2ème séance : Séparation et régulation des activités bancaires (deuxième lecture) (suite)
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Doubs (2e circonscription)
Mandat en cours

Écologiste
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Travaux récents
M. Éric Alauzet alerte Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la nécessité du retour de vaccin DTPolio sans « aluminium ». Suite aux conclusions de l'agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et l'institut de veille sanitaire (InVS) reconnaissant que les vaccins à base d'aluminium sont à l'origine d'une lésion focale au niveau du point d'injection, qui constitue la myofasciite à macrophages et à la mobilisation de l'Association d'entraide aux malades de myofasciite à macrophages, la ministre s'est engagée à installer début 2013 un comité de pilotage sur les questions de l'aluminium vaccinal. Il souhaite connaître l'avancement du comité de pilotage et les dispositions que souhaitent prendre la ministre afin qu'un vaccin DTpolio sans « aluminium » soit disponible.
Voir la questionM. Éric Alauzet alerte M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur le devenir des métiers des artisans forestiers tels que les bûcherons débardeurs, pour lesquels les difficultés à exercer deviennent insurmontables, faisant courir le risque d'une disparition de ce métier artisanal. La menace est en effet réelle. D'une part, du fait de la concurrence d'entreprises qui se sont mécanisées et équipées d'abatteuses, machines qui permettent l'abattage des arbres avec un rendement nettement supérieur à celui du bras du bûcheron, mais qui peuvent occasionner des dégâts parfois importants en forêt, qui s'en retrouve abîmée sans que ces coûts « externes » soient intégrés au bilan global de l'activité. Ce qui pénalise les entreprises artisanales. Bien entendu, ce gain de temps se répercute sur les emplois, et sur le coût de la main-d’œuvre payée par l'entreprise. Aussi, actuellement, les bûcherons ne sont-ils plus compétitifs face à ces entreprises. D'autre part, ce métier est soumis à de nombreuses charges d'exploitation, qui aujourd'hui, du fait d'un prix de vente du bois qui est resté inchangé depuis la tempête de 1999, deviennent de plus en plus prégnantes dans la trésorerie, et ne permettent plus d'assurer la pérennité des entreprises artisanales. Même dans des régions pourtant boisées comme la Franche-Comté, certaines scieries sont en perte de vitesse, et doivent arrêter leur activité. De plus, les préventes de bois de l'ONF sont réalisées à des prix tellement dérisoires qu'elles ne sont plus accessibles aux bûcherons, et qu'ils doivent se résigner à trouver des travaux de plus en plus loin de leur lieu d'implantation, alors même que certains travaux sur leur commune de rattachement sont attribués à des artisans bûcherons de l'extérieur. La prépondérance des charges est également un frein au développement du métier, puisqu'elle ne leur permet plus de répondre favorablement aux demandes qui leur sont formulées pour accueillir des jeunes en apprentissage. C'est pourtant là la force des métiers de l'artisanat : la transmission d'un savoir-faire auprès des plus jeunes. Ces métiers ont de l'avenir, du fait de la valorisation attendue de la filière-bois dans le cadre de la transition énergétique. Il serait préjudiciable que trop de charges et une compétitivité faussée entre artisans et entreprises industrielles ne fassent du tort à l'avenir du métier de bûcheron. Aussi, il lui demande s'il entend faire quelque chose pour remédier à ces conditions de plus en plus défavorables pour les entreprises artisanales dans le domaine du bois et de la forêt.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 12 juin 2013 - Séance de 16 heures 15
Intervention en réunion de commission
Mercredi 12 juin 2013 - Séance de 9 heures 30
Intervention en réunion de commission
Mardi 11 juin 2013 - Séance de 16 heures 15
M. Éric Alauzet attire l'attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur le statut des ambulanciers salariés du secteur privé. Le transport sanitaire est un secteur méconnu, qui fait souvent l'objet de critiques quant à son coût de revient pour la sécurité sociale. Pourtant, ce secteur est actuellement porteur et devrait le rester, étant donné les prévisions en termes de vieillissement de la population, et les orientations de la politique sanitaire. Ces orientations, qui visent à une organisation des soins concourant globalement à la maîtrise des dépenses de santé, laissent penser que le nombre de transports médicaux pourraient s'accroître dans les années à venir, faisant ainsi de la profession d'ambulancier un élément essentiel de l'alternative à l'hospitalisation moyenne durée (hospitalisation à domicile, chirurgie ambulatoire, etc.). Face à ce constat, les ambulanciers français et les entreprises dont ils font partie sont une ressource pour le pays, et représentent un secteur qui devrait être pourvoyeur d'emplois dans les prochaines années, puisqu'il devra recruter pour s'adapter à une demande accrue et répondre aux attentes des patients transportés. Or, si cette profession crée de l'emploi, elle n'est pas valorisante pour ses salariés, puisque la profession d'ambulancier dans le secteur privé reste, en 2013, l'un des rares métiers non rémunéré à 100 % (mais à 90 % en journée et à 75 % la nuit et le week-end), comme le sont également les transporteurs routiers. S'ajoute à cette situation un taux de rémunération qui demeure bas (10,40 €/h pour un ambulancier diplômé d'État et 9,43 €/h pour un auxiliaire) sans que ne soit prises en compte leurs responsabilités en tant que professionnels de santé. Ces faibles conditions salariales, cumulées aux contraintes du métier (horaires, vie de famille morcelée, pénibilité du travail, maladies professionnelles, obésité, distances entre les établissements de santé, violence,..) expliquent qu'en dépit du fait que ce secteur demeure solide pour l'emploi, il souffre d'un fort turnover du personnel (sept an en moyenne) et d'une mauvaise reconnaissance. Cette profession dépend aujourd'hui du ministère des transports. Toutefois, eu égard aux attributions que leur confère leur métier - implication lors des interventions de secours à personne, surveillance et accompagnement prodigués aux patients entrant ou sortant des établissements de santé et de soins, compétences acquises au quotidien -, les ambulanciers souhaiteraient que cette tutelle soit modifiée, afin de dépendre du ministère de la santé. Il lui demande quelles mesures il entend adopter afin que soit aménagé le statut des ambulanciers salariés du secteur privé, pour une meilleure reconnaissance du travail accompli et du service rendu aux particuliers, et dans l'objectif de renforcer un secteur de l'emploi porteur pour l'avenir.
Voir la questionM. Éric Alauzet attire l'attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur les problèmes posés, d'une part, par la destruction du patrimoine minier national et, d'autre part, par la mise en sécurité des mines anciennes et de leurs installations, certaines constituant des sites archéologiques d'une haute valeur scientifique et technique et parfois même des écosystèmes souterrains de grand intérêt biologique. Au début des années 1990, le ministère de l'industrie a décidé la « mise en sécurité » de l'ensemble des mines du territoire national, parallèlement à l'abandon des exploitations encore en concession. Une modification du code minier, en 1999, fixe la responsabilité de l'exploitant en matière de dommages consécutifs à l'exploitation minière et de prévention des risques miniers après la fin d'exploitation, ce qui n'est pas sans conséquences pour le patrimoine : « Une mine est dangereuse et les vestiges bâtis, non entretenus, le sont également. En conséquence, au nom d'un principe de précaution, pour qu'un concessionnaire puisse engager la procédure de renonciation de sa concession il doit éliminer tout risque potentiel, ce qui équivaut à la disparition des sites » : foudroyage des entrées de galeries, comblement des puits et, enfin, destruction des carreaux de mine et des installations annexes (bâtiments, installations techniques, vestiges, machines...). Ce programme est à la charge des concessionnaires pour les concessions valides et à la charge de l'État pour les « mines orphelines ». Or, depuis 1988, à la suite d'un jugement rendu à Besançon faisant jurisprudence, les sites miniers et leurs abords sont considérés comme des sites archéologiques, quelle que soit leur datation et, à ce titre, ils sont protégés par la loi. En conséquence, en 1999 les ministères de l'industrie et de la culture optaient pour une politique commune visant à concilier au mieux les intérêts de l'archéologie et les impératifs de sécurité publique. En 2003, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dressait l'inventaire national des titres miniers en cours d'abandon visés par cette procédure (> 3 000 titres). L'évaluation devait permettre d'identifier ceux dont l'intérêt patrimonial et le potentiel archéologique justifieraient une conservation ou une mise en valeur. Malgré ces déclarations d'intention, rien n'a réellement été fait pour préserver ces sites et ces paysages, en raison notamment de l'ampleur des moyens nécessaires pour procéder aux études. De plus, l'opacité des enquêtes menées, l'engorgement chronique des services régionaux de l'archéologie, seuls habilités à traiter les dossiers de mise en sécurité, ne conduisent que très rarement à des prescriptions archéologiques avant destruction. Les mines ont pourtant joué un rôle majeur dans notre pays et ce depuis les temps les plus reculés. Dans la plupart des pays de l'Union, ces sites font l'objet d'une large concertation et sont valorisés. De même l'inscription par l'Unesco du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais au patrimoine mondial de l'humanité, démontre l'importance de valoriser notre patrimoine industriel, auquel ces mines appartiennent. En outre, ces galeries de mines souterraines abandonnées sont occupées, depuis l'arrêt des activités industrielles, par de nombreuses espèces animales dont certaines, la plupart même, sont menacées de disparition (les Chiroptères en particulier, dont une bonne vingtaine d'espèces françaises sont cavernicoles et ont trouvé là des gîtes de substitution à des biotopes détruits par ailleurs) et à ce titre strictement protégées par les directives européennes et les lois françaises qui déclinent ces directives. À titre d'exemple, les anciennes mines de fer de Deluz, dans le Doubs, classées en APPB, situées en Zone Natura 2000 « Moyenne vallée du Doubs » hébergent (entre autres) la deuxième population d'hivernage par son importance connue en Europe pour une espèce remarquable de chiroptères : la basbastelle d'Europe (plus de 2 000 individus comptés cette année 2013 en janvier par les chiroptérologues) Enfin ces mines, de par la température constante des galeries souterraines et des masses d'air qui y circulent pourraient rendre un service écologique important. Elles permettraient de rafraîchir, en été, l'atmosphère de tous bâtiments sus-jacents comme climatisation naturelle ou de base (à compléter par d'autres procédés les moins énergivores possibles) ou à préchauffer l'air - à la manière du « puits provençal » ou « puits canadien » - pour ces mêmes bâtiments, pendant l'hiver. Il souhaite donc savoir quelles dispositions elle compte prendre afin de stopper dans les meilleurs délais ce processus irréversible de destruction. Dans le cas où les opérations devraient se poursuivre, il l'interroge sur les mesures qu'elle envisage pour donner aux scientifiques les moyens de remplir cette mission d'archéologie préventive, dans un contexte d'anéantissement d'un pan entier de notre patrimoine historique et scientifique, la plupart des sites miniers concernés n'ayant pas fait l'objet jusqu'ici d'enquête préalable de la part des scientifiques.
Voir la réponseIntervention en séance publique
Intervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Mercredi 5 juin 2013 - Séance de 9 heures 30
M. Éric Alauzet appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur la question du statut des directeurs d'office de tourisme, lorsque ces derniers ont été créés ou transformés sous la forme juridique d'un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC). En effet, bien que la majorité des offices de tourisme en France demeure sous la forme associative, près de 15 % d'entre eux sont constitués aujourd'hui sous cette forme de droit public : l'EPIC et cette proportion est en constante hausse. Or de par la nature du statut de l'EPIC, les directeurs de ces structures sont soumis à des contrats de travail renouvelables tous les trois ans, sans jamais pouvoir prétendre à un CDI. L'article R. 133-11 du code du tourisme relatif à l'office de tourisme constitué en EPIC stipule que « le directeur est nommé par le président (après avis du comité de direction) et recruté par contrat, conclu pour une durée de trois ans, renouvelable par reconduction expresse ». Compte tenu de la forme juridique de l'EPIC, établissement public, il est difficilement compréhensible qu'un directeur d'EPIC ne puisse bénéficier, à l'instar de ses homologues directeurs de ces mêmes structures sous forme associative, des mesures de droit commun permettant de faire évoluer un CDD en CDI après six ans, comme prévu par l'article 3-3 de la loi du 26 janvier 1984. Dans les termes actuels, le régime spécifique appliqué aux EPIC implique qu'après plusieurs renouvellements de son contrat à durée déterminée de trois ans, le directeur d'un tel établissement ne pourra jamais voir son statut pérennisé en contrat à durée indéterminée. Ce statut va à l'encontre des considérations énoncées par la directive n° 1999/70/CE du Conseil du 28 juin 1999 concernant l'accord-cadre CES, UNICE et CEEP sur le travail à durée indéterminée, dans laquelle les parties signataires « ont manifesté leur volonté d'établir un cadre pour prévenir les abus découlant de l'utilisation de relations de travail ou de contrats à durée déterminée successifs ». Aussi, afin de remédier à la précarité de cette situation, il lui demande de bien vouloir lui indiquer s'il envisage que soit modifié le code du tourisme qui régit le statut de ces établissements, en instituant un alignement des dispositions relatives à la durée du contrat d'un directeur d'office de tourisme en EPIC sur le régime de droit commun applicable aux directeurs d'office de tourisme en association.
Voir la questionM. Éric Alauzet appelle l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la disparition programmée de très nombreuses souches de teintures mères (TM), en raison de la transposition dans le droit français de la directive européenne n° 92/73/CEE modifiée par la directive n° 2004/24/CE. Avec cette mesure, la libre prescription du médecin, la pluralité thérapeutique, et notamment la pratique de la phytothérapie, sont menacées, réduisant d'autant les chances du patient et sa liberté de choisir les méthodes thérapeutiques qu'il entend privilégier ou qui lui conviennent le mieux. Cette réglementation prévoit la séparation des médicaments délivrés par les laboratoires homéopathiques en deux catégories : d'une part, les médicaments à enregistrement homéopathique (EH) dont la dilution est supérieure à 2 DH et qui sont soumis à une procédure d'enregistrement simplifiée, et d'autre part les souches dont la dilution est inférieure à 2 DH - notamment les teintures mères de plantes - qui devront passer par une procédure d'autorisation de mise sur le marché (AMM). Cette réglementation se heurte à la difficile définition de la teinture-mère, qui se situe dans une zone charnière entre homéopathie et phytothérapie. En effet, étant définie par son mode de fabrication homéopathique, elle est de facto assimilée à un médicament homéopathique, mais dans le même temps, la teinture-mère étant exclue du champ de l'enregistrement homéopathique, elle se voit conférer le statut de « préparation à base de plantes [...], [statut qui concerne] les préparations obtenues par traitement de substances végétales [...] les teintures » selon la directive n° 2004/24/CE du Parlement européen et du Conseil du 31 mars 2004. En conséquence, l'ANSM demande aux laboratoires une AMM homéopathique pour chaque souche de teinture-mère, sous peine d'abrogation. Cette disposition appelle deux critiques : - d'une part, la demande d'AMM requiert une bibliographie homéopathique pour un produit qui est exclu du champ de l'homéopathie. D'autre part, ces souches sont d'un usage beaucoup plus que trentenaire en France et dans la Communauté européenne, ce sont des matières premières utilisées entre autres pour les préparations magistrales, et le principe de l'AMM pour ces produits semble très exagéré. Les laboratoires ne sont pas en mesure de réaliser l'effort financier correspondant, ce qui conduira inévitablement à un effondrement de la pharmacopée disponible, et ce alors que ces médicaments, qui certes ne sont pas exempts de tout risque, sont depuis des décennies délivrés en pharmacie et utilisés sous l'autorité des médecins, avec de réels bénéfices pour de nombreux patients. La plupart de ces souches végétales sont connues de longues dates, elles bénéficient d'une documentation importante, elles sont à l'origine de plus de la moitié des médicaments chimiques. Par ailleurs, l'intérêt financier de la phytothérapie est réel. Son coût modeste, la part financière assurée par les patients, le moindre risque d'effets secondaires coûteux, tout ceci concourt à en faire une thérapeutique utile pour nos comptes publics dès lors que les prescriptions sont effectuées par des personnes compétentes. Dans ce domaine, l'utilisation de préparations à base de plantes représente une alternative pertinente, fiable et de bonne sécurité, mettant en œuvre en pharmacologie le concept de durabilité auquel nous sommes attachés. Des enseignements universitaires de phytothérapie, faisant intervenir diverses formes galéniques dont les teintures-mères, fleurissent sur tout le territoire national. Plusieurs milliers de médecins ont été formés. C'est une chance pour notre pays, en matière de diversification thérapeutique, que de bénéficier d'autres choix face aux médications dont les pouvoirs publics souhaitent précisément voir diminuer la prescription médicale (psychotropes, anti-inflammatoires, IPP, antibiotiques, etc.). Dans d'autres pays européens comme l'Allemagne, la phytothérapie est enseignée dans le cursus médical initial. Dans les pays émergents, la médecine traditionnelle est bien ancrée, et le marché mondial commence à être inondé de produits manufacturés. La Chine demande l'inscription de ses plantes à la pharmacopée européenne, ce qui ouvrira la porte à l'entrée des formules de la pharmacopée chinoise en Europe. Aux États-unis, comme dans d'autres pays anglo-saxons, se développe le concept pragmatique de « médecine intégrée » qui associe les différentes approches médicales. Il lui demande quelles mesures elle envisage de prendre pour que l'application de cette directive dans le droit français ne se traduise pas par une obligation d'AMM pour chacune des teintures-mères, mais par une simple inscription sur une liste positive de toutes les plantes qui sont déjà recensées dans la pharmacopée et, en outre, de celles utilisées par la tradition, possédant une bibliographie scientifique et une innocuité avérée. D'ores et déjà, les sociétés savantes de phytothérapie sont prêtes à établir, avec l'ANSM, un recensement des teintures-mères qui leur sont indispensables.
Voir la questionM. Éric Alauzet interroge M. le ministre des affaires étrangères sur l'engagement de la France et sur son action diplomatique, dans l'objectif de faire appliquer les résolutions de l'ONU dans le cadre du conflit au Sahara occidental. En effet, depuis 1966, des résolutions successives de l'ONU demandent la mise en oeuvre d'un référendum d'autodétermination, afin que le peuple sahraoui puisse décider pour lui-même de son destin. Or, depuis cette date, le Sahara occidental continue d'être sous occupation marocaine, avec les conséquences qu'implique une occupation subie : jugements et condamnations sommaires, emprisonnement d'opposants, etc. Dans son rapport du 8 avril 2013, Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, a d'ailleurs observé que « la surveillance indépendante, impartiale, complète et constante de la situation des droits de l'Homme au Sahara occidental et dans les camps devient plus que jamais une nécessité primordiale ». Alors que l'an dernier, le conseil de l'ONU avait prolongé le mandat de la mission des Nations-unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) tout en demandant au Maroc d'améliorer la situation des droits de l'Homme, les États-unis ont récemment abandonné le projet de résolution qui prévoyait de doter la Minurso d'un mandat étendu aux droits de l'Homme. Il lui demande des précisions sur la position de la France dans ce dossier et sur les modalités de son engagement auprès du conseil de sécurité de l'ONU, afin de faire valoir le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, et d'instaurer la mise en place d'un mécanisme de surveillance des droits de l'Homme au Sahara occidental.
Voir la réponseM. Éric Alauzet appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, chargé des affaires européennes, sur le soutien à la filière du « cheval de trait » français dans le cadre de la prochaine programmation pour la PAC 2014-2020. En effet, malgré la reconnaissance de son statut « agricole », le secteur équin n'est pas, à l'heure actuelle, inscrit dans les aides de la PAC au même titre que les autres élevages. La revalorisation des aides à cette filière permettrait le maintien d'élevages équins sur le territoire français - en particulier l'élevage de races localement adaptées aux spécificités des territoires - qui participent au maintien du tissu agricole et rural, à la diversification de la production, et proposent une énergie d'origine renouvelable aujourd'hui non reconnue et sous-estimée. Ainsi, en comparaison d'un atelier « bovin viande » par exemple, un atelier « cheval de trait » n'est pas rentable uniquement en raison de la différence de prime touchée par ces deux secteurs. À ce titre, il serait opportun que les paiements de base du premier pilier en faveur de l'élevage allaitant soient rééquilibrés pour soutenir la filière « cheval de trait » actuellement non rentable, et que ce secteur puisse bénéficier, au même titre que les filières bovine, ovine et caprine, d'une aide couplée (article 38 du projet de règlement des aides directes). Il est également reconnu que le cheval de trait fournit, au-delà de la production alimentaire, un certain nombre des services environnementaux, une alternative écologique aux outils de gestion environnementale, et constitue une véritable source d'énergie renouvelable adaptée à certaines activités des secteurs agricoles et sylvicoles (débardage en zone de montagne par exemple). Pour toutes ces raisons, il serait intéressant de pouvoir valoriser ces services rendus à la biodiversité et à l'environnement au titre des mesures agroenvironnementales territorialisées (MAET). De même, considérant que l'introduction de chevaux au sein de troupeaux de ruminants apporte un service public environnemental, mais que, du fait du déficit actuel des aides, il engendre une baisse de rentabilité de l'entreprise qui en prend l'initiative, il serait judicieux de favoriser ces bonnes pratiques par la création d'une mesure agro-environnementale relative aux « systèmes mixtes » d'élevage. Il lui demande quelles mesures il compte appuyer auprès des instances européennes, afin que la filière « cheval de trait » puisse gagner en rentabilité et en reconnaissance pour les services environnementaux qu'elle apporte.
Voir la réponseM. Éric Alauzet interroge M. le ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, chargé des affaires européennes, sur les priorités données à la future programmation européenne 2014-2020 pour la Politique agricole commune. Dans ce cadre, il attire son attention sur la possible « régionalisation » du deuxième pilier de la PAC, qui pourrait s'avérer défavorable à l'égard des petites régions n'ayant pas les moyens suffisants pour apporter les cofinancements nécessaires à la mobilisation des fonds européens. Cette mesure risquerait d'être doublement inéquitable, en limitant les « effets de levier » des fonds européens aux seules régions suffisamment pourvues pour pouvoir en bénéficier. En particulier, il attire son attention sur la pérennité des aides à la modernisation des exploitations agricoles. Ces aides sont en effet vitales dans les régions où le nombre d'installations continue d'augmenter, et où la modernisation est nécessaire pour satisfaire aux exigences écologiques qui doivent aujourd'hui s'imposer aux agriculteurs (cf. la question d'Éric Alauzet au ministre de l'agriculture lors de la discussion budgétaire concernant le budget de l'agriculture). Il lui demande si, dans le cas où la régionalisation de la mise en œuvre et de la gestion de la future PAC était retenue, il envisage d'une part de maintenir les aides à la modernisation des exploitations agricoles ; et d'autre part, s'il envisage un mode de gouvernance susceptible de corriger les effets inéquitables qui pourraient apparaître dans la répartition des crédits européens, de manière à garantir la cohésion territoriale, économique et environnementale.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 29 mai 2013 - Séance de 9 heures 30
Intervention en réunion de commission
Mercredi 29 mai 2013 - Séance de 16 heures 15
Intervention en réunion de commission
Mardi 28 mai 2013 - Séance de 17 heures 15
Intervention en séance publique
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