Creation
Question de :
M. Mathot Philippe
- UDF
M. Philippe Mathot appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle sur les difficultes rencontrees par les enfants d'artisans pour beneficier de l'aide aux demandeurs d'emploi pour creation d'une entreprise artisanale. Dans de nombreux cas, les enfants d'artisans sont licencies de l'entreprise familiales pour raisons economiques, et, apres cessation de l'activite de celle-ci, veulent la faire redemarrer a leur compte, sous une forme juridique qui peut rester inchangee. Or les services charges d'instruire les dossiers donnent des avis defavorables, alors meme que la realite des difficultes, puis de la reprise, est averee. Il lui demande quelles mesures il compte prendre pour assouplir les mesures d'aides a la reprise d'entreprises familiales en difficulte par les enfants d'artisans demandeurs d'emploi.
Réponse publiée le 13 juin 1994
Il est precise a l'honorable parlementaire que le lien de parente entre le repreneur et le proprietaire de l'entreprise reprise ne constitue pas, en soi, un motif valable de rejet d'une demande de l'aide aux chomeurs createurs-repreneurs d'entreprise (ACCRE) geree par le ministere du travail. Il appartient cependant a l'administration, en vertu de la reglementation applicable a ce dispositif, de verifier « la realite et la consistance » du projet de creation ou de reprise d'entreprise qui lui est soumis. De tels cas de reprises peuvent en effet relever du detournement de la loi, dans la mesure ou la procedure normale en pareil cas serait plutot que les interesses demissionnent de l'entreprise familiale, sauf s'il s'agit d'une entreprise en difficulte. L'aide attribuee par le ministere du travail n'a en effet pas pour but de faciliter les transmissions familiales d'entreprises, meme si elle n'y fait pas obstacle, mais de permettre la reinsertion professionnelle de personnes involontairement privees d'emploi grace a la creation ou la reprise d'entreprises. Les remarques qui precedent ne diminuent cependant en rien l'importance du probleme souleve par l'honorable parlementaire, mais les mesures envisageables pour favoriser de telles transmissions ou reprises sont du ressort du ministre des entreprises ou du ministre de l'economie.
Auteur : M. Mathot Philippe
Type de question : Question écrite
Rubrique : Entreprises
Ministère interrogé : travail, emploi et formation professionnelle
Ministère répondant : travail, emploi et formation professionnelle
Dates :
Question publiée le 29 novembre 1993
Réponse publiée le 13 juin 1994