allocation de rentrée scolaire
Question de :
M. Jacques Myard
Yvelines (5e circonscription) - Rassemblement pour la République
M. Jacques Myard appelle l'attention de Mme la ministre de l'emploi et de la solidarité sur les moyens de vérifier que l'allocation à la rentrée scolaire est bien utilisée dans l'intérêt des enfants. Portée à 1 600 francs cette année, cette aide correspond à un besoin réel des familles pour faire face au coût de la rentrée scolaire. Toutefois, trop souvent encore, on constate que cette aide est détournée de sa finalité et n'est pas utilisée au bénéfice des enfants scolarisés. Il lui demande si elle entend mettre en place des contrôles afin de vérifier que cette allocation est bien utilisée pour aider à la rentrée scolaire des enfants et s'il ne serait pas opportun que cette allocation soit versée en bons d'achat.
Réponse publiée le 29 septembre 1997
L'allocation de rentrée scolaire vise à compenser en partie la charge financière supportée par les familles au moment de la rentrée scolaire. Versée à la fin du mois d'août, elle permet aux familles de mieux faire face aux dépenses d'habillement et d'équipement des enfants traditionnellement importantes à ce moment de l'année. Des enquêtes réalisées par la Caisse nationale des allocations familiales et des associations familiales ont permis de constater que tel est bien l'usage qui est fait de la prestation par la quasi-totalité des familles. Dans ces conditions, le Gouvernement n'envisage pas de modifier les modalités de service de l'allocation de rentrée scolaire ni de vérifier auprès de chaque famille bénéficiaire l'utilisation de l'allocation. La mise en oeuvre d'un contrôle de l'usage des prestations modifierait profondément la philosophie même des prestations familiales dans un sens auquel le Gouvernement ne peut accorder son adhésion.
Auteur : M. Jacques Myard
Type de question : Question écrite
Rubrique : Prestations familiales
Ministère interrogé : emploi et solidarité
Ministère répondant : emploi et solidarité
Dates :
Question publiée le 14 juillet 1997
Réponse publiée le 29 septembre 1997