Taux
Question de :
M. Berthol André
- RPR
M. Andre Berthol appelle l'attention de M. le ministre du budget sur l'application souhaitable d'une baisse du taux de la TVA a l'ensemble des activites sportives. En particulier, il souligne les difficultes que rencontrent les centres equestres, mais aussi les centres d'entrainement de chevaux de courses en raison des modalites d'assujettissement a la TVA des lecons d'equitation, d'une part, des prix de pensions des chevaux, d'autre part. Ces activites sont soumises soit en totalite, soit, pour l'essentiel, au taux normal de 18,60 p. 100. Or, les depenses essentielles liees a ces activites, les depenses de nourriture des chevaux sont taxees au taux de 5,5 p. 100. Le jeu normal de la deduction ou « recuperation » de la TVA se trouve donc desequilibre et il en resulte des difficultes financieres qui freinent l'embauche de personnels pourtant necessaires en grand nombre dans les activites « cheval », qui sont des activites a base de main-d'oeuvre, et constituent, a ce titre, un veritable gisement d'emplois. Il lui demande de lui indiquer quelles mesures d'allegement du taux de TVA applicable aux activites hippiques sont envisageables afin de relancer les metiers du cheval.
Réponse publiée le 21 février 1994
Les activites pratiquees par les centres equestres entrent dans le champ d'application de la TVA. Cela etant, les cours ou lecons relevant de l'enseignement sportif peuvent beneficier de l'exoneration prevue a l'article 261-4-4-b du code general des impots lorsqu'ils sont dispenses par des personnes physiques remunerees directement par leurs eleves. En revanche, l'exoneration prevue a cet article n'est pas applicable lorsque les lecons sont dispensees avec le concours de personnes salariees. Par ailleurs, l'article 261-7-1-a du meme code exonere les organismes sans but lucratif pour les services a caractere sportif qu'ils rendent a leurs membres, des lors qu'ils sont geres de maniere desinteressees. Compte tenu de ces exonerations, un abaissement du taux de la TVA beneficierait pour l'essentiel aux centres equestres redevables de la TVA notamment en raison de leur caractere lucratif ou de l'absence de gestion desinteressee. En tout etat de cause, une telle mesure ne peut pas etre envisagee dans le contexte budgetaire actuel.
Auteur : M. Berthol André
Type de question : Question écrite
Rubrique : Tva
Ministère interrogé : budget, porte-parole du gouvernement
Ministère répondant : budget, porte-parole du gouvernement
Dates :
Question publiée le 29 novembre 1993
Réponse publiée le 21 février 1994