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LA TROISIÈME RÉPUBLIQUE
1936

« Aux jours ensoleillés du Front populaire »

Présentation du premier Ministère Léon Blum 6 juin 1936

Présentation du premier ministère Léon Blum 6 juin 1936

© Archives de l'Assemblée nationale / Studio Intran

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Suffrage universel et programme législatif

 

Dans une séance restée fameuse dans l'histoire des Républiques françaises -pour la première fois un socialiste devient président du Conseil-, Léon Blum« aux jours ensoleillés du Front populaire »,  présentant, le 6 juin 1936, devant la Chambre des députés, le programme du gouvernement de Front populaire  souligne avec force la légitimité qu'il tire de la volonté du suffrage universel et le devoir qui lui incombe de mettre en oeuvre le programme économique et social soumis aux électeurs et approuvé par eux.

Aux heures sombres de la guerre, en 1942, traduit devant la Cour suprême de justice créée par la loi du 28 juillet 1940, Léon Blum prend, au cours de l’instruction, la défense de l’idéal des constituants de 1789, des principes et des lois de la République ; il identifie la République et le suffrage universel .

 

- Léon Blum.

Discours du samedi 6 juin 1936 à la Chambre des députés.

Compte rendu intégral de la séance du 6 juin 1936

Voir aussi : Discours prononcé le 6 septembre 1936 à Luna Park à la fête commémorative de la République.

Léon Blum s’est invité à cette manifestation afin de répondre aux interrogations de ses camarades de la Fédération de la Seine de la SFIO sur la politique du Gouvernement de Front populaire et d'en dresser un bilan. Mais l'essentiel de ses explications a trait à l'attitude du Gouvernement quant à la possibilité d'une intervention de la France en faveur du Gouvernement espagnol.

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- Léon Blum. A l'échelle humaine. Écrit en captivité sous l'Occupation)

« Quand on impute une responsabilité pénale à un homme, à un chef de gouvernement, sans établir et même sans alléguer rien qui touche à sa personne, sans articuler un seul fait contraire à la probité de l'homme, au devoir professionnel d'application, de labeur et de conscience ; quand on lui fait crime exclusivement d'avoir pratiqué la politique commandée par le suffrage universel souverain, contrôlée et approuvée par le Parlement délégataire de la souveraineté, alors on dresse le procès, non plus de cet homme, non plus de ce chef de gouvernement, mais du régime républicain et du principe républicain lui-même. Ce procès, je suis fier de le soutenir au nom des convictions de toute ma vie.

... Si la République doit rester ici l'accusée, nous resterons à notre poste de combat comme ses témoins et ses défenseurs. »

 

- Extrait des déclarations de Léon Blum devant la Cour de Riom (1942).

« Je ne suis pas sorti souvent de mon cabinet ministériel pendant la durée de mon ministère, mais chaque fois que Je suis sorti, que j'ai traversé la grande banlieue parisienne, et que j'ai vu les routes couvertes de ces théories de "tacots", de "motos", de tandems, avec des couples d'ouvriers vêtus de "pull-over" assortis et qui montraient que l'idée de loisir réveillait même chez eux une espèce de coquetterie naturelle et simple, tout cela me donne le sentiment que par l'organisation du travail et du loisir, j'avais malgré tout apporté une espèce d'embellie, d'éclaircie dans des vies difficiles... »

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CGT - Affiche de Flo, 1936

1,21 x 0,80

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Voir aussi :

Troisième République : Les députés de la XVIe législature

L'affaire Salengro

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