3ème séance : Modernisation du régime des sections de commune ; Prorogation de l'éco-participation pour les équipements électriques et électroniques ménagers
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Aisne (3e circonscription)
Mandat en cours

Socialiste, républicain et citoyen
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1ère séance : Questions orales sans débat
Travaux récents
M. Jean-Louis Bricout attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, sur la situation des parents d'enfants handicapés, dont la garde est alternée. Il s'avère en effet que l'AEEH (allocation d'éducation de l'enfant handicapé) est soumise au principe de l'allocataire unique, institué à l'article L. 512-1 et précisé à l'article R. 513-1 du code de la sécurité sociale, comme l'ensemble des prestations familiales, à l'exception des allocations familiales, pour lesquelles le partage est de rigueur. L'AEEH, au même titre que la PCH (prestation de compensation du handicap) qui vient en complément de la première prestation, peut toutefois être restituée en partie par l'allocataire de l'enfant, à condition d'avoir signé un accord préalable entre les deux parties. Toutefois, cet écrit n'oblige en rien l'allocataire à verser cette part au second parent. Cette situation, marquée par un manque d'équité, résulte d'un vide juridique qui interpelle nombre d'élus et de parents depuis plusieurs années. Il constate d'ailleurs que le problème se pose pour l'établissement de certains documents (comme les cartes de stationnement), qui ne peuvent être dupliquées. Eu égard à la situation décrite, il lui demande donc de bien vouloir lui préciser les mesures qu'elle entend mettre en œuvre pour combler ce vide juridique, et favoriser ainsi le développement de l'enfant auprès de ses deux parents en rétablissant une situation juste.
Voir la réponseM. Jean-Louis Bricout interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, sur les tâches dévolues aux auxiliaires de vie au service d'une personne en situation de handicap. Aujourd'hui, le ménage et la préparation des repas ne sont pas pris en compte dans la prestation de compensation du handicap. Or exclure ces deux activités du projet de vie autonome d'une personne en situation de handicap, alors qu'elles font bien souvent partie du travail d'accompagnement réalisé par les auxiliaires de vie, conduit à des situations complexes et parfois aberrantes. Aussi, il lui demande de quelle façon le Gouvernement envisage de prendre en compte l'entretien du logement et la confection des repas dans le calcul du nombre d'heures d'accompagnement.
Voir la réponseM. Jean-Louis Bricout interroge Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur le renforcement du marché du petit éolien dont la puissance est inférieure à 50 kilowatts. Il se développe au niveau européen en Belgique, en Italie ou bien encore au Royaume-uni où une réglementation spécifique existe depuis 2009. En France, les fabricants réclament une législation plus adaptée notamment pour l'obtention des permis de construire ainsi qu'une révision du prix de rachat par EDF. Par ailleurs, les zones de développement de l'éolien (ZDE) sont conçues pour que les machines soient éloignées des habitations alors que par définition les petites éoliennes doivent en être rapprochées ce qui ne permet pas d'inciter à leur développement. On estime que 300 000 projets dans la filière du petit éolien pourraient voir le jour dans notre pays créant ainsi dans le même temps plus de 4 500 emplois directs ou indirects sur trois ans. Aussi, et compte tenu du potentiel de cette filière à contribuer au redressement de notre pays et à lutter efficacement contre la crise, il lui demande de bien vouloir préciser les mesures qu'elle entend mettre en œuvre afin de soutenir le développement du petit éolien.
Voir la questionM. Jean-Louis Bricout attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la présence des perturbateurs endocriniens dans certains produits cosmétiques et d'hygiène. En effet, l'association de consommateurs UFC-Que choisir vient de réaliser une enquête qui montre la présence de perturbateurs endocriniens dans un grand nombre de produits. Alors que ces molécules sont susceptibles d'avoir un effet hormonal à des concentrations infimes, certains fabricants continuent à les incorporer dans les cosmétiques. Or l'exposition est accrue lorsque l'on utilise différents produits comportant la même molécule, dont les doses s'additionnent pour atteindre un niveau de risque significatif. Des molécules différentes peuvent également avoir des modes d'action similaires dont les effets se cumulent. Alors que l'Organisation mondiale de la santé et le programme des Nations-unies pour l'environnement considèrent les perturbateurs endocriniens comme une menace mondiale pour la santé, du fait de leur impact sur la fertilité ou sur les troubles neurocomportementaux, les résultats de ce test montrent que la plus grande vigilance s'impose. Alors que la Commission européenne s'apprête à publier sa stratégie renouvelée sur les perturbateurs endocriniens, il convient qu'elle diligente des recherches indépendantes pour identifier l'impact précis de ces molécules sur le long terme, et qu'elle prenne des mesures pour assurer la sécurité et l'information des consommateurs. En application du principe de précaution, le cadre réglementaire européen devrait être renforcé en prenant en compte l'effet cocktail dans l'évaluation de la toxicité des produits, et les molécules ayant des effets de perturbateurs endocriniens avérés ou suspectés retirées des formulations. Une information transparente des consommateurs s'impose enfin par le biais de l'étiquetage. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer la stratégie du Gouvernement sur ce sujet essentiel en matière de santé publique de nos concitoyens.
Voir la questionIntervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Mercredi 10 avril 2013 - Séance de 9 heures 30
M. Jean-Louis Bricout interroge Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la prise en charge du transport des travailleurs en situation de handicap vers les établissements et services d'aide par le travail (ESAT). Il semble en effet très souhaitable de clarifier les conditions d'application de l'article R. 344-10 du code de l'action sociale et des familles. En effet, cet article stipule que la dotation de l'État, assurant le fonctionnement des ESAT, doit supporter le transport collectif des travailleurs en situation de handicap. Mais il conditionne cette prise en charge « à l'environnement et aux capacités des travailleurs handicapés ». Cette formule vague laisse libre champ à diverses interprétations, y compris restrictives. Ainsi, certains établissements préfèrent affecter leur dotation à des frais de fonctionnement autres que celui du transport collectif. La non-prise en charge par les ESAT du transport de salariés ou usagers entraîne inéluctablement une discrimination entre les personnes résidant près d'un ESAT et celles en étant éloignées. Il demande dès lors si le Gouvernement pourrait envisager de préciser son texte réglementaire, en veillant à ce que soit mieux pris en charge par les ESAT le transport de leurs travailleurs handicapés les plus éloignés dès lors qu'ils bénéficient à cette fin d'une dotation des autorités sanitaires et sociales.
Voir la questionM. Jean-Louis Bricout interroge M. le ministre de l'intérieur sur le fait que, dans chaque département, les cotisations aux services départementaux d'incendie et de secours (SDIS) sont fixées à partir d'un certain nombre de critères auxquels est appliqué un coefficient de proportionnalité selon la population. Chaque année, l'État décide une réévaluation dans chaque département du montant global des cotisations des communes aux SDIS. Certains SDIS répercutent arbitrairement ce pourcentage de réévaluation sur l'ensemble des cotisations existantes, sans ajuster en fonction de la variation du nombre d'habitants. Or, d'une année sur l'autre, certaines communes perdent des habitants tandis que d'autres en gagnent et, sur plusieurs années, l'écart peut devenir important. Il souhaiterait connaître sa position sur cette méthode et sur les éventuels correctifs à y apporter.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mardi 2 avril 2013 - Séance de 17 heures 30
M. Jean-Louis Bricout attire l'attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la situation préoccupante dans laquelle se trouvent les secteurs de la création et de la diffusion du spectacle vivant en Picardie. En effet, alors que la Picardie est la 12ème région en termes de population, elle reste la dernière région de France métropolitaine en ce qui concerne les crédits déconcentrés pour le spectacle vivant (2,42 euros par habitant pour une moyenne nationale de 5,15 euros). Bien que dotée d'un réseau de scènes culturelles et de nouveaux labels, l'écart de dotations se creuse par rapport à la moyenne nationale depuis les années 2000. Les responsables des compagnies, des lieux artistiques et culturels et des structures d'éducation populaire regrettent que les équipements culturels ne soient pas financés à la hauteur des missions qui leur sont confiées. Il lui demande les dispositions susceptibles d'être prises afin de réduire cet écart et de permettre la mise en place d'une véritable politique culturelle en Picardie.
Voir la réponseM. Jean-Louis Bricout attire l'attention de Mme la ministre de l'égalité des territoires et du logement sur la nécessaire évolution du dispositif des zones de revitalisation rurales (ZRR) créé par la loi d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire du 4 février 1995 et visant essentiellement à la préservation de l'emploi et le soutien au développement des territoires ruraux. Défini selon une combinaison de critères démographiques, socio-économiques et institutionnels, le dispositif de ZRR demeure néanmoins une réponse insuffisante aux problématiques particulières auxquelles sont confrontées des communes de taille modeste qui ont cette spécificité d'exercer une fonction de centralité dans leur bassin de vie. Ces communes, généralement dotées de centres-bourgs à forte densité urbaine mais entourées de territoires ruraux et dont la taille se situe en moyenne entre 3 500 et 10 000 habitants, sont confrontées à de nombreuses difficultés, notamment liées à la disparition des services publics. De fait, ces villes centres de bassins de vie ruraux doivent supporter d'importantes charges de centralité et ne sont plus aujourd'hui en capacité d'assumer leur fonction de pôle d'équilibre et de structuration du territoire. En effet, la perte de dynamisme économique des coeurs de ville s'accompagne d'une paupérisation préoccupante de ces communes. Par ailleurs, la dégradation du cadre de vie des habitants entraîne un mouvement d'exode périurbain, au détriment de la mixité sociale. Ainsi convient-il de mettre en place des mécanismes d'accompagnement de ces territoires qui doivent pouvoir demeurer dynamiques. Aussi, il souhaite connaître les perspectives de réforme qui sont envisagées en termes de révision des zonages actuels.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 27 mars 2013 - Séance de 21 heures 15
Intervention en réunion de commission
Mercredi 27 mars 2013 - Séance de 16 heures 15
M. Jean-Louis Bricout attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les inquiétudes exprimées par les enseignants du privé quant à la réforme de leur régime additionnel de retraite. Institué par la loi n° 2005-05 du 5 janvier 2005 (dite loi Censi), ce dispositif est destiné à compenser progressivement l'écart de pension existant entre les maîtres du privé et ceux du public. Mais il a récemment fait l'objet d'un référé de la Cour des comptes dont il ressort que le régime serait déficitaire dès 2012 et que ses réserves seraient épuisées en 2019. En conséquence, le Gouvernement a fait part de sa volonté de prendre des mesures en vue d'en rééquilibrer les comptes par l'entremise d'une réforme destinée à entrer en vigueur dès 2013. Celle-ci se traduirait par trois corrections : d'abord, la fraction de pension reçue au titre du régime additionnel serait gelée à son niveau actuel de 8 % et n'atteindrait donc jamais 10 % comme prévu ; ensuite, les droits gratuits, versés sans contrepartie de cotisation, seraient réduits ; enfin, la cotisation des salariés et de l'État passerait de 0,75 % à 1 %. Dans ces conditions, le louable objectif de parité entre les enseignants du privé et ceux du public risque fort de s'éloigner. Il lui demande dès lors quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour assurer cette parité.
Voir la réponseM. Jean-Louis Bricout attire l'attention de Mme la ministre de l'artisanat, du commerce et du tourisme sur la situation conjoncturelle difficile dans laquelle se trouvent actuellement les artisans du bâtiment. En effet, les carnets de commande s'appauvrissent et demeurent inférieurs à trois mois. D'un côté, la commande privée ne suit pas faute de pouvoir d'achat des ménages, tandis que de l'autre la commande publique assurée par les collectivités territoriales reste soumise au caractère très contraint des finances publiques locales. Cette situation n'est pas sans conséquences sur les trésoreries lesquelles se trouvent fortement dégradées. C'est donc à une redynamisation de l'activité du secteur à laquelle nous devons nous atteler et d'autant plus à l'heure où nous souhaitons retrouver de la compétitivité pour le pays. Le Gouvernement a naturellement pris la mesure de cette situation. C'est la raison pour laquelle, et pour atteindre l'objectif ambitieux, que le Président de la République a fixé, de construction de 500 000 logements par an dont 150 000 logements sociaux, un prêt à taux zéro plus et un dispositif de soutien à l'investissement locatif ont été mis en place. Par ailleurs, le Gouvernement a décidé de réunir un groupe de travail interministériel, afin de formuler des propositions visant au soutien et au développement de l'artisanat, notamment dans le cadre de la transition écologique et du plan de rénovation thermique des logements. Aussi, et dans le cadre de ce groupe de travail, il lui demande de bien vouloir préciser les intentions qui sont celles du Gouvernement en la matière.
Voir la réponse publiée le 20 mars 2013Intervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Mardi 19 mars 2013 - Séance de 17 heures
M. Jean-Louis Bricout interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, sur le transfert aux départements des établissements et services d'aide par le travail (ESAT) tel qu'il est envisagé dans les discussions entourant la future réforme de la décentralisation. Les associations d'usagers s'inquiètent d'une possible absence de lisibilité quant aux conséquences que pourrait avoir ce transfert de compétences notamment d'un point de vue financier. En effet, l'avenir des contrats pluriannuels d'objectifs et de moyens pour les ESAT (CPOM-ESAT) n'est pas assuré. Cette inquiétude s'inscrit dans un contexte d'autant plus troublé que les tensions économiques s'accroissent pour ces établissements. Ces derniers sont plus qu'essentiels tant ils permettent aux personnes en situation de handicap l'exercice de leur citoyenneté par le travail. C'est la raison pour laquelle, il lui demande de bien vouloir lui préciser les intentions qui sont les siennes ainsi que celles du Gouvernement pour préserver ces établissements.
Voir la questionM. Jean-Louis Bricout attire l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, sur le plafonnement à 6 CV fiscaux de la prise en compte des frais kilométriques pour des véhicules utilisés à des fins professionnelles. Dans un département rural comme celui de l'Aisne, il se trouve que cette mesure est de nature à pénaliser notamment les professionnels de santé libéraux dans l'exercice de leur mission notamment en cas de fortes chutes de neige. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les dispositions qu'il compte prendre afin de corriger cette mesure dans un souci de justice.
Voir la questionAssemblée nationale
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