Commission du développement durable : Mme Marylise Lebranchu, ministre, sur les dispositions relatives à la transition écologique dans la réforme de la décentralisation
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Cantal (1re circonscription)
Mandat en cours

Socialiste, républicain et citoyen
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Travaux récents
M. Alain Calmette attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les préoccupations de la CAF du Cantal dans le contexte de négociation de la convention d'objectifs et de gestion entre l'État et la CNAF pour la période 2013-1016. Les moyens qui seront alloués aux CAF conditionnent la réactivité autour de l'accès aux droits et la qualité de service en direction de l'allocataire. La simplification doit être un levier facilitateur de cet accès aux droits. Au regard des dossiers portés devant la Commission des recours amiable, plusieurs points d'évolution semblent nécessaires. Actuellement la référence « revenus » s'établit sur ceux de l'année n-2, avec pour effet de déterminer, sur cette base, un plan de recouvrement amiable (PRP). Or l'appréciation d'une situation en année n peut être totalement modifiée par un changement des revenus et l'allocataire se trouve pénalisé par ce mode de calcul et la détermination du PRP associé. En outre, les membres du conseil d'administration de la CAF du Cantal notent des difficultés liés aux dates d'effet prises en compte pour les modifications de situations individuelles, aux périodes de révision des droits, aux mécanismes d'abattement et de neutralisation des ressources. Sur ces deux derniers points, la suppression de l'abattement lors de la reprise d'activité, surtout lorsqu'elle est de courte durée, contribue à précariser un peu plus l'allocataire alors même qu'il retrouve un emploi et que ses revenus peuvent demeurer identiques. Dans ces cas précis, ces mesures peuvent ainsi constituer un frein à la dynamique de reprise d'activité professionnelle, en particulier pour les missions en intérim. Aussi, il souhaite connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour simplifier l'accès aux droits et éviter des situations créatrices d'indus souvent portés à la connaissance de la Commission des recours amiables par les saisines des allocataires. Plus précisément, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si des réflexions existent pour faire évoluer le mode de calcul sur la base des revenus à n-1 (dernière date d'imposition). En effet, ceci permettrait de déterminer un PRP davantage en rapport avec la situation actuelle de l'allocataire et donc de limiter les conséquences négatives pour celui-ci.
Voir la questionM. Alain Calmette attire l'attention de Mme la ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la fonction publique sur les dépenses sociales des départements. Le 30 avril 2013, le Gouvernement et les conseils généraux ont fait un grand pas en partageant le diagnostic chiffrant à 4,6 milliards d'euros au moins le manque à gagner des départements résultant du désengagement de l'État dans le financement des allocations de solidarité. En 2012, sur un budget de fonctionnement de 70 milliards d'euros, les départements en ont consacré 15 milliards au paiement des trois principales allocations qu'ils versent aux 2,5 millions de bénéficiaires. Depuis le précédent gouvernement, à la suite de la non-compensation d'une partie croissante de ce montant par l'État, les départements réclament la prise en charge par l'État du RSA et de la prestation de compensation du handicap (PCH) qui relèvent de la « solidarité nationale » et le financement de l'APA à parité par l'État et les départements qui en financent aujourd'hui entre 70 % et 80 %. La mise en place par le Gouvernement d'un groupe de travail conduit par un membre de la Cour des comptes chargé de régler cette question est une excellente initiative. Le résultat de la séance du 30 avril 2013 en présence de nombreux ministres est une première étape nécessaire mais pas suffisante car les projections validées en accord avec le Gouvernement prévoient une augmentation annuelle des prestations sociales distribuées par les départements de 3 milliards d'euros. Cette tendance à la hausse pourrait pousser les départements à réduire leurs investissements de 30 %, selon le groupe de travail. Or on sait l'importance de ces investissements notamment dans les départements les plus ruraux. Dans son discours sur la décentralisation en octobre 2012, le président de la République s'était engagé à trouver des ressources « pérennes et suffisantes » aux départements. Aussi, il souhaite connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pouvant mener à une meilleure maîtrise de la dépense et à une éventuelle péréquation verticale et horizontale, et ce dès le projet de loi de finances pour 2014.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 24 avril 2013 - Séance de 16 heures 30
Intervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Mercredi 10 avril 2013 - Séance de 9 heures 30
Intervention en réunion de commission
Mardi 2 avril 2013 - Séance de 17 heures 30
M. Alain Calmette attire l'attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative sur les contrats d'engagement éducatif et la loi Warsmann (n° 2012-387), article 124, du 22 mars 2012 qui instaure le principe d'un repos compensateur dérogatoire rendant le contrat d'engagement éducatif difficilement applicable. En 2006, le législateur instaure le contrat d'engagement éducatif, affirmant de ce fait la spécificité de l'engagement des jeunes en séjours collectifs pour un projet d'utilité sociale. La volonté de renforcer la sécurité juridique de ce secteur est remise en cause aujourd'hui par un arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 14 octobre 2010. Il confirme la validité du contrat d'engagement éducatif, mais le considère non conforme à la législation européenne du travail sur les temps de repos des volontaires. La loi Warsmann du 22 mars 2012, article 124, instaure le repos compensateur dérogatoire. En pratique, cette loi a rendu le contrat d'engagement éducatif difficilement applicable et n'a pas suffisamment pris en compte la spécificité dans tous les séjours maternels, des séjours itinérants et des séjours adaptés. L'instauration du repos compensateur dérogatoire engendre le remplacement de l'encadrant ce temps d'absence auprès des enfants. Ce remplacement pose des problèmes de nature pédagogique et financière. La gestion de planning et des horaires modifie le sens de l'engagement des animateurs et directeurs au détriment du projet pédagogique. Cette disposition signe la fin des séjours itinérants compte tenu de la complexité pour respecter pleinement ce nouveau cadre juridique. En 2012, les organisateurs ont été contraints de supporter les surcoûts pour respecter ce nouveau cadre, entre 20 et 25 %, mais dès 2013, ces surcoûts seront répercutés sur les tarifs des séjours et donc à la charge des familles. Seules les familles à même de supporter cette augmentation enverront leurs enfants dans les séjours de vacances et les centres de loisirs. Aussi, il souhaite connaître les mesures qu'envisage d'engager le Gouvernement afin de prendre en considération la spécificité de ces séjours collectifs, espaces d'éducation et de citoyenneté irremplaçables.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 27 mars 2013 - Séance de 9 heures 30
Intervention en réunion de commission
Mercredi 27 mars 2013 - Séance de 21 heures 15
Intervention en réunion de commission
Mercredi 27 mars 2013 - Séance de 16 heures 15
M. Alain Calmette attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur le décret du 2 juillet 2012 relatif à l'âge d'ouverture au droit à la retraite anticipée à 60 ans pour carrière longue. Ce décret introduit une discrimination à l'encontre des salariés ayant subi une affection de longue durée avec prescription d'arrêt de travail. Dans le calcul de la durée d'assurance cotisée pour le droit à retraite anticipée à 60 ans, toutes les périodes de maladie sont prises en compte, sauf les périodes de congés de longue maladie. Il s'agit d'une discrimination dans le sens où un salarié, selon qu'il est victime ou non d'une affection de longue durée avec prescription d'arrêt de travail, ne se verra pas reconnaître le droit à la retraite anticipée au même moment de sa vie. Dans l'état actuel du décret, s'il a subi une période de congés de longue durée, il devra travailler en plus le temps de cette période pour totaliser le même nombre de trimestres cotisés que s'il n'avait pas été en congés de longue maladie. Aussi, il souhaite connaître les mesures qu'envisage de prendre le Gouvernement pour remédier à cette situation vécue comme une injustice par les salariés déjà frappés par la maladie.
Voir la questionIntervention en séance publique
M. Alain Calmette attire l'attention de Mme la ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la fonction publique sur la situation des nombreux Français ayant souscrit une retraite complémentaire auprès du CREF, établissement dont la gestion a connu de sérieux dysfonctionnements. En 2010, la cour administrative d'appel de Paris a condamné l'État à indemniser plusieurs centaines d'adhérents à hauteur de 20 % du préjudice subi et, en 2011, un arrêt du Conseil d'État a rendu cette condamnation définitive en jugeant le pourvoi en cassation de l'État irrecevable. Le 29 avril 2011, la cour d'appel de Paris a aussi condamné l'Union des mutuelles du CREF à indemniser environ 5 000 victimes. Cependant, malgré le caractère exécutoire de cette condamnation, aucune indemnisation n'a encore été versée. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer dans quel délai l'État envisage-t-il de prendre acte des décisions du Conseil d'État et d'indemniser les épargnants qui ont été victimes dans cette affaire.
Voir la questionM. Alain Calmette attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur la situation actuelle de la statistique publique. Le gouvernement précédent a décidé l'ouverture d'un centre à Metz, regroupant les statistiques sociales et locales, ainsi qu'un centre de service en ressources humaines. Un centre informatique est aussi en voie de constitution. Ce projet en cours soulève de vives inquiétudes et interrogations de la part des salariés de l'INSEE comme des élus en termes de suppressions de postes, de conditions de travail, de qualité du service public, et d'égalité des territoires. Dans le contexte budgétaire actuel, le coût élevé de ce projet pour les finances publiques et pour l'INSEE est inquiétant. Par ailleurs, la création du centre d'exploitation informatique (CEI) qui regrouperait les services de production informatique existants déjà à l'INSEE est source d'incompréhension et suscite de nombreuses interrogations. Le service informatique d'Aix-en-Provence est en effet menacé depuis 2009. La création de ce nouveau centre informatique pourrait entraîner des suppressions d'emplois dans différents établissements, voire la fermeture d'antennes locales. L'INSEE fournit des analyses et des informations essentielles sur l'économie et la société française. Ce projet de centralisation risque d'aboutir à une dégradation des conditions de travail des agents de l'INSEE et à un démantèlement du service public de la statistique par une désorganisation de ses missions et une remise en cause de son maillage régional sur le territoire. Ainsi, les travaux d'expertise locale, notamment concernant l'emploi, seront rendus difficiles du fait de l'éloignement géographique. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer dans un premier temps si le Gouvernement entend revenir sur le projet de développement du site de Metz et, dans un second temps, s'il peut garantir l'avenir de la direction régionale de l'INSEE de la région Auvergne et de ses employés.
Voir la questionM. Alain Calmette attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur les conséquences en termes d'égalité territoriale du projet de restructuration du réseau de la Banque de France, « Banque de France Horizon 2020 », présenté en septembre dernier par la direction. Le projet actuel entraînerait au niveau national d'ici 2020 la suppression de 2 500 emplois, de quarante caisses sur soixante-douze et de douze antennes infra-départementales sur vingt et une. Concrètement dans le Cantal, ce projet ferait passer le nombre d'agents de 10 actuellement à 4 agents en 2020, alors même que des baisses d'effectif très significatives sont déjà intervenues. L'inquiétude est vive chez les salariés comme chez les élus et dans la population. Le projet prévoit le transfert de la gestion administrative de l'activité liée aux situations de surendettement d'Aurillac à Clermont-Ferrand, alors même que cette activité est en constante augmentation et représente aujourd'hui pour la seule succursale de la Banque de France d'Aurillac 400 dossiers suivis et près de 600 personnes accueillies. Cette concentration d'activité vers la métropole régionale et les conséquences qu'elle engendrerait en termes de déstructuration d'emplois directs et indirects dans le Cantal est totalement contraire à l'objectif du Gouvernement d'un aménagement du territoire équilibré, solidaire et durable. Depuis 10 ans, on assiste à des reculs successifs de la puissance publique dans les territoires, tout particulièrement ruraux - au détriment du service rendu, et de l'égal accès de tous à ce service quel que soit ses moyens financiers ou son lieu d'habitation. C'est dans ce contexte que s'inscrit ce projet de restructuration « de plus ». L'optimisation des coûts et la recherche légitime d'une organisation plus efficace et mieux adaptée aux nouvelles réalités, ne saurait se faire au détriment de la valeur fondamentale et ô combien moderne d'égalité territoriale. Enfin, bien que le numérique soit une chance pour nos territoires, rien ne remplacera l'accueil physique au plus près des citoyens, d'autant plus quand il s'agit de situations - comme le surendettement par exemple - où le contact humain et l'écoute sont si précieux. Aussi, il souhaiterait que le Gouvernement puisse lui indiquer comment il entend s'assurer que l'évolution du réseau de la Banque de France n'accroisse pas les inégalités territoriales.
Voir la réponseM. Alain Calmette attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur la rupture du dialogue social entre la Fédération des établissements hospitaliers et de l'aide à la personne (FEHAP) et les syndicats de salariés de ces établissements suite à la décision unilatérale de la FEHAP. En effet, le 28 août 2012, cette fédération a mis fin aux négociations paritaires en cours de la convention collective nationale du 31 octobre 1951, dite CCN 51, ne tenant pas compte du calendrier légal qui arrive à son terme le 1er décembre 2012. Cette décision contrevient au principe du paritarisme et est contraire au dialogue social que le Président de la République et le Gouvernement entendent restaurer dans notre pays. Dans un contexte où les conditions de travail de ces personnels se sont fortement détériorées ces dernières années, et alors même que les missions remplies ont trait à l'humain et sont plus que jamais essentielles à la population, la « recommandation patronale » prise par la FEHAP, et qui entend revenir sur un certain nombre de droits inscrits dans la CCN 51, est très mal vécue par les personnels. Les syndicats employeurs du secteur justifient ces remises en cause des droits conventionnels par la nécessité de réduire les coûts de fonctionnement des établissements. Pour les syndicats, il est inacceptable que les salariés soient conduits à suppléer ces insuffisances budgétaires par des coupes sombres dans leur convention collective. Les représentants du personnel demandent donc au Gouvernement de ne pas octroyer l'agrément sollicité par la FEHAP. Ils demandent en outre la réouverture de négociations tripartites entre les syndicats employeurs, les représentants du personnel, et l'État. Aussi, il lui demande de lui indiquer la position du Gouvernement sur ce dossier.
Voir la réponseIntervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Mercredi 27 février 2013 - Séance de 9 heures 30
M. Alain Calmette attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur l'obligation de certification du support génétique des ruminants mâles. Selon l'article L. 653-6 du code rural et de la pêche maritime issu de l'article 93 de la loi d'orientation agricole de 2006 - qui a souhaité libéralisé le dispositif d'amélioration génétique suite notamment à une incompatibilité avec la réglementation européenne (opposée au monopole des centres d'insémination) - « à compter du 1er janvier 2015, le matériel génétique support de la voie mâle acquis par les éleveurs de ruminants est soumis à obligation de certification, qu'il s'agisse de semence ou d'animaux reproducteurs ». La Fédération pour promouvoir l'élevage des races domestiques menacées (FERME) estime que cette certification renchérira le prix du bétail, en obligeant les éleveurs à se fournir chez un spécialiste, et qu'elle les empêchera de pratiquer leur propre sélection et de vendre ou d'acheter leurs animaux reproducteurs où ils le souhaitent. Selon l'association, cette législation menace la survie des races à faibles effectifs et elle favorisera les grands groupes industriels au détriment des petits producteurs. Si ces éléments étaient vérifiés, cela contreviendrait au projet agro-écologique pour la France porté aujourd'hui par le Gouvernement. Aussi, il souhaiterait que le Gouvernement puisse lui indiquer si une étude d'impact des conséquences qu'aurait cette certification obligatoire a pu être réalisée, et comment il entend dans le cadre du prochain projet de loi sur l'avenir de l'agriculture garantir un équilibre entre d'une part les impératifs économiques de performances agricoles, et d'autre part le principe de développement durable induisant le respect de la diversité des races et des petits éleveurs.
Voir la réponseAssemblée nationale
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