1ère séance : Questions orales sans débat
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Seine-Saint-Denis (8e circonscription)
Mandat en cours

Socialiste, républicain et citoyen
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Intervention en séance publique
Intervention en séance publique
Mme Elisabeth Pochon interroge Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la question du complément mode de garde pour les familles en insertion. Actuellement, un frein majeur du retour à l'emploi, notamment des femmes isolées, est constitué par la difficulté à trouver un mode d'accueil pour les enfants de moins de quatre ans. Lorsque ces familles veulent recourir aux services d'une assistante maternelle, elles bénéficient certes d'un droit au complément mode de garde de la CAF. Mais elles doivent effectuer le paiement de l'intégralité du salaire de l'assistante maternelle avant de bénéficier du versement de la prestation. La CAF et le conseil général de Seine-Saint-Denis ont soumis à la caisse nationale des allocations familiales une proposition d'expérimentation consistant à verser, en tiers-payant, le complément mode de garde et l'allocation départementale d'accueil du jeune enfant. Ce projet consiste à verser ces aides non pas aux familles tel que le cadre réglementaire le prévoit, mais directement aux assistantes maternelles. Le double enjeu visé par cette évolution est à la fois d'éviter l'avance des frais de garde, difficile à assurer pour certaines familles, et de rassurer les assistantes maternelles sur la solvabilité des familles, lorsque celles-ci sont en insertion. Ce dispositif n'occasionnerait aucun coût supplémentaire pour les institutions. De plus l'accueil individuel coûte globalement moins cher à la collectivité qu'un accueil en équipement collectif. Des freins réglementaires heurtent l'avancement du projet, techniquement faisable. Une évolution législative est donc nécessaire. Elle lui demande donc les mesures qu'elle envisage afin de mettre en oeuvre un tel projet qui présente des avantages certains aussi bien pour les familles, pour les assistantes maternelles et pour les institutions.
Mme Elisabeth Pochon attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur la nécessité de faciliter la conciliation entre l'activité de sapeur-pompier volontaire et la vie professionnelle de ceux-ci au sein de la fonction publique. En effet, les 200 000 sapeurs-pompiers volontaires représentent un élément essentiel du dispositif français de lutte contre les incendies et de secours. Leurs compétences et les conditions d'exercice du volontariat demeurent toutefois méconnues en dépit des efforts réalisés en matière d'information par les bureaux du volontariat des services d'incendie et de secours. Nombre de sapeurs-pompiers volontaires éprouvent des difficultés à concilier cet engagement avec leurs impératifs professionnels, tandis que leurs employeurs méconnaissent l'intérêt en matière de prévention des incendies et des accidents du travail de la formation dont ils bénéficient. Enfin, la proportion de sapeurs-pompiers volontaires employés dans les trois fonctions publiques, au nombre de 21 000, apparaît trop faible. Aussi est-il nécessaire, afin d'encourager les vocations et reconnaître à sa juste valeur l'engagement des sapeurs-pompiers volontaires, de mieux faire connaître leur rôle et leurs compétences. Elle lui demande donc, selon quelles modalités il entend faciliter la conciliation de leur activité professionnelle avec l'existence de leurs missions.
Voir la réponseMme Elisabeth Pochon appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur la tarification des parkings automobiles. Les sociétés gestionnaires de parkings usent d'une pratique consistant à facturer au client le temps passé par tranches horaires d'une heure, voire à la journée pour les longues durées. Cela conduit à une tarification progressive. Une étude de l'association nationale de défense des consommateurs et usagers, indique que cette pratique est utilisée dans 80 % des parkings de l'hexagone. Cet usage amène des coûts non négligeables pour les utilisateurs. La législation européenne a conduit opérateurs téléphoniques à mettre un terme à la facturation à la minute indivisible. La nécessité de protéger les droits des usagers des parkings impliquerait, d'en faire de même et d'envisager une tarification à la minute, le développement technologique permettant une précision infaillible dans le décompte du temps passé. Elle demande donc au ministre si des mesures peuvent être prises dans ce sens ?
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Mme Elisabeth Pochon alerte M. le ministre de l'intérieur sur la recrudescence de la délinquance liée au commerce de l'or. Dans sa circonscription, une bijouterie a été le théâtre d'un vol violent, trois hommes encagoulés et gantés ont défoncé la porte d'entrée et brisé les vitrines de la boutique avec un bélier portable pour s'emparer d'un butin de 40 000 euros de bijoux en or. Par ailleurs, l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales note une hausse des cambriolages en 2012 : + 8,8 %. Selon l'ONDRP 346 987 cambriolages ont été perpétrés entre décembre 2011 et novembre 2012 soit une hausse de 8,2 % des cambriolages de résidences principales soit + 16 248 faits constatés en comparaison à la même période de l'année précédente. Les délinquants cherchant principalement à soustraire les bijoux en or, faciles à transporter et surtout à revendre. Parallèlement on observe que de plus en plus de boutiques rachetant l'or ouvrent dans les villes. L'absence d'encadrement de la procédure de rachat d'or favorise indiscutablement la délinquance décrite. En effet aucun justificatif de la provenance de l'objet n'est exigé. Ainsi elle lui demande dans quelle mesure peut-il mettre en œuvre un encadrement de ce commerce ce qui permettrait de lutter contre cette forme de délinquance.
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Intervention en séance publique
Mme Elisabeth Pochon attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur la situation des personnes nées en France métropolitaine avant le 1er janvier 1963 de parents algériens. Ces personnes, nées en France et qui auraient donc pu prétendre à la nationalité française en vertu du droit du sol, ne se sont pas vues attribuer cette nationalité par l'ordonnance n° 62-825 du 21 juillet 1962 relative à certaines dispositions concernant la nationalité française. En vertu de cette ordonnance, les Algériens né en France après le 1er janvier 1963 (qui sont donc enfants d'étrangers) peuvent se prévaloir du droit du sol et prétendre à l'acquisition de la nationalité française, alors que les personnes nées avant cette date sur le même territoire ne le peuvent pas, alors que leurs parents pouvaient être, à la date de leur naissance, rattachés à la nationalité française. Cela crée une situation d'inégalité manifeste. Ainsi, elle souhaite qu'il lui indique quelles mesures il entend prendre pour y mettre fin.
Voir la réponseMme Elisabeth Pochon attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur le problème de la concurrence déloyale qui sévit actuellement dans le secteur du bâtiment en France. En effet, les entrepreneurs et les artisans du bâtiment se préoccupent du devenir de leur activité. La législation européenne autorise la libre circulation des travailleurs ou la liberté d'entreprendre, cependant nous devons faire face à de nombreuses entreprises étrangères intervenant sur le sol français qui instaurent une situation de concurrence faussée. La pratique du détachement de salariés européens par des entreprises communautaires s'apparente bien souvent à du « dumping social » qui soulève la double problématique de la concurrence déloyale et du droit des travailleurs sur notre sol. En effet, de nombreux cas de non-respect de la législation française en matière de droit du travail, notamment sur la durée légale et les conditions de travail sont rapportés par des entreprises locales et les syndicats du bâtiment. C'est toute l'activité du bâtiment en France, fortement impactée par la crise et par les hausses successives des taux de TVA qui se voit menacée par ce genre de pratiques. En Île-de-France, ce sont 75 000 établissements qui emploient plus de 200 000 actifs, et de nombreux emplois indirects qui sont affectés. Il est impératif pour la survie de nombreuses entreprises françaises que des mesures soient prises pour limiter les abus liés au détachement de travailleurs communautaires. Ainsi, elle lui demande donc de bien vouloir préciser les actions que le Gouvernement souhaite mettre en œuvre pour faire respecter la règle du détachement, et en matière de lutte contre le travail illégal des entreprises du secteur du bâtiment. Elle lui demande également si un texte législatif est envisagé pour promouvoir et rendre possible une concurrence juste et loyale dans ce secteur.
Voir la réponseMme Elisabeth Pochon interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l'économie et des finances, chargé de l'économie sociale et solidaire et de la consommation, sur la règlementation relative au recouvrement amiable des créances. Les sociétés de recouvrement agissent pour le compte de créanciers et sont règlementées par les articles R. 124-1 et suivants du code des procédures civiles d'exécution, qui imposent certaines obligations aux dites sociétés. Des sanctions sont prévues à leur encontre à l'article R. 124-7 du code précité qui punit d'une amende de cinquième classe le fait pour toute société de recouvrement de ne pas se conformer aux obligations de l'article R. 124-2 ou d'omettre l'une des mentions de l'article R. 124-4. En raison de la faiblesse des sanctions, les risques de dérives sont très importants eu égard à la situation de détresse dans laquelle se trouvent les débiteurs, qui sont généralement des consommateurs endettés. Ainsi, elle lui demande dans quelle mesure il est possible de renforcer la législation relative au recouvrement des créances afin de favoriser la protection des consommateurs.
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Mme Elisabeth Pochon appelle l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur l'accompagnement des familles lors de la perte d'un enfant. La durée de congé de deuil au cours de cette épreuve n'est pas à la mesure de l'épreuve qu'elles affrontent. L'allongement de la durée du congé de deuil est une question qui mérite toute notre attention et dont elle lui soumet l'étude.
Voir la questionAssemblée nationale
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