1ère séance : Questions orales sans débat
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Somme (1re circonscription)
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Socialiste, républicain et citoyen
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Intervention en séance publique
Mme Pascale Boistard interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, chargé de l'agroalimentaire, sur la question de la traçabilité des produits alimentaires. En effet, il y aujourd'hui une volonté commune des producteurs et des consommateurs de voir se généraliser l'étiquetage de l'origine de la matière première des produits alimentaires et de connaitre les étapes de leur transformation. Face à la crise qui frappe l'élevage français ainsi qu'à l'opacité à laquelle sont confrontés les consommateurs, il est indispensable et urgent d'assurer une information loyale, visible et accessible aux acheteurs. Celle-ci valoriserait utilement l'excellence qualitative des producteurs français. Un étiquetage rigoureux doit garantir la traçabilité des produits consommés. En conséquence, elle lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement à ce sujet.
Voir la réponseMme Pascale Boistard interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants, sur l'écart défavorable persistant entre la valeur du point de pension militaire d'invalidité (PMI) et l'évolution des prix à la consommation (hors tabac). En effet, les prix à la consommation ont augmenté de 23,54 % entre le 1er janvier 2000 et le 1er janvier 2013 alors que, sur la même période, la pension militaire d'invalidité n'augmente que de 12 %. Ce retard est particulièrement dommageable pour les pensionnés militaires d'invalidité, dont le revenu est essentiellement constitué de cette pension. Il est, en outre, particulièrement injuste au regard des sacrifices consentis par les victimes de séquelles physiques et mentales subies alors qu'elles servaient la Nation. La situation est similaire pour ce qui concerne la retraite du combattant, la valeur du point de PMI n'étant pas indexée sur les prix à la consommation. Elle lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement à ce sujet.
Voir la réponseMme Pascale Boistard attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur la question de l'équilibre nutritionnel dans les cantines scolaires et sur la menace d'abrogation qui pèse sur deux textes réglementaires en la matière. En effet, le rapport de la mission d'information contre l'inflation normative pointe le décret n° 2011-1227 du 30 septembre 2011 relatif à la qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration scolaire, ainsi que l'arrêté afférant. Les rapporteurs proposent la disparition de ces textes qui mettent en œuvre l'article premier de la loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche de 2010. Cet article dispose notamment que « Les gestionnaires, publics et privés, des services de restauration scolaire et universitaire... sont tenus de respecter des règles, déterminées par décret, relatives à la qualité nutritionnelle des repas qu'ils proposent ». En supprimant cet arrêté et ce décret, la mesure serait vidée de son sens et l'application du principe de l'équilibre nutritionnel laissé à la seule appréciation des gestionnaires. Or l'enquête que vient de mener l'association UFC-Que choisir sur la qualité nutritionnelle des repas servis dans plus de 600 communes et établissements scolaires montre l'impact qu'ont ces textes, puisque les évaluations récoltées par les établissements sont très supérieures à la précédente enquête menée en 2005. Pour autant, 10 % des établissements étudiés n'atteignent pas la moyenne, ce qui démontre la nécessité du maintien de l'obligation réglementaire. Le niveau de détail des textes, critiqué par les rapporteurs, constitue par ailleurs un repère sur l'adaptation des portions à l'âge des enfants. La préconisation du rapport de les remplacer par une brève disposition d'ordre général priverait les collectivités d'un outil de mise en œuvre pratique de la notion d'équilibre nutritionnel, et qui permet également de contrôler les sociétés délégataires dans le cadre de la gestion externalisée. Soucieuse du maintien des textes réglementaires relatifs à l'équilibre nutritionnel dans la restauration scolaire, elle lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement quant à cette question.
Voir la réponseMme Pascale Boistard interroge Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la circulaire du 31 octobre 2012 relative à la délégation des crédits du fonds de modernisation des établissements de santé publics et privés au titre de l'année 2012. En effet, celle-ci n'a pas manqué de susciter surprise et interrogations dans la communauté hospitalière tant publique que privée. Le tableau annexe de cette circulaire, qui expose la répartition de l'enveloppe 2012 des 61,76 millions d'euros de crédits de la première tranche du plan Hôpital 2012, montre que la Picardie est la seule région de France métropolitaine qui en est totalement exclue. Aucun montant n'est délégué à l'agence régionale de santé de Picardie, alors même que les 21 autres agences recevront des crédits. Il paraît assez difficilement imaginable qu'aucun projet picard n'ait pu être retenu par la commission de suivi des projets, contrairement à ce qui se passe dans le reste de la métropole. Cette affectation des crédits laisserait penser que les établissements d'hospitalisation publics ou privés de Picardie ne nécessitent aucune aide à l'investissement. Les arbitrages financiers rendus s'avèrent particulièrement contre-productifs, au moment où la CRSA doit mener des débats essentiels autour du projet régional de santé. Si l'on en fait le bilan, on constate, en outre, que le nombre de dossiers qui ont été soutenus en Picardie apparaît singulièrement limité. Elle demande donc quelles sont les intentions du Gouvernement pour assurer davantage d'égalité entre les territoires, notamment en qui concerne l'offre de soins.
Mme Pascale Boistard appelle l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur les dégâts causés aux cultures de la Somme par les pigeons. La prolifération de ces derniers a causé de gros préjudices aux agriculteurs qui ne peuvent lutter efficacement du fait d'une réglementation peut-être inadaptée à ces circonstances spécifiques. En effet, cette dernière impose une autorisation préfectorale préalable avec des tirs sur les pigeons posés, à partir d'un poste fixe par fraction de 3 ha. Or la prolifération des pigeons combinée à des moyens de lutte insuffisants a entraîné cette année encore la dévastation de nombreuses parcelles (colza, semis de pois...). Elle lui demande donc de bien vouloir lui indiquer comment, sur la base des déclarations de dégâts aux cultures, il est possible de faire évoluer la réglementation concernant la lutte contre les espèces reconnues nuisibles.
Voir la questionMme Pascale Boistard alerte M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur l'avenir de l'agriculture biologique. En effet, l'assemblée permanente des chambres d'agriculture (APCA) a, depuis 2012, constaté la baisse des demandes de conversion. Pourtant, la demande de produits bio reste forte. Les filières bios doivent donc être confortées. Leur avenir dépendra en grande partie du plan Bio 2012-2017 qui doit être présenté avant l'été. L'APCA, qui plaide pour une professionnalisation des producteurs bio et de leurs filières, ou encore pour des efforts de recherche, estime que l'accompagnement des agriculteurs est vital et qu'il doit être également économique. Ainsi l'Apca souhaite que soit maintenue l'aide à la production biologique. Elle souhaite connaître la position du Gouvernement sur le développement et la pérennisation de l'agriculture biologique.
Voir la questionMme Pascale Boistard interroge Mme la ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la fonction publique sur la revalorisation de carrière des reclassés de France télécom et de la Poste, reclassement résultant de la loi n° 90-568 du 2 juillet 1990. Malgré le décret n° 2009-1555 du 14 décembre 2009 concernant la Poste, postérieur à celui concernant France télécom, qui rétablit la promotion des fonctionnaires, les préjudices causés aux salariés des deux EPIC n'ont pas été réparés. En effet, ce décret n'étant pas rétroactif, il ne permet pas la reconstitution de carrière des fonctionnaires. Les personnels concernés souhaiteraient que l'État décide d'une reconstitution des carrières pour les personnels actifs et d'une revalorisation des retraites pour les personnels inactifs. C'est pourquoi elle souhaiterait savoir quand et par quelles mesures le Gouvernement entend remédier à la flagrante injustice faite aux personnels des deux EPIC.
Voir la réponseMme Pascale Boistard interroge Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation alarmante de certains services pénitentiaires d'insertion et de probation (SPIP). Le SPIP est un service à compétence départementale. Il intervient à la fois en milieu ouvert et en milieu fermé, auprès des personnes incarcérées (prévenues ou condamnées) et sur saisine des autorités judiciaires pour les mesures alternatives aux poursuites, présentencielles et postsentencielles. La mission essentielle du SPIP est la prévention de la récidive, à travers l'aide à la décision judiciaire comme à la compréhension de la décision judiciaire, l'individualisation des peines, la lutte contre la désocialisation, la réinsertion des personnes placées sous main de Justice, le suivi et le contrôle de leurs obligations. Outre les mesures classiques (sursis avec mise à l'épreuve, travail d'intérêt général, placement sous surveillance électronique, semi-liberté et libération conditionnelle) des actions telles que le stage de citoyenneté, la prise en charge des actes de violences conjugales, les stages d'alcoologie sont mises en œuvre en milieu ouvert. Voilà les très importantes missions de service public assurées, notamment, par les personnels des antennes du SPIP d'Abbeville et de Péronne (80). Pourtant, la décision, récente, de maintenir un SPIP dans ces deux villes a été précédée de nombreuses tergiversations de la part des services déconcentrés. L'éventualité de la fermeture de ces deux SPIP fut d'ailleurs douloureusement ressentie par les agents. Ceux-ci doivent pouvoir travailler dans des conditions satisfaisantes. Or, en raison de la précarisation de certains d'entre eux et de départs non remplacés, les conditions de travail de ces professionnels restent préoccupantes. Elle souhaite donc connaître les moyens qu'elle entend faire déployer par l'administration pour permettre le fonctionnement normal des SPIP d'Abbeville et de Péronne.
Voir la questionMme Pascale Boistard interroge M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur la mise en place de mesures « transitoires » annoncées pour faire face à la situation de la filière agricole française. Ainsi, 44 millions d'euros d'aides ont été annoncés le 23 mars 2013 selon la répartition suivante : 20 millions pour les éleveurs laitiers et 20 millions pour les éleveurs de bovins à viande et 4 millions pour les laitiers, éleveurs de caprins. Ces concours financiers exceptionnels de l'État, dont le versement est annoncé pour les mois de mai ou juin, seraient salvateurs pour l'élevage français. De plus, en raison de la crise durable subie par les éleveurs, le Premier ministre a également annoncé des mesures portant sur les cotisations sociales des éleveurs en 2013. Ces mesures devraient être complétées par d'autres, notamment, pour pallier les difficultés de trésorerie. Elle lui demande donc de bien vouloir lui préciser les modalités de mise en œuvre des mesures annoncées.
Voir la questionMme Pascale Boistard interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé de l'économie sociale et solidaire et de la consommation, sur les mesures que devrait contenir le projet de loi sur la consommation qui doit être présenté en conseil des ministres le 2 mai 2013. Ce texte devrait prévoir des sanctions plus efficaces que celles qui existent actuellement contre la distribution lorsque cette dernière ne respecte pas les engagements pris lors des négociations avec les producteurs. Le projet de loi devrait également inclure des modalités de renégociation des prix alimentaires en fonction des cours des matières premières, aussi bien à la hausse qu'à la baisse. Ce système concernerait l'ensemble des viandes et des produits laitiers. Elle lui demande donc quelles sont les réformes structurelles, profitant tant aux professionnels du monde agricole qu'aux consommateurs, que le Gouvernement entend initier en la matière.
Voir la questionMme Pascale Boistard alerte M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur la proposition de reconduction du règlement « sucre » faite par les ministres de l'agriculture de l'Union européenne jusqu'au 30 juin 2017 seulement au lieu des 5 années attendues. L'ensemble de la filière betterave, soutenue par un vote du Parlement européen intervenu le 13 mars 2013, souhaite une reconduction jusqu'en 2020. Une prolongation jusqu'en 2017 est insuffisante pour assurer la compétitivité des filières betterave-sucre européennes et françaises sur le marché mondial. En outre, c'est également en 2020 que se situe l'échéance du projet de recherche Aker, initié grâce au concours de l'État, dans le cadre des « Investissements d'avenir », en mobilisant un large partenariat. Les planteurs de betterave seraient donc privés du bénéfice des avancées qui en découleront, quoique soumis à une très rude concurrence asiatique et sud-américaine. Elle lui demande ce que la France compte faire au sein de l'Union européenne pour défendre et soutenir ses filières betterave-sucre à l'occasion des discussions sur la reconduction du règlement « sucre ».
Voir la questionMme Pascale Boistard interroge Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur l'harmonisation des études de kinésithérapie, tant en ce qui concerne la sélection que la formation. Cette harmonisation, demandée par la profession ainsi que par la Fédération nationale des étudiants en kinésithérapie, permettrait une intégration pleine et entière de la formation à l'université. La demande porte sur une modification des conditions d'entrée et de formation telles qu'elles sont prévues par l'arrêté du 23 novembre 1987. En effet, le système de formation existant, reposant sur des instituts privés crée une inégalité d'accès aux études de kinésithérapie. L'instauration d'un mode de sélection généralisé, dans le cadre de l'université, apporterait de la visibilité à cette formation et permettrait une meilleure information et donc une orientation plus aisée des étudiants. Elle lui demande quelles mesures sont envisagées sur ce sujet.
Voir la questionMme Pascale Boistard alerte M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur la dureté de la crise qui frappe l'élevage français. En effet, la dégradation constante des conditions de vie des éleveurs appelle une réponse prompte et adaptée. L'annonce d'un futur projet de loi sur l'agriculture a été entendue par les professionnels. Ces derniers demandent notamment une modification de la loi de modernisation de l'économie afin d'inclure, lorsque celle-ci est constatée, l'évolution des coûts de production dans les contrats établis entre les producteurs, les transformateurs et la grande distribution. Les éleveurs jugeraient également opportun de renforcer les moyens et les sanctions de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. Enfin, ils souhaiteraient, à l'exemple des accords du 3 mai 2011, la prise en compte, dans les négociations commerciales, des variations excessives des prix de l'alimentation animale. Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement compte adopter pour garantir la pérennité de l'élevage français.
Voir la questionMme Pascale Boistard alerte Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur le risque significatif présenté par certains produits du fait de la présence de perturbateurs endocriniens dans leur composition. À titre d'exemple, les conclusions d'un test effectué par l'association de consommateurs UFC-Que choisir pointent la présence de perturbateurs endocriniens dans un grand nombre de produits d'hygiène et de cosmétique. L'exposition à ces perturbateurs endocriniens peut avoir pour conséquence un dérèglement hormonal, même à des concentrations infimes. L'incorporation, par certains fabricants, de ces molécules dans des produits présente un risque pour la santé des individus, d'autant plus que la présence de ces molécules peut avoir un effet cumulatif, ce qui conduit à accroître le risque des consommateurs. Ces perturbateurs endocriniens ont un impact direct sur la fertilité, mais aussi sur les troubles neurocomportementaux, ces symptômes étant reconnus par l'Organisation mondiale de la santé. En application du principe de précaution, le cadre réglementaire européen devrait être renforcé en prenant en compte l'effet cocktail dans l'évaluation de la toxicité des produits, et les molécules ayant des effets de perturbateurs endocriniens avérés ou suspectés retirées des formulations. Elle lui demande donc comment la France souhaite influencer les prochaines stratégies de la Commission européenne concernant les perturbateurs endocriniens, afin d'inciter cette dernière à développer des recherches indépendantes et à améliorer l'information du consommateur, notamment par le biais d'un étiquetage accessible, explicite et visible.
Voir la questionMme Pascale Boistard interroge Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur l'accroissement des risques psychosociaux au travail liés à l'augmentation des plans sociaux et plus généralement à la pression accrue sur les salariés. Ces deux phénomènes, qui résultent concomitamment des transformations du travail et de son organisation, ont une influence grave sur la santé des salariés. Les altérations physiques responsables de troubles musculo-squelettiques et les maladies cardiovasculaires sont en augmentation depuis dix ans, tout comme la souffrance psychologique au travail. Ainsi, selon l'Agence européenne de sécurité et de santé au travail, le stress est devenu le problème de santé le plus fréquent dans le cadre professionnel. Ce phénomène touche l'ensemble des secteurs d'activités et l'ensemble des métiers. Il est, malgré tout, peu reconnu juridiquement. En outre, plusieurs études concordantes démontrent une inégalité de fait face au stress dont l'exposition expliquerait entre 24 % et 58 % des inégalités sociales de santé ainsi qu'entre 31 % et 74 % des inégalités sociales de mortalité. Elle lui demande donc quelles mesures elle entend mettre en œuvre sur ce sujet.
Voir la questionMme Pascale Boistard appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur les problématiques particulières de la filière laitière. Avec une perte de 4 éleveurs sur 10 en l'espace de dix ans, la Picardie est durement touchée par cette véritable « crise du lait ». La revalorisation du prix du lait et un meilleur équilibrage entre les producteurs, transformateurs et distributeurs est une nécessité afin de conserver une production laitière forte en France. Elle doit permettre d'améliorer les conditions de vie des éleveurs laitiers qui disposent d'un des revenus les plus bas selon les comptes prévisionnels de l'agriculture. Des mesures incitatives et protectrices sont attendues et seraient salutaires pour permettre à la filière de se maintenir voire de retrouver son attractivité, puisque bien des producteurs de lait sont contraints de cesser leur activité pour se spécialiser dans les grandes cultures tels que les céréales, oléagineux, betteraves... Il lui demande donc quelles mesures il compte mettre en place afin de corriger les effets des processus concordants que sont diminution du prix du lait aux producteurs et augmentation des coûts de production.
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