Politique et reglementation
Question de :
M. Pierna Louis
- COM
M. Louis Pierna attire l'attention de M. le ministre des anciens combattants et victimes de guerre sur les hausses importantes intervenues (27 p. 100) en cinq ans sur le montant des prix de journee des maisons de retraite pour les anciens combattants. Il lui demande s'il n'estime pas necessaire de surseoir a la nouvelle augmentation de 5 p. 100 prevue en 1993 et de lui indiquer quelle aide financiere il envisage afin de moderniser les maisons de retraite existantes et permettre l'accueil de tout ancien combattant, quelles que soient ses ressources personnelles.
Réponse publiée le 14 juin 1993
L'Office national des anciens combattants et victimes de guerre, etablissement public avec un budget autonome, a entrepris depuis une decennie d'adapter ses quinze maisons de retraite a l'accueil de ressortissants de plus en plus ages et pour la plupart necessitant une assistance soutenue. Ces investissements ont ete orientes, en priorite, dans une premiere periode, vers la construction ou la renovation complete de deux etablissements : Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine et le chateau de Beaurecueil dans les Bouches-du-Rhone. Dans une seconde periode l'office national entreprend de moderniser les treize autres maisons de retraite afin de les humaniser, les medicaliser et les mettre aux normes de securite pour suivre une reglementation qui evolue. Cette volonte de modernisation a conduit l'Office national a elaborer un plan quadriennal d'investissement representant pres de soixante dix millions de francs qui prevoit notamment la transformation des maisons de retraite de la Pomme (Marseille), Vence, Thiais, l'agrandissement du chateau d'Anse, la refection de Barbazan, Ville-Lebrun et Montpellier. Malgre ce plan ambitieux et un contexte budgetaire difficile, l'Office national a tenu a contenir, ces deux dernieres annees, une politique de « verite des prix » par des augmentations du prix de journee limitees a 5 p. 100 l'an tandis qu'il compense, sur ses fonds propres, chaque fois que l'effort financier solidaire des familles s'avere insuffisant ou impossible, le « manque a payer » de ses ressortissants les plus demunis.
Auteur : M. Pierna Louis
Type de question : Question écrite
Rubrique : Anciens combattants et victimes de guerre
Ministère interrogé : anciens combattants et victimes de guerre
Ministère répondant : anciens combattants et victimes de guerre
Dates :
Question publiée le 19 avril 1993
Réponse publiée le 14 juin 1993