annuités liquidables
Question de :
M. Jean-Jacques Weber
Haut-Rhin (6e circonscription) - Union pour la démocratie française
Dans le cadre du mode de calcul de la retraite, M. Jean-Jacques Weber attire l'attention de Mme la ministre de l'emploi et de la solidarité sur l'absence de prise en considération des mois de service national lorsque le salarié ne travaillait pas avant son incorporation. Il lui demande de bien vouloir intervenir pour qu'il en soit tenu compte.
Réponse publiée le 21 septembre 1998
En application des dispositions législatives et réglementaires en vigueur (article L. 351-3 et R. 351-12 du code de la sécurité sociale), les périodes de service militaire légal, ainsi que celles de maintien (ou de rappel) sous les drapeaux accomplies en métropole entre le 31 octobre 1954 et le 2 juillet 1962, ne peuvent être prises en considération pour l'ouverture du droit et le calcul de la pension de vieillesse du régime général de la sécurité sociale que si les intéressés avaient, antérieurement à leur appel sous les drapeaux, la qualité d'assuré social de ce régime. Cette qualité d'assuré social résulte à la fois de l'immatriculation et du versement de cotisations d'assurance vieillesse, aussi minimes soient-elles, au titre d'une activité salariée. Il n'est cependant pas exigé que le service national interrompe effectivement l'activité salariée. C'est ainsi qu'une activité salariée et cotisée, fût-elle réduite (travail pendant les vacances par exemple) est suffisante pour valider les périodes ultérieures de service militaire légal, même si elle n'est plus exercée à la date d'incorporation. Elle n'est pas destinée à augmenter la durée d'assurance pour le calcul de la pension. Au plan des principes, la validation gratuite des périodes de service militaire légal, comme des périodes indemnisées au titre de la maladie, de la maternité, de l'invalidité, des accidents du travail ou du chômage, a pour objet de compenser l'amputation de la durée d'assurance en cours d'acquisition par l'assuré dans un régime. La situation financière du régime général d'assurance vieillesse ne permet pas d'envisager la création de nouveaux droits.
Auteur : M. Jean-Jacques Weber
Type de question : Question écrite
Rubrique : Retraites : généralités
Ministère interrogé : emploi et solidarité
Ministère répondant : emploi et solidarité
Renouvellement : Question renouvelée le 20 juillet 1998
Dates :
Question publiée le 9 février 1998
Réponse publiée le 21 septembre 1998