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Des territoires à exploiter
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1492
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Christophe Colomb découvre l'Amérique.
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1625
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Fondation, avec l'appui de Richelieu, de la Compagnie de Saint-Christophe, pour exploiter et mettre en valeur les Antilles.
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1633
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Création de la Compagnie du Cap du Nord, ayant privilège à la Guyane.
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1635
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La Compagnie de Saint-Christophe est absorbée par la nouvelle Compagnie des Îles d'Amérique.
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12 février 1635
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Affirmation du principe de l'Exclusif (les colonies ne peuvent commercer qu'avec la métropole).
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juin 1635
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Prise de possession de la Guadeloupe par Liénart de L'Olive et Du Plessis, au nom de la Compagnie.
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juin 1635
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Prise de possession de la Martinique par d'Esnanbuc, au nom de la Compagnie.
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1638
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Prise de possession de l'île Mascarin (la Réunion) par Goubert de Dieppe.
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1642
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Fondation, avec l'appui de Richelieu, de la Compagnie française de l'Orient ; elle organise la colonisation de Mascarin, désormais rebaptisée île Bourbon.
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1642
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Louis XIII autorise la traite des Nègres et l'esclavage.
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1650
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Début de l'industrie sucrière aux Antilles françaises, et de l'importation massive d'esclaves.
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1664
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Fondation par Colbert de la Compagnie des Indes occidentales, qui succède à la Compagnie des îles d'Amérique, et de la Compagnie des Indes orientales, qui remplace la Compagnie de l'Orient.
Bertrand d'Ogeron, au nom du Roi et de la Compagnie, prend possession de l'île de la Tortue et étend progressivement son autorité sur la partie Ouest de Saint-Domingue (Haïti) ; celle-ci sera finalement cédée par l'Espagne en 1697.
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1665
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La Martinique compte 5 500 habitants, la Guadeloupe 11 500, répartis pour moitié entre colons blancs et Noirs esclaves (la proportion de ceux-ci augmentera tout au long du XVIIIe siècle). Bourbon reçoit ses 20 premiers colons.
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1674
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Faillite et dissolution de la Compagnie des Indes occidentales. Rattachement des Antilles et de la Guyane au domaine royal.
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17 décembre 1676
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Débarquement de l'amiral d'Estrées à Cayenne ; après nombre de péripéties, la Guyane est définitivement française.
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mars 1685
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Édit « touchant la police des Isles de l'Amérique Françoise » (Code Noir). Il codifie le statut des esclaves, et reconnaît aux gens de couleur libres les mêmes droits qu'aux Blancs.
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1707-1716
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Limitation, puis suppression, du privilège affranchissant de la terre de France.
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1714
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Prise de possession de l'île de France (Maurice) ; l'administration royale, désormais maîtresse des deux Mascareignes, lui donnera toujours la prééminence sur Bourbon.
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1723
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Introduction du Code Noir à l'île Bourbon (pour limiter les abus des colons !).
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1759
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Arrêt du Conseil d'État instaurant des chambres mi-parties d'agriculture et de commerce aux Antilles (transformées en chambres d'agriculture en 1763).
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1759-63
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Occupation de la Martinique par les Anglais (guerre de Sept ans).
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1763
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Traité de Paris. Fin de la guerre de Sept ans ; la France perd Sainte-Lucie, la Dominique, son empire des Indes, ainsi que le Canada (sauf Saint-Pierre-et-Miquelon) en échange duquel elle garde la Martinique et la Guadeloupe.
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1763-64
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Tentative de colonisation du Kourou (Guyane) par Choiseul : 10 000 morts.
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4 août 1764
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Édit portant rachat par le domaine royal des îles de France et Bourbon.
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1767
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Adoucissement de l'Exclusif : c'est l' « Exclusif mitigé ».
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1777
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Déclaration du roi interdisant l'entrée en France des « Nègres, mulâtres et gens de couleur ».
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1777
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Interdiction des mariages interraciaux en France.
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1783
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Traité de Versailles : aux Antilles, la France obtient Sainte-Lucie et Tobago.
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1787
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La Martinique compte 89 000 habitants (dont 11 000 Blancs (12,5 %), 5 000 mulâtres ou Noirs libres (5,5 %), 73 000 Noirs esclaves (82 %) ; la Guadeloupe compte 102 000 habitants (14 000 Blancs, 3 000 Libres de couleur, 85 000 esclaves (83 %) ; Bourbon compte 56 000 habitants (8 000 Blancs, 1 000 Libres de couleur (moins de 1,7 %) 47 000 esclaves (84 %), Cayenne 12 500 habitants (1 300 Blancs, 400 Libres, 10 700 esclaves (86 %).
Saint-Domingue compte près de 500 000 habitants, dont 450 000 esclaves (nés en Afrique pour la moitié), 25 000 Blancs (5 %) et autant de mulâtres.
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Les bouleversements de la Révolution
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1787
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A la Martinique et à la Guadeloupe, remplacement des chambres d'agriculture par des assemblées coloniales chargées de délibérer sur l'assiette et la répartition de l'impôt.
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1788
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A Paris, création de la Société des Amis des Noirs (Mirabeau, Condorcet, Brissot, Lavoisier, l'abbé Grégoire, Pétion, Lacépède...). Elle a pour objet l'abolition de la traite et de l'esclavage.
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1788-1789
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La convocation des États-Généraux ne prévoit aucune représentation des colonies.
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début 1789
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A Saint-Domingue, le gouverneur invite les habitants à exposer individuellement leurs doléances. Malgré son opposition, et à l'instigation des grands planteurs de Paris, trois comités coloniaux (qui fusionneront en une « assemblée coloniale ») se forment et élisent 37 députés pour les représenter à Versailles.
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5 mai 1789
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Ouverture des États-Généraux.
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8 juin 1789
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Refoulés par la Noblesse - la Couronne ne veut pas les admettre - 8 des députés (tous nobles) de Saint-Domingue sont admis comme « observateurs » par le Tiers.
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20 juin 1789
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Les « députés » de Saint-Domingue sont admis à titre provisoire par l'Assemblée nationale ; plusieurs prêtent le serment du Jeu de Paume.
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27 juin, 3 et
4 juillet 1789
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Vif débat sur la représentation de Saint-Domingue. A défaut de sa suppression, Mirabeau obtient qu'elle soit réduite à 6 députés pour tenir compte du fait qu'elle ne représente que les Blancs.
Devant ce précédent, les autres colonies s'organisent pour obtenir elles aussi une représentation.
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26 août 1789
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Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen (Article premier : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits »).
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22 septembre 1789
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La Constituante valide l'élection de deux députés de la Guadeloupe, élus par le « Comité des propriétaires des colonies résidant à Paris ».
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14 octobre 1789
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La Constituante valide l'élection de deux députés de la Martinique, élus par le « comité des colons séant à Paris ».
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22 octobre 1789
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Une délégation des mulâtres de Paris est reçue par la Constituante et admise aux honneurs de la séance ; mais devant l'opposition des colons blancs, l'Assemblée se refuse à lui accorder les 6 sièges qu'elle réclame au nom de la Déclaration des droits ; de nouvelles requêtes, le 28 novembre 1789 et le 30 janvier 1790 n'auront pas plus de succès.
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novembre 1789
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A la Martinique, l'assemblée coloniale provoque la création d'une assemblée générale qui fait rédiger des cahiers de doléances.
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8 et 28 mars 1790
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Décret et instruction de la Constituante sur l'organisation des colonies : elles seront dotées d'assemblées coloniales, élues au scrutin à deux degrés. Les électeurs devront avoir 25 ans et être soit propriétaires, soit domiciliés dans la même paroisse depuis deux ans et payer une contribution. Les lois relatives aux colonies, si elles pourront être préparées par les assemblées coloniales, devront être décrétées par l'Assemblée nationale et sanctionnées par le Roi ; les colonies auront des municipalités.
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13 avril 1790
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A Saint-Domingue, les colons blancs réunissent une assemblée insurrectionnelle et séparatiste à Saint-Marc.
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juin 1790
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En Guyane, l'assemblée coloniale élue en application du décret du 8 mars prend le pouvoir.
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27 juillet 1790
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La Constituante admet 3 députés de la Guadeloupe, élus par l'Assemblée générale réunie au Petit-Bourg à raison d'un par sénéchaussée (Grande-Terre, Basse-Terre, Marie-Galante).
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25 mai 1790
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A Bourbon, la consultation par le pouvoir royal des habitants pour l'instauration d'une assemblée coloniale (d'Ancien régime) dérape. Les députés élus se forment en assemblée générale, qui se proclame inviolable et, le 23 juillet, s'empare du pouvoir législatif. L'assemblée générale organise des municipalités élues.
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16 octobre 1790
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Insurrection de mulâtres à Saint-Domingue, devant le refus des Blancs de leur appliquer le décret du 8 mars.
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octobre-novembre 1790
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A Bourbon, élection d'une assemblée coloniale en application des textes des 8 et 28 mars ; elle réorganisera l'administration de l'île et exercera le pouvoir jusqu'en 1801.
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12 février 1791
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La Constituante admet deux députés de l'île de France (Maurice) élus par l'assemblée coloniale (d'Ancien régime) le 27 avril 1790 (il s'agit des suppléants, les titulaires ayant péri dans un naufrage).
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4-5 avril 1791
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L'assemblée coloniale de Cayenne décrète que tous les Indiens de la Guyane sont réputés citoyens... à condition de ne pas être métissés avec des Noirs !
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13 mai 1791
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Sur la proposition de Barnave, la Constituante décrète qu' « aucune loi sur l'état des personnes non libres ne pourra être faite pour les colonies, que sur la demande formelle et spontanée des assemblées coloniales ». C'est le maintien de l'esclavage, à la discrétion des colons.
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15 mai 1791
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Vote inopiné de l'amendement Reubell, accordant la plénitude des droits de citoyen aux « gens de couleur, nés de père et mère libres ». L'amendement - de repli - ne concerne que quelques centaines des Libres de couleur ; mais ceux-ci sont déjà entre 20 % et 40 % des Blancs et aussi nombreux qu'eux à Saint-Domingue. Fureur des députés colons devant cette bombe à retardement.
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15 août 1791
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Le député Bertrand, élu par l'assemblée générale de l'île Bourbon (la Réunion) le 4 octobre 1790, en application du décret du 8 mars, débarque à Lorient après presque 4 mois de mer ; il arrivera trop tard pour siéger à la Constituante.
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22 août 1791
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Soulèvement des esclaves de Saint-Domingue. L'ordre colonial n'y sera plus jamais rétabli.
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3 septembre 1791
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Constitution : « Le nombre des représentants au Corps législatif est de 745, à raison des 83 départements dont le Royaume est composé, et indépendamment de ceux qui pourraient être accordés aux Colonies » (Titre III, chapitre 3, section I, article premier).
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24 septembre 1791
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Loi constitutionnelle sur les colonies : elle revient sur les dispositions du 15 mai.
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28 septembre 1791
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Avant de se séparer, la Constituante rétablit le privilège affranchissant de la terre de France (« Tout individu est libre aussitôt qu'il est entré en France »).
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28 mars 1792
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Sur le rapport de Gensonné, l'Assemblée législative établit les droits politiques des Libres et décide que les colonies auront des députés, élus par leur assemblée coloniale (loi du 4 avril 1792).
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29 mars 1792
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En application de la décision de la veille, Bertrand, dont l'élection a été reconnu régulière, est admis à la Législative. Il en sera le seul député colonial.
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10 août 1792
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A Paris, soulèvement populaire et déchéance du Roi. Établissement du suffrage universel.
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21 septembre 1792
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Première séance de la Convention nationale.
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septembre-novembre 1792
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La Contre-révolution triomphe à la Martinique et à la Guadeloupe.
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décembre 1792
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Les républicains reprennent le contrôle de la Guadeloupe.
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3 février 1793
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Le gouverneur Rochambeau (fils du général) réussit à débarquer à la Martinique. Il y assure son autorité, instaure une politique d'inspiration montagnarde (sur les biens des émigrés, du clergé, la création de clubs...), accorde l'égalité civique aux Libres de couleur, et organise des élections municipales et coloniales.
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février 1793
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La Convention entre en guerre contre l'Angleterre et la Hollande. Les communications deviennent aléatoires avec les colonies, qui vont vivre en situation de quasi-indépendance.
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15 mars 1793
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L'île Bourbon est rebaptisée île de la Réunion par la Convention (en hommage à la réunion des insurgés parisiens et des fédérés marseillais le 10 août 1792, cause efficace de la chute des Bourbons).
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4 avril 1793
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L'assemblée coloniale de la Réunion accorde l'égalité civique aux Libres de couleur. Avril 1793 : les Anglais occupent la Guadeloupe.
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10 avril 1793
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Admission à la Convention de son premier député d'outre-mer : André Pomme, dit Pomme l'Américain, de Cayenne.
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mai 1793
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Jeannet, cousin de Danton, commissaire en Guyane ; sauf une courte interruption il y « régnera » jusqu'au Consulat.
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2 juin 1793
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A Paris, la Montagne prend le contrôle de la Convention.
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29 août 1793
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Débordé par les révoltes et les Anglais, le commissaire civil à Saint-Domingue, Sonthonax, reconnaît « la liberté générale des Africains et de leurs descendants ».
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18 septembre 1793
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Admission à la Convention de Janvier Littée, mulâtre, élu député de la Martinique le 28 octobre 1792, premier député de couleur membre d'une Assemblée parlementaire en Europe.
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26-28 octobre 1793
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L'assemblée représentative de la Martinique, élue sous Rochambeau, vote la transformation de la colonie en département.
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3 février 1794
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Séance mémorable à la Convention : admission des députés de Saint-Domingue Dufay de La Tour (blanc), Jean-Baptiste Mills (mulâtre), Jean-Baptiste Belley (noir, né à Gorée, Sénégal). Accolades, applaudissements, discours.
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4 février 1794
(16 pluviôse an II)
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Dans la foulée de la journée de la veille et à l'initiative des dantonistes, abolition de l'esclavage par la Convention. [Voir aussi : abolition de l'esclavage]
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23 mars 1794
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Malgré la défense organisée par Rochambeau, la Martinique est occupée par les Anglais. Elle le restera jusqu'au 7 juillet 1802 (paix d'Amiens). Le décret du 16 pluviôse an II sur l'abolition n'y parviendra jamais, et ne s'y appliquera donc pas.
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14 mai 1794
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En Guyane, annonce de l'abolition de l'esclavage ; les esclaves se dispersent.
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juin-décembre 1794
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Le sans-culotte Victor Hugues, envoyé par la Convention, reconquiert la Guadeloupe. La Terreur est mise à l'ordre du jour ; l'esclavage est aboli ; des Noirs et des mulâtres deviendront officiers. Jusqu'en 1798, Hugues exerce une véritable dictature personnelle.
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9 thermidor an II
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Chute de Robespierre.
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2 ventôse an II
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Besnard, député de la Réunion, est admis à la Convention.
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5 fructidor an III
(20 février 1795)
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Constitution (Directoire). « Article 6 : Les colonies françaises sont parties intégrantes de la République et sont soumises à la même loi constitutionnelle ».
« Article 7 : Elles sont divisées en départements, ainsi qu'il suit : (...) La Guadeloupe. Marie-Galante. Les Saintes et la partie française de Saint-Martin ; La Martinique ; la Guyane française et Cayenne ; (...) L'île de la Réunion ; (...) »
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21 juillet 1796
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Les envoyés du Directoire, arrivés à l'île de France pour faire exécuter la loi du 16 pluviôse an II sur l'abolition, sont rembarqués de force. Les assemblées coloniales des îles de France et de la Réunion se refuseront toujours à l'appliquer.
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4 vendémiaire an IV
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Loi électorale. Les députés des colonies à la Convention sont prorogés dans les nouveaux Conseils pour une durée soit d'un an, soit de deux ans.
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26 vendémiaire an IV
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Detcheverry, deuxième député de la Réunion, est admis à la Convention.
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1er prairial an VI
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Fin de la prorogation des derniers députés d'outre-mer ; la représentation des colonies devient épisodique (non seulement les Anglais tiennent les mers, mais les coups d'État annulent les élections !).
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1798-1799
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La Guyane, bagne politique (la « guillotine sèche »). Y seront déportés Collot d'Herbois, Billaud-Varenne, Barbé-Marbois, Laffond-Ladebat, Rovère, Pichegru...
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18 brumaire an VIII
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Coup d'État. Napoléon Bonaparte Premier Consul.
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22 frimaire an VIII
(13 décembre 1799)
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Constitution. Les colonies ne sont plus représentées au Corps législatif (Art. 31 : « Le Corps législatif est composé de 300 membres (...) ; il doit toujours s'y trouver un citoyen au moins de chaque département de la République ». Art. 91 : « Le régime des colonies françaises est déterminé par des lois spéciales ».
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30 janvier 1801
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L'assemblée coloniale de la Réunion énonce le double refus de la colonie de se détacher de la France et d'abolir l'esclavage; intervention nette du futur ministre Villèle.
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25 mars 1802
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Traité d'Amiens. La France retrouve la Martinique et la Guadeloupe.
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30 floréal an X
(20 mai 1802)
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Rétablissement de l'esclavage et de la traite « conformément aux lois et règlements en vigueur avant 1789 ».
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28 mai 1802
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Les officiers noirs de la Guadeloupe, qui avaient pris les armes devant l'imminence du rétablissement de l'esclavage (révolte de Delgrès) préfèrent se suicider, dans l'explosion de leurs retranchements, plutôt que de se rendre.
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Dans la conscience des Noirs et mulâtres, la République a laissé le souvenir de l'égalité des droits et de l'abolition de l'esclavage.
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7 juin 1802
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A Saint-Domingue, Leclerc soumet Toussaint Louverture.
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2 juillet 1802
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Réduction des droits civils des Libres de couleur par rapport à ceux des Blancs.
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1803
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A l'annonce du rétablissement de l'esclavage, soulèvement général à Saint-Domingue. Les troupes françaises quittent définitivement l'île.
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1er janvier 1804
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Proclamation de l'indépendance d'Haïti (ex-Saint-Domingue).
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an XII
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Les Blancs des colonies votent lors du plébiscite sur l'hérédité de l'Empire.
En 1807 le Parlement britannique abolit la Traite.
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1808-17
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Conséquences de la guerre en Europe, les Portugais occupent la Guyane (de 1808 à 1817), les Anglais la Martinique (1809-1816), la Guadeloupe (1810-1816), et l'île Bonaparte (c'est le nouveau nom de la Réunion) de 1810 à 1815.
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vers 1814
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Aux Antilles, la Révolution se conclut par une augmentation importante des Libres de couleur (8 000 à la Guadeloupe contre 13 000 Blancs) ; leur proportion augmentera jusqu'en 1848, où ils représentent environ le double des Blancs.
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1814-1815
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Chute de Napoléon. Traités de Paris (30 mai 1814, puis 20 novembre 1815). L'Angleterre garde l'île de France (Maurice), les Seychelles, Tobago et Sainte-Lucie, et ne rend à la France que la Martinique, la Guadeloupe et l'île de la Réunion.
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Outre quelques pêcheries (Saint-Pierre-et-Miquelon) et stations de traite (Corée, Sénégal), il ne reste de l'empire colonial français, deux cent ans après ses débuts, que la Martinique, la Guadeloupe, la Réunion et la Guyane.
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La conquête de la citoyenneté
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1815
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En application du premier traité de Paris, la France abolit la traite négrière (Napoléon, pendant les Cent-Jours).
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vers 1815
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Bourbon abandonne la culture du café pour devenir une île à sucre. 1825 Le Roi de France (Charles X) reconnaît l'indépendance d'Haïti.
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vers 1820-1830
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En 1831, la Martinique compte 119 000 habitants (9 500 Blancs, 23 500 mulâtres ou Noirs libres, 86 000 Noirs esclaves) ; la Guadeloupe 112 000 habitants (10 500 Blancs, 10 500 Libres de couleur, 91 000 esclaves) ; en 1825 Bourbon compte 82 000 habitants (17 000 Blancs, 6 000 Libres de couleur, 59 000 esclaves) ; en 1819 la Guyane a 16 000 habitants (1 000 Blancs, 1 700 Libres, 13 300 esclaves).
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21 avril 1825
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Ordonnance réorganisant l'administration de l'île Bourbon : un Gouverneur tout-puissant est assisté d'un « conseil général » de droit commun (c'est-à-dire consultatif, et désigné par le Roi sur une liste double présentée par les conseils municipaux).
Un « député » (délégué auprès du Gouvernement à Paris) est choisi par le Roi sur une liste triple présentée par le conseil général.
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9 février 1827
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Le statut de l'île Bourbon est étendu aux autres colonies.
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1827
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A la suite de l'affaire Bissette (mulâtre condamné aux travaux forcés à perpétuité pour diffusion d'opinions sur les droits des Libres de couleur), la magistrature coloniale, organisée comme en métropole, est dotée de juges envoyés de France.
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1828
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Promulgation aux colonies du code pénal et des codes d'instruction civile et criminelle. C'est l'instauration de l'égalité civile et pénale devant la Justice de tous les hommes libres, indépendamment de la couleur de leur peau.
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5 juillet 1830
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Prise d'Alger. Prémisses du deuxième empire colonial français.
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28, 29, 30 juillet 1830
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Révolution à Paris. Louis-Philippe Ier Roi des Français (monarchie de Juillet).
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23 avril 1830
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Les conseils généraux des colonies élisent directement leur « député ».
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24 février 1831
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Loi accordant aux Libres de couleur la plénitude des droits civils (dont l'accès à la milice, équivalent local de la Garde nationale).
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1831-32
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Lois améliorant le sort des esclaves (interdiction des peines de mutilation) et facilitant leur affranchissement ; suppression de la taxe d'affranchissement, clarification de la situation des « Libres de fait » - affranchis non enregistrés et leurs descendants - ; les Noirs découverts sur les négriers clandestins sont déclarés libres.
Extinction de la traite illégale.
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24 avril 1833
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« Charte coloniale » :
Les Libres de couleur accèdent à la plénitude des droits politiques et deviennent électeurs et éligibles dans les mêmes conditions que les Blancs (c'est-à-dire, comme en métropole, sous la condition d'un cens très élevé).
Comme les conseils généraux métropolitains, les 4 « conseils coloniaux » sont désormais élus au suffrage direct (censitaire). A partir de 1841, ils votent leur budget dans les mêmes conditions que les départements métropolitains. Sauf en Guyane, les conseils municipaux, comme en métropole, sont désormais électifs (mais leurs maires et adjoints nommés).
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1833
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Le Parlement britannique vote la suppression de l'esclavage.
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1834
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Création de la Société pour l'abolition de l'esclavage présidée par le duc de Broglie.
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1837
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La question de l'émancipation générale des esclaves est désormais posée rituellement chaque année devant le Parlement. (notamment par Tocqueville en 1840).
Dans la perspective d'une émancipation générale qui paraît désormais de plus en plus inévitable, les frères de l'Instruction chrétienne de Ploërmel se voient confier par l'État l'instruction publique à la Guadeloupe et à la Martinique : il s'agit d'éduquer les futurs libérés.
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1842
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Victor Schoelcher publie « Des colonies françaises. Abolition immédiate de l'esclavage ».
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2 juillet 1843
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Loi égalisant les droits sur le sucre de canne et le sucre de betterave : début du déclin des îles à sucre.
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1843
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Au Parlement, rapport de la commission Broglie sur l'esclavage : il prône sa suppression progressive par l'affranchissement automatique des enfants à naître.
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22 janvier 1844
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Pétition des ouvriers parisiens pour l'abolition.
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15 juillet 1845
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Loi Mackau interdisant de refuser son affranchissement à l'esclave capable de payer son rachat.
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1846-1847
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Affranchissement des esclaves (peu nombreux) du Domaine de la Couronne.
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juin 1846
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Loi Mackau transférant aux municipalités le pouvoir de police des maîtres sur leurs esclaves. [Voir aussi : abolition de l'esclavage]
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24 février 1848
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Révolution à Paris. Deuxième République
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2 mars 1848
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Proclamation du suffrage universel.
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4 mars 1848
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Proclamation du Gouvernement provisoire : « Nulle terre française ne peut plus porter d'esclaves ».
Victor Schoelcher est nommé « sous-secrétaire d'État chargé spécialement des colonies et des mesures relatives à l'abolition de l'esclavage ».
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27 avril 1848
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Décret du Gouvernement provisoire abolissant l'esclavage.
La combinaison de l'abolition de l'esclavage et du suffrage universel fait des esclaves libérés autant de nouveaux électeurs. Il n'y a plus dans les quatre « vieilles colonies » que des citoyens de plein droit.
[Voir aussi : abolition de l'esclavage]
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1848
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Élections au suffrage universel de l'Assemblée nationale constituante et des conseils municipaux, aux colonies comme ailleurs.
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1848
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Le mulâtre et polytechnicien Perrinon gouverneur de la Guadeloupe.
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août 1848
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Victoire électorale de Schoelcher et de ses partisans aux Antilles : Louisy Mathieu, un Noir, « nouveau libre », député de la Guadeloupe.
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2 décembre 1851
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Coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte. Suppression de la représentation parlementaire des colonies. Le statut des colonies est confié au Sénat (non élu).
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1851-1889
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Les anciens esclaves qui restent à la terre s'installent avec des contrats de colonage partiaire (sorte de métayage). Recrutement de travailleurs des Indes pour les plantations, surtout à la Réunion..
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3 mai 1854
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Sénatus-consulte fixant la « constitution » de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Réunion, (le Gouverneur est tout-puissant : le conseil général, élu pour une moitié seulement, est rétabli), et décidant que les autres colonies seraient régies par décret.
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31 mai 1854
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Création du bagne en Guyane : 70 000 transportés entre 1854 et 1939.
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1866
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Le Conseil général de la Guadeloupe réclame l'application du suffrage universel (sous le Second Empire les colonies ne participent pas aux élections et plébiscites).
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4 juillet 1866
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Sénatus-consulte accordant l'autonomie douanière aux colonies (abolition définitive du système de l'Exclusif ; légalisation de l'octroi de mer).
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Des îles dans la République
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4 septembre 1870
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Proclamation de la République.
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8-10 septembre 1870
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Rétablissement du suffrage universel, y compris pour les colonies.
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10 août 1871
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Loi sur les conseils généraux (ils sont élus et votent le budget). Les « vieilles colonies » sont organisées sur ce modèle.
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24 novembre 1874
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Motion du conseil général de la Martinique réclamant la constitution de l'île en département français (réitérée en 1882, 1925, 1938, 1945).
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à partir de 1875
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Toutes les grandes lois de la République sont étendues, tôt ou tard, aux anciennes colonies.
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1877
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La France rachète à la Suède Saint-Barthélemy - qu'elle lui avait vendue en 1784 - et après référendum la rattache à la Guadeloupe.
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1878
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Voeu du conseil général de la Martinique pour l'application aux colonies, au nom de l'égalité et de l'assimilation, de la loi de 1872 sur la conscription ; voeu renouvelé à l'unanimité en 1881, 1884 et 1885.
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5 avril 1884
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Loi sur l'organisation municipale. Elle s'applique immédiatement à la Guyane, la Martinique et la Réunion.
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1888
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Laïcisation des écoles publiques des colonies.
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1888
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La Martinique compte 175 000 habitants, la Guadeloupe 165 000, la Réunion plus de 200 000 et la Guyane 47 000.
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15 juillet 1889
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Loi sur le recrutement de l'armée. Art. 81 « Les dispositions de la présente loi sont applicables aux colonies de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane et de la Réunion ». (En fait cet article ne recevra pas d'application).
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15 juillet 1890
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Proposition de loi des sénateurs Vincent Allègre (Martinique) et Alexandre Isaac (Guadeloupe) : « Art. premier : Les colonies de la Guadeloupe et de la Martinique sont organisées en départements, et administrées comme telles, sous les réserves et conditions exprimées dans la présente loi ». Il sera régulièrement déposé de telles propositions jusqu'en 1946.
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11 janvier 1892
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Le tarif douanier (tarif Méline) est applicable aux colonies..
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mai 1898
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Élections législatives. A la Guadeloupe, victoire du leader socialiste Hégésippe Légitimus.
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8 mai 1902
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Éruption de la Montagne Pelée : 30 000 morts. Avec Saint-Pierre de la Martinique disparaît sa bourgeoisie métisse, en pointe dans le combat pour l'intégration républicaine..
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23 août 1902
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Décret étendant aux colonies de la Guadeloupe, la Martinique et la Réunion les lois de 1882, 1884 et 1886 sur l'obligation, la gratuité et la laïcité de l'enseigne ment scolaire. Il ne prendra son plein effet que lentement.
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23 nov. 1913
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Décret rendant applicable les lois sur le recrutement de l'armée (autrement dit la loi de 3 ans, du 7 août 1913) dans les quatre « vieilles colonies ». L'incorporation de contingents créoles dans l'armée française devient effective.
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1914-1918
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Première guerre mondiale. Les « vieilles colonies » fournissent chacune un contingent d'une quinzaine de milliers de conscrits (5 000 pour la Guyane) ; les troupes envoyées au feu auront 20 % de tués.
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16 novembre 1917
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Pour la première fois un ministre est un élu colonial : Henry Lemery, député de la Martinique, sous-secrétaire d'État aux transports maritimes et à la marine marchande (jusqu'en janvier 1920).
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1929
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La Martinique compte 250 000 habitants, la Guadeloupe 230 000, la Réunion 200 000 et la Guyane 47 500..
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3 novembre 1929
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Alcide Delmont, député de la Martinique, sous-secrétaire d'État aux colonies (jusqu'au 30 décembre 1930, dans les Gouvernements Tardieu).
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3 juin 1932
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Gratien Candace, député de la Guadeloupe, sous-secrétaire d'État aux colonies (jusqu'en janvier 1933)..
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1936-1938
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Félix Éboué, Noir de Guyane, gouverneur de la Guadeloupe.
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1938
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Gaston Monnerville, député de la Guyane, sous-secrétaire d'État aux colonies (21 juin 1937-13 mars 1938), obtient la fermeture du bagne.
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24 décembre 1941
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Ralliement de Saint-Pierre-et-Miquelon à la France Libre (Alain Savary, administrateur).
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24 décembre 1942
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Ralliement de la Réunion à la France Libre.
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printemps 1943
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Les Antilles et la Guyane révoltées échappent au pouvoir de Vichy : le 14 juillet, transfert des pouvoirs de l'amiral Robert au délégué du général de Gaulle.
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21 octobre 1945
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Élection de l'Assemblée constituante ; Eugénie Éboué, première femme député d'outre-mer (Guadeloupe).
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Des départements de plein droit
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19 mars 1946
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Loi érigeant en départements la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion et la Guyane. Art. premier : « Les colonies de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Réunion et de la Guyane française sont érigées en départements français». Art. 2 : « Les lois et décrets actuellement en vigueur dans la France métropolitaine et qui ne sont pas encore appliqués à ces colonies feront, avant le 1er janvier 1947, l'objet de décrets d'application à ces nouveaux départements ». Art. 3 : « Dès la promulgation de la présente loi, les lois nouvelles applicables à la métropole le seront dans ces départements, sur mention expresse insérée aux textes ».
La loi a été adoptée à l'unanimité sur le rapport d'Aimé Césaire, le plus jeune parmi les députés d'outre-mer. C'est l'achèvement, symbolique et effectif, de l'intégration. Les îles sont enfin séparées de l'Empire colonial : elles seront désormais administrées par des préfets, dépendant du ministère de l'Intérieur, et non plus par des administrateurs coloniaux ; à l'avenir c'est le législateur qui décidera de l'application des lois de métropole, et non plus le gouverneur. En revanche, malgré les particularités reconnues de ces départements, leurs conseils généraux n'auront pas plus de compétences que ceux de métropole. Il faudra attendre 1960, puis 1982, pour voir assoupli ce strict dispositif.
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27 octobre 1946
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Constitution de la IVe République : « Art. 73 : Le régime législatif des départements d'outre-mer est le même que celui des départements métropolitains, sauf exceptions déterminées par la loi. »
Ce dispositif, inverse de la loi du 19 mars, est encore plus symbolique d'une intégration sans réserve des nouveaux départements : toute loi votée s'y applique désormais de plein droit, sauf mention expresse.
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1947-1968
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Gaston Monnerville, sénateur de la Guyane (puis du Lot), Président du Conseil de la République, puis du Sénat. Il ne s'en est fallu que d'un renouvellement qu'en 1969 le Président de la République ne fût, par intérim, un provincial de couleur de la France d'outre-mer ; Gaston Monnerville a toujours regretté que ne soit pas advenu un événement si fortement symbolique.
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30 mars 1948
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Ultimes décrets d'introduction dans les départements d'outre-mer des textes en vigueur en métropole avant la loi de départementalisation : ils concernent notamment le droit du travail et la sécurité sociale.
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4 octobre 1958
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Constitution de la Ve République : « Art. 73 : Le régime législatif et l'organisation administrative des départements d'outre-mer peuvent faire l'objet de mesures d'adaptation nécessitées par leur situation particulière. »
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26 avril 1960
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Décrets aménageant l'organisation administrative des départements d'outre-mer. Le Conseil général devra être saisi des projets de lois et décrets portant adaptation des règles communes ; il pourra formuler des voeux en ce sens ; les pouvoirs de coordination du préfet sur les services de l'État sont renforcés.
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30 juillet 1960
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Loi de programme pour les départements d'outre-mer. Elle prévoit un plan triennal d'équipement et d'expansion économique de plus de 400 millions de francs dont près de 70 millions pour l'éducation nationale ; les années qui suivent sont celles de la mise à niveau, en matière d'infrastructures et de scolarisation, des départements d'outre-mer.
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années 60/70
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Développement d'un sentiment de déception envers les effets de la départementalisation ; apparition de mouvements parfois indépendantistes, mais surtout autonomistes.
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5 mai 1963
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Michel Debré, ancien Premier ministre est député de la Réunion ; il le restera jusqu'en 1988.
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19 juillet 1976
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Loi érigeant Saint-Pierre-et-Miquelon en département d'outre-mer. Son objet est d'abord symbolique : l'archipel est d'un loyalisme sans faille depuis toujours, et élit un député depuis 1945.
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1976-1981
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Raymond Barre, natif de la Réunion, Premier ministre.
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1979
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La Martinique et la Guadeloupe comptent chacune 310 000 habitants environ, la Réunion 490 000 (1978), la Guyane 63 500. Depuis 5 ans, la Martinique et la Guadeloupe ont chacune perdu 15 000 habitants.
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2 mars 1982
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Loi relative aux libertés des communes, des départements et des régions (loi de décentralisation).
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2 décembre 1982
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Décision du Conseil constitutionnel annulant la loi d'adaptation de la loi de décentralisation du 2 mars, fusionnant le conseil général et le conseil régional à la Guadeloupe, à la Martinique, à la Guyane et à la Réunion.
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31 décembre 1982
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Loi érigeant la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et la Réunion en régions monodépartementales.
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11 juin 1985
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Loi transformant Saint-Pierre-et-Miquelon en « collectivité territoriale ». La départementalisation de l'archipel n'a pas résisté aux difficultés posées par sa faible population (6 000 habitants) et par l'incompatibilité de son régime douanier avec les règles de la CEE.
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20 mars 1986
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Lucette Michaux-Chevry est la première femme député d'outre-mer à devenir ministre (secrétaire d'État à la francophonie, dans le deuxième gouvernement Chirac).
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1990
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La Martinique compte 360 000 habitants, la Guadeloupe 390 000, la Réunion 600 000 et la Guyane 120 000.
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17 juillet 1992
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Loi réformant l'octroi de mer. Il s'agit de rendre celui-ci plus efficient, mais aussi de le conformer à une décision du Conseil des ministres des Communautés européennes..
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1er janvier 1996
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Achèvement de l'alignement sur la métropole des prestations sociales et du montant du SMIC dans les départements d'outre-mer.
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Les populations d'outre-mer au sein du peuple français, dans un idéal commun de liberté, d'égalité
et de fraternité
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Février 1999
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Adoption par les assemblées régionales départementales du « pacte de développement pour la Guyane ».
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Janvier 2000
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Accord de Paris ; Mayotte devient une collectivité départementale
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13 décembre 2000
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Loi d'orientation pour l'outre-mer (LOOM)
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11 juillet 2001
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Loi n° 2001-616 relative à Mayotte
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17 mars 2003
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Adoption par le Parlement réuni en Congrès, du projet de loi constitutionnelle relatif à l'organisation décentralisée de la République.
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28 mars 2003
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Promulgation de la loi constitutionnelle n° 2003-276 du 28 mars 2003 relative à l'organisation décentralisée de la République introduisant dans la Constitution l'article 72-3 :
« La République reconnaît, au sein du peuple français, les populations d'outre-mer, dans un idéal commun de liberté, d'égalité et de fraternité.
La Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, la Réunion, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, les îles Wallis et Futuna et la Polynésie française sont régis par l'article 73 pour les départements et les régions d'outre-mer et pour les collectivités territoriales créées en application du dernier alinéa de l'article 73, et par l'article 74 pour les autres collectivités.
Le statut de la Nouvelle-Calédonie est régi par le titre XIII.
La loi détermine le régime législatif et l'organisation particulière des Terres australes et antarctiques françaises. »
Les collectivités d'outre-mer sont ainsi réparties en deux grandes catégories : d'une part, les départements et régions d'outre-mer (les DOM et les ROM : Guadeloupe, Guyane, Martinique et Réunion) et, d'autre part, les collectivités d'outre-mer (COM : Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Polynésie française, Wallis-et-Futuna). Restent à l'écart de cette classification deux territoires possédant chacun des particularités : la Nouvelle-Calédonie et les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF).
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Juillet 2003
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Loi n° 2003-660 du 21 juillet 2003 de programmation pour l'outre-mer
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Décembre 2003
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Référendums en Martinique et en Guadeloupe sur la réforme institutionnelle proposant la création d'une collectivité territoriale unique en lieu et place des deux actuelles régions monodépartementales et l'administration de chacune des deux îles par une assemblée unique élue pour cinq ans au scrutin proportionnel et regroupant les compétences actuelles des deux collectivités existantes mais également des compétences nouvelles, en matière de politique du logement, d'urbanisme, de transports, de fiscalité, de politique culturelle et sportive et d'association à la négociation de traités dans l'espace caribéen. La réforme a été rejetée (Martinique : 50,48 % de « non » et Guadeloupe : 72,98 % de « non »).
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29 mars 2009
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Les électeurs de Mayotte sont appelés à se prononcer par référendum sur la transformation de Mayotte en département : « Approuvez-vous la transformation de Mayotte en collectivité unique, appelée département, régie par l'article 73 de la Constitution, exerçant les compétences dévolues aux départements et régions ? ». Le « oui » l'emporte avec 95,2% des suffrages exprimés.
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10 janvier 2010
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Répondant à des demandes exprimées par les congrès des élus départementaux et régionaux, le 18 juin 2009 en Martinique et le 2 septembre 2009 en Guyane, le Président de la République avait annoncé, lors de son déplacement aux Antilles le 25 juin 2009, puis lors de sa rencontre avec les élus départementaux et régionaux de Martinique et de Guyane le 7 octobre 2009, son intention de consulter les électeurs martiniquais et guyanais sur l'évolution institutionnelle de leurs territoires.
Consultés par référendum, le 10 janvier 2010, sur l'institution d'une collectivité régie par l'article 74 de la Constitution, disposant d'un statut particulier tenant compte de ses intérêts propres au sein de la République (« Approuvez-vous la transformation de la Martinique -ou de la Guyane- en une collectivité d'outre-mer régie par l'article 74 de la Constitution, dotée d'une organisation particulière tenant compte de ses intérêts propres au sein de la République ? »), les électeurs de Guyane et de Martinique ont rejeté ce statut d'autonomie respectivement par 69,8 % et 78,9 % [Résultats de la consultation].
En conséquence une seconde consultation est organisée le 24 janvier 2010 sur la création d'une collectivité qui exercerait les compétences dévolues au département et à la région tout en demeurant régie par l'article 73 de la Constitution. La question posée aux électeurs de Martinique et de Guyane est : « Approuvez-vous la création d'une collectivité unique exerçant les compétences dévolues au département et à la région tout en demeurant régie par l'article 73 de la Constitution ? ». À 68,3 %, en Martinique, et à 57,49 %, en Guyane, les électeurs ont choisi la création d'une telle collectivité unique.
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Voir aussi :
Les députés élus dans les départements d'outre-mer :
Guadeloupe - Guyane - Martinique - Réunion
Loi de finances pour 2008 (outre-mer) :
Rapport n° 276, annexe 27 de M. Jérôme Cahuzac
Avis n° 278-IV de M. Alfred Almont (commission des affaires économiques)
Avis n° 281-VI de M. Didier Quentin (commission des lois)
Loi de finances pour 2009 (outre-mer) :
Rapport n° 1198, annexe 30 de M. Jérôme Cahuzac
Avis n° 1200-IV de M. Alfred Almont (commission des affaires économiques)
Avis n° 1203-VI de M. Didier Quentin (commission des lois)
Loi de finances pour 2010 (outre-mer) :
Rapport n° 1967, annexe 30 de M. Jérôme Cahuzac
Avis n° 1969-VIII de M. Alfred Almont (commission des affaires économiques)
Avis n° 1974-VI de M. Didier Quentin (commission des lois)
Loi de finances pour 2011 (outre-mer) :
Rapport n° 2857 - III - annexe 30 de M. Claude Bartolone
Avis n° 2860 - VIII de M. Alfred Almont
Avis n° 2863 - VI de M. Didier Quentin
Projet de loi pour le développement économique de l'outre-mer
Départementalisation de Mayotte (rapport d'information présenté par MM. Didier Quentin, Philippe Gosselin et René Dosière)
Projet de loi organique et projet de loi relatifs au département de Mayotte
Desserte aérienne de l'outre-mer (rapport d'information présenté par M. Joël Beaugendre - XIIe législature)
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LA FRANCE D'OUTRE-MER AUJOURD'HUI
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|
Superficie (km²)
|
Population au dernier recensement (année du recensement)
|
Densité
de population (hab./km²)
|
|
Guadeloupe
|
1 705
|
422 496 (99)
|
248
|
|
Guyane
|
83 534
|
157 213 (99)
|
1,9
|
|
Martinique
|
1 128
|
381 427 (99)
|
338
|
|
Réunion
|
2 512
|
706 300 (99)
|
281
|
|
Total DOM
|
88 879
|
1 667 436 (99)
|
19
|
|
Nouvelle-Calédonie
|
18 600 env.
|
196 836 (96)
|
11
|
|
Polynésie française
|
3 800 env.
|
245 405 (02)
|
65
|
|
Wallis-et-Futuna
|
142
|
14 166 (96)
|
100
|
|
Terres australes
et antarctiques françaises
(Terre Adélie exclue)
|
7 391
|
Population non permanente
|
-
|
|
Total collectivité
et territoires spécifiques - POM
|
30 000 env.
|
456 407
|
15
|
|
Mayotte
|
374
|
160 265 (02)
|
428
|
|
Saint-Pierre-et-Miquelon
|
242
|
6 316 (99)
|
26
|
|
Îles Éparses
|
44
|
Population non permanente
|
-
|
|
Clipperton
|
2
|
0
|
0
|
|
Autres statuts
|
662
|
166 581
|
251
|
|
Total général
|
119 500 env.
|
2 290 424
|
19
|
|