Naturalisation
Question de :
M. Girard Claude
- RPR
M. Claude Girard appelle l'attention de M. le ministre de l'environnement sur les problemes que rencontrent les taxidermistes dans l'exercice de leur profession. En effet, dans l'ensemble de l'Europe, la France reste le seul pays ou les taxidermistes sont en dehors de la legalite, et par consequent tres severement reprimes, lorsqu'ils traitent les animaux trouves morts sur la chaussee. Aussi, ils exercent leur profession dans le respect d'un cadre legal tres strict, contrairement aux multiples taxidermistes non agrementes qui enfreignent la legislation. Il est interessant de savoir, a titre d'exemple, que sur une portion de 100 km de l'A 36, en quatre annees, 911 animaux tues ont ete recenses dont 452 especes protegees. Par consequent, les taxidermistes proposent la creation d'un controle qui leur donnerait la possibilite de naturaliser les especes protegees, tuees accidentellement, et qui par consequent leur permettrait de preserver leur profession. Il lui demande quelle est sa position sur ce probleme et quelles mesures il envisage de prendre.
Réponse publiée le 27 décembre 1993
La loi no 76-629 du 10 juillet 1976 actuellement codifiee au livre II nouveau du code rural a fixe le principe d'interdiction de la mutilation, de la destruction, de la capture ou de l'enlevement, de la naturalisation, qu'ils soient vivants ou morts, du transport, du colportage, de l'utilisation, de la mise en vente, de la vente ou de l'achat d'animaux appartenant a des especes du patrimoine biologique national dont la preservation est necessaire. Les listes de ces especes sont definies par arretes ministeriels. Pour ces especes, des autorisations particulieres peuvent etre accordees, par le ministre de l'environnement, a des personnes se livrant a des recherches scientifiques ou a la constitution de collections d'interet national. Le cas des personnes physiques remplissant ces conditions est exceptionnel. Une instruction adressee a mesdames et messieurs les prefets le 24 decembre 1991 a prevu que les taxidermistes professionnels repondant a certains criteres de qualification ont la possibilite de pratiquer leur activite sur des animaux d'especes protegees du patrimoine faunistique national pour le compte des ayants droit precites et sous couvert d'une autorisation ministerielle. Une etude plus attentive des questions relatives a l'interdiction de naturalisation des animaux morts par accident est en cours et des propositions pourraient etre faites dans les prochains mois aux instances consultatives du ministere de l'environnement (conseil national de protection de la nature, conseil national de la chasse et de la faune sauvage).
Auteur : M. Girard Claude
Type de question : Question écrite
Rubrique : Animaux
Ministère interrogé : environnement
Ministère répondant : environnement
Dates :
Question publiée le 29 novembre 1993
Réponse publiée le 27 décembre 1993