2ème séance : Questions au Gouvernement; Ouverture du mariage aux couples de personnes de même sexe (vote solennel); Déclaration du Gouvernement sur le programme de stabilité 2013-2017, débat et vote sur cette déclaration
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Haute-Saône (1re circonscription)
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Travaux récents
Intervention en séance publique
M. Alain Chrétien interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, sur la stratégie du Gouvernement au regard de la trajectoire du redressement des finances publiques. Il rappelle que, le 13 novembre 2012, le Président de la République déclarait : « Nous devons être capables de faire mieux en dépensant moins ». Pourtant, au moment où les efforts de maîtrise de la dépense doivent être accrus et clairement identifiés, le Gouvernement se refuse à étayer ses pistes de réduction de la dépense publique, n'ayant proposé en 2012 qu'un gel des dépenses publiques à hauteur de 10 milliards d'euros. Ce gel de la dépense ne compense pas l'effort exceptionnel demandé aux Français, à hauteur de 20 milliards d'euros de hausses d'impôts sur les ménages et les entreprises, adopté par la majorité socialiste. Aussi, au regard de la nécessité de redressement de nos comptes publics, il lui demande s'il compte de nouveau augmenter les prélèvements obligatoires où s'il compte enfin rendre la dépense publique plus efficiente.
Voir la réponseIntervention en séance publique
M. Alain Chrétien attire l'attention de Mme la ministre de l'égalité des territoires et du logement au sujet du cumul parfois indécent des différentes prestations versées par la caisse d'allocations familiales (CAF) au bénéfice parfois d'un seul prestataire : allocations familiales, aide personnalisée au logement, allocation au soutien familial, allocation de base Paje, complément de libre choix du mode de garde, revenu de solidarité active (RSA). Il souligne que le total cumulé des différentes prestations peut ainsi dépasser largement le SMIC, voire même le revenu moyen d'un salarié. Il convient de souligner que le montant global est non imposable et que le RSA permet l'accès au tarif social de l'énergie et exempte de la taxe d'habitation. Au regard du déficit chronique de la CAF, il souhaite savoir si elle envisage de plafonner le total des prestations versées par la CAF pour chaque allocataire.
Voir la questionM. Alain Chrétien attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie au sujet des autorisations accordées aux chasseurs de la famille des corvidés, 130 espèces de corbeaux, corneilles, pies, témias et geais. Il a été démontré que ces espèces constituaient une nuisance pour nos agriculteurs. Actuellement, les autorisations sont délivrées par les propriétaires des parcelles concernées ou par les maires. Il souligne néanmoins que, ces espèces étant protégées, il est interdit de les chasser, de les piéger ou de saccager leurs nids. Le secteur agricole demande qu'il soit possible de chasser les corvidés au nid. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si elle envisage une dérogation à certaines périodes de l'année afin d'enrayer la prolifération de ces espèces.
Voir la questionM. Alain Chrétien attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur la prise en compte dans le calcul des retraites de la prime de sujétion des auxiliaires de puériculture. Cette situation constitue en effet une source importante d'insatisfaction pour les personnels concernés dans la mesure où d'autres corps de fonctionnaires ont obtenu cette prise en compte. Il lui demande, en conséquence, quelle mesure il envisage pour résoudre le cas particulier de ces fonctionnaires et pour assurer plus généralement une égalité de traitement pour les différents corps de la fonction publique.
Voir la réponseM. Alain Chrétien attire l'attention de M. le Premier ministre sur le financement des sessions régionales de l'Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN). Jusqu'à présent, le financement de ces sessions était assuré par l'IHEDN. Cette gratuité semble aujourd'hui remise en question. Il souligne les risques que ferait courir la disparition de la gratuité des sessions en région en termes de nombre de candidature. Ainsi, il rappelle que ces sessions régionales ont été créées afin que certains candidats, et notamment ceux qui habitent en province et ne pouvant pas, en raison de leurs obligations, suivre les sessions nationales à Paris, puissent les suivre localement. La fin de la gratuité constituerait un signal extrêmement négatif pour le recrutement des auditeurs en région, lesquels incarnent un panel représentatif de la société française. Il souligne la place importante des associations régionales s'impliquant dans le rayonnement de l'Institut et des valeurs qu'il promeut, et de ce maillage territorial et social exceptionnel qu'elles constituent avec leur réseau d'auditeurs, véritables relais de l'esprit de défense et de sécurité au sein de la Nation et inscrivant leur action dans la durée et la continuité. Or ces associations régionales ont besoin de renouveler régulièrement leurs auditeurs à l'issue de chaque session. Si la gratuité est remise en question, il s'interroge sur la façon dont les particuliers pourraient envisager de devoir assumer le coût d'une session de formation au regard du contexte économique actuel. Aussi, il l'interroge pour connaître sa position sur le nécessaire maintien de la gratuité des sessions régionales et savoir comment il pourrait influer sur ce dossier le cas échéant.
Voir la réponseIntervention en séance publique
M. Alain Chrétien attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale concernant l'avenir des Centres de formation de musiciens intervenant à l'école (CFMI). Alors que l'action pédagogique des 5 000 musiciens intervenant à l'école est unanimement reconnue tant par les collectivités territoriales que par les parents d'élèves, il l'interroge pour savoir comment il entend préserver les lieux de formation que sont les CFMI, au regard de la loi pour la refondation de l'école. Il souhaite également connaître ses intentions concernant la coopération interministérielle - éducation nationale et culture - indispensable à un nouvel élan de l'éducation artistique et culturelle dans les établissements scolaires.
Voir la questionM. Alain Chrétien alerte M. le ministre de l'éducation nationale sur l'inégale répartition de la majoration de la dotation forfaitaire par élève qui va résulter de la réforme des rythmes scolaires. Les communes ayant décidé de mettre en œuvre les nouveaux rythmes scolaires dès la rentrée 2013 se verront allouer une dotation forfaitaire de 50 euros par élève prélevés dans le fonds spécifique de 250 millions d'euros créé pour accompagner les communes dans l'organisation des activités périscolaires. Celles d'entre elles qui sont éligibles à la dotation de solidarité urbaine (DSU) ou à la dotation de solidarité rurale (DSR) se verraient attribuer une majoration de 40 euros supplémentaires, soit 90 euros par élève au total pour l'année scolaire 2013-2014. Il lui signale néanmoins que dans le cas des communautés de communes ayant la compétence scolaire, les communes n'étant éligibles ni à la DSU, ni à la DSR ne se verront attribuer aucune majoration, pouvant ainsi entraîner une disparité importante de traitement entre les différentes communes d'une même communauté de communes. Aussi, il lui demande l'avis du Gouvernement sur une éventuelle modification du seuil d'éligibilité à la DSR où à défaut de prévoir une dérogation pour que les communes d'une même communauté puissent être bénéficiaires de la majoration quel que soit leur éligibilité à la DSU ou à la DSR.
Voir la questionM. Alain Chrétien attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur la situation économique alarmante que connaît l'ensemble de la filière élevage et en particulier la filière bovine et la production laitière, depuis plusieurs mois. Confrontés à une flambée du cours des céréales et du prix de la tonne de soja, depuis l'été 2012, les producteurs de lait travaillent à perte car le prix du lait payé à la production est largement insuffisant. L'ensemble de la filière demande la répercussion de la hausse des prix de l'alimentation animale mais leurs négociations avec les enseignes de la grande distribution n'ont pas aboutis. Ils demandent donc la nécessaire inclusion des clauses de renégociation dans les contrats négociés entre producteurs, transformateurs et grande distribution, afin d'intégrer l'évolution des coûts de production. Il connaît l'attention du ministre sur ces sujets, néanmoins il attire son attention sur le fait que les éleveurs ne peuvent attendre l'examen du futur projet de loi sur l'avenir de l'agriculture et que des mesures transitoires sont urgentes. La table ronde des 8 et 9 avril n'a pas permis de désamorcer la crise entre les producteurs, les industriels et la grande distribution. Aussi, il l'alerte sur la nécessité d'une augmentation supérieure à 3 centimes du prix du litre de lait et il l'interroge sur les garanties de la pérennité de la répercussion de la hausse du prix du litre de lait à destination des producteurs.
Voir la questionM. Alain Chrétien attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur les propositions de la Commission européenne - dans la perspective de la politique agricole commune 2014-2020 (PAC) relative aux négociations contractuelles entre producteurs, transformateurs et distributeurs. La proposition de la Commission européenne du 9 décembre 2010 concernant «les relations contractuelles dans le secteur du lait» visait à renforcer la position du producteur de produits laitiers au sein de la chaîne d'approvisionnement. La Commission prévoyait la mise en œuvre des contrats écrits entre les producteurs de lait et les laiteries, la possibilité de négocier collectivement les clauses du contrat par l'intermédiaire des organisations de producteurs de manière à équilibrer le pouvoir de négociation des producteurs de lait. Aussi, il l'interroge pour connaître ses intentions sur le sujet et savoir s'il compte défendre cette proposition dans le cadre des négociations relatives à la PAC 2014-2020.
Voir la questionM. Alain Chrétien interroge Mme la ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la fonction publique sur l'abrogation du jour de carence pour la fonction publique. L'abrogation de cette mesure constitue un mauvais signal alors qu'elle était une mesure de justice et de convergence entre la fonction publique et les employés du secteur privé. Cette suppression introduirait une inégalité entre le secteur public et le secteur privé, ces derniers ayant quant à eux trois jours de carence. Il souligne que, contrairement aux engagements du Président de la République, elle met à bas l'idée selon laquelle l'effort n'est juste que s'il est partagé. Il ajoute que cette abrogation est d'autant plus incompréhensible que le moment semble mal choisi, à l'heure où notre pays s'avère incapable de respecter la trajectoire du redressement de ses finances publiques, au moment où les efforts de maîtrise de la dépense doivent être clairement identifiés. À titre d'exemple, c'est près de 70 millions d'euros depuis l'instauration de ce jour de carence, non indemnisé, pour les fonctionnaires en cas d'arrêt maladie qui avaient été économisés dans le secteur hospitalier. Aussi, il lui demande quel sera le coût de cette mesure annoncée par le Gouvernement et de quelle façon elle entend financer cette abrogation.
Voir la réponseM. Alain Chrétien attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie au sujet des perspectives de développement du parc éolien sur le territoire métropolitain au regard de la multiplication des recours devant les tribunaux concernant l'implantation d'éoliennes sur des zones naturelles d'intérêt floristiques et faunistiques dans des secteurs considérés par la DREAL comme faisant partie des paysages remarquables du département de la Haute-Saône. Il rappelle que la Franche-Comté dispute à l'Aquitaine le titre de la région la moins ventée de France. Les implantations d'éoliennes, qui devront être d'autant plus élevées qu'il y a moins de vent, y sont d'autant plus malvenues qu'elles viendront dégrader des paysages parmi les plus authentiques et naturels du patrimoine national. Il souligne que la volonté de faire respecter de manière uniforme et aveugle les objectifs de développement du parc éolien dans des régions si disparates nécessite davantage de concertation avec l'échelon local puisque l'une des spécificités de l'énergie éolienne est son caractère variable, lié aux variations de l'intensité du vent. Aussi, il lui demande de bien vouloir compléter la législation des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) afin de considérer davantage les zones naturelles d'intérêt floristiques et faunistiques afin d'y limiter l'implantation de parcs éoliens.
Voir la réponseM. Alain Chrétien interroge M. le ministre du redressement productif sur l'avis n° 12-A-21 du 8 octobre 2012 de l'Autorité de la concurrence relatif à la libéralisation du marché des pièces détachées dans le secteur automobile. Cet avis remet en question l'organisation actuelle qui permet aux constructeurs automobiles français de sécuriser et de garantir la qualité de pièces qui sont vendues dans les réseaux professionnels. Il existe certes un débat sur les tarifs pratiqués, mais ceux-ci ne doivent pas masquer les risques inhérents aux contrefaçons et autres marchés parallèles qui s'organiseraient en cas de mise en concurrence totale de ce marché. Il ajoute qu'il s'agit d'un enjeu essentiel pour l'industrie automobile française, déjà si exposée au regard de la conjoncture économique actuelle. Aussi, il l'interroge sur les suites que le Gouvernement entend donner à cet avis qui n'est que consultatif et qui n'engage en rien le Gouvernement.
Voir la réponseConditions fiscales dans lesquelles s'effectuent les dépenses de recherche des jeunes entreprises innovantes
Voir le document Voir le dossier législatifIntervention en réunion de commission
Mercredi 3 avril 2013 - Séance de 17 heures 15
M. Alain Chrétien attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur le poids croissant des enquêtes que l'État mène auprès des entreprises. L'ampleur des formulaires à remplir, dont l'utilité est souvent discutable, concerne tous les domaines en vue de savoir comment les entreprises recrutent, quelle est la part d'énergie consacrée à la production, quel type de facturation elles privilégient... Il souligne que ces enquêtes mobilisent un temps croissant pour les salariés et ont un coût non négligeable pour les entreprises, car envoyées chaque année à 35 000 entreprises françaises, ces enquêtes menées par la DARES, coûteraient près de 173 millions d'euros aux entreprises. Aussi, il l'interroge pour connaître ses intentions sur le sujet et s'il envisage de simplifier les demandes auxquelles sont soumis les entrepreneurs qui investissent et qui créent de l'emploi et si les services de l'État comptent un jour laisser respirer les entreprises.
Voir la questionM. Alain Chrétien attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la récente décision du Laboratoire français de fractionnement et des biotechnologies (LFB), qui vient de demander à l'Établissement français du sang (EFS) de stopper la fourniture de plasma issu d'aphérèses, conduisant ledit établissement à mettre fin à toutes plasmaphérèses visant à collecter du plasma en vue du fractionnement. Il ajoute que cette décision s'est faite à la demande de la direction générale de la santé. Il l'alerte sur les conséquences qui risquent de résulter de cette décision, tant sur l'approvisionnement en plasma de fractionnement qu'en plasma thérapeutique. Ce dernier ayant d'ailleurs fait l'objet d'une décision du 3 novembre 2011, d'arrêter l'unique production française de plasma thérapeutique au motif d'une contamination mécanique. De toutes ces décisions successives, il risque d'en résulter une pénurie de plasma à laquelle il a été envisagé en novembre 2011 de répondre en important ce produit sanguin de l'étranger, sans garantie sur son encadrement ni contrôle possible sur le principe strict de gratuité du don du sang. Cette option ne semble pas avoir été retenue. Pour autant, le risque de pénurie est réel et cette récente décision relative au plasma issu d'aphérèses risque d'accentuer ces difficultés. Il ajoute que cette décision conduira à moyen terme à la suppression d'emplois au LFB et à l'EFS. Aussi, il l'interroge pour connaître les raisons ayant motivé la récente décision de la direction générale de la santé et il l'interroge sur les solutions mises en oeuvre pour éviter que l'Établissement français du sang (EFS) ne manque de stocks de plasma à brève échéance.
Voir la réponseAssemblée nationale
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