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novembre 1918, lecture de l'Armistice à la chambre des députés > La Grande
Guerre (1914-1918) : chronologie
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1914-1918 ____________________________________________ Les députés « protestataires » d'Alsace-Lorraine Les députés tués à l'ennemi au cours de leur mandat Les comités secrets de la Chambre des députés ____________________________________________
Marcel Gromaire, La Guerre, 1925, huile sur toile © Musée d'art moderne de la Ville de Paris / Roger-Viollet Cliquer sur l'image Chronologie
28 juin
L'archiduc François-Ferdinand et son épouse sortant de l'hôtel de ville de
Sarajevo Cliquer sur la photo
L'archiduc François-Ferdinand, héritier au trône
d'Autriche-Hongrie et son épouse, la duchesse de Hohenberg, sont assassinés à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine)
par Gavrilo Princip, jeune nationaliste serbe de Bosnie. 21 - 23 juillet
Entretiens franco-russes en Russie. Poincaré déclare son intention d'exécuter « toutes les
obligations » imposées par l'alliance. 23 juillet
L'ultimatum de l'Autriche-Hongrie est remis à la Serbie. 28 juillet
L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie. 30 juillet
Le tsar signe l'ordre de mobilisation générale de la Russie. Ordre de mobilisation générale en Autriche-Hongrie. Jean Jaurès, défenseur d'une solution pacifique à la crise des Balkans, est assassiné au café du Croissant rue Montmartre à Paris. [Dossier Jean Jaurès]
Cliquer sur chaque photo
Clemenceau titre son éditorial : « Au bord du gouffre ».
1er août Mobilisation générale en Allemagne et en France.
L'Allemagne déclare la guerre à la Russie. La France s'engage vis-à-vis de l'Angleterre à respecter la neutralité de la Belgique.
. 2 août
L'Allemagne envahit le Grand-duché de Luxembourg. Elle remet un ultimatum à la Belgique.
L'Allemagne demande le libre passage en Belgique de son armée. Elle
pénètre au Luxembourg 3 août L'Allemagne déclare la guerre à la France et à la Belgique qui a rejeté l'ultimatum.
4 août L'armée allemande envahit la Belgique. Le Royaume-Uni déclare la guerre à l'Allemagne.
La séance historique du 4 août 1914 à la Chambre des députés.
Dans un message aux assemblées, le Président de la République
Raymond Poincaré annonce que :
« dans la guerre qui s'engage, la France [...] sera héroïquement défendue par tous ses fils, dont rien ne brisera devant l'ennemi l'union sacrée. » Le Parlement adopte plusieurs lois spéciales nécessaires à l'état de guerre. À Paris ont lieu les obsèques de Jaurès [Les obsèques de Jaurès].
Mme Jaurès au bras de René Viviani, président du Conseil Cliquer sur la photo
6 août L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Russie.
Longwy est assiégée. Des combats ont lieu à Liège. Selon le plan
Schlieffen, Paris doit être atteint par l'ouest et le sud selon un vaste
mouvement tournant par la voie la plus courte, celle passant par la
Belgique et les Ardennes. 7- 10 août Premières offensives françaises en Alsace et en Lorraine. Cliquer sur l'image
11 - 12 août
La France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à
l'Autriche-Hongrie. 14 août Début de l'offensive française dans les Vosges.
« Quand Madelon... », chanson-marche créée par Polin
et Bach en 1912, Cliquer sur l'image
19 - 23 août
Échec de l'offensive française en Lorraine. 20 août
Entrée des troupes allemandes à Bruxelles. 20- 24 août Bataille des frontières. L'armée française doit battre en retraite.
Le 22 les troupes allemandes entrent à Lunéville. La France est envahie. 26 août Viviani élargit la composition du gouvernement dit d'union sacrée. Guesde et Sembat apportent le soutien de la S.F.I.O. au gouvernement, le premier comme ministre sans portefeuille, le second, comme ministre des travaux publics. Le Matin, 27 août 1914 M. Raymond Poincaré constitue un ministère de défense nationale. Deux socialistes au gouvernement. Cliquer sur l'image Le général Gallieni est nommé gouverneur militaire de Paris.
À la bataille de Tannenberg, en Prusse-Orientale, les armées russes, qui
avaient pour objectif d'encercler les forces allemandes, sont
défaites par la contre-attaque de Hindenburg sauvant ainsi la Prusse
d'une occupation russe. 2 septembre Les Allemands sont à Senlis à 45 km de Paris.
Le gouvernement quitte Paris pour Bordeaux. Le
général Gallieni est
chargé de la défense de Paris. 3 septembre
Le Président de la République clôt la session parlementaire.
Le front occidental en 1914
4 septembre
5 septembre
Signature du pacte de Londres.
Les membres de la Triple Entente (France, Royaume-Uni,
Russie) s'engagent à refuser toute paix séparée.
6 - 14 septembre Les forces allemandes avancent à marche forcée à travers la Belgique et la France. Après la bataille des frontières et la retraite des Alliés, la Ire armée de von Kluck, la IIe de von Bülow et la IIIe de von Hausen s'enfoncent dans le territoire français. Mais la 1ère armée de von Kluck, au lieu de l'ouest comme cela avait été envisagé dans le cadre du plan Schlieffen, passe à l'est de Paris dans l'objectif de réduire les forces françaises. Le général Gallieni, qui dirige la garnison parisienne, demande au commandant en chef Joffre l'autorisation d'attaquer von Kluck au flanc.
La 6ème armée française, dirigée par Maunoury, lance son attaque le 6 septembre. Von Kluck, pris par surprise, réagit tactiquement et se retourne. Mais il creuse une brèche avec le reste des forces allemandes, la IIe armée de von Bülow.
Un repli général est ordonné par un des officiers du chef d'état-major allemand Moltke. Les Allemands font retraite et le front est stabilisé. Le 11 septembre, Joffre envoie un message au ministre de la Guerre : « La bataille de la Marne s'achève en victoire incontestable. » C'est aussi l'échec des plans offensifs allemand et français 7 septembre
Les Allemands entrent dans Maubeuge 13-18 septembre
Le flanc droit allemand se replie dans l'Aisne. Les Français et les
Britanniques tentant un assaut sont repoussés par une contre-offensive
allemande. 14 septembre
Falkenhayn remplace Moltke à la tête de l'armée allemande après l'échec du
plan Schlieffen.
17 septembre
Les Alliés et les Allemands tentent de déborder leurs flancs respectifs et
de se rapprocher du littoral. C'est le début de la course à la mer. 19 septembre Circulaire du ministre de la guerre, Alexandre Millerand, relative à la censure de la presse par les commandants de région militaire.
20 septembre
Bataille de la Woëvre. Reims est reconquis, mais la cathédrale est
bombardée est incendiée par les Allemands. [Voir l'article
d'Albert Londres dans Le Matin du 29 septembre 1914]
22 septembre Les troupes allemandes entrent à Lunéville. La France est envahie.
Romain Rolland publie en Suisse dans Le Journal de Genève « Au-dessus de la
mêlée ». 1er- 27 octobre Bataille de l'Yser Furnes - Le roi Albert passe en revue les Turcos et les félicite de leur vaillante conduite à Ramscapelle Cliquer sur la photo Batailles de l'Yser et des Flandres. Après la prise de Lille le 12 octobre et celle d'Anvers, les troupes allemandes ont pour objectif d'assurer leur déploiement en mer du Nord afin d'affaiblir le ravitaillement des armées de l'Entente et de menacer directement l'Angleterre. Après avoir atteint Dixmude, la IVe armée allemande franchit l'Yser le 20 octobre. Le roi des Belges Albert Ier décide alors d'ouvrir les écluses de Nieuport le 20 octobre. Le 27 les écluses sont rouvertes à marée montante, ce qui permet de gêner la progression allemande. Ramscapelle tombe puis est reprise. Mais la VIe armée allemande s'empare de la crête de Messines. Dixmude, qui aura essuyé plusieurs déluges de feu ne sera abandonnée que le 10 novembre. Le gouvernement belge se transporte au Havre. 1er novembre
L'empire ottoman entre en guerre aux côtés des puissances
centrales. 6 novembre
L'offensive allemande est enrayée à Ypres du fait de la résistance
franco-anglaise. La veille le Kaiser Guillaume II qui pensait faire une
entrée triomphale afin de marquer la conquête de la Belgique était
rentré en Allemagne. Les fusils à tir rapide
britanniques ont raison des soldats allemands dont beaucoup d'entre eux
sont des volontaires. La mort de 25 000 étudiants est appelée en
Allemagne Kindermord (massacre des étudiants). 10 décembre Bataille des frontières. L'armée française doit battre en retraite.
Le gouvernement revient à Paris. 17 décembre
Le front se stabilise le long d'une ligne continue de Nieuport à la frontière suisse.
C'est le début d'une guerre d'usure. 22 décembre
Séance extraordinaire du Parlement. 23 décembre
La Chambre des députés adopte l'ajournement de toutes les
élections jusqu'à la fin de la guerre.
5 février
L'Allemagne décrète le blocus des côtes. C'est le début de la guerre
sous-marine. 15 février - 18 mars
Bataille de Champagne. 19 février
Début de l'opération des Dardanelles. Des troupes françaises,
britanniques, australiennes et néo-zélandaises débarquent à Gallipoli. 22 avril Une grande offensive allemande est lancée par la 4e armée contre le saillant d'Ypres, en Belgique, -gardé par les Français et les Britanniques- dans l'objectif de raccourcir le front. C'est la deuxième bataille d'Ypres.
Les gaz asphyxiants -le contenu de 6 000 bouteilles- sont utilisés pour la première fois par
les Allemands près d'Ypres, l'après-midi du 22 avril. Les troupes
coloniales françaises ne portaient pas de protection. Après plusieurs attaques et contre-attaques
au cours desquelles le rôle de la force expéditionnaire du Canada est essentiel, les Alliés se
replient sur une ligne proche. Les pertes alliées s'élèvent 69 000 et
celles des Allemands à 38 000.
7 mai
Le torpillage du paquebot britannique Lusitania par le
sous-marin allemand U-20 fait 1 200 morts dont 124 Américains. Les
États-Unis émettent une vive protestation. 9 mai
Début de l'offensive française en Artois visant à rompre le
front allemand. 18 mai Albert Thomas est nommé sous-secrétaire d'État à l'artillerie et aux équipements militaires. [Fiche biographique]
23 mai
L'Italie déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie. 18 juin
Échec de l'offensive en Artois. 26 juin
Adoption par la Chambre des députés de la
loi Dalbiez ayant pour objet
d'assurer la juste répartition et une meilleure utilisation des hommes
mobilisés ou mobilisables. 14 juillet
Les cendres de
Rouget de Lisle sont transférées aux Invalides
en présence de Raymond Poincaré, Président de la République. Août
Mise en place de la procédure des comités secrets. 16 août
L'homme enchaîné, le journal de Clemenceau, est
suspendu quatre jours par la censure en raison de critiques à l'encontre
du général Joffre. 4 septembre
Maurice Maréchal fonde le journal satirique Le Canard
enchaîné afin de lutter contre le « bourrage de crâne ». 5- 8 septembre
Conférence socialiste internationale de Zimmerwald en Suisse. 6 septembre
Décret instituant les cours martiales concernant les délits commis par les soldats. 23 septembre
La Bulgarie déclare la guerre à la Serbie. 25 septembre Début de la deuxième bataille de Champagne
Cliquer sur la photo
Début de l'offensive franco-britannique en Artois.
6 octobre
Début de l'offensive germano-austro-bulgare contre la Serbie. 17 octobre
La France déclare la guerre à la Bulgarie. 29 octobre Le cabinet Briand succède au cabinet Viviani démissionnaire. [Fiche biographique] Le général Gallieni devient ministre de la guerre.
5 novembre
Clemenceau est élu président de la commission des affaires étrangères du Sénat. 10 novembre
Le
général Gallieni est entendu à la Chambre des députés par la commission
de l'armée sur l'incorporation immédiate de la classe 1917. 2 décembre
Le général Joffre devient commandant en chef des armées
françaises. 19 décembre Douglas Haig est nommé commandant en chef du corps expéditionnaire britannique en France en remplacement de French. Cliquer sur la photo
1916 8- 9 janvier Les troupes alliées quittent les Dardanelles et se replient vers Salonique pour former l'armée d'Orient sans être parvenues à s'emparer des détroits.
Le général Sarrail, commandant en chef de l'armée française d'Orient, 29 janvier Le XXe arrondissement de Paris est bombardé par un ballon dirigeable zeppelin.
Trois explosions d'obus et hommes Cliquer sur la photo 21 février
Début de la bataille de Verdun. Le général Erich von Falkenhayn, chef
d'état-major allemand ayant succédé à Moltke, a planifié une attaque de
la ville fortifiée de Verdun, afin de « saigner l'armée française ».
Après un déluge de feu, un premier bombardement au cours duquel un
million d'obus furent tirés en 21 heures, les Allemands avancent
rapidement sur deux lignes de tranchées. Les premières lignes sont
détruites mais des poches de résistance se constituent dans les lignes
arrière françaises. 22 février - 7 mars 14 000 soldats et 2 000 tonnes de matériel sont acheminés quotidiennement à Verdun par la Voie sacrée, c'est-à-dire les routes et chemins reliant Bar-le-Duc à Verdun.
Le lieutenant-colonel Driant, député de Meurthe-et-Moselle, est tué au bois
des Caures. 25 février Le fort de Douaumont est pris par les Allemands.
Le général Pétain,
commandant de la IIe armée prend le commandement du secteur
de Verdun. 9 mars L'Allemagne déclare la guerre au Portugal. 10 mars
Ordre du jour du général Joffre : « Depuis trois semaines, vous subissez le
plus formidable assaut que l'ennemi ait encore tenté contre nous.
L'Allemagne [...] espérait que la prise de Verdun raffermirait le
courage de ses alliés et convaincrait les pays neutres de la supériorité
allemande. Elle avait compté sans vous ! Le pays a les yeux sur vous.
Vous serez de ceux dont on dira : "ils ont barré aux Allemands la route
de Verdun." » Parc d'artillerie près de Verdun Cliquer sur la photo
16 mars
Le
général Pierre Auguste Roques succède au général
Gallieni,
démissionnaire, qui décède le 26 mai. 17 mars
9 avril Offensive allemande visant à encercler Verdun. Explosion d'obus
Allemagne, Berlin, BPK Cliquer sur la photo
10 avril
Appel du général Pétain :« Le 9 avril est une journée glorieuse pour
nos armes. Les assauts furieux des soldats du Kronprinz ont été partout
brisés. Fantassins, artilleurs, sapeurs, aviateurs de la IIe
armée ont rivalisé d'héroïsme. Honneur à tous ! Les Allemands
attaqueront sans doute encore. Que chacun travaille et veille pour
obtenir le même succès qu'hier. Courage... On les aura ! »
Fabrication des obus de 75 Cliquer sur la photo
22 avril
Albert Thomas crée par arrêté un comité du travail féminin. 24-30 avril
Conférence socialiste internationale de Kienthal. 1er mai
Le général Pétain est nommé commandant de l'armée du centre. Il est
remplacé à Verdun par le général Nivelle. 4 juin
Début de l'offensive Broussilov. Le général Alexei Broussilov, commandant
le front russe au sud-ouest, décide d'attaquer les forces
austro-hongroises et avance en Galicie. L'offensive est relancée en
juillet puis en août mais les pertes sont énormes de part et d'autre. En
octobre le tsar Nicolas II demande l'arrêt de l'offensive. 7 juin Au bout d'une résistance héroïque, la garnison du fort de Vaux est vaincue.
16 - 22 juin Aristide Briand, président du Conseil, soumet à la Chambre, en comité secret, la conduite de la bataille de Verdun. [Comité secret du 16 juin 1916] [suite : 17 juin 1916] [suite : 18 juin 1916] [suite : 19 juin 1916] [suite : 20 juin 1916] [suite : 21 juin 1916] [suite : 22 juin 1916] Neuf comités secrets sont tenus à la Chambre des députés et quatre au Sénat de juin 1916 à octobre 1917.
Vidéo : (Internet Explorer 6 : rafraîchir la page)
Des soldats sortant des tranchées et s'élançant vers le no man's land, Cliquer sur l'une des photos
1er juillet Front de la Somme Régiment d'infanterie revenant des premières lignes Cliquer sur la photo Bataille de la Somme : début de l'offensive franco-britannique. Des dizaines de milliers de Britanniques lourdement armés avancent dans le no man's land. En une journée l'infanterie britannique enregistre 57 470 victimes.
Au cours de l'attaque de Beaumont-Hamel un bataillon du régiment de
Terre-Neuve, composé de volontaires, perd près de 90 % de son effectif
en une demi-heure. 20 août La
Roumanie entre en guerre aux côtés des Alliés. 15 septembre
Bataille de la Somme : les Britanniques utilisent pour la première fois
des chars d'assaut, à Flers. 24 octobre Les forces françaises commandées par le général Mangin reprennent le
fort de Douaumont (Verdun) suivant la technique de la Noria mise en
place par le général Pétain. 2 novembre Les troupes françaises reprennent le fort de Vaux (Verdun) abandonné par
les Allemands. 13 novembre Le
village de Beaumont-Hamel, situé à 9 kilomètres au nord d'Albert, est
pris par la 51e division des
Highlands. 18 novembre
Fin de la bataille de la Somme. L'offensive a causé la perte d'environ
650 000 Allemands, 420 000 Britanniques et 200 000 Français. 21 novembre
Mort de l'empereur François-Joseph. Charles Ier lui succède. 24 novembre
Wilson est réélu président des États-Unis. 28 novembre La
Chambre des députés se transforme en comité secret, avec des
interruptions, jusqu'au 7 décembre. 3 décembre Lloyd
George est Premier ministre du Royaume-Uni. 12 décembre
Remaniement du gouvernement Briand qui ne comprend plus de ministre d'État. 15 décembre
Nouvelle offensive française à Verdun. 18 décembre
Fin de la bataille de Verdun. Le bilan est de 162 000 tués et de 216 000
blessés évacués côté français et de 350 000 tués, blessés ou disparus
côté allemand. Plus de 60 millions d'obus ont été tirés dans le secteur. Ce fut l'enfer de Verdun. 19 - 23 décembre Le
Sénat, réuni en comité secret, rejette un ordre du jour, présenté
notamment par Clemenceau,
Pichon et
Monis critiquant la politique de
défense nationale du Gouvernement. 26 décembre Le
général Joffre est élevé au titre de maréchal de France. Il est remplacé
par Nivelle à la tête de l'armée française. Celui-ci déclare pouvoir
gagner la guerre en 48 heures au moyen d'une seule attaque massive de
l'infanterie avançant après un bombardement éclair derrière un barrage
roulant accompagné de chars. 1917 8 janvier
Début d'un important mouvement de grèves à Paris et en province touchant
jusqu'aux usines d'armement. 10 janvier La
Triple-Entente fait connaître ses buts de guerre : évacuation des
territoires occupés, retour de l'Alsace-Lorraine à la France, réparation
des dommages subis, affranchissement des nationalités sous domination
turque, émancipation des Tchèques, Slovaques, Roumains et Yougoslaves. 16 janvier L'état-major
allemand décide de reprendre la guerre sous-marine à outrance. 22 janvier Le Président Wilson déclare devant le Sénat américain que la paix future doit être une paix sans victoire, garantissant l'égalité des droits de toutes les nations et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
Les fronts orientaux de 1914 à 1918
8 - 12 mars
Première révolution russe. 14 mars
Pris à partie à la Chambre des députés, le
général Lyautey interrompt
son intervention et démissionne de son poste de ministre de la guerre. 15 mars
Après la création du Soviet des députés ouvriers et paysans et l'abdication
de Nicolas II, Paul
Milioukov déclare qu'il entend mener la guerre jusqu'au bout et sans
hésitation. 17 mars
Aristide Briand remet sa démission à la suite de celle du général
Lyautey. 21 mars Le gouvernement Ribot, formé la veille, obtient la confiance à l'unanimité (440 voix) moins 59 abstentions. [Fiche biographique]
27 mars
Adoption par la Chambre des députés du principe de l'appel de la classe
1918. 2 avril Dans son message au Congrès, le président Wilson déclare : « Je recommande au Congrès de déclarer que la récente conduite du gouvernement impérial allemand n'est, en fait, rien moins que la guerre contre le gouvernement et le peuple des États-Unis. »
6 avril
Le Congrès vote l'entrée en guerre des États-Unis. 9 avril
Le corps canadien dirigé par le général Julian Byng prend la crête de
Vimy, située au nord d'Arras. 16 avril Le général Nivelle lance l'offensive du Chemin des Dames après plusieurs reports de l'opération qu'il avait projetée.
Lénine, précédemment en Suisse, arrive en Russie. 17 avril
Premier refus collectif d'obéissance dans l'armée française. 11 mai
Une vague de grève commence dans les industries d'armement et dure
jusqu'en juin. 5 mai Vote de confiance du gouvernement Ribot : 467 voix pour et 52 voix contre.
15 mai Le Gouvernement relève le général Nivelle de son commandement après l'échec de l'offensive du 16 avril au 9 mai causant la perte de 187 000 Français et de 167 000 Allemands. Pétain le remplace à la tête des armées du nord et du nord-est.
Le général Foch
est nommé chef d'état-major général au ministère de la guerre.
2 juin Le général Pétain donne des instructions en ce qui concerne les permissions et les périodes de repos.
Le 6ème comité secret de la Chambre examine la situation
créée par la révolution russe et la conférence socialiste internationale
de Stockholm. 9-14 juin
Neuf divisions de l'armée britannique et de l'ANZAC (Australian and New
Zealand Army Corps) montent avec succès à l'assaut de la crête de
Messines, situé près d'Ypres, entre les vallées de la Lys et de l'Yser.
Plus de 8 km de tunnels avaient été creusés depuis janvier par les
Britanniques sous les lignes allemandes. 13 juin
Le général Pershing, commandant du corps expéditionnaire américain, arrive
en France. 28 juin
La Grèce déclare la guerre aux empires centraux. 29 juin
Le 7ème comité secret de la Chambre se réunit afin d'examiner les
responsabilités de l'échec des offensives d'avril. 1er juillet-3 août
Offensive Kerenski : l'armée gouvernementale russe échoue dans la
poursuite de la guerre de défense patriotique de la nation. L'armée
russe se désintègre et les forces des Empires centraux réoccupent la
Galicie et la Bukovine. 7 juillet
Maurice Barrès interpelle le ministre de l'intérieur Malvy dont le chef
de cabinet Leymarie a permis au gérant du journal Le Bonnet rouge
de rapporter de Suisse des fonds d'origine allemande. 18 juillet
Alexandre Kerenski devient président du Conseil, en Russie. 22 juillet
Clemenceau met en cause
Malvy en séance publique au Sénat. 31 juillet - 6 novembre
Troisième bataille d'Ypres.
Sur l'Yser, août 1917 Cliquer sur l'image Les quelques gains de terrain initiaux sont neutralisés par de fortes pluies les jours suivants. Une nouvelle offensive a lieu le 10 puis le 16 août. Les forces britanniques s'engagent le 20 septembre dans une bataille d'usure. Le 6 novembre les Canadiens s'emparent des ruines de Passchendaele. Au cours des combats les Britanniques perdent 310 000 hommes et les Allkemands 260 000. août-octobre La grippe espagnole, après une première vague au printemps, frappe les civils et les militaires. La pandémie est l'une des plus meurtrières de l'histoire. 2 août L'amiral Lacaze démissionne après avoir refusé une enquête parlementaire sur son action au ministère de la marine. Denys Cochin démissionne aussi, accusant le gouvernement d'anticléricalisme.
15 août
Le pape Benoît XV rend publique une note sur la paix préconisant le retour à
l'indépendance de la Belgique et un « compromis raisonnable » au sujet de
l'Alsace-Lorraine.
Benoît XV Giacomo della Chiesa, né le 21 novembre 1845, pape sous le nom de Benoît XV, du 3 septembre 1914 à sa mort le 22 janvier 1922. En 1914 il dénonce la guerre et défend la neutralité du Saint-Siège, ce qui suscite l'incompréhension de part et d'autre. Benoît XV lance un appel aux belligérants : « Dans une situation si angoissante, en présence d'une menace aussi grave, Nous qui n'avons aucune visée politique particulière, qui n'écoutons les suggestions ou les intérêts d'aucune des parties belligérantes, mais uniquement poussé par le sentiment de Notre devoir suprême de père commun des fidèles, par les sollicitations de Nos enfants qui implorent Notre intervention et Notre parole pacificatrice, par la voix même de l'humanité et de la raison, Nous jetons de nouveau un cri de paix et Nous renouvelons un pressant appel à ceux qui tiennent entre leurs mains les destinées des nations. » Mais la note de paix du pape est rejetée presque unanimement en cette année terrible. 20 août
Début de la seconde bataille de Verdun. 7 septembre
Le Gouvernement Ribot démissionne en raison de l'affaire Malvy. 12 septembre Paul Painlevé forme un gouvernement dont sont membres Ribot, aux affaires étrangères, Péret, à la justice, Steeg, à l'intérieur, Loucheur à l'armement et Klotz aux finances. [Paul Painlevé (1863-1933). Un scientifique en politique]
19 septembre
Le Gouvernement obtient la confiance par 368 voix et 131 abstentions. 9 octobre
Von Kuhlmann déclare au Reichstag que « l'Allemagne n'acceptera pas le
retour de l'Alsace-Lorraine à la France ». 15 octobre
La danseuse Mata-Hari est fusillée pour espionnage. 23 - 26 octobre
Les Français remportent la bataille de La Malmaison dans l'Aisne. 24 octobre - 5 novembre
L'Italie subit une lourde défaite à Caporetto, dans les Alpes, face aux troupes austro-allemandes.
Sept divisions allemandes de la 8e armée stationnée à Riga
forment une nouvelle armée avec des divisions autrichiennes. Les forces des empires centraux s'emparent de la plus
grande partie du territoire vénétien contraignant à un repli des troupes
italiennes sur le Piave avec l'arrivée de renforts britanniques et
français. Le chef de l'état-major italien, le général
Luigi Cadorna démissionne. 6 - 7 novembre La conférence de Rapallo décide d'apporter des renforts à l'Italie.
Seconde révolution russe.
Léon Trotski s'empare de Petrograd. 13 novembre Mis en minorité à la Chambre par 277 voix contre 186 le Gouvernement démissionne.
17 novembre
Georges Clemenceau forme le Gouvernement, cumulant la présidence du
Conseil et le ministère de la guerre, avec Nail à la justice, Pichon aux
affaires étrangères, Pams à l'intérieur,
Klotz aux finances,
Jonnart au
blocus et aux régions libérées,
Lafferre à l'instruction publique,
Loucheurà l'armement,
Claveille aux travaux publics et aux transports,
Leygues à la marine,
Clémentel au commerce,
Boret à l'agriculture et au
ravitaillement,
Simon aux colonies et Colliart au travail.
Georges
Mandel dirige le cabinet civil de
Clemenceau. 20 novembre Georges Clemenceau déclare à la Chambre :« Ni trahison, ni demi-trahison, la guerre, rien que la guerre. [...] Un jour, de Paris au plus humble village, des rafales d'acclamations accueilleront nos étendards vainqueurs, tordus dans le sang, dans les larmes, déchirés des obus, magnifique apparition de nos grands morts. Ce jour, le plus beau de notre race, il est en notre pouvoir de le faire. » La Chambre vote la confiance par 418 voix contre 65 et 40 abstentions. [Déclaration du Gouvernement à la Chambre des députés] 26 novembre
Le Conseil des commissaires du peuple dirigé par Lénine décide d'engager
des pourparlers de paix avec les Empires centraux. 20 novembre - 6 décembre
Bataille de Cambrai. Le colonel John Fuller, chef d'état-major du corps
de chars de l'armée britannique, est autorisée à lancer une attaque
blindée. C'est la première bataille au cours de laquelle l'emploi
des chars - 476 - fut aussi important. Les Britanniques parviennent à
avancer mais la contre-attaque allemande n'en est pas moins
efficace. 29 novembre
Ouverture à Paris de la conférence des Alliés. 15 décembre
Signature à Brest-Litovsk de l'armistice entre Allemands et bolcheviks. 22 décembre
La Chambre des députés vote la levée de l'immunité parlementaire de Joseph Caillaux,
mis en cause pour ses relations avec des pacifistes pro-allemands, par
418 voix contre 2. 28 décembre Discussion à la Chambre des députés du projet de loi relatif à l'appel de la classe 1919.
1918 8 janvier
Dans son discours sur l'état de l'Union, le président Wilson définit
son programme de paix en Quatorze points: 11 janvier
Le gouvernement Clemenceau obtient la confiance à la suite du débat sur la
conduite diplomatique de la guerre par 317 voix contre 113. 14 janvier
Arrestation de
Joseph Caillaux. 18 février Charles Humbert, sénateur de la Meuse, est arrêté pour commerce avec l'ennemi.
8 - 11 mars
Attaques aériennes de Paris. 8 mars À une interpellation d'Émile Constant, à la Chambre des députés, « sur les responsabilités gouvernementales et les compromissions révélées par les débats du procès Bolo », appuyée par M. Renaudel, au nom du parti socialiste Georges Clemenceau, répond avec fougue : « On dit : "Nous ne voulons pas la guerre, mais il nous faut la paix le plus tôt possible." Ah ! moi aussi j'ai le désir de la paix le plus tôt possible et tout le monde la désire, il serait un grand criminel celui qui aurait une autre pensée, mais il faut savoir ce qu'on veut. Ce n'est pas en bêlant la paix qu'on fait taire le militarisme prussien.[...] Ma politique étrangère et ma politique intérieure, c'est tout un. Politique intérieure, je fais la guerre ; politique extérieure, je fais toujours la guerre. Je fais toujours la guerre. [...] La Russie nous trahit, je continue de faire la guerre. La malheureuse Roumanie est obligée de capituler : je continue de faire la guerre, et je continuerai jusqu'au dernier quart d'heure. »
Georges Clemenceau en visite sur le front de Picardie Cliquer sur la photoo
21 mars
Bataille de Picardie. 23 - 24 mars Début des bombardements de Paris par les Allemands.
Cliquer sur l'image 26 mars
Conférence interalliée de Doullens. Foch est chargé de coordonner
les commandants des forces alliées. 14 avril
Le général Foch assure la direction stratégique des forces alliées. 1er - 2 mai
Réunion à Abbeville du Conseil suprême de la guerre. 7 mai
Traité germano-roumain. 13 mai
Début de grèves dans les usines d'armement de la région parisienne. 27 mai
Début de la troisième offensive allemande au Chemin des Dames. 1er- 3 juin Réunion à Versailles du Conseil suprême de la guerre. 4 juin À la Chambre des députés Clemenceau couvre les généraux après l'affaire du Chemin des Dames. 15 juillet Offensive allemande en Champagne.
Offensives allemandes et contre-offensives alliées en 1918 En carton, l'occupation alliée en Rhénanie après l'armistice de 1918
Paysage de la première guerre mondiale Cliquer sur l'image
18 juillet
Début de la seconde bataille de la Marne. Face à la dernière tentative
allemande de rupture du front occidental la contre-attaque de Foch
permet d'avancer. Le général Mangin à la tête de la 10e armée
pénètre de plus de 8 km dans les lignes allemandes et Soissons est
libérée le 2 août. Les Allemands se replient le long de la Vesle et de
l'Aisne. 7 août
Le général Foch est fait maréchal de France. 8 août
Contre-offensive franco-anglaise en Picardie. L'infanterie britannique,
canadienne et australienne avance avec l'appui de 400 chars et 800
avions contre les positions allemandes près d'Amiens. Le chef
d'état-major allemand Erich Ludendorff considère la journée comme un
« jour de deuil pour l'armée allemande ». 5 septembre Après le salut - par Paul Deschanel, Président de la Chambre des députés - des chefs et des soldats ayant repris depuis le 18 juillet une série d'offensives victorieuses, Georges Clemenceau harangue les députés : « La victoire s'affirme mais il faut l'achever ». « Un dernier effort et on l’aura » Affiche d’Eugène Courboin, 1918 1,20 x 0,80 12 septembre
Offensive américaine à Saint-Mihiel. 14 - 15 septembre
Offensive de l'armée de Salonique commandée par le général Franchet d'Esperey. 17 septembre
Discours de
Georges Clemenceau au Sénat : « Allez, enfants de la patrie ! » 6 octobre
Pressé par les généraux Hindenburg et Ludendorff, le chancelier allemand Max de Bade demande au président des États-Unis les conditions d'un armistice.
Celui-ci répond que la capitulation des armées allemandes et
l'abdication des Hohenzollern font partie des conditions d'un
armistice 9 octobre
Prise de Cambrai par les troupes canadiennes. 26 octobre
Démission de Ludendorff. 17 octobre Libération de Lille et de Douai par les Britanniques.
Après la relance de l'offensive alliée de Cambrai-Saint-Quentin, la
retraite allemande s'accélère. 24 - 27 octobre
Victoire des Italiens à la bataille de Vittorio-Veneto. 29 octobre
L'Allemagne demande l'armistice au président Wilson. 30 octobre
La Turquie signe l'armistice de Moudros. 3 novembre
L'Autriche-Hongrie signe avec les Alliés l'armistice de Villa-Giusti. 4 novembre Les États-Unis invitent le gouvernement allemand à demander l'armistice au maréchal Foch.
Le maréchal Ferdinand Foch L'Illustration, album de la guerre 7 novembre
Le chancelier Max de Bade annonce l'envoi de plénipotentiaire et demande la suspension des hostilités. 8 novembre
Les plénipotentiaires allemands et alliés se rencontrent à Rethondes, en forêt de Compiègne. 9 novembre Abdication de l'empereur Guillaume II. Friedrich Ebert, président du parti majoritaire du Reichstag, le SPD, succède à Max von Baden à la chancellerie. Il forme le gouvernement, baptisé conseil des commissaires du peuple et constitué de sociaux-démocrates majoritaires et indépendants. Philipp Scheidemann proclame la République allemande au balcon du Reichstag devançant Karl Liebknecht qui proclame peu après la République socialiste.
11 novembre
Signature de l'armistice par les généraux allemands, à 6 heures du matin. À
11 heures les hostilités sont suspendues.
La foule sur la place de la Concorde le jour de l'Armistice (11
novembre 1918) Cliquer sur la photo
La foule attend l'arrivée de Clemenceau devant la Chambre des députés
(11 novembre 1918) Cliquer sur la photo
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Vidéo (Internet Explorer 6 : rafraîchir la page Intervention de Georges Clemenceau, président du Conseil des ministres, ministre de la guerre annonçant à la Chambre des députés les termes de la convention d'armistice signée le matin même, à Rethondes.
17 novembre
Les troupes françaises entrent en Alsace-Lorraine. Le général Gouraud
commandant la IVe armée fait son entrée solennelle à
Strasbourg le 22 novembre et y préside le défilé de la victoire.
Vidéo (Internet Explorer 6 : rafraîchir la page) Une foule formidable envahit la place de la Concorde, 17 novembre 1918 Photo parue dans Le Miroir n° 261 Cliquer sur la photo
1er décembre
Tenue à Londres d'une conférence préparatoire aux négociations de paix. 14 décembre
Arrivée à Paris du président Wilson en vue de la conférence de la paix. La
veille il était arrivé à Brest à bord du paquebot George Washington. 15 décembre
Le général Pétain est fait maréchal de France. 29 décembre
À la suite du débat de politique étrangère le gouvernement Clemenceau
obtient la confiance par 386 voix contre 89. 1919
De gauche à droite : le premier ministre britannique David Lloyd
George, le président du Conseil italien Vittorio Orlando, Cliquer sur la photo
18 janvier
Ouverture au Quai d'Orsay de la conférence de la paix. 3 février
Réception du Président Woodrow Wilson par la Chambre des députés.
[Voir le discours]
[Un président américain à
Paris] 28 avril
La conférence de la paix adopte le pacte constitutif de la Société des
Nations. 2 juin Au château de Saint-Germain, les délégués autrichiens reçoivent les conditions de paix.
Arrivée du comte de Brockdorff-Rantzau, Cliquer sur la photo
Le président Wilson et Raymond Poincaré en route pour les
négociations du Traité de Versailles Dist RMN / © Photographe inconnu Cliquer sur la photo
Georges Clemenceau et Lloyd George Cliquer sur la photo
28 juin Signature du traité de Versailles dans la galerie des glaces du château. L'Alsace-Lorraine est restituée à la France. Le paiement de réparations est imposé à l'Allemagne. Le 30 juin Clemenceau présente le traité à la Chambre des députés.
Château de Versailles -
La remise du traité aux Allemands Cliquer sur la photo
Signature du Traité de paix par la délégation allemande le 28 juin
1919 dans la Galerie des Glaces Cliquer sur la photo
Wilson et Clemenceau quittent Versailles après la signature du Traité Cliquer sur chaque photo
30 juin
Clemenceau présente le traité de Versailles à la Chambre des députés.
[2ème
séance du lundi 30 juin 1919]
Les transformations territoriales en Europe après la Première Guerre mondiale
14 juillet Défilé de la Victoire sur les Champs-Élysées. Le défilé est ouvert par les grands mutilés de guerre. Les maréchaux Joffre et Foch défilent en tête des troupes. Cliquer sur la photo
Défilé de la Victoire, place de la Concorde Cliquer sur la photo
Fêtes de la Victoire Cliquer sur la photo
12 septembre Proposition de résolution d'André Paisant, cosignée par 86 de ses collègues, ayant pour objet le transfert solennel au Panthéon d'un soldat anonyme français tombé pour sa patrie. 26 août - 24 septembre
Débat à la Chambre des députés sur le traité de paix. 10 septembre
Traité de Saint-Germain entre les Alliés et l'Autriche : l'Italie reçoit
le Tyrol du Sud et le Trentin. La Tchécoslovaquie intègre les
territoires du royaume de Bohême, de la Slovaquie et de la Ruthénie
subcarpathique. 2 octobre
La Chambre des députés autorise la ratification du traité de Versailles par
372 voix contre 53 et 72 abstentions.
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10 octobre Vote sur la publication des procès-verbaux des comités secrets tenus pendant la guerre. 16 novembre
Victoire du Bloc national aux élections législatives : 319 élus dont 183 à
l'Entente républicaine et démocratique, 29 aux Indépendants, 46 à
l'Action républicaine et sociale, 61 aux Républicains de gauche. La
gauche comprend 68 élus de la SFIO, 86 radicaux-socialistes, 26
républicains socialistes. 20 novembre
Le Sénat des États-Unis rejette la ratification du traité de Versailles. 27 novembre Traité de Neuilly-sur-Seine : la Bulgarie renonce à la Dobroudja du Sud annexée par la Roumanie en 1913, et cède la Thrace occidentale à la Grèce. 8 décembre Ouverture de la XIIe législature. Pour la première fois depuis quarante-huit ans, les députés alsaciens-lorrains prennent place parmi leurs collègues. Le Président d'âge Jules Siegfried salue les vingt-quatre arrivants groupés derrière le docteur François, député de la Moselle, qui proclame leur « indéfectible affection pour la patrie retrouvée ».
1920 10 janvier
Au salon de l'Horloge du Quai d'Orsay, échange des signatures pour la
ratification du traité de Versailles, en présence du Premier ministre
britannique Lloyd George, du président du Conseil italien Nitti, de
Clemenceau et de l'Allemand von Lesner et en l'absence de représentants
des États-Unis. 16 janvier Le Sénat américain rejette l'adhésion des États-Unis à la SDN.
Clemenceau, devancé par Deschanel (389 voix contre 408), à la réunion du
Palais du Luxembourg, retire sa candidature à l'élection présidentielle
. 17 janvier
Paul Deschanel est élu président de la République avec 734 voix. 18 janvier
Démission du gouvernement Clemenceau. 19 janvier
Gouvernement Millerand, qui
obtient la confiance par 272 voix contre 23 et 300 abstentions. 17 janvier
Paul Deschanel est élu président de la République avec 734 voix. 17 février
Ouverture du procès de
Joseph Caillaux devant la Haute Cour de justice. 5 mars
La Hollande refuse de livrer l'ex-empereur Guillaume II. 19 mars
Le Congrès des États-Unis rejette la ratification du traité de Versailles. 2 avril
Crise consécutive à l'entrée de troupes allemandes en zone démilitarisée et
à la demande du chargé d'affaires allemand au président de Conseil
Millerand de laisser entrer les troupes dans cette zone, en violation
des dispositions du traité de Versailles : occupation en riposte par les
troupes françaises de Francfort, Hanau, Darmstadt, puis Hombourg. 18 avril
Ouverture de la conférence de San Remo : la France obtient le mandat sur la
Syrie. 26 mai
La Chambre des députés autorise la ratification du traité de Saint-Germain.
Le Sénat autorise la ratification le 30 juin. 16 juin
Ouverture par
Léon Bourgeois de la conférence juridique internationale
relative à l'organisation de la Cour permanente de justice
internationale. 20 juin
Conférence interalliée de Boulogne. 5 juillet
Ouverture de la conférence de Spa. 10 août Le traité de Sèvres est signé entre les Alliés et la Turquie.
8 novembre La Chambre des députés et le Sénat votent le transfert des restes d'un soldat inconnu à l'Arc de Triomphe. Article 1er.- Les honneurs du Panthéon seront rendus aux restes d’un des soldats non identifiés au champ d’honneur au cours de la guerre 1914-1918. La translation des restes de ce soldat sera faite solennellement le 11 novembre 1920. Article 2.- Le même jour, les restes du soldat inconnu seront inhumés sous l’Arc de Triomphe. Voir la séance du 8 novembre à la Chambre des députés (projet de loi ayant pour objet d'ordonner la translation à Paris et le dépôt à l'Arc-de-Triomphe des restes d'un soldat inconnu mort pour la France au cours de la Grande Guerre) 10 novembre Les restes des corps de soldats ayant servi sous l’uniforme français et dont l'identité est impossible à établir, ont été placés dans huit cercueils rangés en deux colonnes dans une chapelle ardente de la citadelle de Verdun où une compagnie du 132e régiment d’infanterie assure la garde d’honneur. À 15 heures, André Maginot, ministre des Pensions, s’avance vers un des jeunes soldats et, en lui exposant le principe de la désignation, lui tend un bouquet d’œillets blancs et rouges. C'est Auguste Thin, engagé volontaire de la classe 19, fils d’un combattant disparu pendant la guerre, pupille de la Nation qui, remplaçant au dernier moment un soldat antillais malade, reçoit la mission de désigner le cercueil. Accompagné du ministre, de monseigneur Ginisty, Évêque de Verdun, du commandant-major Lespinasse et du maire de Verdun, il s’arrête devant le sixième et pose son bouquet. Auguste Thin expliquera plus tard son geste : « Il me vint une pensée simple : j’appartiens au 6e ».
Le soldat Auguste Thin désignant le Soldat Inconnu, en présence
d'André Maginot, Cliquer sur la photo 11 novembre Cérémonie à l'Arc de Triomphe pour l'inhumation du Soldat inconnu choisi la veille dans la citadelle de Verdun.
Scène des Croix de bois, film de Raymond Bernard adapté en 1931 du roman de Raymond Dorgelès
_____________ Le général de Gaulle préside le 29 mai 1966 à Douaumont les cérémonies organisées à l'occasion du cinquantième anniversaire de la bataille de Verdun
Vidéo (Internet Explorer 6 : rafraîchir la page) _____________ LA RÉCONCILIATION FRANCO-ALLEMANDE ET LE TRAITÉ DE L'ÉLYSÉE (22 JANVIER 1963) (Archives diplomatiques) _____________
Au cimetière militaire français de Douaumont, se sont rencontrés le 22 septembre 1984 pour la première fois dans l’histoire des deux peuples le Président de la République française et le Chancelier allemand avec une pensée commune pour les morts des deux guerres mondiales. Ils ont déposé des couronnes et déclaré : « Nous nous sommes réconciliés, nous nous sommes compris, nous sommes devenus amis »
Vidéo (Internet Explorer 6 : rafraîchir la page) _____________ _____________
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