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Les
années noires :
le procès des Bataillons de la Jeunesse
(4-9 mars 1942)

© Assemblée nationale
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Le 4 mars 1942 s’ouvre au
Palais Bourbon le procès de sept jeunes communistes appartenant aux
Bataillons de la Jeunesse (FTPF). Arrêtés par la police vichyste et
livrés aux autorités allemandes, les sept accusés, âgés de 17 à 27
ans, comparaissent pour 17 attentats et sabotages contre l’armée d’occupation.
Ils s’appelaient : Roger HANLET, Acher SEMAHYA, Roger PELTIER,
Christian RIZO, Tony BLONCOURT, Pierre MILAN, Fernand ZALKINOW. Tous
seront condamnés à mort et fusillés au Mont-Valérien le 9 mars 1942,
au terme d’une parodie de procès qui dura trois jours. Procès auquel
l’occupant avait voulu donner une signification particulière en
choisissant comme lieu le symbole même de la démocratie et de la
République. Le 9 mars 2000, un hommage solennel de la Nation leur a
été rendu à l’Hôtel de Lassay, là où s’était tenu le procès.
Au cours de cette cérémonie,
M. Laurent Fabius, alors Président de l’Assemblée
nationale, a dévoilé une plaque commémorant le sacrifice de ces
résistants. Il devait notamment déclarer :
« La Résistance leur doit beaucoup et notre liberté aussi. Les nazis le
savaient et c’est la raison pour laquelle ils se montrèrent sans
pitié. »
(cf. Un procès au Palais Bourbon, par Éric Alary).
Voir aussi :
Cérémonie en hommage aux sept membres du Premier
Groupe des Bataillons de la Jeunesse (FTPF) condamnés à mort par un tribunal
militaire allemand siégeant au Palais Bourbon sous l'occupation et fusillés au
Mont Valérien le 9 mars 1942 (7 mars 2003)
La République dans la tourmente (1939 - 1945)
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