Question écrite n° 8348 :
Cartes bancaires

10e Législature

Question de : M. Valleix Jean
- RPR

M. Jean Valleix appelle l'attention de M. le ministre de l'economie sur l'usage de plus en plus frequent des cartes de credit (carte Bleue, Visa, etc.). Il semble en effet qu'il se developpe actuellement une pratique dangereuse de ces moyens de paiement dont certains organismes de vente par correspondance ou agences de location font usage en demandant a leurs clients, sans autre forme particuliere, leur numero de carte de credit et ainsi debitent le compte du montant desire. Les personnes interessees s'insurgent contre ces methodes, jugeant que les sommes debitees ne peuvent pas etre maitrisees par le titulaire de la carte. Il lui demande si une action a ete menee pour prevenir les risques encourus dans ce type de vente, et les mesures qui peuvent etre prises en ce domaine.

Réponse publiée le 27 décembre 1993

Lors de ventes par correspondance et surtout par telephone, les clients sont frequemment invites a communiquer leur numero de carte ainsi que sa date limite de validite, afin que leur compte soit debite du montant de leur commande. Il n'existe dans ce cas aucun moyen (signature ou code confidentiel) d'authentifier immediatement l'auteur du paiement et la realite de l'operation imputee ensuite par le banquier au debit du compte du client. Cependant, les modalites de reglement par carte d'achats de biens ou de prestations de services par correspondance, par telephone ou par minitel, font l'objet de clauses specifiques dans le contrat qui lie obligatoirement les entreprises de vente par correspondance a leurs banques. Des entreprises fictives ne peuvent donc spontanement beneficier de reglements a distance par carte. Les entreprises qui souhaitent pouvoir accepter des reglements a distance sont contractuellement tenues de prendre des engagements etendus a propos des litiges souleves par leurs clients. En effet, elles assument l'entiere responsabilite des consequences dommageables directes ou indirectes de tout debit errone donnant lieu a contestation, et ce sans limitation de duree. Cela signifie que l'accepteur de la carte autorise expressement l'etablissement de credit a debiter d'office son compte du montant de toute operation de paiement dont la realite meme ou le montant serait conteste par ecrit par le titulaire de la carte. C'est donc la societe de vente a distance qui supporte pour l'essentiel le risque resultant de l'utilisation frauduleuse d'un numero « emprunte ».

Données clés

Auteur : M. Valleix Jean

Type de question : Question écrite

Rubrique : Moyens de paiement

Ministère interrogé : économie

Ministère répondant : économie

Dates :
Question publiée le 29 novembre 1993
Réponse publiée le 27 décembre 1993

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