Situation de la sidérurgie : audition du réseau CO2 Géonet
Accueil > Les députés > M. Alain Bocquet
Nord (20e circonscription)
Mandat en cours

Gauche démocrate et républicaine
DERNIÈRES VIDÉOS
Vidéo du 15 mai 2013
Situation de la sidérurgie : audition du réseau CO2 Géonet
Vidéo du 23 avril 2013
1ère séance : Questions orales sans débats
Vidéo du 10 avril 2013
Commission d'enquête sur la situation de la sidérurgie : MM. Eric Brac de la Perrière, directeur général, et Johann Lecomte, directeur d’Éco-Emballages ; MM. Jean-Pierre Gaudin, vice-président de la Fédération de la Récupération du Recyclage et de la Valorisation (FEDEREC), président de la branche « métaux ferreux », et Patrick Kornberg, président de la branche « métaux non ferreux », et Mme Nora Noureddine, chargée des relations institutionnelles
Vidéo du 10 avril 2013
Commission d'enquête sur la situation de la sidérurgie : MM. Eric Brac de la Perrière, directeur général, et Johann Lecomte, directeur d’Éco-Emballages ; MM. Jean-Pierre Gaudin, vice-président de la Fédération de la Récupération du Recyclage et de la Valorisation (FEDEREC), président de la branche « métaux ferreux », et Patrick Kornberg, président de la branche « métaux non ferreux », et Mme Nora Noureddine, chargée des relations institutionnelles
Vidéo du 9 avril 2013
1ère séance : Questions au Gouvernement; Sécurisation de l’emploi (explications de vote et vote par scrutin public); Election des conseillers départementaux, municipaux, communautaires, et modification du calendrier électoral (nouvelle lecture)
Travaux récents
M. Alain Bocquet attire l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, sur les moyens insuffisants accordés au Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP). L'établissement public administratif créé par la loi de 2005 a pour mission d'aider les employeurs publics dans la mise en oeuvre de leur politique d'insertion et de maintien dans l'emploi des travailleurs handicapés. Il doit répondre aux charges supplémentaires consécutives à la conférence du handicap de 2011 en matière d'accessibilité et d'apprentissage et les nouveaux textes législatifs permettant la saisine directe du fonds va encore les accroître. Les organisations syndicales ont alerté la direction sur la situation déséquilibrée entre ce surcroît de tâches et un budget de fonctionnement bien en-deçà des besoins. L'audit réalisé en 2011 a mis en évidence la nécessité d'une augmentation des effectifs à hauteur d'une quinzaine de postes pour permettre à cet établissement public d'assurer ses missions. Les syndicats dans leur ensemble dénoncent la convention d'objectifs et de gestion proposée par le ministère au Comité national qui « en refusant ce renfort en personnel va bloquer l'évolution de l'établissement public et entraîner une nouvelle dégradation des conditions de travail des personnels mais aussi réduire les activités en faveur de l'insertion des agents handicapés ». Alors qu'une politique exemplaire d'emploi pour les personnes en situation de handicap est nécessaire, il lui demande les évolutions qu'il entend apporter à ces justes revendications.
Voir la réponseM. Alain Bocquet attire l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la formation des éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Avant la réforme de 2011, les stagiaires éducateurs suivaient une formation de deux ans avant d'être affectés sur le terrain, en foyer, en centre éducatif fermé ou en milieu ouvert. Le nouveau dispositif réduit cette formation à un an, en mettant en place la pré-affectation durant la seconde année. La pré-affectation implique pour les stagiaires d'assurer et parfois seuls, les mêmes fonctions que les titulaires qu'ils remplacent en cas d'absence, situation qui inquiète syndicats et personnels, considérant qu'il s'agit d'une remise en cause de la formation initiale. La PJJ a été très affectée depuis de nombreuses années par la révision des politiques publiques et cette pré-affectation des stagiaires semble répondre davantage aux besoins de l'administration, dont les effectifs se sont réduits considérablement. Il lui demande si le Gouvernement envisage de revenir sur cette réforme.
Voir la questionM. Alain Bocquet attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les dispositions de la directive européenne n° 89/48/CEE permettant aux titulaires du « statut d'enseignant qualifié » d'accéder à la profession d'enseignant dans l'ensemble des autres États membres de l'Union européenne (UE). Il lui demande les raisons pour lesquelles la France n'applique pas cette directive pour les titulaires du PGCE, diplôme obtenu en Angleterre et qui équivaut au CAPES en France, alors que l'inverse est possible. Des enseignants, titulaires de ce diplôme sont ainsi maintenus en qualité de maître auxiliaire, alors que les postes de titulaires notamment en anglais restent vacants et que les besoins en professeur de langue sont conséquents. Il lui demande la connaissance qu'a le Gouvernement de ces situations et les prolongements qu'il envisage d'y réserver.
Voir la réponseM. Alain Bocquet attire l'attention de M. le ministre de la défense sur les préoccupations exprimées par un certain nombre de retraités et d'anciens salariés du ministère de la défense. Alors que l'article 67 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2013 prévoyait l'extension aux polypensionnés, bénéficiaires d'une ACAATA, de la possibilité de liquider l'ensemble de leurs pensions de retraite à 60 ans, le décret d'application de cette mesure n'est pas publié à ce jour. Afin de permettre aux personnes concernées de faire valoir leurs droits, il lui demande sous quel délai cette disposition va pouvoir s'appliquer.
Voir la questionM. Alain Bocquet attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, sur le revenu de solidarité active (RSA) jeune. Les conditions drastiques qu'il convient de remplir pour pouvoir en bénéficier, notamment le fait d'avoir exercé un emploi pendant 3 214 heures cumulées sur les trois ans précédant la demande, ont pour conséquence le faible nombre de jeunes qui peuvent le percevoir. Selon les chiffres de la caisse nationale des allocations familiales de juin 2012, seuls 9 000 jeunes en auraient bénéficié. Diverses mesures ont été annoncées par le Premier ministre en janvier 2013 dans le cadre du plan de lutte contre la pauvreté, notamment la mise en place d'une « garantie jeune » pour les 18-25 ans qui n'ont ni emploi, ni formation. Son montant serait équivalent au RSA. Cette mesure serait lancée sur quelques territoires pilotes avant d'être généralisée. Il lui demande l'état d'avancement de ce projet et les critères d'attribution de cette allocation.
Voir la questionM. Alain Bocquet attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, sur les règles d'attribution de la majoration pour la vie autonome versée normalement aux bénéficiaires de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Son montant s'élève à 104,85 euros. Pour qu'elle puisse être perçue, les personnes concernées doivent être titulaires de l'AAH au taux plein ou en complément d'une retraite, d'une pension d'invalidité ou d'une rente d'accident du travail, à l'exclusion de toute autre ressource. Les allocataires de l'AAH qui perçoivent un autre revenu, même minime et parfois inférieur au montant de cette majoration, ne peuvent en bénéficier. Il lui demande les évolutions susceptibles d'être apportées en matière de règles d'attribution, qui pourraient être revues dans le sens où les ressources inférieures au montant de cette allocation seraient neutralisées.
Voir la questionM. Alain Bocquet attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur les inquiétudes exprimées, par les professionnels mais aussi par l'ensemble de la population, à propos de l'augmentation des taxes susceptibles d'être appliquées sur le gazole alignant celles-ci sur celles de l'essence. Ces inquiétudes ont été déclenchées par le rapport de la Cour des Comptes pointant « le manque à gagner » de recettes lié à l'écart de fiscalité entre les deux carburants. Dans le domaine professionnel, la chambre syndicale nationale des forces de vente insiste sur le fait que « le plus grand nombre des commerciaux est équipé de véhicules à moteur diesel et que cette hausse entraînerait une augmentation du budget carburant de près de 60 % rendant impossible pour le plus grand nombre d'entre eux l'exercice de la profession ». Plus généralement, les utilisateurs de véhicules diesel représentent près de 60 % du parc automobile français et une telle mesure concernerait environ 25 millions de véhicules. Dans une réponse à une question écrite d'un parlementaire en février 2012, le ministère précisait d'ailleurs à ce propos qu'il « convenait de minimiser les impacts sur le pouvoir d'achat des ménages, la compétitivité des entreprises et laisser le temps aux constructeurs automobiles de s'adapter ». Au-delà des revendications des professionnels qui demandent « des dispositions mesurées et incitatives, étalées dans le temps » d'autres solutions existent. L'ensemble de la population, incitée dans le passé à utiliser des véhicules de ce type, ne doit pas supporter cette augmentation de taxes qui réduirait encore son pouvoir d'achat, déjà si fortement attaqué. Il lui demande les mesures que le Gouvernement entend prendre dans ce domaine.
Voir la questionM. Alain Bocquet attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les inquiétudes exprimées par les personnels de la caisse primaire d'assurance maladie du Hainaut et sur les contraintes budgétaires qui auront pour conséquence la fermeture de certains centres d'accueil. Les personnels viennent de porter à ma connaissance la fermeture prochaine du bureau d'accueil d'Hautmont du fait du départ en retraite de plusieurs agents non remplacés et du regroupement administratif qui va suivre sur la commune de Maubeuge, située à cinq kilomètres. La politique de régionalisation s'amplifie donc malgré les alertes des élus, des personnels et des usagers qui n'ont pas la possibilité pour un grand nombre d'entre eux de se déplacer, ni de joindre les services de la CPAM par internet puisque sur les 650 000 assurés du Hainaut, seuls 110 000 ont un compte sur ameli.fr. Force est de constater que les déserts administratifs vont, à l'exemple des déserts médicaux, se développer et s'agrandir. Il lui demande les réponses du Gouvernement en la matière.
Voir la questionM. Alain Bocquet attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur les préoccupations des colombophiles français et belges, soucieux de faire évoluer leurs pigeons, dans un pays et dans l'autre indifféremment, bien évidemment dans le respect de la législation. Celle-ci, loi n° 94-508 du 23 juin 1994, prévoit dans son article 3 que seules des « circonstances graves touchant à l'ordre public » peuvent conduire le Gouvernement à « interdire par décret pour une période de trois mois renouvelable, le transfert en provenance ou à destination d'un État membre de la Communauté européenne, l'importation, l'exportation ainsi que le mouvement sur le territoire français des pigeons-voyageurs ». Or colombophiles belges et français sont, semble-t-il, soumis à une procédure constante et contraignante qui leur impose de solliciter systématiquement l'autorisation de leur fédération nationale. Il lui demande quelle connaissance il a de cette situation, et quelles sont les règles de conduite applicables. Il lui demande, le cas échéant, quelle initiative il entend prendre pour favoriser une plus grande souplesse en la matière.
Voir la questionM. Alain Bocquet attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur la situation sociale et financière du Groupe « La Poste ». La Fédération des activités postales et de télécommunications CGT du Nord alerte sur le fait que « les personnels ont payé par avance les suppressions d'emplois gonflées par rapport au trafic et ce sont aujourd'hui les usagers qui pâtissent ». Il rappelle que 8 519 emplois ont été supprimés en 2011, la Poste ayant suivi la même stratégie durant le premier semestre 2012 avec la suppression de 4 217 emplois. Dans le Nord, ce sont 361 emplois supprimés entre 2010 et 2011. Le dernier bilan social de l'entreprise fait apparaître une précarité qui se développe avec 13 % d'emplois de CDD en plus dont 23 113 CDD de plus d'un mois soit 48 % de plus qu'en 2010. Cette situation reflète à l'évidence un manque de moyens humains sans compter les heures supplémentaires utilisées. Dans le domaine managérial et d'organisation, les contraintes sont fortes et le « minutage » notamment celui de la relation du personnel à l'usager engendre des tensions préjudiciables à l'agent mais aussi à l'usager. L'agent ne peut plus privilégier la relation à la personne car il dépassera le cadre de sa journée. Ce dépassement ne sera pas reconnu mais peut, également, lui être reproché lors de son évaluation. Il découle de tous ces facteurs que le taux de réclamation a augmenté de 50 % en trois ans. Il s'accentuera encore par la disparition annoncée et programmée des titulaires de tournée, la distribution différée à un jour sur deux dans plusieurs cas de figure, les absences non remplacées, les embauches de CDD, qui ne bénéficient d'aucune projection, n'étant possibles qu'à compter du 16ème jour d'absence. C'est dans ce contexte, qu'il faut placer les résultats du Groupe sur le premier semestre 2012, des résultats toujours conditionnés par une vision à court terme basée sur la baisse des charges, les suppressions d'emplois et la vente du patrimoine immobilier, alors que « le résultat d'exploitation est en progression de 25,6 % soit 632 millions d'euros ne profitant essentiellement qu'aux actionnaires qui percevront 144 millions d'euros de dividendes. » Cette politique n'est en aucun cas celle d'un vrai service public. Il lui demande que l'État, en tant qu'actionnaire majoritaire, revoie le plan ambition 2015 et mette en place une stratégie visant à renforcer le service public tant en zone rurale qu'en zone urbaine et à maintenir le rôle social dévolu aux agents de la Poste, le facteur étant présent dans la vie des citoyens et participant à lutter contre l'exclusion. Il est en effet, le seul lien avec l'extérieur pour de nombreux foyers isolés notamment les personnes âgées.
Voir la réponseM. Alain Bocquet attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur la situation de l'emploi exprimée par les représentants des salariés des Finances publiques du département du Nord. Depuis une dizaine d'années, plus de mille emplois ont disparu, les suppressions s'étant accélérées ces cinq dernières années par la mise en place de réformes régressives menées sous l'égide de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et la fusion Impôts-Trésor public. Les syndicats alertent sur l'affaiblissement notoire des moyens humains et matériels de ce service public et des difficultés des personnels à assurer les missions qui leur sont confiées. Situation qui génère des difficultés croissantes pour les usagers tels les temps d'attente trop longs mais aussi un service moindre aux collectivités locales. Partenaire des acteurs locaux, les Directions des finances publiques exercent de nombreuses missions d'aide à la gestion financière et comptable de toutes les collectivités territoriales et de leurs établissements. L'affaiblissement des moyens aura à très court terme des conséquences néfastes pour les communes en particulier les plus petites qui ont souvent des services administratifs réduits. L'inquiétude est d'autant plus grande que les annonces récentes prévoient encore une centaine d'emplois supprimés d'ici quelques mois. Il n'est plus possible aujourd'hui de continuer à diminuer les effectifs sous prétexte d'une démarche de modernisation des services, argument trop souvent utilisé pour justifier les suppressions de postes. Les déclarations par voie électronique subissent en effet un tassement pour 2011 et les contribuables continuent à déposer leur déclaration « papier » à plus de 66 %. L'impact sur la pérennité de certaines petites trésoreries pourrait être important, vingt-cinq d'entre elles ayant déjà disparues entre 2004 et 2010, avec les conséquences désastreuses que cela implique pour les usagers. Devant ces constats, il lui demande de lui faire connaître les prolongements que le Gouvernement entend apporter aux exigences des personnels de rendre à ce service public les moyens nécessaires à l'exercice plein et entier de ses missions, par l'arrêt immédiat des suppressions de postes, la titularisation des emplois précaires et la revalorisation des carrières.
Voir la réponseM. Alain Bocquet attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur l'avenir et le développement du centre hospitalier de Saint-Amand-les-Eaux et la nécessité de doter cet établissement d'un scanner pour apporter une réponse sanitaire satisfaisante à la population.
Voir la réponse publiée le 24 avril 2013Intervention en séance publique
Rôle des fonds d'investissement dans l'économie, des LBO, conséquences de telles pratiques pour l'emploi et constitution d'un pôle financier public
Voir le document Voir le dossier législatifM. Alain Bocquet attire l'attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur la nouvelle hausse des tarifs des autoroutes appliquée au 1er février 2013 et qui s'est élevée en moyenne à 2,1 %, alors qu'une étude dénonce les dérives des tarifs du système autoroutier, les considérant comme « opaques et injustes ». Cette étude insiste sur le fait que « sur des trajets aux caractéristiques semblables, les écarts de tarifs se sont accrus », qu'ils varient du simple au double en fonction des régions, ayant pour conséquence de véritables inégalités entre les usagers. C'est ainsi que les autoroutes du sud de la France (ASF) du groupe Vinci et celles de Paris-Rhin-Rhône (APRR) filiale d'Eiffage, ont vu leurs recettes s'envoler : + 18 % et + 19,65 % tandis que les charges stagnent : + 4,6 % et + 0,46 %. Ces évolutions comparées de recettes et de charges, démontrent que les augmentations de tarifs pratiquées au cours des dernières années ont été excessives. Une augmentation qui n'est justifiée ni par l'amélioration des services, ni par le développement des infrastructures puisque les privatisations se sont traduites par une course aux économies, synonyme de réductions de personnels et de dégradation de la qualité du service. Les bénéfices se sont accrus. Entre 2005, dernière année avant la privatisation et 2012, le prix moyen du kilomètre s'est envolé de 16,4 % soit deux fois plus vite que l'inflation. Les bénéfices d'ASF ont bondi de 77,8 % en six ans et ceux d'APRR de 103 %. Les usagers s'interrogent. Ils revendiquent plus de transparence en matière tarifaire mais aussi sur les contrats de plan qui complètent tous les cinq ans les contrats de concession et sollicitent du Gouvernement qu'il associe aux décisions les comités d'usagers créés en 2009. Il lui demande les prolongements qu'il envisage de réserver à ce dossier.
Voir la réponseM. Alain Bocquet attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l'innovation et de l'économie numérique, sur les difficultés que rencontrent de nombreux foyers notamment de personnes âgées principalement en zone rurale, en matière de collecte et de distribution du courrier. Des boites aux lettres publiques installées dans des quartiers souvent isolés ou dans des petits villages ont été supprimées pour cause de « non rentabilité » sans aucune concertation avec les élus et les habitants des communes concernées. La Poste, après avoir fermé ses bureaux dans les campagnes supprime les boîtes aux lettres ce qui rend difficile l'acheminement du courrier pour les personnes âgées, à mobilité réduite ou simplement sans moyen de locomotion suffisamment fiable leur permettant de rejoindre la plus proche agence postale ou bureau de poste. Par ailleurs, la Poste impose l'implantation de boites aux lettres privatives au droit du domaine public alors que, dans de nombreux cas, les particuliers surtout, ont apposé depuis plusieurs dizaines d'années, une boite sur l'immeuble qu'ils occupent. Cela pose un problème aux locataires ou propriétaires âgés dont l'immeuble est nettement en retrait de la voie au bout d'une allée par exemple. Il lui demande la connaissance qu'a le Gouvernement de ces situations et les mesures qu'il entend prendre pour maintenir le service au public qu'attend l'ensemble de la population.
Voir la réponseM. Alain Bocquet attire l'attention de Mme la ministre de l'égalité des territoires et du logement sur la nécessité d'un véritable statut de l'élu social, primordial pour la pérennité des associations de défense des locataires. Cette revendication est exprimée pour leur permettre de mieux appréhender leur mission et leurs actions car elle permettrait, entre autres, dans les établissements publics de logements (EPL), de reconnaître aux représentants des locataires une voie délibérative dans les conseils d'administration ou de surveillance, et d'obtenir un congé de représentation associatif, un droit à la formation et d'uniformiser ainsi le statut de tous les administrateurs élus sur la base de celui des représentants siégeant dans les offices publics de l'habitat. Il lui demande les prolongements que le Gouvernement entend apporter en la matière.
Voir la questionM. Alain Bocquet attire l'attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur les vives inquiétudes des créateurs et des professionnels de la culture quant à la défense de l'exception culturelle par l'Union européenne. La Commission européenne vient de relancer les négociations en vue d'un projet de mandat avec les États-unis qui n'exclut pas les services audiovisuels des discussions commerciales à venir. Les conséquences d'une telle décision pourraient être graves pour l'ensemble du système de financement de la création. La Commission semble vouloir distinguer les nouveaux services audiovisuels et les autres. L'exception culturelle serait alors réduite considérablement car elle ne s'appliquerait plus qu'à la distribution des oeuvres via les médias traditionnels mais ne vaudrait plus pour la diffusion des oeuvres par internet, par exemple, qui représentera à l'avenir la majorité des services. Il insiste sur le fait que l'exigence française en faveur de l'exception culturelle est un soutien indispensable pour tous les créateurs mais aussi les professionnels de la culture pour faire vivre la diversité. Force est de constater que l'innovation artistique et culturelle sera menacée au profit de négociateurs commerciaux qui s'empresseront d'en faire une monnaie d'échange. Il demande que le Gouvernement prenne une position forte auprès des instances européennes pour défendre l'exception culturelle française.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 10 avril 2013 - Séance de 11 heures 45
Intervention en réunion de commission
Mercredi 10 avril 2013 - Séance de 11 heures
Assemblée nationale
126 Rue de l'Université
75355 Paris 07 SP
4 Rue Jean Jaurès
59860 Bruay-sur-Escaut

Malvoyants