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Raoul PÉRET
(1870-1942)

Raoul Péret
© Assemblée nationale

Présidence  du 12 février 1920 au 31 mai 1924 et
du 22 juillet 1926 au 10 janvier 1927
(5 ans et 9 mois)

[Biographie et mandats]

Docteur en droit, avocat, Raoul Péret est en 1893 attaché d’Eugène Guérin, Garde des sceaux dans le premier cabinet de Charles Dupuy. Il est élu député de la Vienne en 1902. Son activité parlementaire est très soutenue : il est vice-président de la commission de la réforme judiciaire, membre de la commission de l’administration des cultes et de la décentralisation. Il dépose de multiples rapports et de nombreuses propositions de loi. Après 1907 il est rapporteur de nombreux budgets. En mars 1914, après la démission de Caillaux il occupe brièvement le poste de ministre du commerce, de l’industrie, des postes et télégraphes. Alors qu’il est président de la commission du commerce et rapporteur général de la commission du budget, il est nommé en 1917 Garde des sceaux dans le cabinet Painlevé. Bien qu’appartenant à la gauche républicaine et démocratique il est de nouveau vice-président en 1919 de la Chambre bleu horizon.

 Raoul Péret est élu Président de la Chambre le 12 février 1920. Dans une allocution prononcée le 12 février 1921, il déclare : « Jamais il ne fut plus nécessaire de pratiquer la politique des résultats. On attend de nous plus que des mots, alors que tant de problèmes se posent, qui exigent impérieusement des solutions. La restauration de nos finances, l’application intégrale et inflexible des traités sollicitent surtout nos énergies. Elles ne seront pas défaillantes.» Ces mots considérés comme une critique du peu d’efficacité de la politique de défense des droits réservés à la France par le traité de Versailles contribuèrent à la chute du Gouvernement dirigé par Georges Leygues. Il reste Président jusqu’au 31 mai 1924. La nouvelle Chambre issue de la victoire électorale du Cartel des gauches lui préféra Paul Painlevé.

Ministre des finances dans le neuvième gouvernement Briand de mai à juin 1926 -date à laquelle sa démission entraîne la chute du gouvernement-, il retrouve le « perchoir » du 22 juillet 1926, alors que Poincaré revient au pouvoir, jusqu'au 10 janvier 1927. Fernand Bouisson lui succède.

Il est élu sénateur en janvier 1927, puis nommé Garde des sceaux dans le deuxième cabinet d'André Tardieu, de mars à novembre 1930. Il doit démissionner en raison de la crise provoquée par l’affaire Oustric. Il comparait devant le Sénat constitué en Haute Cour de justice et il est acquitté le 24 juillet 1931 en l’absence de preuves suffisantes. Il ne retrouve pas son siège de sénateur aux élections d’octobre 1935.