Question écrite n° 8327 :
Quotient familial

10e Législature

Question de : M. Cova Charles
- RPR

M. Charles Cova souhaite attirer l'attention de Mme le ministre d'Etat, ministre des affaires sociales, de la sante et de la ville, sur les faits suivants. Il apparait que dans certains cas douloureux le principe de non-cumul des benefices de la carte d'invalidite et de la carte d'ancien combattant soit particulierement prejudiciable. Si l'on prend l'exemple d'une personne gravement malade, titulaire d'une carte d'invalidite, celle-ci beneficiera donc d'une demi-part fiscale supplementaire. Toutefois la reduction d'impot retenue reste, en l'occurrence, plus que faible. Or, si cette meme personne est egalement titulaire d'une carte de combattant, elle ne pourra malheureusement beneficier des eventuels avantages fiscaux qu'elle serait susceptible de lui apporter, et cela simplement parce qu'il n'est pas possible de beneficier cumulativement des avantages des deux tiers. Il semble regrettable qu'une personne qui est dans une situation particulierement difficile physiquement, parce qu'amoindrie par la maladie, ne puisse beneficier egalement de la recompense legitime pour les services rendus a notre pays en temps de guerre. Pour ces raisons, il souhaiterait connaitre, dans ce domaine precis, ses intentions.

Réponse publiée le 14 mars 1994

Il resulte de l'article 195-1 du code general des impots que la demi-part supplementaire de quotient familial a laquelle ont droit les contribuables ages de plus de soixante-quinze ans et titulaires de la carte de combattant ne peut pas se cumuler avec la majoration de quotient familial accordee en cas d'invalidite, meme s'il s'agit de la meme personne. Cette exclusion se justifie par le caractere particulierement derogatoire de la demi-part supplementaire attachee a la qualite d'ancien combattant, qui ne correspond a aucune charge effective, liee a la situation familiale ou a un etat de sante. C'est pourquoi son champ d'application est strictement limite. Alors que le Gouvernement a engage dans le cadre de la loi de finances pour 1994 une reforme visant a simplifier l'impot sur le revenu, il n'est pas envisageable d'accroitre ces derogations au systeme du quotient familial dont l'objet est, et doit rester, de proportionner l'impot en fonction de la composition du foyer fiscal.

Données clés

Auteur : M. Cova Charles

Type de question : Question écrite

Rubrique : Impot sur le revenu

Ministère interrogé : affaires sociales, santé et ville

Ministère répondant : budget, porte-parole du gouvernement

Dates :
Question publiée le 29 novembre 1993
Réponse publiée le 14 mars 1994

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