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50 ans de la Ve République à l'Assemblée nationale
en images et en ligne
- 28 septembre 1958, le peuple adopte la Constitution par référendum
- 4 octobre 1958, la
Constitution est promulguée
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1958
LA CINQUIÈME RÉPUBLIQUE
1958
13 mai : Comité de salut public à Alger.
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1er juin : Investiture de Charles de Gaulle par l'Assemblée nationale.
[Compte rendu intégral de la séance du dimanche 1er juin 1958]
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29 juillet : Le Comité consultatif constitutionnel créé par la loi du 3 juin est saisi de l'avant-projet de Constitution établi par le Gouvernement du général de Gaulle.
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14 septembre : Le général de Gaulle reçoit le chancelier Konrad Adenauer à Colombey-les-Deux-Églises.
24 septembre : Un mémorandum relatif à l'adaptation du Pacte Atlantique aux transformations survenues depuis 1949 dans la situation internationale est adressé par le général de Gaulle au Président des États-Unis, le général Eisenhower, et au Premier ministre du Royaume-Uni, Harold MacMillan.
26 septembre : Deux jours avant le référendum relatif au projet de Constitution le général de Gaulle prononce à l'Hôtel Matignon une allocution radiodiffusée et télévisée appelant les Français à voter oui.
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28 septembre : La nouvelle Constitution est approuvée par référendum. Ce référendum permet aussi, dans les territoires d’outre-mer, de se prononcer pour l’entrée dans la Communauté ou l’indépendance. Tous les territoires d'outre-mer ont voté oui, sauf la Guinée qui devient ainsi indépendante.
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Résultats du référendum du 28 septembre 1958
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Octobre-décembre : Plusieurs territoires d'outre-mer choisissent le statut d'État de la Communauté. Il s'agit de Madagascar, du Soudan français, du Sénégal, du Gabon, de la Mauritanie, du Moyen-Congo, du Tchad, de l'Oubangui-Chari, de la Côte-d'Ivoire, du Dahomey, de la Haute-Volta et du Niger. La Côte française des Somalis, les Comores, la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Saint-Pierre-et-Miquelon conservent le statut de territoire d'outre-mer de la République française.
20 et 30 novembre : Élections législatives
Les résultats des élections législatives des 23 et 30 novembre 1958
9 décembre : Ouverture de la première législature de la Ve République [Voir la séance d'ouverture de la première législature]
Constitution du Bureau d'âge et allocution du Président d'âge
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Jacques Chaban-Delmas est élu Président de l'Assemblée nationale. Au premier tour de scrutin il avait obtenu 259 suffrages et Paul Reynaud 168.
[Compte rendu intégral des séances des 9, 10 et 11 décembre 1958]
19 décembre : Le général Salan est remplacé par Paul Delouvrier en qualité de délégué général du Gouvernement en Algérie.
21 décembre : Élection du Président de la République par un collège élargi (80 000 électeurs environ au lieu de 1 000 parlementaires environ, comme c'était le cas depuis 1875).
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Selon les dispositions d'origine de l'article 6 de la Constitution le Président de la République est élu par un collège élargi (80 000 électeurs environ au lieu de 1 000 parlementaires environ, comme c'était le cas depuis 1875) :
« Le Président de la République est élu pour sept ans par un collège électoral comprenant les membres du Parlement, des conseils généraux et des assemblées des territoires d’outre-mer, ainsi que les représentants élus des conseils municipaux.
Ces représentants sont :
- le maire pour les communes de moins de 1000 habitants ;
- le maire et le premier adjoint pour les communes de 1000 à 2000 habitants ;
- le maire, le premier adjoint et un conseiller municipal pris dans l’ordre du tableau pour les communes de 2001 à 2500 habitants ;
- le maire et les deux premiers adjoints pour les communes de 2501 à 3000 habitants ;
- le maire, les deux premiers adjoints et trois conseillers municipaux pris dans l’ordre du tableau pour les communes de 3001 à 6000 habitants ;
- le maire, les deux premiers adjoints et six conseillers municipaux pris dans l’ordre du tableau pour les communes de plus de 6001 à 9000 habitants ;
- tous les conseillers municipaux pour les communes de plus de 9000 habitants ;
- en outre, pour les communes de plus de 30 000 habitants, des délégués désignés par le conseil municipal à raison de un pour 1000 habitants en sus de 30 000.
Dans les territoires d’outre-mer de la République, font aussi partie du collège électoral les représentants élus par des conseils des collectivités administratives dans les conditions déterminées par une loi organique.
La participation des États membres de la Communauté au collège électoral du Président de la République est fixée par accord entre la République et les États membres de la Communauté.
Les modalités d’application du présent article sont fixées par une loi organique. »
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Le général de Gaulle est élu président de la République.
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Résultats de l'élection présidentielle du 21 décembre 1958
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1959
1er janvier : Entrée en vigueur du traité de Rome sur le Marché commun.
15 janvier : Session extraordinaire du Parlement. Les membres du Sénat sont ceux du Conseil de la République jusqu'à son renouvellement le 26 avril.
Message du Général de Gaulle au Parlement
Janvier 1959 - avril 1962 : Michel Debré est Premier ministre. [Dossier Michel Debré]
[Tables nominatives des interventions de Michel Debré devant l'Assemblée nationale]
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© AFP |
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Janvier- avril : Adoption des Constitutions des douze anciens territoires d'outre-mer devenus États de la Communauté.
7 mars : La France soustrait ses forces navales en Méditerranée au commandement de l'O.T.A.N.
16 septembre : Formulation par le général de Gaulle du principe d'autodétermination.
15 octobre : Approbation par l'Assemblée nationale d'une déclaration du Gouvernement sur le principe d'autodétermination en Algérie par 441 voix contre 23.
24 décembre : Adoption par l'Assemblée nationale du projet de loi relatif aux rapports entre l'État et l'enseignement privé.
27 décembre : La population de Wallis et Futuna demande l'application du statut de territoire d'outre-mer.
1960
1er janvier : Entrée en vigueur du nouveau franc.
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Indépendance du Cameroun suivi par d'autres États au cours de l'année.
13 février : Explosion de la première bombe atomique française.
16-17 mai : Conférence au sommet à Paris entre les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et l'Union soviétique.
4 novembre : Dans une allocution télévisée, le général de Gaulle annonce un référendum sur l'autodétermination des populations algériennes.
22 novembre : Louis Joxe est nommé ministre
des affaires algériennes.
[Tables
nominatives des interventions de Louis Joxe devant l'Assemblée nationale]
6 décembre : Adoption définitive du projet de loi-programme d'équipement militaire.
1961
8 janvier : Autodétermination des populations algériennes et organisation des pouvoirs publics en Algérie avant l'autodétermination

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Résultats du référendum du 8 janvier 1961
sur l'autodétermination des populations algériennes et organisation des pouvoirs
publics en Algérie
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22 avril : Tentative de putsch par les généraux Challe, Jouhaud, Salan et Zeller.
13 août 1961 : Construction du « mur de Berlin ».
1er octobre : Fin de l'application de l'article 16 de la Constitution.
1962
14 janvier : Conclusion à Bruxelles d'un accord sur la politique agricole commune.
18 mars : Accords d'Evian, fin de la guerre d'Algérie.
8 avril 1962 : Ratification par référendum des accords signés à Évian-les-Bains le 18 mars 1962 (indépendance de l'Algérie)
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Résultats du référendum du 8 avril 1962 sur la ratification des accords d'Evian
En Algérie, le référendum d'autodétermination a lieu le 1er juillet 1962 |
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[Tables nominatives des interventions de Georges Pompidou devant l'Assemblée nationale]
17 avril : Réunion à Paris des Six ; le veto de la Belgique et des Pays-Bas bloque le plan Fouchet qui visait à une organisation politique de l'Europe.
27 avril : L'Assemblée nationale approuve par 259 voix contre 128 et 149 abstentions le programme du nouveau Gouvernement dont font nouvellement partie les leaders du MRP Pierre Pflimlin et Maurice Schumann [Tables nominatives des interventions de Maurice Schumann devant l'Assemblée nationale].
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15 mai : Conférence de presse du général de Gaulle. Démission des ministres M.R.P.
13 juin : 293 députés sur 545 signent un manifeste condamnant la politique étrangère du général de Gaulle.
3 juillet : La France reconnaît l'indépendance de l'Algérie.
16 juillet : Le Gouvernement a engagé sa responsabilité sur le vote d'un projet de loi de finances rectificative comportant des crédits supplémentaires en vue de la réalisation de la force nucléaire stratégique. Une motion de censure a été déposée et n'a pas été adoptée. Le projet de loi de finances rectificative est ainsi considéré comme adopté.
22 août : Le général de Gaulle échappe à un attentat au Petit-Clamart.
2 octobre : Une motion de censure signée par des députés modérés, M.R.P., radicaux et socialistes est déposée à l’Assemblée nationale à l’encontre du Gouvernement, qui doit répondre devant le Parlement de la décision de référendum
4 octobre : Le Général de Gaulle s'adresse aux Français avant que les députés n'ouvrent le débat sur la censure.
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5 octobre : L'Assemblée nationale adopte une motion de censure contre le Gouvernement Pompidou.
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6 octobre : Conformément à la Constitution, le Premier ministre présente au Président de la République la démission du Gouvernement. Le Général de Gaulle prend acte de cette démission; tout en faisant connaître qu'il a décidé de dissoudre l'Assemblée Nationale. Il invite le Gouvernement à continuer d'assurer ses fonctions jusqu'à l'ouverture de la nouvelle législature.
10 octobre : Le général de Gaulle dissout l'Assemblée nationale à la suite de l'adoption de la motion de censure à l'encontre du Gouvernement Pompidou visant, par-delà celui-ci, la volonté du chef de l'État de soumettre au référendum un projet de réforme de la Constitution ayant pour objet l'élection du Président de la République au suffrage universel. Dès l'annonce de la dissolution, les leaders des partis d'opposition (Centre national des Indépendants et Paysans, M.R.P., Parti radical, Parti socialiste S.F.I.O.) constituent ensemble le « Cartel des Non », manifestant ainsi leur intention de rester solidaires, après le référendum, au moment des élections législatives. La question de confiance que le Général de Gaulle pose ainsi au peuple français provoquera de vives critiques de la part des partisans du vote « non » : ceux-ci dénieront au Président de la République le droit de faire savoir qu'un vote négatif au référendum sur un objet qu'il estime capital, ne lui permettrait plus d'exercer ses responsabilités. Cette attitude de l'opposition rappelle celle qui s'était exprimée à l'Assemblée nationale Constituante au cours de la séance du 31 décembre 1945, lorsqu'on déniait au Général de Gaulle, alors Président du gouvernement provisoire, le droit d'annoncer qu'il se retirerait si l'Assemblée votait une réduction des crédits militaires qu'il estimait inapplicable et dangereuse.
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18 octobre : Le Général de Gaulle s'adresse aux Français dix jours avant le référendum.
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26 octobre : Deux jours avant le référendum relatif à l’élection du Président de la République au suffrage universel, le Général de Gaulle demande aux Français de voter « oui ».
28 octobre : Référendum sur l'élection du président de la République au suffrage universel.
Selon les dispositions initiales de la Constitution de 1958, le Président de la République n’était pas élu au suffrage universel direct. Il était élu par un collège électoral comprenant les députés, les sénateurs, les membres des conseils généraux et des assemblées des territoires d’outre-mer ainsi que les représentants élus des conseils municipaux. Sa légitimité ne provenait donc pas directement du peuple auquel appartient la souveraineté nationale.
Le Général de Gaulle soumet au référendum un projet de réforme visant à modifier ces dispositions constitutionnelles : les électeurs devront approuver ou rejeter l'élection du Président de la République au suffrage universel direct. Il s'agit de doter durablement le chef de l'État d'une légitimité populaire, d'une « confiance explicite de la nation », et de garantir son indépendance à l'égard des partis. Ce mode de désignation rompt avec une longue tradition parlementaire, interdisant que le chef de l'État ait une légitimité propre, directement issue de la souveraineté populaire. Il renforce un pouvoir présidentiel conçu, dès 1958, comme la clé de voûte des institutions. La pratique constitutionnelle confirme cette prépondérance lors des périodes de coïncidence des majorités présidentielle et parlementaire.
Le référendum donne lieu à l'une des batailles politiques les plus intenses de la Ve République. Un certain nombre de parlementaires sont très hostiles au projet de révision. Ils refusent que le Président de la République tire sa légitimité directement du peuple et qu'il soit le seul personnage de l’État élu par tous les Français. Un débat juridique s’engage sur la constitutionnalité de la procédure référendaire utilisée par le général de Gaulle, en application de l’article 11 de la Constitution et non de son article 89, pour éviter un blocage de la réforme par le Sénat. Le Président du Sénat, Gaston Monnerville, accuse le chef de l’État de « forfaiture ». Le 4 octobre, dans une allocution radiotélévisée, le général de Gaulle en appelle aux Français pour trancher le débat, engageant sa responsabilité devant le peuple, à l’occasion du référendum. Le 5 octobre l'Assemblée Nationale, majoritairement hostile à la réforme, adopte une motion de censure par 280 voix ; le gouvernement est renversé et le Premier ministre Georges Pompidou remet sa démission au Président de la République.
Le 28 octobre, les électeurs se prononcent par 62 % des suffrages exprimés en faveur de la révision constitutionnelle.
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Le Conseil constitutionnel, saisi par le président du Sénat, considère par une décision du 6 novembre 1962 que si l’article 61 de la Constitution lui donne mission d’apprécier la conformité à la Constitution des lois organiques et des lois ordinaires adoptées par le Parlement, aucune disposition ne lui attribue de compétence pour apprécier la conformité des lois adoptées par référendum ; ces dernières sont, en effet, l’expression directe du peuple souverain. Les élections législatives donnent la majorité aux candidats favorables au chef de l’État. La victoire du général de Gaulle à l’élection présidentielle de 1965 et les taux élevés de participation recensés lors des élections présidentielles successives confirment cette approbation populaire.
Voir la loi du 6 novembre 1962 relative à l'élection du président de la République au suffrage universel
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Résultats du référendum du 28 octobre 1962
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18 et 25 novembre : Élections législatives
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La coalition gaulliste obtient la majorité absolue aux élections législatives.
Les résultats des élections législatives des 18 et 25 novembre 1962
28 novembre : 2ème gouvernement Pompidou
Avril 1962 - juillet 1968 : Georges Pompidou exerce la fonction de Premier Ministre.
1963
14 janvier : À la suite des entretiens de Nassau entre les États-Unis et la Grande-Bretagne sur la création d'une force nucléaire multilatérale dans le cadre de l'O.T.A.N., le général de Gaulle décide de ne pas poursuivre les négociations sur l'entrée de la Grande-Bretagne dans le marché commun.
22 janvier : Signature à Paris d'un traité de coopération entre la France et l'Allemagne
14 mars-5 avril : Grève des mineurs.
12 septembre : Adoption d'un plan de stabilisation visant à combattre l'inflation.
18 décembre : Gaston Defferre annonce qu'il sera candidat
à la prochaine élection présidentielle.
[Tables
nominatives des interventions de Gaston Defferre devant l'Assemblée nationale]
1964
14 mars : Décrets instituant les commissions de développement économique régional (C.O.D.E.R.) et créant les préfets de région.
1965
11 février : La France renonce au système de Gold Exchange Standard.
25 juin : Gaston Defferre annonce qu'il renonce à être candidat à l'élection présidentielle.
4 novembre : Le général de Gaulle fait connaître qu'il se présentera à l'élection présidentielle.
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Première élection présidentielle au suffrage universel sous la Cinquième République.
La campagne électorale est la première en France à employer des techniques de propagande et d’information modernes.
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À la télévision des règles précises font respecter le principe d’égalité entre les candidats. Un peu moins d’un foyer sur deux est alors équipé d'un poste de télévision. Des sondages sont publiés. Jean Lecanuet fait une campagne moderne inspirée de celle de John F. Kennedy en 1960. Le général de Gaulle, en revanche, renonce à utiliser tout le temps d'antenne imparti lors de la campagne du premier tour. La participation électorale est importante : 84,7% des inscrits au premier tour, 84,3% au second.
La campagne pour l'élection présidentielle de 1965 se caractérise
par le rôle nouveau de la télévision.
(Photo : INA)
Au 1er tour les résultats sont les suivants :
Premier tour de l'élection présidentielle - 5 décembre 1965
Voix
% des inscrits
% des suffrages exprimés
Charles de Gaulle
10 828 523
37,45
44,65
François Mitterrand
7 694 003
26,61
31,72
Jean Lecanuet
3 777 119
13,06
15,57
Jean-Louis Tixier-Vignancour
1 260 208
4,36
5,20
Pierre Marcilhacy
415 018
1,44
1,71
Marcel Barbu
279 683
00,97
1,15
Le taux d'abstention est de 15 %.
Il y a ballottage.Le ballottage, pourtant annoncé par les sondages, constitue une surprise. En vue du second tour le général de Gaulle mène une campagne active à la télévision, répondant lors de trois émissions aux questions posées par Michel Droit.
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Le 19 décembre, le général de Gaulle est largement élu président de la République, avec 55,2 % des suffrages exprimés.
Affiche de campagne conçue par Lefor-Oppeno© Fondation Charles de Gaulle
Second tour de l'élection présidentielle - 19 décembre 1965
Voix
% des inscrits
% des exprimés
Charles de Gaulle
13.083.699
45,27
55,20
François Mitterrand
10 619 735
36,74
44,80
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1966
8 janvier : 3ème gouvernement Pompidou
6 mars : La France quitte la structure militaire intégrée de l'O.T.A.N.
1967
10 janvier : Valéry Giscard d'Estaing déclare dire « oui à la majorité, mais avec la ferme volonté de peser sur ses orientations ».
[Tables nominatives des interventions de M. Valéry Giscard d'Estaing devant l'Assemblée nationale]5 et 12 mars : Élections législatives.
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Progrès de la gauche aux élections législatives.
Les résultats des élections législatives des 5 et 12 mars 1967
Campagne pour les élections législatives de mars 1967
Georges Pompidou, candidat dans la 2e circonscription du Cantal
1968
Mai : Soulèvements étudiants et ouvriers. (Voir Mai 68 et ses suites législatives immédiates)
27 mai : Accords de Grenelle. (Voir le témoignage de M. Édouard Balladur)
Le ministre des Affaires sociales, Jean-Marcel Jeanneney
est en compagnie du Premier ministre Georges Pompidou,
de Jacques Chirac, secrétaire d'État chargé de l'Emploi et de Georges Séguy, secrétaire général de la CGT,
le 27 mai 1968, à la table des négociations pour un protocole d'accord, au ministère des Affaires sociales, rue de Grenelle à Paris.
© AFP
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30 mai 1968 : Dissolution de l'Assemblée nationale
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Le Président de l'Assemblée nationale Jacques Chaban-Delmas
annonce la dissolution de l'Assemblée nationale,
le 30 mai 1968
© AFP
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Le général de Gaulle interrogé à la télévision par Michel Droit, le 7 juin 1968
© AFP
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23 et 30 juin : Élections législatives
Les résultats des élections législatives des 23 et 30 juin 1968
Au second tour des élections législatives on dénombre 22 millions de votants (78% de participation). Raz-de-marée gaulliste. L’UDR et les Républicains indépendants regroupent 43,6% des voix et le Centre démocratique 10,3%, le PCF 20%, la FGDS 16,5% et le PSU 3,9%.
L'UDR obtient 293 sièges.
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Juillet 1968 - mai 1969 : Maurice Couve de Murville est Premier ministre.
[Tables nominatives des interventions de Maurice Couve de Murville devant l'Assemblée nationale]
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Maurice Couve de Murville, Premier ministre,
le 11 juillet 1968 au banc du Gouvernement.
© AFP
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Séance du 11 juillet 1968 (ouverture de la IVe législature de l'Assemblée nationale et de la session de droit prévue par la Constitution)
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Extraits de la déclaration du Gouvernement et du débat sur cette déclaration
[Compte rendu intégral de la 1ère séance du mercredi 17 juillet 1968]
1969
2 février 1969 : À Quimper, le général de Gaulle annonce un référendum sur la réforme des régions et la transformation du Sénat.
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27 avril : Référendum sur la régionalisation et le Sénat.
Les Français sont consultés sur la question suivante : « Approuvez-vous le projet de loi soumis au peuple français par le Président de la République et relatif à la création de régions et à la rénovation du Sénat ? »
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Le « non » l'emporte à 52,41 %.
Résultats du référendum du 27 avril 1969 relatif à la régionalisation et à la réforme du Sénat
Voix
% des inscrits
% des votants
% des suffrages exprimé
Inscrits
29 392 390
--
-
-
Abstentions
5 839 779
19,87
-
-
Votants
23 552 611
80,13
-
-
Nuls
643 756
-
2,73
-
Suffrages exprimés
22 908 855
-
97,27
-
OUI
10 901 753
37,09
46,29
47,59
NON
12 007 102
40,85
50,98
52,41
28 avril : Démission du général de Gaulle.
1er et 15 juin : élection présidentielle
Affiches de la campagne pour l'élection présidentielle. Juin 1969
Au 1er tour les résultats sont les suivants :
Premier tour - 1er juin 1969
Voix
% des inscrits
% des exprimés
Georges Pompidou
10 051 816
34,06
44,47
Alain Poher
5 268 651
17,85
23,31
Jacques Duclos
4 808 285
16,29
21,27
Gaston Defferre
1 133 222
3,84
5,01
Michel Rocard
816 471
2,77
3,61
Louis Ducatel
286 447
0,97
1,27
Alain Krivine
239 106
0,81
1,06
Affiche du Parti Communiste Français
réalisée à partir d'un mot d'ordre de Jacques Duclos.Élection présidentielle. Juin 1969
0,80 x 0,60
Le 15 juin Georges Pompidou est élu président de la République au 2ème tour face à Alain Poher avec 58,21 % des suffrages exprimés.
Le taux d'abstention s'élève à 31,15 % des inscrits.
Second tour - 15 juin 1969
Voix
% des inscrits
% des suffrages exprimés
Georges Pompidou
11 064 371
37,51
58,21
Alain Poher
7 943 118
26,93
41,79
Cérémonie d'installation du Président de la République Georges Pompidou
Palais de l'Élysée, 20 juin 196920 juin 1969 : Jacques Chaban-Delmas est nommé Premier ministre.
[Tables nominatives des interventions de Jacques Chaban-Delmas devant l'Assemblée nationale]
16 septembre : Le Premier ministre Jacques Chaban-Delmas présente au Parlement son projet de « nouvelle société ». [Vidéo]
1971
13 juin : Congrès de l'unité des socialistes à Épinay-sur-Seine.
10 juillet : Manifeste des présidents de commission. Les six présidents des commissions permanentes de l'Assemblée nationale affirment que faute de temps, de considération et de moyens, le Parlement ne peut exercer la plénitude de ses fonctions constitutionnelles.
1972
Avril : L'élargissement des Communautés européennes est approuvée par référendum.
Le « oui » s'élève à 68,32 % des suffrages exprimés.
Ainsi est ratifié le traité d'adhésion aux Communautés européennes du Danemark, de l'Irlande, de la Norvège et du Royaume-Uni signé à Bruxelles (Belgique) le 22 janvier 1972. Le peuple norvégien rejettera par référendum cette adhésion.
Résultats du référendum du 23 avril 1972
sur l'élargissement des Communautés européennes
Voix
% des inscrits
% des votants
% des suffrages exprimés
Inscrits
29 820 464
-
-
-
Abstentions
11 855 857
39,76
-
-
Votants
17 964 607
60,24
-
-
Nuls
2 086 119
-
11,61
-
Suffrages exprimés
15 878 488
-
88,39
-
OUI
10 847 554
36,38
60,38
68,32
NON
5 030 934
16,87
28,00
31,68
24 mai : Discours de politique générale de Jacques Chaban-Delmas
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La déclaration de politique générale obtient 368 voix contre 96. [Dossier]
27 juin : Présentation par le parti socialiste et par le parti communiste d'un « programme commun de gouvernement », alternative à la politique de la majorité.
5 juillet 1972Pierre Messmer est Premier ministre.
[Tables nominatives des interventions de Pierre Messmer devant l'Assemblée nationale]
1973
4 et 11 mars : Élections législatives
Les résultats des élections législatives des 4 et 11 mars 1973 [portrait]
3 avril : Georges Pompidou annonce au Parlement la réforme du quinquennat. Le projet de réforme n'est pas poursuivi en raison d'une absence prévisible de majorité des trois cinquièmes au Congrès.
1974
2 avril : Décès de Georges Pompidou.
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M. Alain Poher, Président du Sénat assure par intérim les fonctions de Président de la République.
Le décès de Georges Pompidou rend nécessaire une élection présidentielle anticipée.
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Premier tour de l'élection présidentielle - 5 mai 1974
Voix
% des inscrits
% des exprimés
François Mitterrand
11 044 373
36,09
43,25
Valéry Giscard d'Estaing
8 326 774
27,21
32,60
Jacques Chaban-Delmas
3 857 728
12,61
15,11
Jean Royer
810 540
2,65
3,17
Arlette Laguiller
595 247
1,95
2,33
René Dumont
337 800
1,10
1,32
Jean-Marie Le Pen
190 921
0,62
0,75
Émile Muller
176 279
0,58
0,69
Alain Krivine
93 990
0,31
0,37
Bertrand Renouvin
43 722
0,14
0,17
Jean-Claude Sébag
42 007
0,14
0,16
Guy Héraud
19 255
0,06
0,08
La campagne du second tour a été marquée par une innovation appelée à durer :
un débat radiotélévisé est organisé entre les deux candidats du second tour.
(Photo : INA)
19 mai : Valéry Giscard d'Estaing est élu président de la République au second tour avec 50,81% des suffrages exprimés face à François Mitterrand.
[Voir aussi :Tables nominatives des interventions de M. Valéry Giscard d'Estaing devant l'Assemblée nationale - Tables nominatives des interventions de M. François Mitterrand devant l'Assemblée nationale]
Second tour de l'élection présidentielle - 19 mai 1974
Voix
% des inscrits
% des suffrages exprimés
François Mitterrand
12 971 604
42,39
49,19
Valéry Giscard d'Estaing
13 396 203
43,78
50,81
Juillet : Loi fixant à 18 ans l'âge du droit de vote.
Mai 1974 - août 1976 : Jacques Chirac est Premier ministre.
[Tables nominatives des interventions de M. Jacques Chirac devant l'Assemblée nationale]
1975
15 janvier : Loi autorisant l'interruption volontaire de la grossesse.
1976
25 août : démission de Jacques Chirac, Premier ministre.
Août 1976 - mai 1981 : Raymond Barre est Premier ministre. Il présente en septembre un plan de lutte contre l'inflation
[Tables nominatives des interventions de Raymond Barre devant l'Assemblée nationale]
1977
Affiche du Parti Socialiste. Conception Jacques Séguéla.
Élections municipales. Mars 1977.
0,80 x 0,60.
25 mars : Élection de Jacques Chirac à la mairie de Paris
Affiche du Rassemblement pour la République. 1977.
Guy Drut
0,80 x 0,60
Loi du 19 juillet 1977 relative aux sondages d'opinion préélectoraux.
1978
27 janvier 1978 : Valéry Giscard d'Estaing, allocution prononcée à Verdun-sur-le-Doubs
Valéry Giscard d'Estaing exhorte les Français à faire « le bon choix ».
« Valéry Giscard d’Estaing, dans un discours qui est entré dans l’Histoire, celui de Verdun-sur-le-Doubs, fit pour la première fois, publiquement, le constat que la Constitution ne lui donnait aucune possibilité de faire obstacle à la réalisation du programme de gouvernement élaboré par la gauche et que, en cas de victoire de celle-ci, le pouvoir passerait à Matignon. C’était la révélation de la fragilité d’une interprétation qui n’avait pu s’établir que grâce à un concours de circonstances dont on découvrait brusquement le caractère fortuit. La rupture de l’union de la gauche, à quelques mois des élections, écarta une fois encore l’épreuve suprême. » (René Rémond, L'avenir de la fonction présidentielle in Études, tome 396, janvier 2002)
11 mars 1978 : Dans une allocution télévisée Valéry Giscard d'Estaing expose les données du bon choix pour la France.
[Tables nominatives des interventions de M. Valéry Giscard d'Estaing devant l'Assemblée nationale]
Vidéo
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12 et 19 mars 1978 : Élections législatives
Les résultats des élections législatives des 12 et 19 mars 1978
1979
13 mars : Instauration du système monétaire européen
7-10 juin : Première élection au suffrage universel par les Européens de leurs représentants au Parlement européen.
En France le taux d'abstention s'élève à 38,19 %.
1981
Avril-mai : Élection présidentielle
Premier tour de l'élection présidentielle - 26 avril 1981
Voix
% des inscrits
% des exprimés
Valéry Giscard d'Estaing
8.222.432
22,59
28,32
François Mitterrand
7 505 960
20,62
25,85
Jacques Chirac
5 225 848
14,36
18,00
Georges Marchais
4 456 922
12,24
15,35
Brice Lalonde
1 126 254
3,09
3,88
Arlette Laguiller
668 057
1,84
2,30
Michel Crépeau
642 847
1,77
2,21
Michel Debré
481 821
1,32
1,66
Marie-France Garaud
386 623
1,06
1,33
Huguette Bouchardeau
321 353
0,88
1,11
10 mai : François Mitterrand est élu président de la République au 2ème tour avec 51,76 % face à Valéry Giscard d'Estaing.
[Voir aussi :Tables nominatives des interventions de M. François Mitterrand devant l'Assemblée nationale - Tables nominatives des interventions de M. Valéry Giscard d'Estaing devant l'Assemblée nationale]
Vidéo
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Second tour de l'élection présidentielle - 10 mai 1981
Voix
% des inscrits
% des exprimés
Valéry Giscard d'Estaing
14.642.306
40,23
48,24
François Mitterrand
15 708 262
43,16
51,76
Cérémonies d'installation du Président de la République
Le 21 mai, jour de sa prise de fonctions, François Mitterrand se rend au Panthéon.
Il s’incline devant les tombes de Jean Jaurès, de Jean Moulin et de Victor Schœlcher.
Vidéo
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22 mai : François Mitterrand dissout l'Assemblée nationale.
14 et 21 juin : Les élections législatives donnent la majorité absolue aux socialistes.
Les résultats des élections législatives des 14 et 21 juin 1981
Vidéo
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2 juillet : Séance inaugurale de la VIIe législature
Vidéo
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Septembre : Abolition de la peine de mort.
Mai 1981 - juillet 1984 : Pierre Mauroy est Premier ministre.
[Tables nominatives des interventions de Pierre Mauroy devant l'Assemblée nationale]
1982
13 janvier : Instauration de la semaine de travail de trente-neuf heures.
21 janvier : Adoption en conseil des ministres du projet de loi sur la retraite à soixante ans.
Février : Loi sur les nationalisations.
Mars : Loi de décentralisation. « Lois Auroux » renforçant les droits des salariés.
29 juillet : Loi sur l'audiovisuel mettant fin au monopole de l'État
1984
12 juillet : Retrait du projet de loi Savary sur l'école.
Juillet 1984 - mars 1986 : Laurent Fabius est Premier ministre.
1985
4 avril : Rétablissement du mode de scrutin à la proportionnelle. Démission de Michel Rocard, ministre de l'agriculture.
1986
16 mars : Victoire de la coalition RPR-UDF aux élections législatives (à la proportionnelle).
Les résultats des élections législatives du 16 mars 1986
Vidéo
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Mars 1986 - mai 1988 : Jacques Chirac est nommé Premier ministre. C'est le début de la première « cohabitation ».
Elle fait naître une controverse entre les partisans d'une utilisation souple des institutions afin d'éviter une crise de régime et, d'autre part ceux opposés à ce qu'il considèrent une dénaturation de la Constitution risquant de conduire à une dyarchie, dans la mesure où puisque le Président de la République, élu au suffrage universel direct, perdrait sa fonction de direction de l’exécutif au détriment du Premier ministre, responsable devant l’Assemblée nationale.
[Tables nominatives des interventions de M. Jacques Chirac devant l'Assemblée nationale]
1987
1er juillet : Entrée en vigueur de l'Acte unique européen.
13 septembre : La Nouvelle-Calédonie se prononce par référendum pour son maintien dans la République française.
1988
Loi organique et loi du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique
7 avril : Publication par la presse de la Lettre aux Français de François Mitterrand
24 avril et 8 mai : Élection présidentielle
Premier tour - 24 avril 1988
Voix
% des inscrits
% des exprimés
François Mitterrand
10 381 322
27,19
34,11
Jacques Chirac
6 075 160
15,91
19,96
Raymond Barre
5 035 144
13,19
16,54
Jean-Marie Le Pen
4 376 742
11,46
14,38
André Lajoinie
2 056 261
5,39
6,76
Antoine Waechter
1 149 897
3,01
3,78
Pierre Juquin
639 133
1,67
2,10
Arlette Laguiller
606 201
1,59
1,99
Pierre Boussel
116 874
0,31
0,38
8 mai : François Mitterrand est réélu au 2ème tour à la présidence de la République avec 54,02% des suffrages exprimés face à Jacques Chirac
[Tables nominatives des interventions de M. François Mitterrand devant l'Assemblée nationale - Tables nominatives des interventions de M. Jacques Chirac devant l'Assemblée nationale]
Vidéo
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Second tour - 8 mai 1988
Voix
% des inscrits
% des exprimés
François Mitterrand
16 704 279
43,76
54,02
Jacques Chirac
14 218 970
37,25
45,98
14 mai : Le Président de la République François Mitterrand déclare ne pas disposer d'une « majorité parlementaire solide et stable ». Il dissout l'Assemblée nationale.
Victoire de la gauche aux élections législatives (majorité relative au scrutin majoritaire uninominal, rétabli en 1986).
Mai 1988 : Michel Rocard est nommé Premier ministre. Le nouveau gouvernement comprend trois ministres issus de l'UDF et de nombreux représentants de la société civile.
[Tables nominatives des interventions de M. Michel Rocard devant l'Assemblée nationale]
5 et 12 juin : Élections législatives.
Les résultats des élections législatives des 5 et 12 juin 1988.
4 juillet 1988 : Accords Matignon approuvés par le Parlement mettant fin aux violences en Nouvelle-Calédonie.
21 septembre : Approbation par le conseil des ministres du projet de loi relatif à l'impôt de solidarité sur la fortune
6 novembre : Référendum sur les dispositions statutaires et préparatoires à l'autodétermination de la Nouvelle-Calédonie en 1998.
Les Français sont appelés à se prononcer sur la question suivante : « Approuvez-vous le projet de loi soumis au peuple français par le Président de la République et portant dispositions statutaires et préparatoires à l'autodétermination de la Nouvelle-Calédonie en 1998 ? »
Le « oui » obtient 80 %. Le taux d'abstention s'élève à 63,11%.
Résultats du référendum du 6 novembre 1988
sur les dispositions statutaires et préparatoires à l'autodétermination de la Nouvelle-Calédonie en 1998
Voix
% des inscrits
% des votants
% des suffrages exprimés
Inscrits
38 025 823
-
-
-
Abstentions
23 997 118
63,11
-
-
Votants
14 028 705
36,89
-
-
Nuls
1 657 659
-
11,82
-
Suffrages exprimés
12 371 046
-
88,18
-
OUI
9 896 498
26,03
70,54
80,00
NON
2 474 548
6,51
17,64
20,00
Loi n° 88-1088 du 1er décembre 1988 relative au revenu minimum d'insertion (RMI)
Loi n° 88-1262 du 30 décembre 1988 : L'urne devient transparente et l'électeur signe lui-même la liste d'émargement.
1989
18 juin : Élections européennes.
4 octobre : Déclenchement de l'affaire des « foulards islamiques ».
1990
Loi du 15 janvier 1990 relative à la limitation des dépenses électorales et à la clarification du financement des activités politiques.
19 juin 1990 : Signature de la convention de Schengen par l'Allemagne, la Belgique, la France, le Luxembourg et les Pays-Bas.
La convention de Schengen complète l'accord de Schengen signé le 14 juin 1985 entre ces cinq États membres, visant à supprimer progressivement les contrôles aux frontières communes, et à instaurer un régime de libre circulation pour tous les ressortissants des États signataires, des autres États de la Communauté ou de pays tiers. La convention de Schengen définit les conditions d'application et les garanties de mise en œuvre de cette libre circulation. Elle n'est en fait entrée en vigueur qu'en 1995.
Vidéo
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1991
16 janvier : Approbation par le Parlement de l'engagement de la France dans d'éventuelles opérations militaires contre l'Irak. Le ministre de la défense, Jean-Pierre Chevènement, hostile à une logique de guerre, présente sa démission.
Mai 1991 : Edith Cresson est nommée Premier ministre.
1992
2 avril : Démission d'Edith Cresson. Pierre Bérégovoy est nommé Premier ministre.
[Tables nominatives des interventions de Pierre Bérégovoy devant l'Assemblée nationale]
23 juin 1992 : Révision constitutionnelle par le Congrès. Elle permet les transferts de compétences nécessaires à l'établissement de l'Union économique et monétaire européenne ainsi qu'à la détermination des règles relatives au franchissement des frontières extérieures des États membres de la Communauté européenne.
Le droit de vote et d'éligibilité aux élections municipales peut être accordé aux citoyens de l'Union résidant en France.
une procédure est mise en place permettant aux assemblées de voter des résolutions sur les propositions d'actes communautaires de nature législative qui doivent leur être soumises par le Gouvernement dès leur transmission au Conseil des communautés. [Travaux préparatoires]
20 septembre : Référendum sur l'Union européenne (loi autorisant la ratification du Traité de Maastricht).
La question posée est : « Approuvez-vous le projet de loi soumis au peuple français par le Président de la République autorisant la ratification du traité sur l'Union européenne ? »
Le « oui » recueille 51,05 % des suffrages exprimés.
Résultats du référendum relatif à la ratification du traité sur l'Union européenne
signé à Maastricht le 7 février 1992
Voix % des inscrits % des votants % des suffrages exprimés Inscrits
38 305 534
- - - Abstentions
11 609 583
30,31 - - Votants
26 695 951
69,69 -- - Nuls
909 377
- 03,41 - Suffrages exprimés
25 786 574
- 96,59 - OUI
13 162 992
34,36 49,31 51,05 NON
12 623 582
32,95 47,29 48,95
1993
Loi du 29 janvier 1993 sur le financement des activités politiques et la transparence de la vie politique.
21 et 28 mars : Élections législatives.
Les résultats des élections législatives des 21 et 28 mars 1993
La majorité politique s'inverse. Le Président François Mitterrand avait préalablement déclaré : « Ce que je peux vous dire c'est que je n'ai pas l'intention de démissionner si se produisait un changement de majorité comme beaucoup le prévoient au mois de mars, c'est-à-dire s'il y a une majorité de droite. Quelle que soit son ampleur, cela n'a aucune importance, je veux dire, sur ce plan-là (...). Je dois exécuter le mandat pour lequel j'ai été élu (...). Une élection législative ce n'est pas une élection présidentielle ». (France 3, 18 février 1993)
29 mars : Le Président de la République nomme Édouard Balladur Premier ministre.
[Tables nominatives des interventions de M. Édouard Balladur devant l'Assemblée nationale]
C'est une deuxième cohabitation.
1994
12 juin : Élections européennes.
1995
3 février : Après le refus de Jacques Delors de se porter candidat, Lionel Jospin est désigné candidat à l'élection présidentielle par les militant du Parti socialiste.
23 avril et 7 mai : Élection présidentielle.
Premier tour - 23 avril 1995
Voix
% des inscrits
% des exprimés
Lionel Jospin
7.098.191
17,75
23,30
Jacques Chirac
6 348 696
15,87
20,84
Édouard Balladur
5 658 996
14,15
18,58
Jean-Marie Le Pen
4 571 138
11,43
15,00
Robert Hue
2 632 936
6,58
8,64
Arlette Laguiller
1 615 653
4,04
5,30
Philippe de Villiers
1 443 235
3,61
4,74
Dominique Voynet
1 010 738
2,53
3,32
Jacques Cheminade
84 969
0,21
0,28
Au soir du 1er tour, Édouard Balladur se prononce en faveur de l'élection de Jacques Chirac.
Jacques Chirac est élu au 2ème tour face à Lionel Jospin avec 52,64 % des suffrages exprimés.
Second tour - 7 mai 1995
Voix
% des inscrits
% des exprimés
Lionel Jospin
14 180 644
35,47
47,36
Jacques Chirac
15 763 027
39,43
52,64
Jacques Chirac et Bernadette Chirac, le soir du 7 mai 1995
© AFP
8 mai : Alain Juppé est nommé Premier ministre
[Tables nominatives des interventions de M. Alain Juppé devant l'Assemblée nationale]
4 août : La révision de la Constitution introduit le régime de la session unique, aménage les immunités parlementaires et élargit les possibilités de recours au référendum.
[Travaux préparatoires]
7 novembre : Remaniement du Gouvernement
15 novembre : Présentation du plan Juppé de réforme de la protection sociale. Vidéo
1996
19 février : Révision de la Constitution pour prévoir le vote annuel par les assemblées d'un projet de loi de financement de la sécurité sociale. [Travaux préparatoires]
28 mai : Le Président de la République Jacques Chirac annonce la fin de la conscription et la création d'une armée professionnelle.
1997
21 avril : Dissolution de l'Assemblée nationale
25 mai et 1er juin : Élections législatives
2 juin : Lionel Jospin est nommé Premier ministre. C'est la troisième « cohabitation ». A la différence des deux précédentes, c'est une cohabitation longue correspondant à la durée normale d'une législature.
[Tables nominatives des interventions de M. Lionel Jospin devant l'Assemblée nationale]
Les résultats des élections législatives des 25 mai et 1er juin 1997
1998
21 avril : Accord de Nouméa
1999
18 janvier : Adoption par le Congrès de la loi constitutionnelle préalable à la ratification du traité d'Amsterdam qui permet notamment des transferts de compétences dans le domaine de la libre circulation des personnes.
[Travaux préparatoires]
13 juin : Élections européennes.
28 juin : Approbation par le Congrès de la loi constitutionnelle afin de permettre au législateur de prendre les mesures propres à favoriser l'égalité entre les femmes et les hommes.
[Travaux préparatoires]
13 octobre : Adoption définitive du projet de loi créant le pacs. [Dossier législatif]
15 décembre : Adoption définitive du second projet de loi sur les trente-cinq heures fixant le cadre des négociations accompagnant la réduction du temps de travail et une période d'adaptation pour les heures supplémentaires. [Dossier législatif]
2000
24 septembre : Référendum sur le quinquennat.
« Approuvez-vous le projet de loi constitutionnelle fixant la durée du mandat du Président de la République à cinq ans ? »
Le « oui » a été majoritaire (73% des suffrages exprimés), mais les abstentions (70% des inscrits) et les « blancs et nuls » (16% des votants) ont atteint des niveaux sans précédent. [Travaux préparatoires]
Résultats du référendum du 24 septembre 2000
relatif à la fixation à cinq ans de la durée du mandat présidentiel
Voix
% des inscrits
% des votants
% des suffrages exprimés
Inscrits
39 941 192
-
-
-
Abstentions
27 882 504
69,81
-
-
Votants
12 058 688
30,19
-
-
Nuls
1 940 340
-
16,09
-
Suffrages exprimés
10 118 348
-
83,91
-
OUI
7 407 697
18,55
61,43
73,21
NON
2 710 651
6,79
22,48
26,79
2001
11 septembre : Attentats contre le World Trade Center et le Pentagone.
2002
1er janvier : Entrée en vigueur de l'euro. [Dossier Aujourd'hui l'euro, mai 2001] [Résolution sur les recommandations de la Commission européenne relatives au passage à la monnaie unique] [Loi portant habilitation du Gouvernement à adapter par ordonnance la valeur en euros de certains montants exprimés en francs dans les textes législatifs]
21 avril et 5 mai : élection présidentielle.
Premier tour - 21 avril 2002
Voix
% des inscrits
% des suffrages exprimés
Jacques Chirac
5 665 855
13,75
19,88
Jean-Marie Le Pen
4 804 713
11,66
16,86
Lionel Jospin
4 610 113
11,19
16,18
François Bayrou
1 949 170
4,73
6,84
Arlette Laguiller
1 630 045
3,96
5,72
Jean-Pierre Chevènement
1 518 528
3,69
5,33
Noël Mamère
1 495 724
3,63
5,25
Olivier Besancenot
1 210 562
2,94
4,25
Jean Saint-Josse
1 204 689
2,92
4,23
Alain Madelin
1 113 484
2,70
3,91
Robert Hue
960 480
2,33
3,37
Bruno Mégret
667 026
1,62
2,34
Christiane Taubira
660 447
1,60
2,32
Corinne Lepage
535 837
1,30
1,88
Christine Boutin
339 112
0,82
1,19
Daniel Gluckstein
132 686
0,32
0,47
Jacques Chirac est réélu président de la République au 2ème tour face à Jean-Marie Le Pen avec 82,21% des suffrages exprimés.
Second tour - 5 mai 2002
Voix
% des inscrits
% des suffrages exprimés
Jacques Chirac
25 540 873
62,01
82,21
Jean-Marie Le Pen
5 525 906
13,42
17,79
Jacques Chirac et Bernadette Chirac, place de la République, le soir du 5 mai 2002
© AFP
6 mai : Jean-Pierre Raffarin est nommé Premier ministre.
9 et 16 juin : Élections législatives.
Les résultats des élections législatives des 9 et 16 juin 2002
2003
24 avril : François Fillon, ministre des affaires sociales annonce un plan de réforme sur les retraites. [Dossier législatif]
19 juin : Adoption par le Conseil européen de Thessalonique du projet de constitution européenne présenté par le président de la Convention sur les institutions européennes, Valéry Giscard d'Estaing.
[Voir aussi :Tables nominatives des interventions de M. Valéry Giscard d'Estaing devant l'Assemblée nationale]
2004
Loi n° 2004-228 du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics. [Dossier législatif]
13 juin : Élections européennes dans les 25 pays de l'Union.
2005
29 mai : Référendum sur le traité établissant une constitution pour l'Europe.
« Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe ? »
Le « non » représente 54, 67 % des suffrages exprimés.
Le taux de participation est de 69,34 %.
Résultats du référendum du 29 mai 2005
relatif à la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe signé à Rome le 29 octobre 2004
Voix
% des inscrits
% des votants
% des suffrages exprimés
Inscrits
41 789 202
-
-
-
Abstentions
12 800 902
30,63
-
-
Votants
28 988 300
69,37
-
-
Nuls
730 522
-
2,52
-
Suffrages exprimés
28 257 778
-
97,48
-
OUI
12 808 270
30,65
44,18
45,33
NON
15 449 508
36,97
53,30
54,67
31 mai : Dominique de Villepin est nommé Premier ministre.
2007
22 avril et 6 mai : Élection présidentielle.
Premier tour - 22 avril 2007
Voix
% des inscrits % des suffrages exprimés
Nicolas Sarkozy
11 448 663
25,75
31,18
Ségolène Royal
9 500 112
21,36
25,87
François Bayrou
6 820 119
15,34
18,57
Jean-Marie Le Pen
3 834 530
8,62
10,44
Olivier Besancenot
1 498 581
3,37
4,08
Philippe de Villiers
818 407
1,84
2,23
Marie-George Buffet
707 268
1,59
1,93
Dominique Voynet
576 666
1,30
1,57
Arlette Laguiller
487 857
1,10
1,33
José Bové
483 008
1,09
1,32
Frédéric Nihous
420 645
0,95
1,15
Gérard Schivardi
123 540
0,28
0,34
Nicolas Sarkozy est élu au 2ème tour avec 53,06 %.
Second tour - 6 mai 2007
Voix
% des inscrits
% des suffrages exprimés
Nicolas Sarkozy
18 983 383
42,69
53,06
Ségolène Royal
16 790 830
37,76
46,94
17 mai : François Fillon est nommé Premier ministre.
10 et 17 juin : Élections législatives.
2008
23 juillet : Révision de la Constitution.
Plus de la moitié des articles de la Constitution sont modifiés ; certains sont complètement réécrits et des procédures nouvelles sont introduites
La Constitution est profondément modifiée, en particulier en ce qui concerne la procédure parlementaire, la fonction de contrôle du Parlement, le statut des membres du Parlement, les droits de l'opposition et les rapports entre les assemblées et l'exécutif.
Pour présenter au peuple français la nouvelle Constitution qui lui sera soumise par référendum le 28 septembre suivant, Charles de Gaulle a choisi une date et un lieu également symboliques : le 4 septembre, anniversaire de la proclamation de la République en 1870 après Sedan et la place de la République à Paris. Son rappel des grandeurs et des échecs des précédents régimes républicains depuis 1789 a pour principal but d'adresser ce message aux inquiets, aux hésitants, à ceux qu'ont choqués les conditions de son retour au pouvoir : la Constitution va proposer aux Français de nouvelles institutions dominées par un État fort et respecté. Mais cette République rénovée, ce sera toujours la République.
- Discours prononcé par le général de Gaulle, place de la République, le 4 septembre 1958.
Le général de Gaulle, place de la République,
le 4 septembre 1958
Vidéo
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« Certes, la République a revêtu des formes diverses au cours de ses règnes successifs. En 1792, on la vit révolutionnaire et guerrière, renverser trônes et privilèges, pour succomber, huit ans plus tard, dans les abus et les troubles qu'elle n'avait pu maîtriser. En 1848, on la vit s'élever au-dessus des barricades, se refuser à l'anarchie, se montrer sociale au-dedans et fraternelle au-dehors, mais bientôt s'effacer encore faute d'avoir accordé l'ordre avec l'élan du renouveau. Le 4 septembre 1870, au lendemain de Sedan, on la vit s'offrir au pays pour réparer le désastre. De fait, la République sut relever la France, reconstituer les armées, recréer un vaste empire, renouer des alliances solides, faire de bonnes lois sociales, développer l'instruction. Si bien qu'elle eut la gloire d'assurer, pendant la Première Guerre mondiale, notre salut et notre victoire. Le 11 novembre, quand le peuple s'assemble et que les drapeaux s'inclinent pour la commémoration, l'hommage que la patrie décerne à ceux qui l'ont bien servie s'adresse aussi à la République. »
Voir aussi :
4 septembre : la République proclamée
11 novembre 1918, lecture de l'Armistice à la Chambre des députés - Chronologie de la Grande Guerre
L'appel du 18 juin - Chronologie
- Investiture du président du Conseil : Le général de Gaulle à l'Assemblée nationale le 1er juin 1958.