Cotisations
Question de :
M. Legras Philippe
- RPR
M. Philippe Legras appelle l'attention de M. le ministre des entreprises et du developpement economique, charge des petites et moyennes entreprises et du commerce et de l'artisanat, sur la necessite de tout mettre en oeuvre pour les organismes de protection sociale des non-salaries puissent recouvrer normalement l'ensemble des cotisations qui leur sont dues et pour mettre un terme aux agissements reprehensibles du CDCA. Il lui rappelle que par un jugement du 17 fevrier 1993, la cour de justice des Communautes europeennes a confirme que la protection sociale francaise, basee sur le principe de la solidarite, n'est pas concernee par les regles du droit commercial communautaire et que des lors, les assures du regime social des non-salaries ne pouvaient se prevaloir de cette argumentation pour refuser de payer leurs cotisations. Il lui demande de bien vouloir lui faire connaitre son avis sur le probleme qu'il vient de lui exposer.
Réponse publiée le 6 septembre 1993
Le ministre des entreprises et du developpement economique, charge des petites et moyennes entreprises et du commerce et de l'artisanat, a conscience du caractere preoccupant des agissements du comite de defense des commercants et artisans. Face aux refus deliberes de payer les cotisations et aux comportements contraires a l'ordre public, le ministre agit en liaison avec les differents ministres interesses afin que soit observee la plus grande fermete a l'egard de leurs auteurs. Des condamnations penales ont par ailleurs ete prononcees recemment par l'autorite judiciaire. De plus, afin de combattre les arguments avances par le CDCA, tires du droit communautaire, et pouvant servir de pretexte au refus de cotiser, il a ete procede a une ample information des assures sur le contenu de l'arret du 17 fevrier 1993 de la cour de justice des communautes europeennes. Enfin, a cote des mesures de fermete evoquees ci-dessus, la politique adoptee a l'egard des commercants et des artisans qui connaissent de reelles difficultes est poursuivie : les caisses font preuve de comprehension dans le reglement des dossiers et recherchent un accord fonde sur un echelonnement de leurs dettes, une reduction des penalites de retard ou une aide par l'action sociale pour les plus demunis.
Auteur : M. Legras Philippe
Type de question : Question écrite
Rubrique : Securite sociale
Ministère interrogé : entreprises et développement économique, chargé des petites et moyennes e
Ministère répondant : entreprises et développement économique, chargé des petites et moyennes e
Dates :
Question publiée le 21 juin 1993
Réponse publiée le 6 septembre 1993