Commission des affaires sociales : auditions
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Travaux récents
Intervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Mercredi 15 mai 2013 - Séance de 9 heures
Intervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Mardi 23 avril 2013 - Séance de 16 heures 45
M. Arnaud Robinet attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur l'impérieuse nécessité d'obliger les établissements recevant du public, de 1ere, 2eme et 3eme catégorie, de se doter de défibrillateurs. En effet, les conséquences graves liées au fait que certains lieux soient dotés et d'autres non de défibrillateurs, sont multiples. Et pour cause, les établissements qui se dotent de défibrillateurs ne le font, bien souvent, malheureusement pour protéger en amont leur visiteurs, mais parce qu'ils ont été confronté à un arrêt cardiaque et que la victime n'a pu être sauvée. Depuis le décret n° 2007-705 du 4 mai 2007 relatif à l'utilisation des défibrillateurs automatisés externes par des personnes non médecins et modifiant le code de la santé publique, « toute personne, même non médecin, est habilitée à utiliser un défibrillateur automatisé externe répondant aux caractéristiques définies à l'article R. 6311-14 » C'est pendant le temps que mettent les secours à arriver que l'état d'une victime s'aggrave ou que le décès intervient. C'est pendant ce laps de temps qu'il faut agir. Il serait donc aujourd'hui incompréhensible de ne pas nous donner les moyens logistiques pour éviter de nouveaux drames. L'objectif n'est pas de mettre un défibrillateur à chaque coin de rue mais de favoriser un maillage pertinent et une couverture optimale du territoire en équipant les lieux publics dans lesquels les accidents sont les plus fréquents, les risques potentiels les plus élevés et le public le plus nombreux. Notre politique en la matière est donc insuffisante, manque de cohérence et de coordination. C'est pourquoi il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement sur ce sujet et si elle envisage une uniformisation de l'installation des défibrillateurs dans les établissements recevant du public, de 1ere, 2eme et 3eme catégorie.
Voir la questionM. Arnaud Robinet attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur le projet d'arrêté national complémentaire à l'arrêté « nitrates » du 19 décembre 2011 relatif au programme d'actions national à mettre en œuvre dans les zones vulnérables. Dans sa version actuelle, ce projet prévoit des restrictions de nature à remettre en cause un rendement satisfaisant mais également la qualité gustative des produits, et d'autre part d'un point de vue environnemental puisqu'elles évitent les désherbages chimiques. Si cet arrêté répond à l'exigence d'amélioration de la qualité de l'eau imposé à la France par l'Union européenne, il ne tient pas compte des mesures techniques mises en place et dont les résultats positifs ont été mesurés par l'ARS. L'arrêt de la fertilisation sur ces surfaces serait donc une aberration agronomique et économique. Il apparait donc indispensable que l'arrêté définitif tienne compte des spécificités de chaque type de culture et de leur impact réel sur la qualité de l'eau. C'est pourquoi il souhaiterait lui demander s'il modifiera le projet d'arrêté national en tenant compte des enjeux et des propositions qui lui ont été faites pour que la vigne soit exclue de ces interdictions d'apport de fertilisants sur les parcelles en pente; que l'interdiction soit limitée aux fertilisants de type II et III concernant les apports sur les sols gelés; que concernant l'apport de fertilisant sur les parcelles en proximité de cours d'eau, l'épandage des fertilisants de type I et II et - dès qu'ils sont normés- à plus de deux mètres des cours d'eau soit rendu possible comme c'est le cas pour les fertilisants de type III ;et enfin, que des modalités adaptées à une plante pérenne soient prévues au plan prévisionnel de fumure ?
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 17 avril 2013 - Séance de 11 heures
M. Arnaud Robinet attire l'attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative sur le fait de porter des signes religieux dans le sport, même au plus haut niveau, comme en témoignent de nombreuses compétitions internationales récentes. Nonobstant l'article 51 de la charte olympique qui dispose « qu'aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n'est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique », les instances internationales du sport abandonnent le principe de neutralité à tour de rôle en permettant aux athlètes de se distinguer par des attributs vestimentaires propres à leur foi. Les jeux olympiques de Londres ont pu témoigner de ces dérives avec la judoka saoudienne. En outre, la FIFA, par une circulaire du 25 octobre 2012 à l'intention des fédérations nationales, est venue autoriser le hidjab sur les terrains de football. Il convient donc, en vue de faire respecter le principe constitutionnel d'égalité en droits entre hommes et femmes énoncé à l'article 3 du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, de vous interpeller quant aux mesures qui semblent nécessaires afin d'interdire les pratiques discriminatoires à l'égard des femmes, comme l'exigence du port du hidjab ou d'une tenue couvrante que ne justifierait pas la discipline sportive, et de vous questionner précisément sur les dispositions qui seront prises par le Gouvernement à ce sujet.
Voir la réponseM. Arnaud Robinet attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur les fortes inquiétudes des entreprises de transports françaises tant internationales que sur réseaux de proximité qu'entraînera l'écotaxe poids lourd. En effet, les entreprises de transports travaillent avec une trésorerie exsangue ; elles sont soumises certes aux répercussions des crises successives qui impactent notre économie, mais également une très forte concurrence des pays européens de l'Est. Lorsque le marché européen a été ouvert, il l'a été sans aucune harmonisation sociale, créant une distorsion de concurrence notamment au niveau des salaires. Quand une entreprise de transport serbe peut affréter deux chauffeurs pour optimiser le temps de conduite, une entreprise française ne peut en affréter qu'un seul. L'écotaxe poids lourds, ne fera qu'accentuer cette distorsion. D'un coût faramineux pour les entreprises françaises de transport, quand on sait le nombre de kilomètres parcourus par un poids lourds à l'année, elle va contribuer à augmenter considérablement le prix du transport, un prix qui ne pourra pas être répercuté en totalité sur les chargeurs ; elle va accroître les charges administratives et réduire les capacités d'investissement. Par ailleurs, cette écotaxe, en inscrivant un principe de répercussion sur le bénéficiaire, influera mécaniquement sur la hausse des prix de tous les biens de consommation, et donc le pouvoir d'achat des consommateurs, dans la mesure où les clients en profiteront pour augmenter leurs tarifs. Enfin, la taxation écologique de la distribution de proximité est un non-sens puisqu'il nous faudrait justement favoriser le système logistique de la tournée de proximité, ainsi que l'ensemble des réseaux courts, dont l'efficience environnementale a été démontrée. C'est pourquoi il lui demande s'il envisage de réexaminer les modalités d'application de l'écotaxe en partenariat avec les institutions représentatives de la profession et d'en exonérer l'ensemble de l'activité de distribution de proximité.
Voir la questionM. Arnaud Robinet attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur les conséquences du dispositif prévu par l'article 11 de l'ANI (art. 8 de l'avant-projet de loi), pour les entreprises de presse quotidienne régionale et leurs filiales de portage. Celui-ci crée une durée hebdomadaire minimum de 24 heures pour toutes les branches, dont au moins un tiers de salariés est embauché à temps partiel, et est parfaitement incompatible avec l'organisation du travail dans les filiales de portage des entreprises de PQR. La nature même du portage implique une population hétérogène. Les porteurs sont dans leur très grande majorité affectés à des tournées d'une durée de référence inférieure à quinze heures hebdomadaires. À cela, il faut rappeler que 90 % des abonnements aux quotidiens régionaux sont aujourd'hui servis par la voie du portage. Le texte proposé a donc oublié la spécificité de la presse et le résultat d'un tel dispositif serait de mettre en péril l'activité même du portage de presse qui concerne 12 000 salariés. Il alerte donc le Gouvernement sur cette situation particulière et lui demande s'il envisage d'exclure les salariés affectés à des tâches de portage de presse du dispositif, comme cela est prévu dans l'article L. 3122-2 de l'avant-projet de loi pour les salariés des particuliers employeurs et les moins de vingt-six ans.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mardi 26 mars 2013 - Séance de 16 heures 15
M. Arnaud Robinet attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur les effets de l'application de la directive européenne n° 2011/61/UE relative aux gestionnaires de fonds d'investissement alternatifs (FIA) pour les propriétaires de parts de société civile de placement immobilier (SCPI). Cette directive qui vise à créer un cadre réglementaire et une surveillance harmonisée pour les gestionnaires de FIA dont les activités constituent une part importante des négociations sur les marchés financiers, et peuvent contribuer à accroître les risques auxquels sont confrontés les systèmes financiers ou à les amplifier. Cette directive, qui vise à établir davantage d'exigences et de surveillance en imposant notamment aux SCPI une société de dépôts, doit désormais être transposée en droit français. Cependant, les SCPI n'étant pas des fonds mais des sociétés de personnes, rien n'impose qu'elles soient considérées comme un type particulier de FIA. Par ailleurs, l'application des dispositions de cette directive aux SCPI est injustifiée car elles ont un dispositif décisionnel par le biais de leur assemblée générale ainsi qu'une représentation permanente de leurs associés par le conseil de surveillance qui peut exercer l'ensemble des contrôles nécessaires et en référer à l'Assemblée générale, à la différence des autres types de FIA rarement bénéficiaires d'instruments de surveillance, de contrôle et de redressement des anomalies efficaces. Enfin, les comptes des SCPI sont séparés de ceux de leurs gestionnaires. La directive n'introduisant pas d'exigence concernant spécifiquement les SCPI, il demande au ministre d'être particulièrement vigilant afin qu'il en soit de même de sa transposition et que soit préservée la faculté d'option, tranchée par l'assemblée générale de ses associés, l'organe souverain des SCPI. S'agissant d'éventuelles exigences nationales qui se situeraient hors de la stricte transposition de la directive AIFM, elles devront respecter l'esprit et conserver le caractère optionnel. Aussi, il lui demande si la directive imposera réellement aux FIA cette catégorie intégrant les SCPI l'obligation de désigner un dépositaire ? Dans l'hypothèse où ce ne serait pas le cas cette obligation serait-elle une exigence nationale ? Si la directive n'impose pas la désignation et si aucune exigence nationale ne l'exige non plus, l'éventuelle désignation d'un dépositaire ne pourrait-elle donc résulter d'une décision d'assemblée générale des associés des SCPI ? En supposant que la directive, ou une exigence nationale impose cette désignation, cette exigence pourrait-elle ne concerner que les SCPI au-dessus d'un certain seuil patrimonial et réserver à une décision d'assemblée générale l'éventuelle désignation, s'agissant d'une SCPI située en dessous de ce seuil patrimonial ? Il lui demande quelle pourrait être, dans le respect de la directive, du règlement européen du 19 décembre 2012, ou d'une exigence nationale située en dehors d'elle mais respectueuse de son esprit, la mission du dépositaire au sein d'une SCPI qui en serait dotée.
Voir la réponseM. Arnaud Robinet attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la situation des retraités du secteur privé recevant une retraite supplémentaire d'entreprise relevant de l'article L. 137-11 du code de la sécurité sociale. Les précédentes lois de finance ont instauré un prélèvement sur ces retraites supplémentaires d'entreprise (article 39), soit l'équivalent d'un deuxième impôt sur le revenu. Ceci touche aujourd'hui 200 000 citoyens déjà retraités, et demain 2 millions de futurs retraités. Il convient de se pencher sur l'injustice du traitement fiscal qui leur est appliqué, par comparaison avec d'autres régimes de retraite supplémentaire d'entreprises pourtant privées comme EDF ou GDF. La retraite supplémentaire des entreprises des industries électriques et gazières (IEG) est financée par une taxe payée par les consommateurs de gaz et d'électricité, la contribution tarifaire d'acheminement (CTA). Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2013 prévoit le relèvement de la CTA à la charge du consommateur. Les retraités assujettis à la taxe de l'article L. 137-11-1 ne comprendraient pas qu'un geste significatif ne soit pas fait pour alléger le fardeau qu'ils supportent injustement depuis 2011, alors que, sans demander aucun effort aux retraités des IEG, ce sont les consommateurs que l'on sollicite à nouveau pour financer leur retraite supplémentaire. Il faudrait au moins éviter de faire payer aux retraités sous le coup de l'article L. 137-11 « l'impôt sur l'impôt », en autorisant la déduction de la base imposable à l'impôt général sur le revenu des personnes physiques de l'impôt spécifique auquel ils sont assujettis. Quelles dispositions comptent prendre le Gouvernement pour remédier à cette injustice fiscale ?
Voir la réponseIntervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Mardi 19 mars 2013 - Séance de 16 heures 45
M. Arnaud Robinet attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la généralisation des pratiques de prescriptions, par détournement des finalités thérapeutiques, et sur la problématique récurrente de la surconsommation médicamenteuse, notamment celle relevant des prescriptions faites aux personnes de plus de 70 ans. Ces deux phénomènes générant des effets graves, sanitaires autant que pécuniaires. Le remède à ces dysfonctionnements existe. Il consiste à mettre à disposition, les outils informatiques nécessaires à l'analyse statistique, permettant de déceler les prescriptions et pratiques médicales, non conformes aux stipulations des autorisations de mise sur le marché des spécialités pharmaceutiques. De tels outils, non intrusifs dans la liberté de prescription, ont été développés. Exploitant directement les flux de données anonymisées en provenance des officines pharmaceutiques, ils permettraient l'identification très en amont d'éventuels détournements de prescription, sans porter atteinte à la confidentialité des données. Ce type de traitement informatique est ainsi autorisé par la CNIL. Pourtant, deux organismes placés sous votre autorité s'y opposent : la CNAM-TS et la GIE Sesam-Vitale. C'est pourquoi il lui demande quelles mesures peuvent-être prises par le Gouvernement pour encourager la CNAM-TS et le GIE Sesam à se conformer à l'autorisation délivrée par la CNIL et ainsi faire un grand pas de transparence et de sécurité dans le domaine de santé publique.
Voir la questionM. Arnaud Robinet interroge Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la politique de prévention que compte conduire le Gouvernement dans notre pays pour pallier le retard français en matière de prévention et d'hygiène bucco-dentaire ?
Voir la réponseM. Arnaud Robinet attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes âgées et de l'autonomie, sur les clauses abusives présentes dans certains contrats de téléassistance. Le vieillissement de la population entraîne un important développement du marché de la téléassistance en France. Mais là où ces contrats sont censés sécuriser les personnes âgées, il semble malheureusement que certains d'entre eux recèlent des clauses abusives. On peut notamment constater des litiges dans ce secteur en raison des conditions de vente des contrats, des clauses abusives qu'ils contiennent ou du caractère défectueux du matériel proposé. Il importe de mettre un terme aux abus constatés et de réguler ce marché en plein essor en définissant des critères de qualité et en mettant en place un contrat-type. Ces mesures pourraient s'intégrer dans le projet de loi à venir sur le vieillissement. Des contrôles accrus auprès des acteurs du secteur sont également souhaitables. Aussi, il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de mieux encadrer ce secteur et de renforcer les contrôles auprès des opérateurs.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 20 février 2013 - Séance de 9 heures
Assemblée nationale
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