Exploitants agricoles
Question de :
M. Kert Christian
- UDF
M. Christian Kert attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la peche sur les tres graves difficultes que rencontrent les petites exploitations agricoles. Malgre les mesures annoncees le 15 novembre dernier qui montrent l'effort important du Gouvernement en faveur des agriculteurs, celles-ci risquent malheureusement d'etre insuffisantes pour les agriculteurs lourdement endettes. Aussi, il lui demande si, a titre exceptionnel, il pourrait etre envisage une suspension provisoire des poursuites qui permettraient a ces agriculteurs de s'adapter au nouveau contexte economique lie a la reforme de la politique agricole commune.
Réponse publiée le 28 mars 1994
La procedure administrative d'aide aux agriculteurs en difficulte, qui a fait l'objet d'un abondement financier en 1993, sera poursuivie en 1994. Pour les exploitations redressables une prise en charge partielle de leurs frais financiers bancaires et de leur dette sociale pourra leur etre accordee dans le cadre d'un plan negocie avec l'accord de leurs principaux creanciers. A cet effet, des enveloppes financieres ont ete attribuees aux departements au cours du mois de mars. Par ailleurs, les procedures de redressement et liquidition judiciaires ont ete introduites en agriculture. Ces procedures, par la conclusion d'un plan de continuation permettant une clarification des dettes, voire un etalement de celles-ci, ont pour finalite premiere le maintien des unites economiques viables qui rencontrent des difficultes structurelles ou conjoncturelles redressables. C'est donc dans ce cadre qu'une periode de suspension des poursuites est organisee sous le controle du juge. Compte tenu des effets d'une telle suspension, notamment envers les creanciers, il ne peut etre envisage de l'etendre hors de ce cadre judiciaire.
Auteur : M. Kert Christian
Type de question : Question écrite
Rubrique : Agriculture
Ministère interrogé : agriculture et pêche
Ministère répondant : agriculture et pêche
Dates :
Question publiée le 29 novembre 1993
Réponse publiée le 28 mars 1994