1ère séance : Questions orales sans débat
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Eure (2e circonscription)
Mandat en cours

Socialiste, républicain et citoyen
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1ère séance : Questions orales sans débat
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1ère séance : Questions au gouvernement ; PLFR 2012 (explications de vote et vote) ; Retenue pour vérification du droit au séjour et modifiant le délit d'aide au séjour irrégulier
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M. Jean-Louis Destans attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances à la situation de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes et des moyens qui lui sont alloués pour remplir ses missions. Ainsi, la révision générale des politiques publiques (RGPP), engagée par le gouvernement précédent, a eu pour effet de réduire considérablement ses effectifs : 600 emplois ont été supprimés ces cinq dernières années et celle-ci ne compte plus que 3 000 agents. À titre d'exemple, la CCRF de l'Eure comptait encore 21 agents il y a quelques années. Ils ne sont plus que 15 aujourd'hui. Cette diminution des effectifs s'est accompagnée d'une désorganisation globale de cette administration du fait de son éclatement entre différentes entités administratives (DIRECCTE ET DDI), sans lien hiérarchique entre elles et sans lien hiérarchique direct avec la direction générale. À l'heure où la multiplication des scandales alimentaires souligne plus que jamais l'importance du contrôle des produits agroalimentaire, il est regrettable de ne pas donner aux agents de cette administration les moyens de mener à bien leurs enquêtes. Aussi, il lui demande quelles mesures il compte adopter afin de remédier à la dégradation de la situation de la DGCCRF.
Voir la réponseM. Jean-Louis Destans attire l'attention de Mme la ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la fonction publique sur la situation des fonctionnaires dits reclassés de la Poste et de France télécom. Ces agents des PTT ont, après la loi du 2 juillet 1990, fait le choix de conserver leurs grades et statuts de la fonction publique d'État plutôt que d'opter pour les nouveaux grades liés aux emplois nés de la séparation des deux entreprises. Ainsi, entre 1993 et 2009, la carrière de ces fonctionnaires a été bloquée. Ces agents sont aujourd'hui environs 5 400 en activité à la Poste et 1 000 chez France télécom. Ceci représente 400 fonctionnaires pour la Haute-Normandie. Depuis plusieurs années, les syndicats et associations de ces personnels se battent pour faire respecter leurs droits à la reconstitution de leurs carrières. Dès 1997, le rapport Delebarre stigmatisait une situation scandaleuse faite « aux parias de la fonction publique ». De même, par arrêt du 11 décembre 2008, le Conseil d'État a enjoint le groupe La Poste et l'État à rétablir les promotions sur les grades de reclassement des PTT. Le décret n° 2009-1555 du 14 décembre 2009 a ainsi permis que soit relancée la promotion de ces fonctionnaires, sans effet rétroactif. Enfin, le comité européen de la charte sociale énonce dans sa décision n° 73-2011 du 28 novembre 2012, que "la réparation doit être effective". Or les résultats de ces promotions sont dérisoires puisqu'ils ne représentent que 2 % à 3 % de promus par an depuis 2009. Les agents encore en activité n'ont donc pas vu leur préjudice complètement réparé alors que ceux partis en retraite avant la publication du décret n'ont absolument pas bénéficié de cette mesure. Il lui demande donc quelles initiatives entend prendre le Gouvernement pour régulariser la situation des fonctionnaires dits « reclassés ».
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 24 avril 2013 - Séance de 9 heures 30
Affaires étrangères : coopération militaire avec le Sénégal
Voir le document Voir le dossier législatifAffaires étrangères : partenariat de défense avec la Côte d'Ivoire
Voir le document Voir le dossier législatifAffaires étrangères : coopération en matière de défense avec Djibouti
Voir le document Voir le dossier législatifM. Jean-Louis Destans attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur la situation de la filière du sucre en France et notamment sur les inquiétudes des producteurs de betteraves. En effet, dans le cadre des discussions de la réforme de la PAC, les ministres de l'agriculture ont proposé de reconduire les règlements sucre jusqu'au 30 septembre 2017, à l'issue du Conseil des 18 et 19 mars 2013. Or les parlementaires européens avaient pris position pour une reconduction jusqu'en 2020, à la demande des professionnels de la filière. Cette décision met en péril l'avenir de toute la production européenne de sucre, les professionnels n'étant aujourd'hui pas prêts à affronter la concurrence internationale. Alors qu'un grand programme de recherche (AKER) a été mis en chantier avec le soutien de la filière et de l'État pour augmenter la compétitivité de la production européenne à horizon 2020, cette modification du calendrier ne laissera pas le temps aux planteurs de betteraves de se mettre à niveau. Il lui demande donc de préciser quels moyens il compte mettre en œuvre pour empêcher la disparition de la filière du sucre en France.
Voir la questionM. Jean-Louis Destans attire l'attention de Mme la ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la fonction publique sur la situation des cotisants de l'ancien fonds de retraite complémentaire de la fonction publique (le CREF devenu Corem). En effet, suite à la faillite de le MRFP (depuis repris par l'UMR) et de son CREF (devenu Corem), les cotisants furent informés en 2000 que les allocations dues seraient finalement réduites d'environ 17 % et que l'engagement d'indexation ne serait pas respecté. Quant aux adhérents qui avaient décidé de quitter le CREF, ils ne se sont vus proposer qu'un remboursement très partiel de leurs cotisations. En réponse à cette situation, un comité de défense des adhérents au CREF s'est pourvu en justice et a obtenu par décision de la cour administrative d'appel de Paris que l'État, dont la faute lourde a été reconnue, indemnise les plaignants à hauteur de 20 % du préjudice subi. La décision du Conseil d'État de déclarer non admis le recours introduit par l'État le 29 avril 2011 a rendu cette décision définitive. Aujourd'hui encore, des milliers de fonctionnaires attendent de percevoir les indemnisations auxquelles ils ont légitimement droit. Il lui demande donc de préciser l'état d'avancement de la procédure d'indemnisation des anciens adhérents du CREF.
Voir la questionM. Jean-Louis Destans interroge Mme la ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la fonction publique sur l'instauration de la journée de carence lors des congés maladie pour les agents de la fonction publique par la loi de finances n° 2011-1977 du 28 décembre 2011. Cette disposition prévoit que les agents publics ne perçoivent pas leur rémunération au titre du premier jour d'un congé de maladie (hormis certains cas de congés). Or cette mesure est en contradiction avec les statuts particuliers de la fonction publique territoriale qui prévoit expressément qu'un fonctionnaire en congé de maladie conserve l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois (article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984). Par ailleurs, le tribunal de grande instance de Paris a annulé le mardi 5 juin 2012 la mise en place de cette journée pour les agents de la RATP soumis à un régime de sécurité sociale semblable à celui de la fonction publique territoriale. Sans attendre de décision de justice, la SNCF a procédé de même. Il lui demande donc de clarifier la situation juridique confuse dans laquelle se trouvent les fonctionnaires et leurs employeurs.
Voir la réponseM. Jean-Louis Destans interroge Mme la ministre de l'égalité des territoires et du logement quant à l'avenir des dispositifs ATESAT (assistance technique apportée par l'État au titre de la solidarité et de l'aménagement du territoire) et ADS (application du droit des sols). En effet, ces outils ont montré toute leur utilité pour les communes qui ne disposent pas de moyens budgétaires suffisants afin de bénéficier d'un appui des services de l'État dans des domaines comme l'aménagement de l'habitat ou la voirie. Ils sont indispensables à nos collectivités pour faire face aux problématiques d'urbanisme, d'environnement, d'écologie et de prévention des risques. Leur disparition laisserait une grande partie de nos 36 000 communes sans moyens financiers et humains pour assurer ces compétences vitales pour l'aménagement de nos territoires. Or la RGPP a largement remis en cause la pérennité de ce système. Le désengagement continu de l'État sur les missions de l'ADS et la diminution du nombre de conventions ATESAT laissent nos communes désœuvrées. Il souhaite ainsi connaître les intentions du Gouvernement pour assurer le maintien d'une assistance technique à disposition des collectivités pour l'exercice de leurs compétences.
Voir la réponseM. Jean-Louis Destans attire l'attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur l'opération de contournement d'une grande agglomération, celle d'Évreux, attendue et espérée depuis longtemps et qui a fait l'objet d'une précédente programmation dans le cadre du contrat de plan État-région 2000-2006 puis complétée dans le cadre du programme de développement et de modernisation des itinéraires arrêté avec le ministère en 2011. Le coût global pour achever cette opération est de 113,5 millions d'euros dont 62,2 millions d'euros apportés par l'État et 51,3 millions d'euros par les collectivités (31,4 millions pour la région, 9,9 millions pour le département et 10 pour la communauté d'agglomération GEA). Les collectivités se sont engagées grandement pour ce projet de déviation qui concerne une route nationale. Il serait souhaitable aujourd'hui que l'État puisse garantir sa mobilisation pleine et entière pour une réalisation rapide de cette opération, la seule retenue pour le département de l'Eure dans le PDMI en cours. À ce jour, les acquisitions foncières semblent réalisées, l'enquête 'loi sur l'eau" est achevée et le commissaire-enquêteur doit remettre son rapport dans les plus brefs délais, le déboisement et le diagnostic archéologique préalable peuvent intervenir dès 2013. Les travaux routiers pourraient donc potentiellement démarrer dès 2014. Aussi, il souhaite que l'État fasse clairement entendre sa volonté et ses objectifs de réalisation sur ce projet et son planning, de telle sorte que l'ensemble des parties prenantes et financeurs aient bien l'assurance d'une réalisation maintenant rapide de cette opération. Toutes celles et ceux qui se sont mobilisés pour ce projet porteur de développement et d'une meilleure fluidité et sécurité du trafic routier - et les Ebroïciens avec eux - attendent de l'État un engagement ferme et précis.
Voir la réponse publiée le 20 mars 2013Intervention en séance publique
M. Jean-Louis Destans attire l'attention de Mme la ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la fonction publique sur la situation des cotisants de l'ancien fond de retraite complémentaire de la fonction publique (Le Cref devenu Corem). En effet suite à la faillite de le MRFP (depuis repris par l'UMR) et de son Cref (devenu Corem) les cotisants furent informés en 2000 que les allocations dues seraient finalement réduites d'environ 17 % et que l'engagement d'indexation ne serait pas respecté. Quant aux adhérents qui avaient décidé de quitter le Cref, ils ne se sont vus proposer qu'un remboursement très partiel de leurs cotisations. En réponse à cette situation, un comité de défense des adhérents au Cref s'est pourvu en justice et a obtenu par décision de la Cour administrative d'appel de Paris que l'État, dont la faute lourde a été reconnue, indemnise les plaignants à hauteur de 20 % du préjudice subi. La décision du Conseil d'État de déclarer non admis le recours introduit par l'État le 29 avril 2011 a rendu cette décision définitive. Aujourd'hui encore, des milliers de fonctionnaires attendent de percevoir les indemnisations auxquelles ils ont légitimement droit. Il lui demande donc de préciser l'état d'avancement de la procédure d'indemnisation des anciens adhérents du Cref.
Voir la questionM. Jean-Louis Destans appelle l'attention de Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur l'état d'avancement de la réforme des études de la profession d'orthophoniste. En effet, le 31 mars 2011, le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche a proposé l'éligibilité du diplôme d'orthophonie au grade master. Par ailleurs, le 10 février 2012, le candidat à l'élection présidentielle François Hollande reconnaissait que « le niveau master pouvait répondre aux compétences définies par le ministère de la santé pour exercer la profession d'orthophoniste ». De nombreux praticiens se font aujourd'hui l'écho de cette légitime attente. Il lui demande de bien vouloir lui préciser dans quels délais elle entend répondre à cette demande.
Voir la réponseM. Jean-Louis Destans attire l'attention de Mme la ministre de l'artisanat, du commerce et du tourisme sur la circulaire du 12 avril 2012 qui revoit les conditions d'attribution de subvention aux collectivités au titre du FISAC et quant à la réduction des crédits affectés dans le budget pour 2013. Ainsi, une contribution aux aménagements urbains ne peut plus être envisagée que pour les communes de moins de 3 000 habitants. Par conséquent, de nombreuses communes de plus de 3 000 habitants ont à présent des difficultés pour engager des projets structurants pour leur centre-ville du fait de l'absence d'aides du FISAC. Il rappelle que les commerces de nos villages sont un facteur de lien social important, indispensable à la vie de nos communes. Les chambres de métiers et de l'artisanat sont particulièrement préoccupées par la baisse de l'enveloppe et rappellent leur attachement aux mesures en faveur du développement du commerce et de l'artisanat. Alors que le dispositif FISAC a montré son efficacité pour l'aménagement de nos territoires, il souhaite savoir si le Gouvernement prévoit d'élargir ce dispositif aux communes de plus de 3 000 habitants. De manière plus générale, il aimerait connaître ses intentions quant au maintien des moyens aux chambres de métiers et de l'artisanat.
Voir la réponseM. Jean-Louis Destans attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l'innovation et de l'économie numérique, sur les conséquences du statut d'auto-entrepreneur dans le secteur du bâtiment. Instauré par la loi du 4 août 2008 de modernisation de l'économie et entré en vigueur au 1er janvier 2009, ce statut permet à toute personne physique d'exercer très simplement une activité économique en bénéficiant d'un régime fiscal particulier. Si depuis sa création, plus d'un million de Français ont opté pour l'auto-entreprenariat, d'importantes modifications sont urgentes, en particulier pour ce qui concerne le secteur du bâtiment. En effet, les professionnels du bâtiment sont aujourd'hui placés en concurrence avec intervenants qui ne paient pas de cotisations sociales et bénéficient par ailleurs d'une fiscalité allégée qui leur permet d'offrir des tarifs de prestations très avantageux sans garantie de qualification et sans garantie d'assurance pour le consommateur. Au terme de la mission d'évaluation sur le statut d'auto-entrepreneur qu'elle engage, il souhaiterait savoir si elle prévoit d'exclure les métiers du bâtiment et des travaux publics de ce régime, comme c'est déjà le cas pour les agriculteurs ou les agents immobiliers, afin de remédier à cette situation de concurrence déloyale qui ne peut perdurer.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 6 février 2013 - Séance de 21 heures
M. Jean-Louis Destans attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur finances sur la situation fiscale des lieux de vie et d'accueil, qui s'apparentent aux établissements et services médico-sociaux. Depuis près de 50 ans, les LVA contribuent au quotidien à l'amélioration de l'accompagnement des personnes en grande difficulté, notamment les enfants, en partenariat avec les services sociaux-éducatifs des départements et de l'État. Ainsi, conformément au décret n° 2004 - 144, les LVA participent à l'exercice d'une mission d'intérêt général au même titre que les établissements et services mentionnées à l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, par le décret du 26 juillet 2010, le Conseil d'État a précisé que les LVA ne relevaient pas des « services du marché intérieur » mais devaient être considérés comme des « prestataires mandatés par l'État ». Ils devraient donc être exonérés de la TVA, mais dans les faits, ils restent soumis à celle-ci comme le seraient des services du secteur marchand, et ce pour la mise à disposition du logement et la fourniture d'une restauration. Il existe en outre de nombreuses disparités sur le territoire national quant à l'application de la TVA, certaines LVA se voyant appliquer une TVA à 5,5 %, d'autres versant une taxe sur les salaires. Cette imposition entraîne une augmentation du prix de la journée dans de nombreux LVA, augmentation en réalité supportée par les conseils généraux. Les LVA soumis à la TVA, et donc à une augmentation de charges, se considèrent en situation de discrimination par rapport à ceux exonérés. C'est pourquoi il demande s'il ne convient non seulement de clarifier la situation fiscale des LVA, mais aussi de les exonérer de la taxe sur la valeur ajoutée.
Voir la réponseM. Jean-Louis Destans alerte M. le ministre de l'économie et des finances sur le projet de restructuration du réseau de la Banque de France annoncé par son gouverneur Christian Noyer le 21 septembre 2012 au cours d'un CCE extraordinaire. Ce projet de restructuration prévoit la fermeture d'un grand nombre de succursales et la suppression de 25 000 emplois. Cette décision met clairement en danger le maillage territorial de nos départements et n'est pas compatible avec les missions de service public fixées par le législateur envers les entreprises et les populations les plus démunies. À titre d'exemple, la caisse institutionnelle d'Evreux serait ainsi amenée à disparaître dès 2017 et il ne subsisterait à terme que sept agents sur l'unité d'Evreux contre 57 aujourd'hui. Alors que l'équilibre financier de la Banque de France n'est pas menacé et que la conjoncture actuelle voit s'enchaîner les plans de licenciement, il s'interroge sur la pertinence d'une telle mesure et sa valeur d'exemplarité. Il souhaiterait connaître sa position sur ce plan de restructuration et plus généralement sur l'avenir des missions de service public confiées à cet organisme.
Voir la réponseAssemblée nationale
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