2ème séance : Sécurisation de l'emploi (C.M.P.) ; Infrastructures et services de transports (C.M.P.)
Accueil > Les députés > M. Florent Boudié
Gironde (10e circonscription)
Mandat en cours

Socialiste, républicain et citoyen
DERNIÈRES VIDÉOS
Vidéo du 24 avril 2013
2ème séance : Sécurisation de l'emploi (C.M.P.) ; Infrastructures et services de transports (C.M.P.)
Vidéo du 24 avril 2013
2ème séance : Sécurisation de l'emploi (C.M.P.) ; Infrastructures et services de transports (C.M.P.)
Vidéo du 24 avril 2013
Commission du développement durable : Mme Marylise Lebranchu, ministre, sur les dispositions relatives à la transition écologique dans la réforme de la décentralisation
Vidéo du 16 avril 2013
1ère séance : Questions au gouvernement ; Infrastructures et services de transports (vote solennel) ; Elections des conseillers départementaux, municipaux, communautaires, et modification du calendrier électoral (lecture définitive)
Vidéo du 10 avril 2013
2ème séance : Infrastructures et services de transport (suite)
Travaux récents
Intervention en séance publique
M. Florent Boudié attire l'attention de Mme la ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la fonction publique sur la situation des adhérents du CREF (Complémentaire de retraite de l'éducation nationale et de la fonction publique) qui, à la suite du transfert du régime à l'Union mutualiste retraite, ont été informés que leurs allocations pourtant promises seraient réduites d'environ 17 % et ne seraient plus indexées sur l'évolution des traitements de la fonction publique, contrairement aux engagements pris lors de la souscription de leurs contrat. Les actions en justice, engagées par le comité d'information et de défense des souscripteurs du CREF (CIDS) ont démontré le bien-fondé de leurs démarches. La responsabilité de l'État, pour défaut de surveillance, a été soulevée par la cour administrative d'appel de Paris, le condamnant à indemniser les allocataires à hauteur de 20 % du préjudice. Un arrêt du Conseil d'État du 23 mars 2011 a rendu cette condamnation définitive en jugeant le pourvoi en cassation de l'État irrecevable. Le 29 avril 2011, la cour d'appel de Paris a condamné également l'Union des mutuelles du CREF à indemniser plusieurs milliers d'allocataires. À ce jour, aucune indemnisation n'a été versée. C'est pourquoi il lui demande de bien vouloir engager le dialogue et la concertation avec les représentants du CDIS du CREF, et de bien vouloir préciser quelle suite elle entend donner à ce dossier.
Voir la questionIntervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Mercredi 24 avril 2013 - Séance de 16 heures 30
M. Florent Boudié interroge Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur la situation des personnes physiques productrices d'électricité photovoltaïque. Jugeant irrégulière la modulation du tarif d'achat en fonction de l'usage d'un bâtiment, le Conseil d'État a, par son arrêt du 12 avril 2012, partiellement annulé les arrêtés tarifaires des 12 janvier et 16 mars 2010 fixant les conditions d'achat de l'électricité produite par les installations utilisant l'énergie radiative du soleil et instaurant des bonifications en fonction du type de bâtiment pour le rachat de cette électricité. Ainsi, seuls les contrats S10 relevant de l'arrêté du 12 janvier 2010 au tarif habitation-enseignement-santé (HES), non signés à la date de la décision du Conseil d'État, sont impactés. De fait, de nombreux particuliers produisent aujourd'hui de l'électricité sans pouvoir la facturer. Cette situation entraîne des difficultés financières notables pour un certain nombre d'entre eux, en particulier pour ceux qui avaient intégré le gain lié au rachat de leur énergie produite dans le plan de financement de leur projet. Aussi, il lui demande quelles sont les solutions envisagées afin de clarifier cette situation et de permettre, à nouveau, le développement de ce type de production électrique.
Voir la réponseIntervention en séance publique
Intervention en séance publique
Intervention en séance publique
M. Florent Boudié attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur l'avenir très incertain du Crédit immobilier de France (CIF) et ses salariés. Établissement financier indépendant créé en 1908, le CIF s'est spécialisé dans le crédit immobilier, proposant des crédits à l'habitat aux familles, y compris aux primo-accédants le plus souvent modestes, ou bien encore aux particuliers n'ayant pas d'apport personnel, ou étant en contrat à durée déterminée. De même, il tient à rappeler que le CIF a accordé sur la région de Bordeaux-Toulouse 375 dossiers clients en Prêt social location accession (PSLA) et a accompagné cent cinquante locataires pour l'achat de leur logement dans le parc HLM. Au regard de ces éléments, il tient à souligner le rôle majeur que le CIF a assuré pour accompagner et faciliter l'accession sociale à la propriété pour nos concitoyens. Depuis la décision par l'agence Moody's de dégrader sa notation, le CIF est privé de facto de tout accès au marché financier. En grande difficulté, le CIF a demandé en août 2012 le soutien de la direction générale du Trésor, qui a répondu favorablement à sa demande de lui octroyer une garantie, mais a décidé que l'établissement de crédit aux particuliers serait désormais géré en extinction, lui retirant ainsi la possibilité de consentir de nouveaux prêts. La crainte d'une disparition totale du CIF du paysage bancaire nationale est donc forte. Elle aurait pourtant de graves conséquences. La première concerne évidemment l'avenir de ses 2 500 employés. La seconde inquiétude touche la mission d'accession sociale à la propriété, dont il est un acteur majeur, voire un interlocuteur exclusif pour certaines catégories d'emprunteurs, comme les intérimaires ou les personnes âgées aux moyens modestes. Enfin, les conséquences pourraient également toucher indirectement le marché de la construction, dont certains spécialistes de la maison individuelle avaient jusqu'à 20 % de leur client financés via le CIF. Il souhaite indiquer que la dissolution du CIF n'aurait pour seule conséquence que la reprise de ses activités dites « rentables » par les banques commerciales, laissant de côté l'accession sociale à la propriété, excluant de facto les ménages les plus fragiles du crédit immobilier. Aussi, il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement sur ce dossier et d'envisager que toutes les pistes soient étudiées et analysées pour le redéploiement du CIF.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 27 mars 2013 - Séance de 21 heures 15
Intervention en réunion de commission
Mercredi 27 mars 2013 - Séance de 16 heures 15
M. Florent Boudié alerte M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur les conséquences de l'utilisation des pesticides sur les abeilles, dont la population a fortement décliné en Europe au cours des dernières années. La publication, le 16 janvier 2013, de l'avis scientifique de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) mettant sévèrement en cause trois pesticides (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame), présentant, selon elle, un risque élevé pour les abeilles, fait écho aux nombreuses études scientifiques comme celles de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) ou de l'Université de Stirling en Grande Bretagne, publiées en avril 2012, et qui ont démontré que le pesticide néonicotinoïde appelé imidaclopride, largement utilisé depuis les années 1990, provoquait des troubles de l'orientation qui empêchent les bourdons et les abeilles de retrouver leur ruche ou de se nourrir convenablement. Il apparaît que si les procédures d'autorisation des pesticides exigent des fabricants de s'assurer que les doses rencontrées sur le terrain ne tuent pas les abeilles, elles omettent les conséquences de doses non létales, qui peuvent pourtant provoquer des problèmes de comportement qui entraînent la mort de ces insectes. Sur la base de ces récentes études, il lui demande donc quelles mesures il entend adopter afin de garantir la protection de ces insectes qui contribuent à la pollinisation des plantes à fleurs et qui garantissent ainsi la biodiversité.
Voir la réponseM. Florent Boudié attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les conséquences de l'abandon de la collecte de plasma par aphérèse. Cette mesure fait suite à un long processus initié par la séparation de l'Établissement français du sang (EFS) et du Laboratoire français de fractionnement et des biotechnologies (LFB) inscrite dans la loi n° 93-5 du 4 janvier 1993 qui fut votée à la suite de « l'affaire du sang contaminé » ; auparavant les activités de collecte, de préparation, de distribution et de fractionnement des produits sanguins étaient intégrées dans les mêmes structures. Confronté à l'impossibilité d'écouler ses produits sur le marché français, le Laboratoire français (LFB) a demandé à l'EFS d'arrêter la fourniture de plasma issu d'aphérèse. L'EFS a ainsi stoppé toutes les plasmaphérèses visant à collecter du plasma en vue de fractionnement. Cette décision mettra un terme à la fabrication par le LFB, de médicaments dérivés du plasma, médicaments destinés pour la plupart au traitement de pathologies rares. Non rentable économiquement, il paraît peu probable que cette activité soit reprise par les laboratoires privés. Cette décision porte ainsi atteinte aux impératifs de santé publique, à la qualité des soins que notre système de santé entend apporter à tous, y compris à ceux qui souffrent de pathologies rares, et aura un impact non négligeable sur l'emploi, tant au sein du LFB que de l'EFS, puisqu'elle conduira à moyen terme à la suppression de 280 emplois au LFB, et certainement à un plan social de plusieurs centaines d'emplois à l'EFS. Par ailleurs, elle risque d'impacter non seulement l'approvisionnement en plasma de fractionnement mais aussi thérapeutique, certains donneurs se démobilisant et se détournant du don. Plus grave encore, l'approvisionnement en sang total pourrait diminuer suite à la suppression de certaines collectes mixtes. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les mesures qu'elle entend prendre pour assurer l'autosuffisance en produits sanguins et favoriser la reprise de la plasmaphérèse.
Voir la réponseM. Florent Boudié interroge Mme la ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la fonction publique sur la situation des communes, souvent de taille modeste, qui exercent une fonction de pôle de centralité, de proximité et de services dans leurs bassins de vie respectifs, tout particulièrement dans les zones rurales et semi-rurales. Ces centres-bourgs, qui contribuent à structurer un très grand nombre de nos territoires, sont aujourd'hui confrontés à de profondes mutations qui les fragilisent fortement, à l'image de la réorganisation successive des services de l'État et du départ de plusieurs services publics, affaiblissant leurs fonctions de centralité. Dans le même temps, ces centres-bourgs et leurs territoires périphériques ont bien souvent gagné en population, sous l'effet d'un mouvement accéléré d'exode péri-urbain, au détriment de la mixité sociale, concentrant toutes les difficultés : taux élevés de demandeurs d'emplois, part préoccupante des jeunes en voie de déscolarisation, augmentation de la proportion des familles monoparentales, multiplication des habitats inadaptés, indignes voire insalubres en coeur de ville... Ces communes, qui constituent l'essentiel de l'armature territoriale dans la circonscription dont il est l'élu, sont les premières à souffrir de l'isolement et du manque de services, au point d'être gagnées par un profond sentiment d'abandon. Ce sont pourtant des lieux de vie et de création, tournés vers l'avenir, qui méritent toute l'attention des pouvoirs publics. Voici plus de vingt ans, face à l'émergence des quartiers urbains dits « sensibles », les pouvoirs publics ont su inventer une véritable politique de la ville, avec ses échecs mais aussi ses grandes réussites. Dans le même esprit, et au nom de l'égalité des territoires, il apparaît urgent d'inventer une vraie et forte « politique des territoires » : une politique pour les territoires, notamment ruraux, afin d'y maintenir et d'y développer nos bassins de vie. Dans ce contexte, il souhaite connaître sa position sur la prise en compte de ces spécificités et de ces territoires dans le cadre du futur projet de loi de décentralisation et lui demande de bien vouloir préciser les dispositions envisagées pour structurer cette nouvelle « politique des territoires » qu'il appelle de ses voeux.
Voir la réponse publiée le 27 février 2013Intervention en séance publique
M. Florent Boudié interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, sur l'avis d'imposition de la cotisation foncière des entreprises (CFE). En effet, de nombreuses entreprises, en particulier des PME et des TPE, se sont émues des hausses, parfois très importantes, de leur imposition au titre de la cotisation foncière des entreprises. Or cet avis d'imposition liste, dans son intitulé, les différents prélèvements dans un format de présentation identique, sans distinguer la part relative des bénéficiaires de cet impôt. Aussi, il lui demande s'il est possible d'envisager une formulation plus transparente afin de distinguer, de manière claire, sur l'avis d'imposition la part relevant des collectivités locales, qui par ailleurs en fixent le taux, et celle relevant des chambres consulaires qui n'en perçoivent que la taxe additionnelle, et ce pour un faible pourcentage.
Voir la questionM. Florent Boudié attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la réforme des études d'orthophonie. En 2011, le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche avait estimé qu'au regard du référentiel de compétences élaboré au sein du ministère de la santé dans le cadre des travaux de refonte du diplôme d'orthophoniste, le travail sur le référentiel de formation comme le niveau de cette dernière constituaient autant d'éléments objectifs permettant de proposer un niveau de grade master 2 à la formation des orthophonistes. Malgré cet avis, le ministère des affaires sociales de la précédente majorité avait tenté d'imposer un système de formation à double niveau préjudiciable à la profession et à l'intérêt des patients. Devant la mobilisation du secteur, ce projet avait finalement été abandonné. Mais cette question n'a toujours pas évolué. Il lui demande donc si la reconnaissance du diplôme d'orthophoniste au grade de master 2 est aujourd'hui envisagée.
Voir la réponseM. Florent Boudié attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'absence de toute mention se rapportant aux langues régionales dans le projet de loi d'orientation et de refondation de l'école qui a été discutée en conseil des ministres le 23 janvier 2013. Alors même que le Président de la République vient de renouveler son engagement à ratifier la charte européenne des langues régionales et minoritaires, et que certaines régions encouragent au développement de l'enseignement des langues régionales par la signature de convention cadre avec les rectorats, l'absence de mention des langues régionales dans le projet de loi sur l'école suscite une vive inquiétude des associations œuvrant en faveur d'un statut légal pour les langues régionales de France. La réforme constitutionnelle du 21 juillet 2008 a permis la reconnaissance de l'appartenance des langues régionales au patrimoine de France. Il s'agit désormais d'accorder une place reconnue aux langues régionales dans l'enseignement. C'est pourquoi il souhaite connaître les mesures envisagées afin de donner aux langues régionales une place reconnue et structurée dans l'éducation, et tout particulièrement savoir comment il envisage d'intégrer la question de l'enseignement des langues régionales dans le projet de loi sur la refondation de l'école.
Voir la questionM. Florent Boudié attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur le devenir du dispositif RASED pour la rentrée 2013, dans le cadre de la refondation de l'école mise en débat ces dernières semaines, et annoncée pour la rentrée prochaine. En effet, depuis 2008, ce sont plus de 5 000 postes, soit près d'un tiers de l'effectif total des postes RASED, essentiellement des maîtres E et des maîtres G, qui ont été fermés. En Gironde, près de 90 postes de « maîtres E » ont été supprimés à la rentrée 2012. Il souhaite également rappeler que les RASED dispensent des aides spécialisées aux élèves d'écoles maternelles et élémentaires en grande difficulté. Ils participent pleinement au renforcement des équipes pédagogiques des écoles, les aidants à analyser les situations des élèves dont parfois les attitudes ou les adaptations à la vie collective révèlent des difficultés susceptibles de nuire à leur avenir scolaire. Pourtant, il apparaît une vive inquiétude de la part des parents d'élèves et maîtres rééducateurs concernés quant au devenir du dispositif RASED, ou de tout autre dispositif d'enseignement spécialisé dans la prise en charge de la grande difficulté scolaire pour la rentrée prochaine. Si l'effort annoncé de la part de M. le ministre portera bien sur le primaire, il convient de souligner que l'objectif d'une réussite scolaire pour tous ne pourra être atteint que s'il intègre un dispositif d'enseignants spécialisés pour prévenir les difficultés et les traiter en apportant à chaque élève une réponse adaptée à des besoins clairement identifiés. C'est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer les réponses concrètes qu'il souhaite proposer pour la poursuite et le redéploiement du dispositif RASED ou de tout autre dispositif d'aide spécialisée aux élèves en grande difficulté.
Voir la réponseM. Florent Boudié attire l'attention de Mme la ministre de l'égalité des territoires et du logement sur la nécessaire évolution du dispositif des zones de revitalisation rurales (ZRR) créé par la loi d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire du 4 février 1995 et visant essentiellement à la préservation de l'emploi et le soutien au développement des territoires ruraux. Un premier bilan réalisé au terme de dix années d'existence a permis l'évolution de la structure du zonage, en tenant compte notamment du développement de l'intercommunalité et une adaptation des mesures fiscales et sociales afférentes, introduite par la loi relative au développement des territoires ruraux du 23 février 2005. Défini selon une combinaison de critères démographiques, socio-économiques et institutionnels, le dispositif de ZRR demeure néanmoins une réponse insuffisante aux problématiques particulières auxquelles sont confrontées des communes de taille modeste qui ont cette spécificité d'exercer une fonction de centralité dans leur bassin de vie et jouent, par conséquent, un rôle structurant essentiel au sein de leur territoire. Ces communes, généralement dotées de centres-bourgs à forte densité urbaine mais entourées de territoires ruraux et dont la taille se situe en moyenne entre 1 500 et 3 500 habitants, sont confrontées, à un rythme accéléré depuis plusieurs années, à la fermeture de nombreux services et commerces de proximité situés en coeur de ville. C'est le cas de plusieurs communes situées dans la 10e circonscription de la Gironde, à l'image de Castillon-la-Bataille (3 250 habitants) et de Sainte-Foy-la-Grande (2 600 habitants). De fait, ces villes centres de bassins de vie ruraux ne sont plus aujourd'hui en capacité d'assumer leur fonction de pôle d'équilibre et de structuration du territoire. En effet, la perte de dynamisme économique des coeurs de ville s'accompagne d'une paupérisation préoccupante de ces communes dont les principaux signes sont un potentiel fiscal généralement très faible, un taux élevé de demandeurs d'emplois, la part préoccupante des processus de déscolarisation chez les jeunes de plus de quinze ans et la proportion grandissante d'habitats inadaptés, indignes ou insalubres. Dans le même temps, la dégradation du cadre de vie des habitants entraîne un mouvement d'exode périurbain de la population, au détriment de la mixité sociale, qui renforce par ailleurs les logiques d'étalement urbain et d'empiètement sur les terres agricoles et viticoles. À cet égard, des outils spécifiques sont sans aucun doute à envisager au titre de l'égalité des territoires pour maintenir ces pôles de centralité de bassins de vie ruraux et contrer l'affaiblissement économique et social qui est aujourd'hui le leur. Il faut d'ailleurs constater que les intercommunalités, dont ces communes assurent généralement la fonction de centre historique, patrimonial et commercial, sont bien souvent dans l'incapacité de dégager les politiques et les ressources qui permettraient de contrer ce phénomène. Ainsi, constatant les carences du dispositif de ZRR et estimant qu'une véritable "politique de la ruralité" reste à inventer, parallèlement à la politique de la ville, il appelle son attention sur la possibilité de créer de nouveaux dispositifs plus adaptés, ciblant prioritairement le dépérissement des villes-centres de bassins de vie ruraux, souvent de taille modeste, en vue, notamment, d'y maintenir et développer les services à la population, d'accompagner les très petites entreprises, les commerçants et les artisans qui continuent, difficilement, d'y exercer leur activité, dans un but de structuration équilibrée des territoires. À court terme, cette politique de soutien aux pôles de centralités ruraux pourrait consister en une redéfinition du zonage, reposant sur de nouveaux critères cumulatifs afin que soient intégrées dans les ZRR des communes présentant une population inférieure à 3 500 habitants, historiquement structurées dans leur urbanisme autour du lien entre habitat et commerces de proximité, et jouant le rôle de véritable "pôle territorial" en termes de services et d'équipements publics, rayonnant ainsi sur un large bassin de vie.
Voir la réponseAssemblée nationale
126 Rue de l'Université
75355 Paris 07 SP
Permanence parlementaire
8-10 Avenue Galliéni
33500 Libourne
Téléphone : 05 57 25 22 48
Télécopie : 05 57 25 30 11

Malvoyants