Question écrite n° 10475 :
dépanneurs remorqueurs

11e Législature

Question de : M. Jean Proriol
Haute-Loire (2e circonscription) - Union pour la démocratie française

M. Jean Proriol appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la singularité qui pèse sur les dépanneurs remorqueurs ; en effet, cette profession ne possède pas de code APE spécifique et se trouve assimilée à celle de garagiste. Or ces deux métiers sont très différents, l'un étant lié à une obligation de résultat, alors que l'autre ne propose que des réparations provisoires ; s'il est vrai que l'attribution d'un code APE n'entraîne pas de droits particuliers, il en va de la reconnaissance ou de l'élimination d'une profession, ce qui peut être préjudiciable au tissu artisanal automobile, très créateur d'emplois. Par ailleurs, il semblerait que l'arrêté ministériel du 30 septembre 1975, relatif à l'évacuation des véhicules en panne ou accidentés, soit sujet à des difficultés d'application, ce qui rejaillit bien évidemment sur l'exercice de la profession de dépanneur-remorqueur. En conséquence, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour répondre aux attentes de ce secteur d'activités.

Réponse publiée le 27 avril 1998

Le code APE résulte de la nomenclature d'activités française qui a été approuvée par décret n° 92-1129 du 2 octobre 1992, après consultation des organisations professionnelles représentatives. Cette nomenclature est une adaptation de la nomenclature européenne (NACE) et constitue un cadre statistique d'intérêt général. En vertu de l'article 4 du décret n° 92-11229, l'attribution par l'INSEE du code APE, pour caractériser l'activité principale exercée, n'est faite qu'à des fins statistiques. Cette attribution ne saurait créer des droits ou des obligations en faveur ou à la charge des unités concernées. En conséquence, le code APE ne peut être utilisé à d'autres fins que statistiques et ne peut constituer pour les autres domaines qu'une présomption d'appartenance au secteur d'activité considéré. Ainsi, la classe générique entretien et réparation de véhicules automobiles regroupe sous le code APE 50.2 Z, les trois activités suivantes : la réparation de véhicules automobiles ; l'entretien courant des véhicules ; le remorquage et le dépannage routier. Chacune de ces activités peut être exercée de manière indépendante, sans cumul avec l'activité principale. La nomenclature d'activités française ne peut être modifiée que dans le cadre d'une modification apportée à la nomenclature européenne. Seule la nomenclature d'activités française du secteur des métiers et de l'artisanat peut être modifiée, mais ceci présente l'inconvénient de ne concerner que les entreprises immatriculées au répertoire des métiers. Conformément à l'arrêté du 30 septembre 1975, les véhicules de remorquage ne peuvent être mis en circulation en tant que tel que sur autorisation du préfet et après visite technique effectuée par un expert de la DRIRE. L'autorisation de mise en circulation est délivrée au propriétaire du véhicule sous forme de carte blanche barrée de bleu. Cette visite technique est renouvelée tous les ans et la carte blanche est visée à cette occasion. Par ailleurs, rien dans la réglementation n'interdit de faire appel à des professionnels ne possédant qu'un véhicule de 1,8 tonne de charge utile, à condition de respecter l'ensemble des prescriptions de l'arrêté du 30 septembre 1975. Dans les régions faiblement urbanisées, le nombre de professionnels possédant un véhicule de remorquage de charge utile supérieure ou égale à 3,5 tonnes est souvent trop faible pour que les interventions puissent s'effectuer dans les 30 minutes. Dans ce cas, il est alors fait appel à des professionnels ayant du matériel de moindre capacité.

Données clés

Auteur : M. Jean Proriol

Type de question : Question écrite

Rubrique : Commerce et artisanat

Ministère interrogé : économie

Ministère répondant : PME, commerce et artisanat

Dates :
Question publiée le 23 février 1998
Réponse publiée le 27 avril 1998

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