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Léon HAUMESSER

(1903 - 1991)

Informations générales
  • Né le 12/08/1903 à SÉLESTAT (BAS-RHIN - FRANCE)
  • Décédé le 23/09/1991 à REIMS (MARNE - FRANCE)

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Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

  • 17/06/1951 - 01/12/1955 : Anciens départements d'Algérie - Rassemblement du peuple français

Biographie

  • Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)


    Né le 12 août 1903 à Sélestat (Bas-Rhin)

    Décédé le 23 septembre 1991 à Reims (Marne)

    Député de Constantine de 1951 à 1955

    Léon Haumesser est né le 12 août 1903 à Sélestat, dans le Bas-Rhin, dans une famille de vieille souche alsacienne. Après avoir obtenu une licence en droit, il rejoint l'armée du Rhin en 1924 et 1925 ; avocat à la Cour de Colmar de 1925 à 1939, il doit de nouveau, le 2 septembre 1939, intégrer les rangs de l'armée. A la fin de l'année 1941, Léon Haumesser gagne l'Algérie et devient avoué à Philippeville, dans le Constantinois. Il est bientôt élu président de la chambre départementale des avoués de Constantine, et trésorier de la Chambre régionale d'Algérie. Léon Haumesser s'engage dans les rangs de l'armée, en Algérie, du 20 mai 1943 au 14 juillet 1945 ; il quitte l'uniforme avec le grade de capitaine.

    Sa carrière publique débute en 1947, lorsqu'il devient premier adjoint au maire de Philippeville, fonction qu'il conserve jusqu'en 1952 ; il est en outre, durant cette période, président de l'office des HLM de Philippeville.

    Léon Haumesser est candidat aux élections législatives du 17 juin 1951 dans le premier collège de la circonscription de Constantine. Sous l'étiquette du RPF, la liste qu'il conduit obtient 14 284 voix sur 81 959 suffrages exprimés, si bien qu'il emporte l'un des quatre sièges à pourvoir. Un des quatre autres élus est René Mayer, alors Garde des Sceaux, sous l'étiquette du Rassemblement des Gauches Républicaines.

    Léon Haumesser se montre un député actif. Nommé à la Commission de l'intérieur (1951, 1953, 1955), à la Commission de la justice et de la législation (1954), et de la Commission des moyens de communication et du tourisme (1954, 1955), il est l'auteur d'un nombre important de rapports et de propositions de loi, généralement relatives aux questions algériennes. Il intervient aussi en séance à de nombreuses reprises. Le 12 novembre 1954, constatant que les troubles perdurent dans le Constantinois, il demande au gouvernement de « frapper fort, vite et à bon escient » et de « rappeler immédiatement à tous que l'Algérie, c'est la France » ; sans quoi, remarque-t-il, il y aurait « un risque de contamination de l'importante majorité heureusement saine de la population de nos trois départements ». Léon Haumesser se montre cependant convaincu que « l'inquiétude de l'immense majorité de la population musulmane n'est pas une inquiétude politique mais qu'elle est tout simplement la grave préoccupation du lendemain, de sa subsistance matérielle ».

    Moins d'un mois plus tard, le 10 décembre 1954, il intervient de nouveau pour déplorer que « la France continue de donner, en Algérie, l'impression d'une certaine faiblesse et d'une certaine peur des responsabilités », et pour réclamer « au plus vite » l'arrestation des fauteurs de troubles : « voilà six semaines que durent les troubles en Algérie et j'attends encore que vous m'annonciez qu'un seul criminel ou un seul fellagha ait été puni ».

    Intervenant une nouvelle fois le 12 octobre 1955, il constate que la « contamination » qu'il redoutait à cette même tribune le 12 novembre 1954, « a pris des proportions considérables. En présence de nos réactions insuffisantes et tardives, la panique a gagné les populations musulmanes. Les terroristes y font la loi ». Il en appelle à d'énergiques « mesures économiques, sociales, administratives » : « trop d'abus, trop de misère subsistent là-bas, et il faut y mettre fin ». Des mesures d'ordre politique doivent aussi être envisagées - à deux conditions cependant : d'une part, que rien ne soit fait qui compromette « l'influence française, la part active française dans la gestion des affaires algériennes, en un mot la souveraineté française en Algérie » ; d'autre part, que « les populations musulmanes, par une intégration progressive, participent elles aussi, à part égale, c'est-à-dire pour moitié, à la gestion des affaires de l'Algérie. A l'intérieur de ces deux formules », affirme Léon Haumesser, « nous devrons trouver des modalités d'application, des étapes rapides sur lesquelles nous arriverons, j'en suis sûr, à nous entendre en vue d'une association toujours plus étroite entre tous les éléments de la population d'Algérie ».

    Au cours de la législature, Léon Haumesser vote contre le projet relatif à la Communauté européenne du charbon et de l'acier (13 décembre 1951) ; il vote contre l'ordre du jour gouvernemental lors du débat sur l'Indochine (27 octobre 1953), pour la question préalable opposée par le général Aumeran au traité sur la Communauté européenne de défense (30 août 1954), vote équivalent au rejet du traité. Il accorde sa confiance à Pierre Mendès France lors du débat sur l'Algérie (18 décembre 1954) et lors du scrutin du 4 février 1955. Il vote l'état d'urgence en Algérie (31 mars 1955) et refuse sa confiance à Edgar Faure (29 novembre 1955).

    Les opérations de maintien de l'ordre ne permettent pas que les élections législatives se tiennent en Algérie en janvier 1956. Léon Haumesser sera candidat - sans succès aux élections sénatoriales de 1959 dans la circonscription de Sétif-Batna.

    Il décède le 23 septembre 1991 à Reims (Mame).



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