processus évolutif. Pour autant, sur les bases d'un rapport de son envoyé personnel, le secrétaire général de l'organisation internationale notait, en avril 2013, que « la montée de l'instabilité et de l'insécurité au sein et autour du Sahel requiert une solution urgente de ce conflit qui dure depuis longtemps ». Le secrétaire général de l'ONU affirme : « compte tenu des rapports réguliers sur les violations des droits de l'homme, la nécessité d'une surveillance indépendante, impartiale, globale et soutenue de la situation des droits de l'Homme au Sahara devient de plus en plus urgente ». Aussi, le rapport 2013 du département d'État a consacré douze pages à la situation des droits de l'Homme au Sahara occidental, en expliquant que « les forces de sécurité marocaines sont impliquées dans la torture, les coups et autres mauvais traitements infligés aux détenus sahraouis ». Le rapporteur spécial de l'ONU sur la torture a confirmé en mars 2012 les violations évoquées, à son retour du Sahara occidental. Ce sont les États-unis qui étaient à l'initiative de ce projet de résolution proposant cette année d'intégrer un mécanisme de surveillance des droits de l'Homme à la Minurso, bien que ne faisant pas partie du groupe des amis du Sahara occidental composé de la Russie, du Royaume-uni, de l'Espagne et de la France. Sous la pression vraisemblable du Maroc, la mission de l'ONU au Sahara occidental n'examinera pas la question des droits humains. La résolution finalement adoptée est peu volontariste, dans la mesure où elle cesse de réclamer des mesures indépendantes fortes, mais se contente de rappeler la nécessité d'améliorer la situation des droits de l'homme. Si l'on peut regretter cette occasion manquée, on peut espérer qu'elle ait la force d'une victoire morale en faveur des droits de l'Homme capable d'infléchir la position plus timorée qui prévalait jusqu'alors, et de remettre au cœur des discussions prochaines l'élargissement du mandat de la Minurso. Ainsi, il lui demande l'appréciation du Gouvernement sur la situation du peuple sahraoui, sur le mandat de la Minurso ainsi que les actions envisagées par la France pour participer activement à la résolution de la question sahraouie, dans le respect des engagements internationaux et dans la consolidation des droits de l'Homme.
Voir la questionM. Hervé Féron attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur la séparation des familles sahraouies. En effet, les familles sahraouies sont séparées par un mur érigé en plein désert et traversent difficilement la ligne de démarcation entre les camps de réfugiés de Tindouf - sur le territoire algérien - et le territoire marocain sous haute surveillance. L'envoyé spécial pour le Sahara du secrétaire général de l'Organisation des nations unies (ONU) a rapporté qu'entre 2004 et fin 2011 48 252 personnes étaient enregistrées dans le cadre du programme spécifique « family visit ». Or seules 16 889 d'entre elles, dont 58 % de femmes, ont pu en bénéficier. Le secrétaire général de l'ONU plaide pour un triplement du nombre de familles bénéficiaires de ce programme, afin de favoriser le dialogue entre les Sahraouis et apaiser les tensions. Ainsi, il lui demande de bien vouloir faire connaître les intentions et les engagements du Gouvernement pour faire valoir, au sein de l'enceinte internationale de l'ONU, une politique internationale volontariste et déterminée afin de faire respecter le droit international dans les territoires sahraouis.
Voir la questionM. Hervé Féron attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les actions de communication liées aux usages de la pilule contraceptive d'urgence (PCU). En effet, selon la Haute autorité de santé (HAS), près de 1,3 million de boîtes de PCU, contraceptif de rattrapage, ont été vendues en 2010. La PCU, qui s'utilise après un rapport sexuel non ou mal protégé, est majoritairement utilisée par les filles âgées de 15 à 19 ans selon la HAS (20,5 % à l'avoir utilisée au cours des 12 derniers mois, contre 11,1 % chez les 24-25 ans et 6,7 % chez les 25-29 ans). Or force est de rappeler que la PCU, doit être prise au plus tôt à la suite d'une relation sexuelle pour une meilleure efficacité, n'est pas efficace à 100 % et est destinée à un usage exceptionnel en raison d'un risque d'échec plus grand qu'avec les autres contraceptifs. Dans un récent rapport, la HAS souligne ainsi la nécessité d'une meilleure information et d'une plus grande sensibilisation du grand public sur les différentes méthodes contraceptives. Ainsi, il lui demande de bien vouloir préciser les intentions du Gouvernement afin de favoriser les actions de communication en milieu scolaire pour que les enjeux et les différentes modalités de la contraception soient réaffirmés et que la démocratie sanitaire soit renforcée.
Voir la questionM. Hervé Féron attire l'attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur la protection de la haute mer. En effet, si les États parties au sommet de la Terre Rio + 20 en 2012 ont renoncé à ouvrir les négociations sur la gouvernance de la haute mer et la gestion durable, des océans, des acteurs de la société civile pressent les pays du nord et du sud de fixer les jalons d'une gouvernance de l'espace maritime, afin de le protéger des risques de pollution et de pillage des ressources. C'est en ce sens que l'appel de Paris pour la haute mer a été lancé le 11 avril 2012, afin de mettre un terme au « pillage » et au « non-droit » qui règnent au cœur des océans, véritable réserve d'énergies et de ressources génétiques au-delà des frontières, peu visible pour l'opinion publique. Cet appel fait écho à la conférence internationale sur « la haute mer, avenir de l'humanité », organisée au Conseil économique, social et environnemental (CESE), et qui exhorte à la préservation urgente de cet immense patrimoine commun en définissant un mode de gouvernance. Ainsi, il lui demande les intentions de la France pour favoriser les discussions au plus tôt afin de protéger ce potentiel et d'en régir les règles d'exploitation raisonnée, notamment au regard des intérêts que peuvent susciter les ressources génétiques marines. Aussi, les pays du sud semblent s'inquiéter de la non-prise en compte de leurs revendications relatives au partage des connaissances et au transfert des technologies dans ce domaine à l'aube des négociations. Il lui demande donc son appréciation sur la nature des débats qui devront être menés, de manière équilibrée, pour qu'ils aboutissent à un mode de gouvernance responsable à l'occasion de la 69e session de l'assemblée générale de l'Organisation des nations unies.
Voir la questionM. Hervé Féron attire l'attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative sur les risques pour l'intégrité des compétitions sportives liés à l'essor des paris en ligne. Inexistant il y a encore quelques années, le secteur s'est progressivement et considérablement développé avec l'apparition de sites spécialisés malgré leur non-conformité au regard de la législation française. Face à la multiplication de cette offre illicite et aux soi-disant injonctions des instances européennes de mettre fin au monopole de la Française des Jeux et du PMU, le gouvernement précédent a décidé de procéder à la libéralisation complète du secteur des jeux d'argent et de hasard en ligne par la loi du 12 mai 2010. Des mécanismes de prévention et de contrôle ont été mis en place afin de lutter contre les menaces de matches truqués, de blanchiment d'argent et d'addiction chez les joueurs, cette surveillance du marché étant assurée par l'Autorité de régulation des jeux en ligne. Cependant, la libre-concurrence dans le domaine des paris en ligne a contribué à l'accroissement de l'offre et des sommes jouées ainsi qu'à la dispersion des mises, rendant la régulation du secteur plus difficile à garantir. Les révélations récentes et les témoignages de sportifs montrent les facilités offertes aux fraudeurs par ces nouvelles modalités de jeu au risque de déstabiliser le déroulement des compétitions officielles, comme l'ont illustré l'affaire du Montpellier Handball ou plus récemment l'ouverture d'une enquête par l'ARJEL suite à des montants de mise anormalement élevés sur le match de football Ajaccio - Montpellier. Ces faits nuisent à l'image du sport de haut niveau et attirent la méfiance du public, alors même que certaines disciplines sont déjà affectées par les scandales de dopage ou de corruption de leurs instances dirigeantes. Il lui demande ainsi les mesures que le Gouvernement entend prendre pour garantir la régularité et la sincérité des compétitions de haut niveau.
Voir la questionM. Hervé Féron interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, sur la suppression de la demi-part pour les personnes veuves. Institué après la Seconde Guerre mondiale, cet avantage fiscal concernait jusqu'à présent toute personne ayant élevé seul un enfant, lui permettant de bénéficier d'une réduction de sa contribution au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques pouvant atteindre jusqu'à 897 euros annuels depuis 2010. Sa suppression, décidée par la précédente majorité, a été actée dans le cadre de l'article 92 de la loi de finances pour 2009. Prolongée jusqu'en 2013 malgré une diminution progressive du montant de l'exonération, cette disposition n'existera plus sous sa forme actuelle à compter de l'année prochaine, mais sera recentrée en faveur des contribuables vivant seuls et ayant supporté depuis qu'ils sont dans cette situation la charge d'un enfant pendant au moins cinq ans. Si le dispositif a pu être conservé en dépit de la volonté du Sénat de le supprimer purement et simplement, le nombre de bénéficiaires est ainsi fortement réduit et exclut de nombreuses personnes dont les revenus modestes justifieraient pourtant le maintien de cette exception. Deux millions de contribuables, en majorité issus des classes moyennes, seraient ainsi concernés par cette mesure qui affecte également leur non-imposition aux autres contributions comme la taxe d'habitation. Il lui demande ainsi les intentions du Gouvernement concernant un rétablissement éventuel de cette demi-part fiscale ou l'instauration de mesures compensatoires pour les ménages les plus fragiles.
Voir la questionM. Hervé Féron attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les difficultés d'accès aux concours réservés aux non-titulaires pour de nombreux contractuels de l'éducation nationale. En effet, il semble que des critères d'inéligibilité flous empêchent de nombreux candidats à participer à la phase de sélection orale du concours de titularisation malgré un succès aux épreuves écrites d'admissibilité. La loi de résorption de la précarité dans la fonction publique de mars 2011 permet aux personnels d'éducation contractuels du second degré de faire valoir leur expérience professionnelle afin d'être titularisés. Ce dispositif doit permettre de titulariser 10 000 contractuels sur une période de quatre ans. Il apparaît surprenant que « la convocation des candidats aux épreuves ne préjuge pas de la recevabilité de leur demande d'inscription », comme l'évoque une note de service du 17 décembre 2012 adressée aux recteurs d'académie. Cela viendrait de la difficulté d'établir distinctement les critères d'éligibilité et la méthode de calcul de l'ancienneté requise, si bien que des erreurs auraient été faites par les candidats comme par les rectorats qui ont manifestement retenu des interprétations divergentes des textes. Le ministère de l'éducation nationale a annoncé que les candidats jugés admissibles le resteraient et que les dossiers initialement jugés irrecevables seraient réexaminés, de sorte que les candidats qui ne remplissent définitivement pas les critères d'admissibilité soient avertis avant la tenue des épreuves orales. Ainsi, il lui demande si des précisions seront données par la direction générale des ressources humaines du ministère pour les prochaines sessions de recrutement afin d'atteindre une interprétation uniforme des critères d'admission aux épreuves.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 15 mai 2013 - Séance de 21 heures 30
Intervention en réunion de commission
Mercredi 15 mai 2013 - Séance de 16 heures 30
Intervention en réunion de commission
Mardi 14 mai 2013 - Séance de 21 heures 30
M. Hervé Féron attire l'attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur l'avenir du Musée Guimet à Paris. En effet, l'établissement public connaît d'une part une baisse inquiétante de sa fréquentation (qui a chuté de moitié en dix ans, au contraire des autres musées parisiens) qui conduit à une inquiétude des agents ; et d'autre part une crise de gouvernance. L'enquête de l'Inspection générale des affaires culturelles (IGAC) diligentée à ce propos a permis de détecter « une crise manifeste et grave, dont les aspects à la fois structurels et conjoncturels, organisationnels et très personnalisés, la rendent particulièrement difficile à dénouer ». Sont évoqués la faiblesse du dialogue social, le cloisonnement des services et des personnels, une souffrance au travail, une faiblesse managériale qui conduit à une persistance des conflits internes, ainsi qu'une désorganisation généralisée. Ainsi, il lui demande de bien vouloir préciser l'appréciation du Gouvernement sur les modalités de la gouvernance actuelle du musée, ainsi que ses intentions pour résoudre la crise qu'il traverse.
Voir la réponseAssemblée nationale
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