Stationnement
Question de :
M. Dupilet Dominique
- SOC
M. Dominique Dupilet attire l'attention de M. le ministre delegue a la sante sur le fait que seules les personnes titulaires d'une carte d'invalidite superieure a 80 p. 100 peuvent beneficier du sigle « grand invalide civil ». Considerant que les titulaires de carte « station debout penible » eprouvent beaucoup de difficultes a se deplacer et qu'ils beneficient deja de la priorite dans les files d'attente et les transports en commun, il lui demande s'il ne juge pas opportun d'elargir l'attribution de cette carte a cette categorie de personnes.
Réponse publiée le 21 mars 1994
L'honorable parlementaire demande que l'attribution du macaron « grand invalide civil » (GIC) soit elargie aux titulaires de la carte verte portant la mention « station debout penible », qui presentent un taux d'incapacite permanente compris entre 50 et 80 p. 100. Il convient de rappeler que cette carte, instituee par un arrete du 30 juillet 1979 (JO du 18 aout 1979), n'offre aucun des avantages lies a la possession de la carte d'invalidite. Elle a pour unique objet d'appeler l'attention sur les difficultes particulieres qu'eprouve son detenteur a supporter la station debout. Elle permet donc aux personnes qui en sont titulaires de circuler plus facilement et d'acceder aux places assises dans les transports en commun. Il est exact que la station debout peut s'averer manifestement penible pour certaines personnes handicapees sans que pour autant l'invalidite qui les frappe entraine a elle seule un taux d'incapacite de 80 p. 100. Neanmoins, il ne peut etre envisage d'instituer en leur faveur un nouveau macaron qui ne serait pas lie a la possession de la carte d'invalidite, sous peine de differencier les conditions d'octroi d'un meme avantage et de lui faire perdre, a terme, toute valeur. En subordonnant l'octroi du macaron GIC a l'exigence prealable d'un taux d'incapacite permanente au moins egal a 80 p. 100, le legislateur a entendu l'attribuer uniquement aux personnes qui, du fait de la lourdeur de leur handicap, se trouvent dans une situation de grande dependance. Pour des raisons de coherence et d'equite, il importe que la decision de delivrance du macaron continue de s'appliquer a ces memes personnes qui sont precisement celles qui justifient le plus de son benefice.
Auteur : M. Dupilet Dominique
Type de question : Question écrite
Rubrique : Handicapes
Ministère interrogé : affaires sociales, santé et ville
Ministère répondant : affaires sociales, santé et ville
Dates :
Question publiée le 22 novembre 1993
Réponse publiée le 21 mars 1994