Port autonome de Bordeaux
Question de :
M. Pintat Xavier
- UDF
M. Xavier Pintat attire l'attention de M. le ministre de l'equipement, des transports et du tourisme sur les nouveaux plans de limite du port autonome de Bordeaux, modifies par decret du 31 aout 1993, paru au Journal officiel du 7 septembre 1993. Ce decret confirme, en son article 3, que les ouvrages de defense de la Pointe de Grave (qui s'etendent jusqu'a Soulac-sur-Mer) sont exclus des limites de la circonscription du port autonome de Bordeaux, mais qu'ils contribuent a etre geres par lui a titre de service annexe. Depuis de nombreuses annees aucun travail d'entretien de ces ouvrages n'a ete entrepris. Le recent deblocage de credits limites va permettre d'effectuer quelques travaux. Mais cela est sans commune mesure avec l'importance de ceux qu'il conviendrait d'entreprendre pour eviter la ruine definitive de la plupart des ouvrages de defense qui protegeaient la pointe de la presqu'ile medocaine contre l'erosion marine d'autant plus vive cette annee que les tempetes ont generalement coincide avec des marees de fort coefficient. Il lui demande de lui preciser les mesures qu'il compte prendre pour permettre la restauration indispensable de ces ouvrages de defense.
Réponse publiée le 14 mars 1994
Ainsi que le fait observer l'honorable parlementaire, le port autonome de Bordeaux est effectivement charge, pour le compte de l'Etat, de la gestion de l'ensemble des ouvrages de defense contre la mer de la Pointe de Grave. Le littoral entre Soulac et la Pointe de Grave est protege par des brise-mer construits, pour la plupart, entre 1850 et 1950 par l'Etat et le departement de la Gironde. La protection du littoral donne lieu a trois types d'intervention : un remodelage periodique des plages apres des tempetes importantes ; un entretien des ouvrages existants ; des travaux de reparation ou de remise en etat en cas de degradations importantes. Ces travaux sont finances, d'une part, par des credits d'Etat dans le cadre de la dotation annuelle allouee au port autonome de Bordeaux pour ses depenses publiques d'entretien et d'exploitation des ouvrages d'acces et de protection contre la mer (chapitre 44-34, article 10) et, d'autre part, par une participation du departement de la Gironde d'environ 100 000 francs par an. Au cours des dernieres annees, le port autonome, dans un contexte budgetaire participant du necessaire effort global de maitrise des depenses publiques, a ete conduit a etaler dans le temps le programme de grosses reparations des ouvrages de protection pour assurer la couverture financiere de ses depenses d'intervention indispensables a l'entretien courant. Toutefois, mesurant l'importance qui s'attache a une remise en etat rapide des degradations causees par les tempetes du mois d'octobre dernier aux ouvrages de defense contre la mer, le port autonome a realise, des la fin de l'annee 1993 et a d'ores et deja programme pour 1994, des travaux supplementaires de remise en etat de certains brise-mer des Huttes et des Arros en reaffectant, au sein de credits d'Etat qui lui ont ete notifies, des sommes complementaires : 600 000 francs en 1993 et 900 000 francs en 1994. Le conseil general de la Gironde a, par ailleurs, ete sollicite pour accompagner l'effort de l'Etat. La poursuite de travaux ainsi engagee sera examinee tres attentivement par mes services dans le cadre de la programmation des travaux de remise en etat des ouvrages d'infrastructure du port autonome de Bordeaux. A cet egard, il conviendra qu'en complement des participations de l'Etat et du port autonome, des contributions des collectivites territoriales concernees soient activement recherchees.
Auteur : M. Pintat Xavier
Type de question : Question écrite
Rubrique : Transports maritimes
Ministère interrogé : équipement, transports et tourisme
Ministère répondant : équipement, transports et tourisme
Dates :
Question publiée le 22 novembre 1993
Réponse publiée le 14 mars 1994