Fabrication de la liasse
Photo de madame la députée Emmanuelle Ménard

Le Gouvernement remet au Parlement dans les six mois suivant la publication de la présente loi un rapport sur l’intérêt du numerus clausus pour les sages-femmes et la possibilité de le supprimer.

Exposé sommaire

Selon Willy Belhassen, sage-femme et vice-président de l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF), « il manque au moins aux alentours d'un millier de sages-femmes dans les hôpitaux publics ». En effet, lorsqu'une sage-femme doit gérer cinq à six accouchements en même temps, elle ne peut pas accompagner la future maman comme il se doit. 

L’ONSSF avait annoncé que l'été 2021 serait «  particulièrement périlleux pour la prise en charge des grossesses, des accouchements et des suivis à domicile [...] ». La vice présidente du conseil de l'Ordre avait également prévenu que « certaines maternités vont devoir fermer quelques jours, d'autres encore suppriment des lits. […] Il y a même des maternités privées qui ont appelé au secours des maternités publiques pour des remplacements de sages-femmes. Cela n'était jamais arrivé auparavant ! ». 

Le manque d'attractivité du métier y est pour beaucoup mais, à l'origine, il y a aussi la question du numerus clausus qui doit disparaitre pour pallier notre manque de sages-femmes.