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La salle des machines aux Tuileries
en l'An Un de la République française


La royauté abattue, avant d'être abolie, la Législative décidait le lendemain que la future assemblée, la Convention, s'installerait aux Tuileries ; c'était un symbole. L'installation n'eut lieu en fait qu'en mai 1793.

Les plans d'aménagement de cette ancienne salle de spectacles étaient de Gisors et Lecomte.

Pour la première fois, les architectes adoptèrent la forme de l'hémicycle.

Une place, disproportionnée par rapport au nombre des députés, était réservée au public. Le décor était d'un style noble et sévère : peintures en trompe-l'œil, couleurs antiques.

  « Projet d’une salle des séances de la Chambre des députés (projet pour la salle des machines aux Tuileries) » Coupe de l’Hémicycle par Gisors et Leconte      « Projet d’une salle des séances de la Chambre des députés (projet pour la salle des machines aux Tuileries) » plan de l’Hémicycle par Gisors et Leconte

« Projet d’une salle des séances de la Chambre des députés (projet pour la salle des machines aux Tuileries) »
Coupe et plan de l’Hémicycle par Gisors et Leconte
© Bibliothèque de l’Assemblée nationale.

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Michelet a décrit, dans l'Histoire de la Révolution française, la salle qui fut pendant trente mois celle de la Convention :

« [...] salle étroite, obscure, sans accès, sans dégagement, fermée d'avance et captive, par le seul effet des localités ; un cachot ou un sépulcre ? [...] La salle, organisée fort bien pour un petit théâtre de cour, faite pour la nuit seulement, pour ne s'éclaircir jamais que de lumière artificielle, n'avait qu'un jour pauvre et tiré d'en haut ».

 

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