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M. Alain Leboeuf attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur les récents rapports plaidant en faveur d'une libéralisation du marché des pièces détachées automobiles. L'autorité de la concurrence s'est prononcée en faveur de la fin du monopole et un rapport du Conseil économique, social et environnemental a suggéré « un partage plus équilibré des droits de commercialisation des pièces couvertes par des droits de dessin et modèles entre les constructeurs et les équipementiers ». À l'heure actuelle, 11 pays européens, parmi lesquels l'Allemagne, la Belgique, l'Espagne et l'Italie, ont déjà de fait libéralisé le marché. En France, la loi protège les pièces détachées automobiles au titre des dessins et modèles sur le marché secondaire des pièces de rechange. La vente et la production des pièces de carrosserie sont donc contrôlées par les constructeurs, tandis que la commercialisation des pièces mécaniques est libre. Ce monopole contraint les consommateurs à se soumettre aux conditions de vente (notamment tarifaires) imposées par les constructeurs. En conséquence, les prix ont augmenté de 26 % entre 2005 et 2010 alors que les prix à la consommation ont augmenté de 7,63 % sur cette période. Pourtant, les pièces « alternatives » sont moins chères et tout aussi sûres. En effet, tout comme pour les pièces mécaniques, la libéralisation des pièces de carrosserie n'aurait pas d'effets négatifs sur la sécurité des pièces de carrosserie. Selon la plateforme « Libère mon auto » qui rassemble associations de consommateurs et d'automobilistes et fédérations de professionnels de l'automobile, l'ouverture à la concurrence devrait permettre de faire baisser les prix de 34 % en moyenne lorsque le consommateur choisit des pièces alternatives. Il convient donc de remettre en question le maintien de ce monopole préjudiciable aux consommateurs. Il lui demande donc quelles sont les propositions du Gouvernement pour lever les freins à la concurrence sur le marché des pièces de carrosserie automobile.
Voir la réponseM. Alain Leboeuf appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur le projet de loi relatif aux infrastructures et services de transports prévoyant la mise en oeuvre d'une taxe au kilomètre sur le transport routier de marchandises, appelée « écotaxe poids-lourd ». Particulièrement inquiète de ce dispositif, la FNSEA qui a mis en garde contre les incidences très fâcheuses pour l'économie agricole s'est félicitée de l'exonération de cette taxe pour la collecte du lait. Elle souhaite néanmoins tout naturellement l'extension de cette exonération à l'ensemble de l'activité agricole. Il lui demande ses intentions à cet égard.
Voir la questionM. Alain Leboeuf attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les inquiétudes exprimées par les laboratoires de biologie médicale quant à l'obligation de l'accréditation destinée à garantir la qualité des examens et leur traçabilité. Cette disposition coûteuse a déjà entraîné le regroupement de structures existantes, avec le risque dans les années à venir de voir la disparition des laboratoires de proximité. Il souhaite savoir si le Gouvernement a pris la mesure de ce paramètre et ce qu'il entend faire pour le pallier.
Voir la questionM. Alain Leboeuf attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur les conséquences de la suppression du mécanisme de la taxe fiscale affectée sur le lait le 3 octobre 2012. Cette taxe, appliquée en cas de dépassement du quota laitier individuel de livraison ou de vente directe accordée au producteur, a été abrogée à la suite d'une procédure d'infraction engagée par la Commission européenne. Cette décision porte un coup fatal aux dons de lait qui fournissaient une partie des produits laitiers distribués par les associations caritatives en France et à l'étranger. De nombreuses associations voient ainsi leurs possibilités d'action disparaître. Le système des dons de lait a pourtant fait ses preuves et permis d'approvisionner plusieurs centaines d'établissements de par le monde grâce à la poudre de lait issue des dons. Lors du dernier Salon international de l'agriculture, la Fédération nationale des coopératives laitières a signé la première charte « dons de lait » au sein de l'interprofession laitière. Cette charte d'engagement pour la promotion et le développement du don de lait a pour objectif de pérenniser et d'encourager sa pratique, de mobiliser toute la profession en ce sens, et de rendre visible son extrême nécessité pour le bon fonctionnement des banques alimentaires en France. La charte vise également à promouvoir les mesures incitatives pour pérenniser sur le long terme ces dons de lait, notamment par la mise en place de mesures fiscales adaptées. Aussi, il lui demande de lui indiquer les intentions du Gouvernement concernant ce dossier et de lui faire savoir s'il envisage des modifications des textes afin de permettre aux producteurs d'effectuer directement les dons.
Voir la questionM. Alain Leboeuf appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, sur les conséquences de la suppression de la demi-part fiscale accordée aux veufs et aux veuves ayant élevé seuls des enfants. Ce dispositif, introduit dans la loi de finances pour 2009, prévoit que les personnes divorcées, séparées ou veuves, vivant seules et ayant des enfants, ne peuvent prétendre à une demi-part fiscale supplémentaire que si elles ont élevé seules un enfant pendant cinq ans. Cette mesure suscite de nombreuses inquiétudes, relayées notamment par la FAVEC (Fédération des associations de conjoints survivants). Aussi, lui demande de lui indiquer les mesures que le Gouvernement entend prendre afin de maintenir cette demi-part fiscale ou de mettre en place un dispositif similaire.
Voir la réponseM. Alain Leboeuf appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé du budget, sur l'augmentation du taux de TVA sur la billetterie des sites de loisirs et de culture. Le Gouvernement a décidé de porter le taux intermédiaire de 7 % à 10 % à compter du 1er janvier 2014. L'application de cette mesure condamnerait cette profession à une « triple peine », puisqu'elle doit déjà faire face à l'augmentation du taux de TVA sur la restauration et sur l'hôtellerie. Outre qu'elle frappe des établissements non délocalisables et pénalise financièrement une clientèle majoritairement française, une telle augmentation sera encore une stigmatisation des loisirs des classes populaires déjà très impactées par la crise et à qui nous offrons, dans leur proximité, un modèle de divertissement accessible. Un parc comme celui du Puy du Fou, en Vendée, génère des retombées considérables avec 3 000 emplois. L'augmentation de trois points de TVA risque de porter un coup sévère à la capacité d'investissement et d'embauche de la profession et à sa force de développement économique et sociale. Il lui demande donc de préserver un taux de TVA réduit sur la billetterie des sites de loisirs et de culture.
Voir la réponseM. Alain Leboeuf appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur la situation des producteurs de lait de chèvre. La filière lait de chèvre, fleuron économique des régions Poitou-Charentes et Pays-de-la-Loire, génératrice de 10 000 emplois dans le bassin laitier et de 15 000 emplois sur le plan national, est gravement menacée. Déjà pénalisés par la crise, les éleveurs sont maintenant sous le coup d'une augmentation conséquente des coûts de production, production qui est déjà en baisse de 25 %. Les syndicats de producteurs se mobilisent depuis l'été dernier pour réclamer une revalorisation du prix du lait de 120 euros par 1 000 litres. Or ils se heurtent au refus systématique de la grande distribution. Les pratiques de la grande distribution doivent pourtant évoluer vers plus d'équité pour apporter une meilleure répartition des marges et permettre aux producteurs de vivre de leur travail. Aussi, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement à ce sujet.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mardi 23 avril 2013 - Séance de 16 heures 30
M. Alain Leboeuf appelle l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur la situation de la filière éolienne et sur l'inquiétude de ses acteurs face à la baisse importante de la production. Cette filière rassemble 11 000 emplois, 150 acteurs industriels et contribue à la valorisation des territoires de par les retombées économiques et fiscales qu'elle induit. La situation est aujourd'hui extrêmement préoccupante. Après une chute de plus de 30 % entre 2010 et 2011, la baisse de production s'est poursuivie en 2012. La filière éolienne, qui devrait représenter 60 000 emplois en 2020, a besoin d'un cadre règlementaire et financier stable. Or en raison d'une question de procédure relative à l'arrêté tarifaire applicable au secteur de l'éolien, les financements et investissements du secteur sont en suspens. Beaucoup d'entreprises se retrouvent de fait en grande difficulté et de nombreux emplois sont menacés. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage la publication d'un nouvel arrêté tarifaire préalablement notifié à la Commission européenne, ce qui rassurerait les professionnels du secteur de la filière éolienne.
Voir la réponseIntervention en séance publique
M. Alain Leboeuf appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur les dispositions du projet de loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République relatives à l'apprentissage. Le texte, qui est en cours d'examen au Parlement, modifie en effet, dans son article 38, les dispositions de la "loi Cherpion" du 28 juillet 2011. Il modifie le second alinéa de l'article L. 6222-1 du code du travail en supprimant la possibilité de devenir apprenti pour les jeunes atteignant l'âge de 15 ans "au cours de l'année civile" ou "ayant suivi une formation prévue à l'article L. 337-3-1 du code l'éducation". Cette mesure suscite les plus vives inquiétudes au sein des familles et des entreprises. En effet, les jeunes sortant de 3e, ayant validé le socle commun, ne pourront plus entrer en formation par apprentissage avant la date anniversaire de leurs quinze ans. Les démarches d'orientation post 3e sont actuellement en cours et bon nombre de parents ont d'ores et déjà trouvé des maîtres d'apprentissage pour leurs enfants. Si ce texte avait été appliqué en septembre 2012, en région Pays-de-la-Loire, ce sont entre 500 et 600 jeunes qui n'auraient pas pu, à la rentrée, intégrer une formation CAP ou bac pro par apprentissage pour préparer le métier qu'ils souhaitaient apprendre. Aussi, il lui demande de lui indiquer si le texte de loi sur la refondation de l'école de la République s'appliquera dès la rentrée de septembre 2013 et si des dérogations peuvent être envisagées le cas échéant pour les jeunes sortant de 3e et qui atteindraient l'âge de quinze ans au cours de l'année civile.
Voir la questionM. Alain Leboeuf appelle l'attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur le statut des conservateurs des antiquités et objets d'arts (CAOA) et sur l'avenir de cette profession. Aujourd'hui, près de 50 % des CAOA sont pris en charge par les collectivités territoriales, et les départements en particulier. Lorsqu'ils sont agents des conseils généraux, les CAOA ont des missions qui vont au-delà de la mission exercée pour le compte de l'État. En dépit de ses domaines de compétence et de son champ d'activité immense, le métier de CAOA n'est pas encore reconnu statutairement, le conservateur des antiquités et objets d'arts n'ayant jamais été intégré au sein de la filière des conservateurs du patrimoine, comme ses collègues des musées, des archives ou de l'inventaire. Le régime juridique des CAOA est obsolète par rapport à l'évolution du Livre VI du code du patrimoine et la situation de ces agents indemnitaires de l'État est devenue très précaire au regard des missions et des responsabilités qui leur sont confiées, de l'évolution de la réorganisation des services de l'État et de la réforme des collectivités territoriales de 2011. Lors de réunions de travail au ministère de la culture, il a été proposé de confier officiellement la gestion des objets mobiliers aux départements, en s'inscrivant dans la future loi patrimoine et dans l'acte 3 de la décentralisation. En concertation avec l'Assemblée des départements de France, il pourrait être confié un complément de compétence aux départements, dans la mesure où ces derniers se sont déjà vus confier un transfert de crédits « petit patrimoine rural non protégé », que certains CAOA gèrent déjà depuis longtemps. Le CAOA serait ainsi mis à disposition de l'État, lequel pourrait en contrepartie compenser en versant aux conseils généraux la moitié d'un salaire augmenté des transferts de moyens. Aussi, il lui demande de lui indiquer les intentions du Gouvernement pour faire évoluer le statut des conservateurs des antiquités et objets d'arts.
Voir la questionM. Alain Leboeuf appelle l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les préoccupations de la confédération nationale des syndicats dentaires suite à l'ouverture d'une université privée portugaise dans le département du Var. Cette université, qui n'a bénéficié d'aucune autorisation de l'agence de certification de l'enseignement supérieur, propose de former et de diplômer des chirurgiens-dentistes moyennant des droits d'inscription de 9 500 euros par an au mépris des règles régissant la formation des professionnels médicaux en vigueur dans notre pays. L'agence portugaise d'évaluation et d'accréditation précise également qu'elle n'a délivré aucune accréditation à cet établissement pour des cycles d'études à l'étranger et affirme qu'elle n'a pas qualité à délivrer un doctorat d'odontologie sur le territoire français. Non seulement l'université Fernando-Pessoa détourne le numerus clausus en introduisant une discrimination par des droits d'entrée exorbitants, mais elle promet surtout un diplôme européen non valable. Aussi, il lui demande quelles mesures elle entend prendre à l'égard de cet établissement afin que l'enseignement supérieur et la santé publique ne soient pas bafoués et que les étudiants qui auraient payé de telles sommes ne se sentent pas un jour floués.
Voir la réponseM. Alain Leboeuf appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur la diminution du montant des restitutions pour l'exportation de viande de volailles vers des pays tiers. Cette baisse, ramenant l'aide à 108,50 euros par tonne, a été actée le 17 janvier 2013 par la Commission européenne au motif que les conditions du marché seraient favorables en termes de demande et de parité monétaire. Or cette baisse, à effet immédiat, décidée sans aucune concertation avec les acteurs du principal pays bénéficiaire, est inacceptable aux yeux des jeunes agriculteurs des Pays-de-la-Loire et de la fédération régionale des syndicats des exploitants agricoles. Elle intervient en effet alors que le groupe Doux, qui exporte du poulet congelé vers les pays tiers, est en redressement judiciaire depuis le 1er juin 2012. Le maintien des débouchés vers les pays tiers est primordial pour la région Pays-de-la-Loire. Il permet en effet à plus de 1 000 éleveurs de poursuivre leur activité d'élevage, à plus de 5 000 personnes de conserver leur emploi dans un contexte économique difficile, d'assurer un débouché pour plus de 1,5 million de tonnes de céréales françaises et surtout de contribuer à l'équilibre économique de toute la filière avicole française. Depuis plusieurs années, le solde des échanges de volailles est en effet excédentaire et majoritairement en lien avec les exportations vers les pays tiers, qui ne cessent de progresser, à l'inverse des exportations intra-communautaires. L'aviculture de l'ouest de la France craint d'être une nouvelle fois sacrifiée. Aussi, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement pour obtenir le maintien des restitutions à l'exportation en volailles et pour que les futures décisions concernant la filière avicole fassent l'objet d'une consultation et d'un programme à moyen terme.
Voir la réponseM. Alain Leboeuf appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants, sur la situation de nombreux militaires au regard du montant de leur pension de retraite et du cumul de cette dernière avec une pension d'invalidité. En effet, l'article L. 1er du code des pensions civiles et militaires de retraite dispose qu' "il est servi par l'État à un militaire non officier de moins de 25 ans de service qui s'est retiré de l'armée, une allocution pécuniaire, viagère en rémunération de services accomplis, cette pension garantissant à son bénéficiaire des conditions matérielles d'existence en rapport avec la dignité de sa fonction", et qu'il est permis aux intéressés de cumuler intégralement une pension avec toute autre activité. Ainsi, en cas de maladie ou de perte d'emploi, il sera attribué les indemnités de maladie ou de chômage calculées sur la base du salaire d'activité avec la possibilité de cumul de ces diverses allocations et d'une pension militaire. Toutefois, les intéressés souhaitent recueillir des éclaircissements, en cas de survenue d'une invalidité avant l'âge légal de la retraite, quant à la possibilité de cumuler intégralement le bénéfice d'une pension d'invalidité acquise et calculée en fonction de l'appartenance à une catégorie socioprofessionnelle avant maladie et versée conformément au régime général de la sécurité sociale et une pension de retraite. En conséquence, il le remercie de bien vouloir lui fournir des éléments de réponse et de lui indiquer l'état de la réflexion menée à ce sujet.
Voir la réponseM. Alain Leboeuf attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur la situation de l'enseignement agricole privé. L'excellence de la formation dispensée dans ces filières est un atout pour notre agriculture. Les Maisons familiales rurales (MFR) doivent notamment bénéficier des moyens indispensables à leur pérennité. La loi n° 84-1285 du 31 décembre 1984 portant réforme des relations entre l'État et les établissements d'enseignement agricole privés et modifiant la loi n° 84-579 du 9 juillet 1984 portant rénovation de l'enseignement public agricole, prévoit la priorité entre enseignement privé agricole et enseignement public en termes de subvention de fonctionnement. L'article L. 442-5 du code de l'éducation dispose également que les dépenses de fonctionnement des classes des établissements privés ayant passé un contrat d'association avec l'État doivent être prises en charge dans les mêmes conditions que celles des classes correspondantes de l'enseignement public. Or dans certains cas, notamment dans une MFR de Vendée, la valorisation de la subvention de fonctionnement n'est pas assurée, entraînant des difficultés financières. Ce constat peut être généralisé à l'ensemble de l'enseignement privé. La rupture de l'équité, d'une part sur le financement des postes d'enseignants, et d'autre part sur le calcul de la subvention de fonctionnement, met en danger l'enseignement agricole indispensable au développement économique de notre territoire. Aussi, il lui demande les moyens que le Gouvernement entend engager afin de répondre aux difficultés des établissements agricoles privés et d'appliquer les textes en vigueur.
Voir la réponseM. Alain Leboeuf appelle l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur les dates de chasse aux oiseaux migrateurs en France. Le Conseil d'État, dans son arrêt du 7 novembre 2012, a annulé l'arrêté du 3 février 2012 relatif au prélèvement autorisé de l'oie cendrée, de l'oie rieuse et de l'oie des moissons au cours du mois de février, qui autorisait la chasse au-delà de la période du 31 janvier. Cette décision est très mal perçue par les chasseurs de Vendée, qui ont le sentiment de ne plus être entendus. Aussi, il lui demande de prendre un nouvel arrêté afin d'autoriser le rétablissement de la chasse aux oies, aux canards de surface et plongeurs, aux limicoles et rallidés en février. Il souhaiterait également savoir si le Gouvernement entend prendre un moratoire sur les décisions de classement de centaines de milliers d'hectares en zones protégées.
Voir la réponseM. Alain Leboeuf appelle l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur la prochaine augmentation du taux de TVA applicable aux services à la personne, et aux travaux paysagers en particulier. Les professionnels artisans du paysage manifestent aujourd'hui les plus vives inquiétudes. En effet, la commission européenne a demandé à la France, le 21 juin 2012, de soumettre au taux normal de TVA de 19,6 % certains services à la personne, dont les travaux de jardinage, ne constituant pas des soins à domicile au sens de la législation de l'Union européenne. Le secteur des travaux paysagers, à forte intensité de main-d'oeuvre et créateur d'emplois, traverse actuellement une crise profonde et cette nouvelle hausse de TVA risque de le fragiliser davantage. 10 600 actifs sont actuellement employés dans 7 000 entreprises du paysage. Ces entreprises vendent aux particuliers des contrats d'entretien de jardins, dont le montant pourrait augmenter de 400 euros. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement pour soutenir le secteur des travaux paysagers et répondre aux inquiétudes des professionnels.
Voir la questionM. Alain Leboeuf attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les personnes titulaires de petites retraites. En effet, il rencontre sur sa circonscription de nombreuses personnes, toutes catégories professionnelles confondues, percevant des retraites très modestes. Confrontés à une baisse de leur pouvoir d'achat en raison de l'augmentation sensible du coût de la vie, et aggravée par la conjoncture économique actuelle, certains ne vivent plus aujourd'hui décemment. Il souhaite savoir quelles mesures envisage le Gouvernement pour enrayer ce phénomène de paupérisation.
Voir la questionM. Alain Leboeuf appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur la détérioration de la desserte ferroviaire du département de la Vendée. L'absence de travaux d'entretien du réseau de la part de l'État et de RFF concerne essentiellement deux axes structurants pour le département. Il s'agit de la ligne Nantes-Challans-Saint-Gilles-Croix-de-Vie, qui dessert un territoire de plus de 250 000 habitants en pleine croissance économique, et de la ligne Nantes-La Roche-sur-Yon-Bordeaux, plus particulièrement sur un tronçon La Roche-sur-Yon-La Rochelle, sur lequel la vitesse d'exploitation est limitée à 40 km/h sur certaines portions en raison de l'état inquiétant de l'infrastructure. Les annonces du Gouvernement en faveur du développement du transport ferroviaire doivent se traduire par la conclusion de nouveaux contrats de projets entre l'État et les régions, contrats prenant effet début 2014, avec un volet ferroviaire permettant de faire face à l'ampleur des besoins (plus de 100 millions d'euros sur la ligne de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, entre 150 millions et 200 millions d'euros sur la ligne Nantes-Bordeaux). Aussi, il lui demande de lui indiquer l'état d'avancement des négociations entre l'État et les régions pour le renouvellement de ces contrats, ainsi que la part qui sera réservée au transport ferroviaire.
Voir la réponse publiée le 22 mars 2013126 Rue de l'Université
75355 Paris 07 SP

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