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11 novembre 1918 :
Lecture de l'Armistice à la Chambre des députés

Clemenceau à la tribune de la Chambre des députés, 11 novembre 1918 - Lithographie, par René Rousseau-Decelle
Lithographie, par René Rousseau-Decelle (n° 30).

Inscription manuscrite : « 11 novembre 1918 - Clemenceau à la tribune de la Chambre des députés - Et puis... hommage à nos grands morts qui nous ont fait cette victoire ! »

© Assemblée nationale

 

 

 Intervention de Georges Clemenceau, président du Conseil des ministres, ministre de la guerre, annonçant à la Chambre des députés les termes de la convention d'armistice signée le matin même, à Rethondes

La une de L’homme libre du mardi 12 novembre 1918 : « Une séance mémorable à la Chambre »

« Clemenceau, pour la paix » par André Wormser

Chronologie de la Grande Guerre

 

"Le Poilu au député :  - Nous avons fait notre besogne, nous autres ... A votre tour ! ..."

« Le Poilu au député :
 - Nous avons fait notre besogne, nous autres ...
À votre tour ! ... »
Le Petit Journal - 21 décembre 1919

 

    Le 11 novembre 1918, à Rethondes, à 5 heures du matin, l'armistice est signé, après cinquante et un mois de guerre. Les hostilités sont suspendues à 11 heures. « À 11 heures, dans toute la France, une traînée d'enthousiasme courut. Instantanément, Paris pavoise et s'enflamme. [...] Les gens ont le pas rapide, le cœur dans les yeux. Le canon tonne. Des cortèges se forment, pleins de pieds et de drapeaux. Les enfants envahissent les hommes. [...] On chante, on danse, sur les places, sur les toits... sur la guerre. » (Joseph Delteil, Les Poilus : épopée)

    Vers 16 heures, le président du Conseil Georges Clemenceau, monte à la tribune de la Chambre des députés afin de donner lecture des conditions de l'armistice.

    L'armistice est renouvelé, puis reconduit jusqu'à la conclusion de la paix le 16 février 1919. Un nouvel ordre international naît de la signature du traité de Versailles, signé dans la galerie des glaces du château, le 28 juin 1919, et des traités de Saint-Germain-en-Laye (10 septembre 1919), de Neuilly (27 novembre 1919), de Trianon (4 juin 1920) et de Sèvres (10 août 1920).

    La guerre a ravagé les vainqueurs comme les vaincus. Le conflit a fait plus de 8 millions de morts : 1 900 000 en Allemagne, 1 700 000 en Russie, 1 400 000 en France, 1 000 000 en Autriche-Hongrie, 760 000 en Grande-Bretagne. Il y eut 20 millions de blessés. Les pertes économiques furent considérables.

    En France tous les hommes valides nés entre 1870 et 1899 ont été mobilisés. L'enquête parlementaire dirigée par Louis Marin, présentée à la Chambre des députés, le 29 mars 1920, dresse alors un bilan de la guerre encore approchant. On sait aujourd'hui que 1 383 000 soldats ont été tués et que la moitié des démobilisés ont été blessés. La France compte 34 morts pour 1 000 habitants et l'Allemagne 30 pour 1 000. On dénombre aussi en France 300 000 mutilés, 1 000 000 d’invalides, 600 000 veuves et 700 000 orphelins, 400 000 immeubles ou usines détruits et 3 millions d'hectares de terre agricole rendus impropres à la production à la suite des bombardements. La guerre a été essentiellement financée par l’emprunt et la dette publique atteignait 220 milliards de francs en 1919. Le franc avait perdu les trois quarts de sa valeur de 1914.

Reims. La place du Parvis après le bombardement.

Reims
La place du Parvis après le bombardement

    La cathédrale de Reims fut atteinte par les premiers obus allemands le 18 septembre 1914. Plusieurs foyers d'incendie se déclarèrent, embrasant la grande charpente, puis l'ensemble de l'édifice. 400 tonnes de plomb en fusion de la toiture s'échappèrent des gargouilles. Le clocher à l'ange fut totalement détruit et de nombreuses statues furent mutilées ou détruites. En 1917, des obus de gros calibre percèrent la voûte en cinq points.

    Pendant quatre ans, la cathédrale martyre fut frappée par près de 300 obus, et la ville, en ayant reçu 15 000, fut entièrement détruite.

    La restauration de la cathédrale fut entreprise à partir de 1919 sous la direction d'Henri Deneux.

[Voir l'article d'Albert Londres dans Le Matin du 29 septembre 1914]
 

Dépôt de gerbe au monument aux morts par le Président Bernard Accoyer, 10 novembre 2010

Cérémonies du 11 novembre 2010
Dépôt de gerbe au monument aux morts par le Président Bernard Accoyer
Salle des Quatre colonnes

Monument aux députés morts pour la patrie. 1914-1918

Monument aux députés morts pour la patrie. 1914-1918
Sculpteur : Constant-Ambroise Roux
Marbre
Salle des Quatre colonnes, Palais Bourbon

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Voir aussi :

90ème anniversaire de l’Armistice de 1918

Chronologie de la Grande Guerre

Les députés « protestataires » d'Alsace-Lorraine

Les députés tués à l'ennemi au cours de leur mandat

Les comités secrets de la Chambre des députés

Relations franco-allemandes

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