Question écrite n° 11815 :
Internet

11e Législature

Question de : M. Olivier de Chazeaux
Hauts-de-Seine (5e circonscription) - Rassemblement pour la République

M. Olivier de Chazeaux appelle l'attention de M. le secrétaire d'Etat à l'industrie sur les conditions d'équilibre économique et de développement du marché de l'Internet. Il fait ici référence à la récente décision de l'Autorité de régulation des télécommunications (ART) rejetant l'offre de l'opérateur public France Télécom en matière d'accès à Internet pour le grand public. L'ART a motivé sa décision sur la base d'un calcul démontrant que l'offre de France Télécom était inférieure de 40 à 60 % au prix du marché. L'ART indique par ailleurs que les tarifs proposés sont inférieurs aux coûts tels qu'ils ont été calculés pour évaluer le service universel pour 1998, mais aussi aux coûts d'interconnexion que paient les opérateurs privés à France Télécom. L'ART fonde son avis négatif en estimant que ces tarifs doivent être considérés comme « prédateurs ». C'est pourquoi, compte tenu de l'importance du développement d'Internet dans notre pays, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si la décision prise par l'ART est conforme au droit des télécommunications et à ses objectifs, si la notion de « prédateurs » est juridiquement valide et si la décision de l'ART est conforme à l'Internet des français au regard de la baisse des coûts d'accès à Internet.

Réponse publiée le 2 novembre 1998

La question posée par l'honorable parlementaire doit être maintenant appréciée à la lumière de la nouvelle offre de France Télécom intitulée « forfait scolaire Internet », homologuée en juillet 1998, après avis favorable de l'autorité de régulation des télécommunications. France Télécom a présenté en janvier 1998, à l'homologation des ministres chargés de l'économie et des télécommunications, une décision tarifaire concernant l'accès des établissements d'enseignement à Internet. L'autorité de régulation des télécommunications a rendu un avis public sur la décision concernée le 13 mars 1998, conformément à la procédure d'homologation des tarifs prévue par le cahier des charges de France Télécom. L'autorité suggérait que France Télécom complète sa proposition tarifaire, en permettant à tous les opérateurs qui le souhaiteraient d'accéder à la boucle locale par le bais d'une offre particulière inscrite au catalogue d'interconnexion. Cette position préservait, à ses yeux, la liberté de choix des établissements scolaires et des collectivités locales. Le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, et le secrétaire d'Etat à l'industrie ont cependant jugé souhaitable d'homologuer la décision tarifaire de France Télécom, afin de ne pas retarder le développement de l'usage d'Internet dans les établissements scolaires, en considérant que la régulation de l'interconnexion était un pouvoir propre de l'autorité de régulation des télécommunications. A la suite de la décision du conseil de la concurrence, France Télécom a reformulé son offre qui a reçu un avis favorable de l'ART et est désormais proposée à l'ensemble des établissements scolaires.

Données clés

Auteur : M. Olivier de Chazeaux

Type de question : Question écrite

Rubrique : Télécommunications

Ministère interrogé : industrie

Ministère répondant : industrie

Dates :
Question publiée le 23 mars 1998
Réponse publiée le 2 novembre 1998

partager