La Grande Guerre

1914-1918

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Les députés « protestataires » d'Alsace-Lorraine

Les députés tués à l'ennemi au cours de leur mandat

Les comités secrets de la Chambre des députés

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Marcel Gromaire, La Guerre, 1925, huile sur toile

© Musée d'art moderne de la Ville de Paris / Roger-Viollet

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Chronologie

 

1914

Sarajevo et les déclarations de guerre

L'invasion de la Belgique et de la France

Première bataille de la Marne (6 -14 septembre 1914)

La course à la mer

1915

 Les offensives des belligérants sur le front ouest - La stabilisation du front - Chaque camp rassemble ses ressources en vue d'une guerre longue

1916

Verdun (21 février-18 décembre 1916)

La bataille de la Somme (1er juillet - 18 novembre 1916)

1917

Les révolutions russes - L'effondrement du front est

L'entrée en guerre des États-Unis

L'échec de l'offensive du Chemin des Dames - Le doute des combattants - La crise politique

Clemenceau, président du Conseil : « Je fais la guerre »

1918

Les offensives allemandes (mars et juillet 1918)

Le commandement unique des Alliés

Les contre-offensives finales

L'armistice

1919

Le traité de Versailles

1920

Se souvenir

 

 

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Consulter quelques grandes séances historiques :

 

4 août 1914
(éloge funèbre de Jaurès, message de R. Poincaré, déclaration de R. Viviani)

- 23 décembre 1914
(ajournement de toutes les élections jusqu'à la fin de la guerre)

- 30 novembre 1915
(discussion du projet de loi relatif à l’appel sous les drapeaux de la classe 1917)

- 20 novembre 1917
(déclaration ministérielle de Clemenceau)

- 28 décembre 1917
(appel de la classe 1919)

5 septembre 1918
(Clemenceau : « La victoire s'affirme, mais il faut l'achever »)

- 11 novembre 1918
(Clemenceau annonce les termes de la convention d'armistice)

- 30 juin 1919
(dépôt du Traité de paix sur le bureau de la Chambre)

8 novembre 1920
(discussion du projet de loi relatif à la translation des restes du soldat inconnu)

- comités secrets

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1914

Sarajevo et les déclarations de guerre

28 juin

L'archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie et son épouse sont assassinés à Sarajevo

L'archiduc François-Ferdinand et son épouse sortant de l'hôtel de ville de Sarajevo
quelques instants avant leur assassinat

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L'archiduc François-Ferdinand, héritier au trône d'Autriche-Hongrie et son épouse, la duchesse de Hohenberg, sont assassinés à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine) par Gavrilo Princip, jeune nationaliste serbe de Bosnie.

21 - 23 juillet

Entretiens franco-russes en Russie. Poincaré déclare son intention d'exécuter « toutes les obligations » imposées par l'alliance.

23 juillet

L'ultimatum de l'Autriche-Hongrie est remis à la Serbie.
 

28 juillet

L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie.
 

30 juillet

Le tsar signe l'ordre de mobilisation générale de la Russie.

31 juillet

Ordre de mobilisation générale en Autriche-Hongrie.

Jean Jaurès, défenseur d'une solution pacifique à la crise des Balkans, est assassiné au café du Croissant rue Montmartre à Paris. [Dossier Jean Jaurès]

Jaurès au café

Jean Jaurès haranguant la foule du haut d'une des tribunes dressées le 25 mai 1913 au Pré-Saint-Gervais
Le Miroir, mars 1914

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L'Humanité,
samedi 1er août 1914

La Dépêche,
samedi 1er août 1914

 

 

Clemenceau titre son éditorial : « Au bord du gouffre ».

Vidéo

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Vidéo

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1er août

Mobilisation générale en Allemagne et en France.

ordre de mobilisation générale

L'Allemagne déclare la guerre à la Russie.

La France s'engage vis-à-vis de l'Angleterre à respecter la neutralité de la Belgique.

.
 

2 août

L'Allemagne envahit le Grand-duché de Luxembourg. Elle remet un ultimatum à la Belgique. L'Allemagne demande le libre passage en Belgique de son armée. Elle pénètre au Luxembourg
 

3 août

L'Allemagne déclare la guerre à la France et à la Belgique qui a rejeté l'ultimatum.

L'invasion de la Belgique
et de la France

4 août

L'armée allemande envahit la Belgique.

Le Royaume-Uni déclare la guerre à l'Allemagne.

Le Royaume-Uni déclare la guerre à l'Allemagne

La séance historique du 4 août 1914 à la Chambre des députés.

Dans un message aux assemblées, le Président de la République Raymond Poincaré annonce que : « dans la guerre qui s'engage, la France [...] sera héroïquement défendue par tous ses fils, dont rien ne brisera devant l'ennemi l'union sacrée. »
« Globalement, l'Union sacrée c'est la décision spontanée d'oublier toutes les divisions et toutes les querelles au bénéfice d'une cause qui, très soudainement, apparaît comme la plus haute de toutes : la défense de la patrie que l'on estime injustement attaquée par un agresseur, lequel au surplus passe pour l' "ennemi héréditaire". Ce n'est pas la disparition des divergences, mais un accord pour les passer sous silence. [...] C'est un enthousiasme fragile, lié à la croyance en une guerre courte. Sur le plan pratique, l'union faisant la force, il faut taire la divergence des buts particuliers et mettre seulement en valeur un but suprême : la défense de la patrie. » (Jean-Baptiste Duroselle, La Grande guerre des Français, Perrin, 1994)

Le Parlement adopte plusieurs lois spéciales nécessaires à l'état de guerre.

À Paris ont lieu les obsèques de Jaurès [Les obsèques de Jaurès].

Mme Jaurès au bras de René Viviani, président du Conseil

Les obsèques de Jaurès

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6 août

L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Russie.

Longwy est assiégée. Des combats ont lieu à Liège. Selon le plan Schlieffen, Paris doit être atteint par l'ouest et le sud selon un vaste mouvement tournant par la voie la plus courte, celle passant par la Belgique et les Ardennes.
 

7- 10 août

Premières offensives françaises en Alsace et en Lorraine.

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11 - 12 août

La France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Autriche-Hongrie.
 

14 août

Début de l'offensive française dans les Vosges.

"Quand Madelon...", chanson-marche créée par Polin et Bach en 1912

« Quand Madelon... », chanson-marche créée par Polin et Bach en 1912,
devenue la plus célèbre des chansons de la guerre.
Édition de 1918 - Paris - Musée de l'Armée
Dist. RMN / © Emilie Cambier

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19 - 23 août

Échec de l'offensive française en Lorraine.
 

20 août

Entrée des troupes allemandes à Bruxelles.

20- 24 août

Bataille des frontières. L'armée française doit battre en retraite.

Le 22 les troupes allemandes entrent à Lunéville. La France est envahie.
 

26 août

Viviani élargit la composition du gouvernement dit d'union sacrée. Guesde et Sembat apportent le soutien de la S.F.I.O. au gouvernement, le premier comme ministre sans portefeuille, le second, comme ministre des travaux publics.

Le Matin

Le Matin, 27 août 1914

M. Raymond Poincaré constitue un ministère de défense nationale. Deux socialistes au gouvernement.

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Le général Gallieni est nommé gouverneur militaire de Paris.

Le général Gallieni

Gallieni

À la bataille de Tannenberg, en Prusse-Orientale, les armées russes, qui avaient pour objectif d'encercler les forces allemandes, sont défaites par la contre-attaque de Hindenburg sauvant ainsi la Prusse d'une occupation russe.
 

2 septembre

Les Allemands sont à Senlis à 45 km de Paris.

Le gouvernement quitte Paris pour Bordeaux. Le général Gallieni est chargé de la défense de Paris.
 

3 septembre

Le Président de la République clôt la session parlementaire.

 

Le front occidental en 1914

 

4 septembre

 

Charles Péguy est tué à Villeroy, près de Meaux, à la tête de sa compagnie d'infanterie.

 

 

Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle

Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.

Heureux ceux qui sont morts pour quatre coins de terre.

Heureux ceux qui sont morts d'une mort solennelle.

Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles,

Couchés dessus le sol à la face de Dieu.

Heureux ceux qui sont morts sur un dernier haut lieu,

Parmi tout l'appareil des grandes funérailles.

 Eve, 1913

5 septembre

Signature du pacte de Londres. Les membres de la Triple Entente (France, Royaume-Uni, Russie) s'engagent à refuser toute paix séparée.

 

Première bataille de la Marne
(6 -14 septembre 1914)

6 - 14 septembre

Les forces allemandes avancent à marche forcée à travers la Belgique et la France. Après la bataille des frontières et la retraite des Alliés, la Ire armée de von  Kluck, la IIe de von Bülow et la IIIe de von Hausen s'enfoncent dans le territoire français. Mais la 1ère armée de von Kluck, au lieu de l'ouest comme cela avait été envisagé dans le cadre du plan Schlieffen, passe à l'est de Paris dans l'objectif de réduire les forces françaises. Le général Gallieni, qui dirige la garnison parisienne, demande au commandant en chef Joffre l'autorisation d'attaquer von Kluck au flanc.

le général Joffre

Joffre

 La 6ème armée française, dirigée par Maunoury, lance son attaque le 6 septembre. Von Kluck, pris par surprise, réagit tactiquement et se retourne. Mais il creuse une brèche avec le reste des forces allemandes, la IIe armée de von Bülow.

Les taxis de Paris -au total 630 payés au compteur par le Trésor public- ont été réquisitionnés par le général Gallieni afin d'accélérer le transport des troupes vers la Marne. En fait, bien que leur apport militaire ait été modeste par  rapport aux effectifs engagés leur valeur a été un symbole du « miracle de la Marne ».

Du 6 au 8 septembre la bataille est indécise sur un front de 160 km.

Le 9 septembre l'aile gauche de la Ve armée commandée par Franchet d'Esperey franchit la Marne.

La bataille de la Marne arrête la progression allemande. Le nombre des victimes est élevé, jusqu'à 100 000 au total.

 Un repli général est ordonné par un des officiers du chef d'état-major allemand Moltke. Les Allemands font retraite et le front est stabilisé.

Le 11 septembre, Joffre envoie un message au ministre de la Guerre : « La bataille de la Marne s'achève en victoire incontestable. »

C'est aussi l'échec des plans offensifs allemand et français

7 septembre

Les Allemands entrent dans Maubeuge

13-18 septembre

Le flanc droit allemand se replie dans l'Aisne. Les Français et les Britanniques tentant un assaut sont repoussés par une contre-offensive allemande.

14 septembre

Falkenhayn remplace Moltke à la tête de l'armée allemande après l'échec du plan Schlieffen.

La course à la mer

17 septembre

Les Alliés et les Allemands tentent de déborder leurs flancs respectifs et de se rapprocher du littoral. C'est le début de la course à la mer.

19 septembre

Circulaire du ministre de la guerre, Alexandre Millerand, relative à la censure de la presse par les commandants de région militaire.

Alexandre Millerand

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20 septembre

Bataille de la Woëvre. Reims est reconquis, mais la cathédrale est bombardée est incendiée par les Allemands. [Voir l'article d'Albert Londres dans Le Matin du 29 septembre 1914]

 

22 septembre

Les troupes allemandes entrent à Lunéville. La France est envahie.

Alain-Fournier est tué au combat à Saint-Rémy-la-Calonne dans la Meuse. Il allait avoir 28 ans.

Romain Rolland publie en Suisse dans Le Journal de Genève « Au-dessus de la mêlée ».
 

1er- 27 octobre

Bataille de l'Yser

Furnes - Le roi Albert passe en revue les Turcos et les félicite de leur vaillante conduite à Ramscapelle

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Batailles de l'Yser et des Flandres.

Après la prise de Lille le 12 octobre et celle d'Anvers, les troupes allemandes ont pour objectif d'assurer leur déploiement en mer du Nord afin d'affaiblir le ravitaillement des armées de l'Entente et de menacer directement l'Angleterre. Après avoir atteint Dixmude, la IVe armée allemande franchit l'Yser le 20 octobre. Le roi des Belges Albert Ier décide alors d'ouvrir les écluses de Nieuport le 20 octobre. Le 27 les écluses sont rouvertes à marée montante, ce qui permet de gêner la progression allemande. Ramscapelle tombe puis est reprise. Mais la VIe armée allemande s'empare de la crête de Messines. Dixmude, qui aura essuyé plusieurs déluges de feu ne sera abandonnée que le 10 novembre.

Le gouvernement belge se transporte au Havre.  

1er novembre

L'empire ottoman entre en guerre aux côtés des puissances centrales.
 

6 novembre

L'offensive allemande est enrayée à Ypres du fait de la résistance franco-anglaise. La veille le Kaiser Guillaume II qui pensait faire une entrée triomphale afin de marquer la conquête de la Belgique était rentré en Allemagne. Les fusils à tir rapide britanniques ont raison des soldats allemands dont beaucoup d'entre eux sont des volontaires. La mort de 25 000 étudiants est appelée en Allemagne Kindermord (massacre des étudiants).
 

10 décembre

Bataille des frontières. L'armée française doit battre en retraite.

Le gouvernement revient à Paris.
 

17 décembre

Le front se stabilise le long d'une ligne continue de Nieuport à la frontière suisse. C'est le début d'une guerre d'usure.
 

22 décembre

Séance extraordinaire du Parlement.
 

23 décembre

La Chambre des députés adopte l'ajournement de toutes les élections jusqu'à la fin de la guerre.
Séance du mercredi 23 décembre de la Chambre des députés :
dépôt et lecture, par M. Varenne, rapporteur de la commission du suffrage universel, d'un rapport sur le projet de loi tendant : 1° à ajourner les opérations de révision des listes électorales pour 1915 ; 2° à ajourner les élections législatives, départementales et communales.
Dépôt et lecture par M. Varenne, rapporteur de la commission du suffrage universel, d'un rapport sur le projet de loi tendant à proroger les pouvoirs des sénateurs appartenant à la série B.

1915


Les offensives des belligérants sur le front ouest
 
La stabilisation du front
 Chaque camp rassemble ses ressources
en vue d'une guerre longue

5 février

L'Allemagne décrète le blocus des côtes. C'est le début de la guerre sous-marine.
 

15 février - 18 mars

Bataille de Champagne.
 

19 février

Début de l'opération des Dardanelles. Des troupes françaises, britanniques, australiennes et néo-zélandaises débarquent à Gallipoli.
 

22 avril

Une grande offensive allemande est lancée par la 4e armée contre le saillant d'Ypres, en Belgique, -gardé par les Français et les Britanniques- dans l'objectif de raccourcir le front. C'est la deuxième bataille d'Ypres.

Les gaz asphyxiants -le contenu de 6 000 bouteilles- sont utilisés pour la première fois par les Allemands près d'Ypres, l'après-midi du 22 avril.  Les troupes coloniales françaises ne portaient pas de protection. Après plusieurs attaques et contre-attaques au cours desquelles le rôle de la force expéditionnaire du Canada est essentiel, les Alliés se replient sur une ligne proche. Les pertes alliées s'élèvent 69 000 et celles des Allemands à 38 000.

Une des premières attaques allemandes par les gaz, en 1917
Une des premières attaques allemandes par les gaz

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Chevaux avec leurs masques à gaz
Chevaux avec leurs masques à gaz

7 mai

Le torpillage du paquebot britannique Lusitania par le sous-marin allemand U-20 fait 1 200 morts dont 124 Américains. Les États-Unis émettent une vive protestation.
 

9 mai

Début de l'offensive française en Artois visant à rompre le front allemand.
 

18 mai

Albert Thomas est nommé sous-secrétaire d'État à l'artillerie et aux équipements militaires. [Fiche biographique]

Albert Thomas

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23 mai

L'Italie déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie.
 

18 juin

Échec de l'offensive en Artois.
 

26 juin

Adoption par la Chambre des députés de la loi Dalbiez ayant pour objet d'assurer la juste répartition et une meilleure utilisation des hommes mobilisés ou mobilisables.
350 000 militaires sont retirés du front pour être affectés dans les usines de fabrication d'obus et de fusils. D'autres au nombre de 150 000 sont affectés dans les mines et l'industrie métallurgique. Ces affectés spéciaux portant le brassard et ayant une carte d'identité de la Défense nationale ne peuvent exercer le droit de grève.
 

14 juillet

Les cendres de Rouget de Lisle sont transférées aux Invalides en présence de Raymond Poincaré, Président de la République.
 

Août

Mise en place de la procédure des comités secrets.
 

16 août

L'homme enchaîné, le journal de Clemenceau, est suspendu quatre jours par la censure en raison de critiques à l'encontre du général Joffre.
 

4 septembre

Maurice Maréchal fonde le journal satirique Le Canard enchaîné afin de lutter contre le « bourrage de crâne ».

5- 8 septembre

Conférence socialiste internationale de Zimmerwald en Suisse.
 

6 septembre

Décret instituant les cours martiales concernant les délits commis par les soldats.
 

23 septembre

La Bulgarie déclare la guerre à la Serbie.
 

25 septembre

Début de la deuxième bataille de Champagne

Le repos et l'écriture du courrier dans la région des Monts de Champagne
Le repos et l'écriture du courrier dans la région des Monts de Champagne
Le Play Emile Camille Albert (1875 - ?)
Paris, musée de l'Armée
Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN / © Pascal Segrette

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Début de l'offensive franco-britannique en Artois.


 

6 octobre

Début de l'offensive germano-austro-bulgare contre la Serbie.
 

17 octobre

La France déclare la guerre à la Bulgarie.
 

29 octobre

Le cabinet Briand succède au cabinet Viviani démissionnaire. [Fiche biographique] Le général Gallieni devient ministre de la guerre.

Aristide Briand

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5 novembre

Clemenceau est élu président de la commission des affaires étrangères du Sénat.
 

10 novembre

Le général Gallieni est entendu à la Chambre des députés par la commission de l'armée sur l'incorporation immédiate de la classe 1917.
Voir aussi : la séance du 30 novembre 1915, discussion du projet de loi relatif à l’appel sous les drapeaux de la classe 1917

2 décembre

Le général Joffre devient commandant en chef des armées françaises.
 

19 décembre

Douglas Haig est nommé commandant en chef du corps expéditionnaire britannique en France en remplacement de French.

 

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1916

8- 9 janvier

Les troupes alliées quittent les Dardanelles et se replient vers Salonique pour former l'armée d'Orient sans être parvenues à s'emparer des détroits.

Le général Sarrail, commandant en chef de l'armée française d'Orient,
puis commandant en chef des armées alliées d’Orient le 11 août 1916

29 janvier

Le XXe arrondissement de Paris est bombardé par un ballon dirigeable zeppelin.

Verdun
(21 février-18 décembre 1916)

 

3 explosions d'obus et hommes

Trois explosions d'obus et hommes
 Photographie anonyme
Paris, musée d'Orsay
Musée d'Orsay / © Hervé Lewandowski

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21 février

Début de la bataille de Verdun. Le général Erich von Falkenhayn, chef d'état-major allemand ayant succédé à Moltke, a planifié une attaque de la ville fortifiée de Verdun, afin de « saigner l'armée française ». Après un déluge de feu, un premier bombardement au cours duquel un million d'obus furent tirés en 21 heures, les Allemands avancent rapidement sur deux lignes de tranchées. Les premières lignes sont détruites mais des poches de résistance se constituent dans les lignes arrière françaises.
 

22 février - 7 mars

14 000 soldats et 2 000 tonnes de matériel sont acheminés quotidiennement à Verdun par la Voie sacrée, c'est-à-dire les routes et chemins reliant Bar-le-Duc à Verdun.

Le lieutenant-colonel Driant, député de Meurthe-et-Moselle, est tué au bois des Caures.

25 février

Le fort de Douaumont est pris par les Allemands.

Le général Pétain, commandant de la IIe armée prend le commandement du secteur de Verdun.
 

9 mars

L'Allemagne déclare la guerre au Portugal.

10 mars

Ordre du jour du général Joffre : « Depuis trois semaines, vous subissez le plus formidable assaut que l'ennemi ait encore tenté contre nous. L'Allemagne [...] espérait que la prise de Verdun raffermirait le courage de ses alliés et convaincrait les pays neutres de la supériorité allemande. Elle avait compté sans vous ! Le pays a les yeux sur vous. Vous serez de ceux dont on dira : "ils ont barré aux Allemands la route de Verdun." »

Parc d'artillerie près de Verdun

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16 mars

Le général Pierre Auguste Roques succède au général Gallieni, démissionnaire, qui décède le 26 mai.
 

17 mars

Engagé volontaire, le poète Guillaume Apollinaire se bat dans l'artillerie, puis comme sous-lieutenant au 96e régiment d'infanterie. Alors qu'il vient d'avoir notification de sa naturalisation, il prend position le 14 mars au Bois des Buttes, à l'extrémité est du plateau de Craonne, au pied du Chemin des Dames. Il y est blessé, le 17, à quatre heures de l'après-midi, d'un éclat d'obus à la tempe droite .

Dans son carnet il écrit :« Je lisais à découvert au centre de ma section, je lisais le Mercure de France. A quatre heures un 150 éclate à 20 mètres, un éclat perce le casque et troue le crâne. [...] On m'endort pour fouiller, l'éclat a enfoncé la boîte crânienne. et y est resté, on l'y laisse. »

Trépané, affaibli par sa blessure, il mourra le novembre 1918 de la grippe espagnole.

Ce qui reste du bois des Buttes en mars 1916
Ce qui reste du bois des Buttes en mars 1916
© Gallimard


Un poème et le casque troué
© Gallimard

Guillaume Apollinaire
Détail d'une photo prise à l'Hôpital italien du quai d'Orsay

9 avril

Offensive allemande visant à encercler Verdun.

Offensive allemande

Explosion d'obus

Allemagne, Berlin, BPK
(C) BPK, Berlin, Dist. RMN / © Photographe inconnu

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10 avril

Appel du général Pétain :« Le 9 avril est une journée glorieuse pour nos armes. Les assauts furieux des soldats du Kronprinz ont été partout brisés. Fantassins, artilleurs, sapeurs, aviateurs de la IIe armée ont rivalisé d'héroïsme. Honneur à tous ! Les Allemands attaqueront sans doute encore. Que chacun travaille et veille pour obtenir le même succès qu'hier. Courage... On les aura ! »

Fabrication des obus de 75
La cémentation et la trempe

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22 avril

Albert Thomas crée par arrêté un comité du travail féminin.
 

24-30 avril

Conférence socialiste internationale de Kienthal.
 

1er mai

Le général Pétain est nommé commandant de l'armée du centre. Il est remplacé à Verdun par le général Nivelle.
 

4 juin

Début de l'offensive Broussilov. Le général Alexei Broussilov, commandant le front russe au sud-ouest, décide d'attaquer les forces austro-hongroises et avance en Galicie. L'offensive est relancée en juillet puis en août mais les pertes sont énormes de part et d'autre. En octobre le tsar Nicolas II demande l'arrêt de l'offensive.
 

7 juin

Au bout d'une résistance héroïque, la garnison du fort de Vaux est vaincue.

un guétteur au fort de Vaux

Fort de Vaux

Un guetteur

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16 - 22 juin

Aristide Briand, président du Conseil, soumet à la Chambre, en comité secret, la conduite de la bataille de Verdun.

[Comité secret du 16 juin 1916]  [suite : 17 juin 1916]  [suite : 18 juin 1916[suite : 19 juin 1916]  [suite : 20 juin 1916]   [suite : 21 juin 1916]  [suite : 22 juin 1916]

Neuf comités secrets sont tenus à la Chambre des députés et quatre au Sénat de juin 1916 à octobre 1917.

Vidéo :
- Vue panoramique d'un champ de bataille avec fumées de tirs d'artillerie ;
- Soldats au repos, blessés étendus sur le sol sur des civières ;
- Prisonniers allemands dans une tranchée, marchant les mains en l'air ;
- Prisonniers allemands posant debout pour l'objectif ;
- Artilleurs français avançant rapidement dans une rue de village en pente, encadrant une charrette portant un canon tiré par un cheval.

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La bataille de la Somme
(1er juillet - 18 novembre 1916)

 

bataille de la Somme

Des soldats sortant des tranchées et s'élançant vers le no man's land,
le premier jour de la bataille de la Somme

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1er juillet

Front de la Somme

Régiment d'infanterie revenant des premières lignes

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Bataille de la Somme : début de l'offensive franco-britannique.

Des dizaines de milliers de Britanniques lourdement armés avancent dans le no man's land. En une journée l'infanterie britannique enregistre 57 470 victimes.

Au cours de l'attaque de Beaumont-Hamel un bataillon du régiment de Terre-Neuve, composé de volontaires, perd près de 90 % de son effectif en une demi-heure.
 

20 août

La Roumanie entre en guerre aux côtés des Alliés.
 

15 septembre

Bataille de la Somme : les Britanniques utilisent pour la première fois des chars d'assaut, à Flers.
 

24 octobre

Les forces françaises commandées par le général Mangin reprennent le fort de Douaumont (Verdun) suivant la technique de la Noria mise en place par le général Pétain.
 

2 novembre

Les troupes françaises reprennent le fort de Vaux (Verdun) abandonné par les Allemands.
 

13 novembre

Le village de Beaumont-Hamel, situé à 9 kilomètres au nord d'Albert, est pris par la 51e division des Highlands.
 

18 novembre

Fin de la bataille de la Somme. L'offensive a causé la perte d'environ 650 000 Allemands, 420 000 Britanniques et 200 000 Français.
 

21 novembre

Mort de l'empereur François-Joseph. Charles Ier lui succède.
 

24 novembre

Wilson est réélu président des États-Unis.
 

28 novembre

La Chambre des députés se transforme en comité secret, avec des interruptions, jusqu'au 7 décembre.
[Séance du 28 novembre 1916]  [suite : 29 novembre 1916]

3 décembre

Lloyd George est Premier ministre du Royaume-Uni.
 

12 décembre

Remaniement du gouvernement Briand qui ne comprend plus de ministre d'État.
 

15 décembre

Nouvelle offensive française à Verdun.
 

18 décembre

Fin de la bataille de Verdun. Le bilan est de 162 000 tués et de 216 000 blessés évacués côté français et de 350 000 tués, blessés ou disparus côté allemand. Plus de 60 millions d'obus ont été tirés dans le secteur. Ce fut l'enfer de Verdun.
 

19 - 23 décembre

Le Sénat, réuni en comité secret, rejette un ordre du jour, présenté notamment par Clemenceau, Pichon et Monis critiquant la politique de défense nationale du Gouvernement.
 

26 décembre

Le général Joffre est élevé au titre de maréchal de France. Il est remplacé par Nivelle à la tête de l'armée française. Celui-ci déclare pouvoir gagner la guerre en 48 heures au moyen d'une seule attaque massive de l'infanterie avançant après un bombardement éclair derrière un barrage roulant accompagné de chars.
 

1917

8 janvier

Début d'un important mouvement de grèves à Paris et en province touchant jusqu'aux usines d'armement.
 

10 janvier

La Triple-Entente fait connaître ses buts de guerre : évacuation des territoires occupés, retour de l'Alsace-Lorraine à la France, réparation des dommages subis, affranchissement des nationalités sous domination turque, émancipation des Tchèques, Slovaques, Roumains et Yougoslaves.
 

16 janvier

L'état-major allemand décide de reprendre la guerre sous-marine à outrance.
 

22 janvier

Le Président Wilson déclare devant le Sénat américain que la paix future doit être une paix sans victoire, garantissant l'égalité des droits de toutes les nations et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

Les révolutions russes
L'effondrement du front est

Les fronts orientaux de 1914 à 1918

 

8 - 12 mars

Première révolution russe.
 

14 mars

Pris à partie à la Chambre des députés, le général Lyautey interrompt son intervention et démissionne de son poste de ministre de la guerre.
 

15 mars

Après la création du Soviet des députés ouvriers et paysans et l'abdication de Nicolas II, Paul Milioukov déclare qu'il entend mener la guerre jusqu'au bout et sans hésitation.
 

17 mars

Aristide Briand remet sa démission à la suite de celle du général Lyautey.
 

21 mars

Le gouvernement Ribot, formé la veille, obtient la confiance à l'unanimité (440 voix) moins 59 abstentions. [Fiche biographique]

Alexandre Ribot

Alexandre Ribot

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27 mars

Adoption par la Chambre des députés du principe de l'appel de la classe 1918.
 

2 avril

Dans son message au Congrès, le président Wilson déclare : « Je recommande au Congrès de déclarer que la récente conduite du gouvernement impérial allemand n'est, en fait, rien moins que la guerre contre le gouvernement et le peuple des États-Unis. »

L'entrée en guerre des États-Unis

6 avril

Le Congrès vote l'entrée en guerre des États-Unis.
 

9 avril

Le corps canadien dirigé par le général Julian Byng prend la crête de Vimy, située au nord d'Arras.
 

16 avril

Le général Nivelle lance l'offensive du Chemin des Dames après plusieurs reports de l'opération qu'il avait projetée.

Lénine, précédemment en Suisse, arrive en Russie.
 

17 avril

Premier refus collectif d'obéissance dans l'armée française.
 

11 mai

Une vague de grève commence dans les industries d'armement et dure jusqu'en juin.
 

5 mai

Vote de confiance du gouvernement Ribot : 467 voix pour et 52 voix contre.

L'échec de l'offensive du Chemin des Dames
Le doute des combattants
La crise politique

15 mai

Le Gouvernement relève le général Nivelle de son commandement après l'échec de l'offensive du 16 avril au 9 mai causant la perte de 187 000 Français et de 167 000 Allemands. Pétain le remplace à la tête des armées du nord et du nord-est.

Le général Foch est nommé chef d'état-major général au ministère de la guerre.
 

Le général Foch

ll est à la tête de la 9e armée, à la bataille de la Marne. Il coordonne les armées britanniques, françaises et belges pendant la « course à la mer ». Nommé à la tête des armées du Nord, il dirige en 1915 l’offensive d’Artois et, en 1916, la bataille de la Somme. Critiqué sur ses choix tactiques et accusé de conduire des offensives trop lourdes en pertes humaines, il n'est pas épargné par la disgrâce de Joffre, à la fin de l’année 1916. Mais après les revers subis par le général Nivelle il est rappelé aux plus hautes responsabilités.

2 juin

Le général Pétain donne des instructions en ce qui concerne les permissions et les périodes de repos.

Le 6ème comité secret de la Chambre examine la situation créée par la révolution russe et la conférence socialiste internationale de Stockholm.
 

9-14 juin

Neuf divisions de l'armée britannique et de l'ANZAC (Australian and New Zealand Army Corps) montent avec succès à l'assaut de la crête de Messines, situé près d'Ypres, entre les vallées de la Lys et de l'Yser. Plus de 8 km de tunnels avaient été creusés depuis janvier par les Britanniques sous les lignes allemandes.
 

13 juin

Le général Pershing, commandant du corps expéditionnaire américain, arrive en France.
 

28 juin

La Grèce déclare la guerre aux empires centraux.
 

29 juin

Le 7ème comité secret de la Chambre se réunit afin d'examiner les responsabilités de l'échec des offensives d'avril.
 

1er juillet-3 août

Offensive Kerenski : l'armée gouvernementale russe échoue dans la poursuite de la guerre de défense patriotique de la nation. L'armée russe se désintègre et les forces des Empires centraux réoccupent la Galicie et la Bukovine.
 

7 juillet

Maurice Barrès interpelle le ministre de l'intérieur Malvy dont le chef de cabinet Leymarie a permis au gérant du journal Le Bonnet rouge de rapporter de Suisse des fonds d'origine allemande.
 

18 juillet

Alexandre Kerenski devient président du Conseil, en Russie.
 

22 juillet

Clemenceau met en cause Malvy en séance publique au Sénat.
 

31 juillet - 6 novembre

Troisième bataille d'Ypres.
 

Sur l'Yser, août 1917
D'après François Flameng 1856-1923)
Paris, musée de l'Armée
(C) Musée de l'Armée
Dist. RMN / © Giovanni Dagli Orti

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Les quelques gains de terrain initiaux sont neutralisés par de fortes pluies les jours suivants. Une nouvelle offensive a lieu le 10 puis le 16 août. Les forces britanniques s'engagent le 20 septembre dans une bataille d'usure. Le 6 novembre les Canadiens s'emparent des ruines de Passchendaele. Au cours des combats les Britanniques perdent 310 000 hommes et les Allkemands 260 000.

août-octobre

La grippe espagnole, après une première vague au printemps, frappe les civils et les militaires. La pandémie est l'une des plus meurtrières de l'histoire.

2 août

L'amiral Lacaze démissionne après avoir refusé une enquête parlementaire sur son action au ministère de la marine.

Denys Cochin démissionne aussi, accusant le gouvernement d'anticléricalisme.

Denys Cochin

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15 août

Le pape Benoît XV rend publique une note sur la paix préconisant le retour à l'indépendance de la Belgique et un « compromis raisonnable » au sujet de l'Alsace-Lorraine.
« Le monde civilisé devra-t-il donc n'être plus qu'un champ de morts ? Et l'Europe, si glorieuse et si florissante, va-t-elle donc, comme entraînée par une folie universelle, courir à l'abîme et prêter la main à son propre suicide ? »

Benoît XV

Giacomo della Chiesa, né le 21 novembre 1845,

pape sous le nom de Benoît XV, du 3 septembre 1914 à sa mort le 22 janvier 1922.

En 1914 il dénonce la guerre et défend la neutralité du Saint-Siège,

ce qui suscite l'incompréhension de part et d'autre.

Benoît XV lance un appel aux belligérants : « Dans une situation si angoissante, en présence d'une menace aussi grave, Nous qui n'avons aucune visée politique particulière, qui n'écoutons les suggestions ou les intérêts d'aucune des parties belligérantes, mais uniquement poussé par le sentiment de Notre devoir suprême de père commun des fidèles, par les sollicitations de Nos enfants qui implorent Notre intervention et Notre parole pacificatrice, par la voix même de l'humanité et de la raison, Nous jetons de nouveau un cri de paix et Nous renouvelons un pressant appel à ceux qui tiennent entre leurs mains les destinées des nations. »

Mais la note de paix du pape est rejetée presque unanimement en cette année terrible.

20 août

Début de la seconde bataille de Verdun.
 

7 septembre

Le Gouvernement Ribot démissionne en raison de l'affaire Malvy.
 

12 septembre

Paul Painlevé forme un gouvernement dont sont membres Ribot, aux affaires étrangères, Péret, à la justice, Steeg, à l'intérieur, Loucheur à l'armement et Klotz aux finances.

[Paul Painlevé (1863-1933). Un scientifique en politique]

Paul Painlevé

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19 septembre

Le Gouvernement obtient la confiance par 368 voix et 131 abstentions.
 

9 octobre

Von Kuhlmann déclare au Reichstag que « l'Allemagne n'acceptera pas le retour de l'Alsace-Lorraine à la France ».
 

15 octobre

La danseuse Mata-Hari est fusillée pour espionnage.
 

23 - 26 octobre

Les Français remportent la bataille de La Malmaison dans l'Aisne.
 

24 octobre - 5 novembre

L'Italie subit une lourde défaite à Caporetto, dans les Alpes, face aux troupes austro-allemandes. Sept divisions allemandes de la 8e armée stationnée à Riga forment une nouvelle armée avec des divisions autrichiennes. Les forces des empires centraux s'emparent de la plus grande partie du territoire vénétien contraignant à un repli des troupes italiennes sur le Piave avec l'arrivée de renforts britanniques et français. Le chef de l'état-major italien, le général Luigi Cadorna démissionne.
 

6 - 7 novembre

La conférence de Rapallo décide d'apporter des renforts à l'Italie.

Seconde révolution russe. Léon Trotski s'empare de Petrograd.
 

13 novembre

Mis en minorité à la Chambre par 277 voix contre 186 le Gouvernement démissionne.

Clemenceau, président du Conseil :
« Je fais la guerre »

17 novembre

Georges Clemenceau forme le Gouvernement, cumulant la présidence du Conseil et le ministère de la guerre, avec Nail à la justice, Pichon aux affaires étrangères, Pams à l'intérieur, Klotz aux finances, Jonnart au blocus et aux régions libérées, Lafferre à l'instruction publique, Loucheurà l'armement, Claveille aux travaux publics et aux transports, Leygues à la marine, Clémentel au commerce, Boret à l'agriculture et au ravitaillement, Simon aux colonies et Colliart au travail. Georges Mandel dirige le cabinet civil de Clemenceau.
 

20 novembre

Georges Clemenceau déclare à la Chambre :« Ni trahison, ni demi-trahison, la guerre, rien que la guerre. [...] Un jour, de Paris au plus humble village, des rafales d'acclamations accueilleront nos étendards vainqueurs, tordus dans le sang, dans les larmes, déchirés des obus, magnifique apparition de nos grands morts. Ce jour, le plus beau de notre race, il est en notre pouvoir de le faire. »

La Chambre vote la confiance par 418 voix contre 65 et 40 abstentions.

[Déclaration du Gouvernement à la Chambre des députés]

26 novembre

 Le Conseil des commissaires du peuple dirigé par Lénine décide d'engager des pourparlers de paix avec les Empires centraux.
 

20 novembre - 6 décembre

Bataille de Cambrai. Le colonel John Fuller, chef d'état-major du corps de chars de l'armée britannique, est autorisée à lancer une attaque blindée. C'est la première bataille au cours de laquelle l'emploi des chars - 476 - fut aussi important. Les Britanniques parviennent à avancer mais la contre-attaque allemande n'en est pas moins efficace.
 

29 novembre

Ouverture à Paris de la conférence des Alliés.
 

15 décembre

Signature à Brest-Litovsk de l'armistice entre Allemands et bolcheviks.
 

22 décembre

La Chambre des députés vote la levée de l'immunité parlementaire de Joseph Caillaux, mis en cause pour ses relations avec des pacifistes pro-allemands, par 418 voix contre 2.
 

28 décembre

Discussion à la Chambre des députés du projet de loi relatif à l'appel de la classe 1919.

 

1918

8 janvier

Dans son discours sur l'état de l'Union, le président Wilson définit son programme de paix en Quatorze points:
  1. Négociations de paix publiques.
  2. Liberté de navigation maritime.
  3. Liberté de commerce international.
  4. Limitation concertée des armements.
  5. Règlement impartial des questions coloniales.
  6. Évacuation de la Russie.
  7. Évacuation et restauration de la Belgique.
  8. Retour de l'Alsace-Lorraine à la France.
  9. Rectifications des frontières italiennes selon les limites des nationalités.
10. Indépendance des peuples de l'Empire austro-hongrois.
11. Évacuation de la Roumanie, de la Serbie et du Monténégro.
12. Limitation de la souveraineté ottomane aux seules régions turques.
13. Création d'un État polonais avec libre accès à la mer.
14. Création d'une société des nations.
 

11 janvier

Le gouvernement Clemenceau obtient la confiance à la suite du débat sur la conduite diplomatique de la guerre par 317 voix contre 113.
 

14 janvier

Arrestation de Joseph Caillaux.
 

18 février

Charles Humbert, sénateur de la Meuse, est arrêté pour commerce avec l'ennemi.

Les offensives allemandes
(mars et juillet 1918)

8 - 11 mars

Attaques aériennes de Paris.
 

8 mars

À une interpellation d'Émile Constant, à la Chambre des députés, « sur les responsabilités gouvernementales et les compromissions révélées par les débats du procès Bolo », appuyée par M. Renaudel, au nom du parti socialiste Georges Clemenceau, répond avec fougue  : «  On dit : "Nous ne voulons pas la guerre, mais il nous faut la paix le plus tôt possible." Ah ! moi aussi j'ai le désir de la paix le plus tôt possible et tout le monde la désire, il serait un grand criminel celui qui aurait une autre pensée, mais il faut savoir ce qu'on veut. Ce n'est pas en bêlant la paix qu'on fait taire le militarisme prussien.[...] Ma politique étrangère et ma politique intérieure, c'est tout un. Politique intérieure, je fais la guerre ; politique extérieure, je fais toujours la guerre. Je fais toujours la guerre. [...] La Russie nous trahit, je continue de faire la guerre. La malheureuse Roumanie est obligée de capituler : je continue de faire la guerre, et je continuerai jusqu'au dernier quart d'heure. »

Georges Clemenceau (1841-1929) en visite sur le front de Picardie.

Georges Clemenceau en visite sur le front de Picardie
 © Roger-Viollet

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21 mars

Bataille de Picardie.
 

23 - 24 mars

Début des bombardements de Paris par les Allemands.

Le commandement unique des Alliés

 

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26 mars

Conférence interalliée de Doullens. Foch est chargé de coordonner les commandants des forces alliées.
 

14 avril

Le général Foch assure la direction stratégique des forces alliées.
 

1er - 2 mai

Réunion à Abbeville du Conseil suprême de la guerre.
 

7 mai

Traité germano-roumain.
 

13 mai

Début de grèves dans les usines d'armement de la région parisienne.
 

27 mai

Début de la troisième offensive allemande au Chemin des Dames.
 

1er- 3 juin

Réunion à Versailles du Conseil suprême de la guerre.

4 juin

À la Chambre des députés Clemenceau couvre les généraux après l'affaire du Chemin des Dames.

15 juillet

Offensive allemande en Champagne.

Offensives allemandes et contre-offensives alliées en 1918

En carton, l'occupation alliée en Rhénanie après l'armistice de 1918

 

Les contre-offensives finales

 

Paysage de la première guerre mondiale
Blérancourt, musée national de la Coopération franco-américaine
(C) RMN / © Gérard Blott

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18 juillet

Début de la seconde bataille de la Marne. Face à la dernière tentative allemande de rupture du front occidental la contre-attaque de Foch permet d'avancer. Le général Mangin à la tête de la 10e armée pénètre de plus de 8 km dans les lignes allemandes et Soissons est libérée le 2 août. Les Allemands se replient le long de la Vesle et de l'Aisne.
 

7 août

Le général Foch est fait maréchal de France.
 

8 août

Contre-offensive franco-anglaise en Picardie. L'infanterie britannique, canadienne et australienne avance avec l'appui de 400 chars et 800 avions contre les positions allemandes près d'Amiens. Le chef d'état-major allemand Erich Ludendorff considère la journée comme un « jour de deuil pour l'armée allemande ».
 

5 septembre

Après le salut - par Paul Deschanel, Président de la Chambre des députés - des chefs et des soldats ayant repris depuis le 18 juillet une série d'offensives victorieuses, Georges Clemenceau harangue les députés : « La victoire s'affirme mais il faut l'achever ».

Affiche d'Eugène Courboin. 1918

« Un dernier effort et on l’aura »

Affiche d’Eugène Courboin, 1918

1,20 x 0,80

12 septembre

Offensive américaine à Saint-Mihiel.
 

14 - 15 septembre

Offensive de l'armée de Salonique commandée par le général Franchet d'Esperey.
 

17 septembre

Discours de Georges Clemenceau au Sénat : « Allez, enfants de la patrie ! »
 

6 octobre

Pressé par les généraux Hindenburg et Ludendorff, le chancelier allemand Max de Bade demande au président des États-Unis les conditions d'un armistice. Celui-ci répond que la capitulation des armées allemandes et l'abdication des Hohenzollern font partie des conditions d'un armistice
 

9 octobre

Prise de Cambrai par les troupes canadiennes.
 

26 octobre

Démission de Ludendorff.
 

17 octobre

Libération de Lille et de Douai par les Britanniques.

Après la relance de l'offensive alliée de Cambrai-Saint-Quentin, la retraite allemande s'accélère.
 

24 - 27 octobre

Victoire des Italiens à la bataille de Vittorio-Veneto.
 

29 octobre

L'Allemagne demande l'armistice au président Wilson.
 

30 octobre

La Turquie signe l'armistice de Moudros.
 

3 novembre

L'Autriche-Hongrie signe avec les Alliés l'armistice de Villa-Giusti.
 

4 novembre

Les États-Unis invitent le gouvernement allemand à demander l'armistice au maréchal Foch.

Le maréchal Ferdinand Foch

L'Illustration, album de la guerre

7 novembre

Le chancelier Max de Bade annonce l'envoi de plénipotentiaire et demande la suspension des hostilités.
 

8 novembre

Les plénipotentiaires allemands et alliés se rencontrent à Rethondes, en forêt de Compiègne.
 

9 novembre

Abdication de l'empereur Guillaume II.

Friedrich Ebert, président du parti majoritaire du Reichstag, le SPD, succède à Max von Baden à la chancellerie. Il forme le gouvernement, baptisé conseil des commissaires du peuple et constitué de sociaux-démocrates majoritaires et indépendants. Philipp Scheidemann proclame la République allemande au balcon du Reichstag devançant Karl Liebknecht qui proclame peu après la République socialiste.

L'armistice

11 novembre

Signature de l'armistice par les généraux allemands, à 6 heures du matin. À 11 heures les hostilités sont suspendues.
 

Paris, foule sur la place de la Concorde lors de l'Armistice de 1918

La foule sur la place de la Concorde le jour de l'Armistice (11 novembre 1918)
Charles Augustin Lhermitte (1881-1945)
(C) Droits réservés - Paris, musée d'Orsay
(C) RMN (musée d'Orsay) / © Hervé Lewandowski

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La foule attend l'arrivée de Clemenceau devant la Chambre des députés (11 novembre 1918)
© Keystone

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Vidéo

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Intervention de Georges Clemenceau, président du Conseil des ministres, ministre de la guerre annonçant à la Chambre des députés les termes de la convention d'armistice signée le matin même, à Rethondes.

17 novembre

Les troupes françaises entrent en Alsace-Lorraine. Le général Gouraud commandant la IVe armée fait son entrée solennelle à Strasbourg le 22 novembre et y préside le défilé de la victoire.
 

Vidéo

(Internet Explorer 6 : rafraîchir la page)

Une foule formidable envahit la place de la Concorde, 17 novembre 1918

Photo parue dans Le Miroir n° 261

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1er décembre

Tenue à Londres d'une conférence préparatoire aux négociations de paix.
 

14 décembre

Arrivée à Paris du président Wilson en vue de la conférence de la paix. La veille il était arrivé à Brest à bord du paquebot George Washington.
 

15 décembre

Le général Pétain est fait maréchal de France.
 

29 décembre

À la suite du débat de politique étrangère le gouvernement Clemenceau obtient la confiance par 386 voix contre 89.

 

1919

 

De gauche à droite : le premier ministre britannique David Lloyd George, le président italien Vittorio Orlando, le président français Georges Clémenceau et le président des Etats-Unis Woodrow Wilson

De gauche à droite : le premier ministre britannique David Lloyd George, le président du Conseil italien Vittorio Orlando,
le président du Conseil français Georges Clemenceau et le président des États-Unis Woodrow Wilson.
Photographie anonyme
Allemagne, Berlin, BPK Diffusion

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18 janvier

Ouverture au Quai d'Orsay de la conférence de la paix.
 

3 février

Réception du Président Woodrow Wilson par la Chambre des députés. [Voir le discours] [Un président américain à Paris]
 

28 avril

La conférence de la paix adopte le pacte constitutif de la Société des Nations.
 

2 juin

Au château de Saint-Germain, les délégués autrichiens reçoivent les conditions de paix.

Le traité de Versailles


Arrivée du comte de Brockdorff-Rantzau,
chef de la délégation allemande à la conférence de la paix à Versailles

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Le président Wilson et Raymond Poincaré en route pour les négociations pour le Traité de Versailles

Le président Wilson et Raymond Poincaré en route pour les négociations du Traité de Versailles
Allemagne, Berlin, BPK
(C) BPK, Berlin

Dist RMN / © Photographe inconnu

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Georges Clemenceau et Lloyd George

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28 juin

Signature du traité de Versailles dans la galerie des glaces du château. L'Alsace-Lorraine est restituée à la France. Le paiement de réparations est imposé à l'Allemagne. Le 30 juin Clemenceau présente le traité à la Chambre des députés.

Château de Versailles - La remise du traité aux Allemands
Les officiers et attachés étrangers regardant à travers les portes

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Signature du Traité de paix par la délégation allemande le 28 juin 1919 dans la Galerie des Glaces

Signature du Traité de paix par la délégation allemande le 28 juin 1919 dans la Galerie des Glaces
Sir Orpen William (1878-1931)
Allemagne, Berlin, BPK
(C) BPK, Berlin, Dist RMN / © Photographe inconnu

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Wilson et Clemenceau quittent Versailles après la signature du Traité

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30 juin

Clemenceau présente le traité de Versailles à la Chambre des députés. [2ème séance du lundi 30 juin 1919]
 

Les transformations territoriales en Europe après la Première Guerre mondiale

 

14 juillet

Défilé de la Victoire sur les Champs-Élysées

Défilé de la Victoire sur les Champs-Élysées. Le défilé est ouvert par les grands mutilés de guerre.

Les maréchaux Joffre et Foch défilent en tête des troupes.

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Défilé de la Victoire - 14 juillet 1919

Défilé de la Victoire, place de la Concorde

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Les maréchaux Joffre et Foch défilent en tête des troupes

Fêtes de la Victoire
Les maréchaux Foch et Joffre

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12 septembre

Proposition de résolution d'André Paisant, cosignée par 86 de ses collègues, ayant pour objet le transfert solennel au Panthéon d'un soldat anonyme français tombé pour sa patrie.

26 août - 24 septembre

Débat à la Chambre des députés sur le traité de paix.
 

10 septembre

Traité de Saint-Germain entre les Alliés et l'Autriche : l'Italie reçoit le Tyrol du Sud et le Trentin. La Tchécoslovaquie intègre les territoires du royaume de Bohême, de la Slovaquie et de la Ruthénie subcarpathique.
 

2 octobre

La Chambre des députés autorise la ratification du traité de Versailles par 372 voix contre 53 et 72 abstentions.
 

Le traité de Versailles
Traité de Versailles
Texte calligraphié et orné signé de Poincaré
Grand sceau pendant de la République
Archives du ministère des affaires étrangères

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10 octobre

Vote sur la publication des procès-verbaux des comités secrets tenus pendant la guerre.

16 novembre

Victoire du Bloc national aux élections législatives : 319 élus dont 183 à l'Entente républicaine et démocratique, 29 aux Indépendants, 46 à l'Action républicaine et sociale, 61 aux Républicains de gauche. La gauche comprend 68 élus de la SFIO, 86 radicaux-socialistes, 26 républicains socialistes.
 

20 novembre

Le Sénat des États-Unis rejette la ratification du traité de Versailles.
 

27 novembre

Traité de Neuilly-sur-Seine : la Bulgarie renonce à la Dobroudja du Sud annexée par la Roumanie en 1913, et cède la Thrace occidentale à la Grèce.

8 décembre

Ouverture de la XIIe législature. Pour la première fois depuis quarante-huit ans, les députés alsaciens-lorrains prennent place parmi leurs collègues.

Le Président d'âge Jules Siegfried salue les vingt-quatre arrivants groupés derrière le docteur François, député de la Moselle, qui proclame leur « indéfectible affection pour la patrie retrouvée ».

 

1920

10 janvier

Au salon de l'Horloge du Quai d'Orsay, échange des signatures pour la ratification du traité de Versailles, en présence du Premier ministre britannique Lloyd George, du président du Conseil italien Nitti, de Clemenceau et de l'Allemand von Lesner et en l'absence de représentants des États-Unis.
 

16 janvier

Le Sénat américain rejette l'adhésion des États-Unis à la SDN.

Clemenceau, devancé par Deschanel (389 voix contre 408), à la réunion du Palais du Luxembourg, retire sa candidature à l'élection présidentielle .
 

17 janvier

Paul Deschanel est élu président de la République avec 734 voix.
 

18 janvier

Démission du gouvernement Clemenceau.
 

19 janvier

Gouvernement Millerand, qui obtient la confiance par 272 voix contre 23 et 300 abstentions.
 

17 janvier

Paul Deschanel est élu président de la République avec 734 voix.
 

17 février

Ouverture du procès de Joseph Caillaux devant la Haute Cour de justice.
 

5 mars

La Hollande refuse de livrer l'ex-empereur Guillaume II.
 

19 mars

Le Congrès des États-Unis rejette la ratification du traité de Versailles.
 

2 avril

Crise consécutive à l'entrée de troupes allemandes en zone démilitarisée et à la demande du chargé d'affaires allemand au président de Conseil Millerand de laisser entrer les troupes dans cette zone, en violation des dispositions du traité de Versailles : occupation en riposte par les troupes françaises de Francfort, Hanau, Darmstadt, puis Hombourg.
 

18 avril

Ouverture de la conférence de San Remo : la France obtient le mandat sur la Syrie.
 

26 mai

La Chambre des députés autorise la ratification du traité de Saint-Germain. Le Sénat autorise la ratification le 30 juin.
 

16 juin

Ouverture par Léon Bourgeois de la conférence juridique internationale relative à l'organisation de la Cour permanente de justice internationale.
 

20 juin

Conférence interalliée de Boulogne.
 

5 juillet

Ouverture de la conférence de Spa.
 

10 août

Le traité de Sèvres est signé entre les Alliés et la Turquie.

Se souvenir

8 novembre

La Chambre des députés et le Sénat votent le transfert des restes d'un soldat inconnu à l'Arc de Triomphe.

Article 1er.- Les honneurs du Panthéon seront rendus aux restes d’un des soldats non identifiés au champ d’honneur au cours de la guerre 1914-1918. La translation des restes de ce soldat sera faite solennellement le 11 novembre 1920.

Article 2.- Le même jour, les restes du soldat inconnu seront inhumés sous l’Arc de Triomphe.

Voir la séance du 8 novembre à la Chambre des députés (projet de loi ayant pour objet d'ordonner la translation à Paris et le dépôt à l'Arc-de-Triomphe des restes d'un soldat inconnu mort pour la France au cours de la Grande Guerre)

10 novembre

Les restes des corps de soldats ayant servi sous l’uniforme français et dont l'identité est impossible à établir, ont été placés dans huit cercueils rangés en deux colonnes dans une chapelle ardente de la citadelle de Verdun où une compagnie du 132e régiment d’infanterie assure la garde d’honneur. À 15 heures, André Maginot, ministre des Pensions, s’avance vers un des jeunes soldats et, en lui exposant le principe de la désignation, lui tend un bouquet d’œillets blancs et rouges. C'est Auguste Thin, engagé volontaire de la classe 19, fils d’un combattant disparu pendant la guerre, pupille de la Nation qui, remplaçant au dernier moment un soldat antillais malade, reçoit la mission de désigner le cercueil. Accompagné du ministre, de monseigneur Ginisty, Évêque de Verdun, du commandant-major Lespinasse et du maire de Verdun, il s’arrête devant le sixième et pose son bouquet. Auguste Thin expliquera plus tard son geste : « Il me vint une pensée simple : j’appartiens au 6e

 ».

Le soldat Auguste Thin désignant le Soldat Inconnu, en présence d'André Maginot,

Le soldat Auguste Thin désignant le Soldat Inconnu, en présence d'André Maginot,
à Douaumont (Meuse), pour les cérémonies du 11 novembre 1920.
© Maurice Anger / Roger-Viollet

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11 novembre

Cérémonie à l'Arc de Triomphe pour l'inhumation du Soldat inconnu choisi la veille dans la citadelle de Verdun.


 

Scène des Croix de bois,

film de Raymond Bernard adapté en 1931 du roman de Raymond Dorgelès

    Je songe à vos milliers de croix de bois, alignées tout le long des grandes routes poudreuses, où elles semblent guetter la relève des vivants, qui ne viendra jamais faire lever les morts. Croix de 1914, ornées de drapeaux d'enfants qui ressembliez à des escadres en fête, croix coiffées de képis, croix casquées, croix des forêts d' Argonne qu'on couronnait de feuilles vertes, croix d'Artois, dont la rigide armée suivait la nôtre, progressant avec nous de tranchée en tranchée, croix que l'Aisne grossie entraînait loin du canon, et vous, croix fraternelles de l'arrière, qui vous donniez, cachées dans le taillis, des airs verdoyants de charmille, pour rassurer ceux qui partaient. Combien sont encore debout des croix que j'ai plantées ?

    Mes morts, mes pauvres morts, c'est maintenant que vous allez souffrir, sans croix pour vous garder, sans cœur où vous blottir. Je crois vous voir rôder avec des gestes qui tâtonnent, et chercher dans la nuit éternelle tous ces vivants ingrats qui déjà vous oublient.

Roland Dorgelès

Les Croix de bois, Albin Michel, 1919

 

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Le général de Gaulle préside le 29 mai 1966 à Douaumont les cérémonies organisées à l'occasion du cinquantième anniversaire de la bataille de Verdun

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Allocution prononcée par le général de Gaulle à Douaumont pour le cinquantième anniversaire de la bataille Verdun

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LA RÉCONCILIATION FRANCO-ALLEMANDE ET LE TRAITÉ DE L'ÉLYSÉE (22 JANVIER 1963)

(Archives diplomatiques)

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Au cimetière militaire français de Douaumont, se sont rencontrés le 22 septembre 1984 pour la première fois dans l’histoire des deux peuples le Président de la République française et le Chancelier allemand avec une pensée commune pour les morts des deux guerres mondiales. Ils ont déposé des couronnes et déclaré : « Nous nous sommes réconciliés, nous nous sommes compris, nous sommes devenus amis »

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Relations franco-allemandes

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