CAPES et agrégation
Question de :
M. Philippe Duron
Calvados (1re circonscription) - Socialiste
M. Philippe Duron appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie concernant l'enseignement du français langue étrangère. Nos universités ont vocation à s'ouvrir vers l'extérieur, par le biais d'accords internationaux, et surtout en accueillant des étudiants étrangers, pour qui le français n'est pas la langue maternelle. Cette ouverture justifie l'enseignement du français langue étrangère et son développement. Pourtant, l'accès à l'enseignement de cette discipline n'est sanctionné par aucun concours, ni CAPES, ni agrégation, comme c'est le cas pour toute autre langue vivante. Il existe bien dans nos universités des cursus qui destinent à cet enseignement, mais qui ne peuvent déboucher sur aucune titularisation. Alors, ce sont des enseignants justifiant des concours requis dans d'autres disciplines qui accèdent aux postes ouverts. Cette situation serait acceptable si des étudiants qui ont choisi d'enseigner à des étrangers leur langue, le français, ne se trouvaient en fait engagés dans des voies sans issue. Le français est une trop belle langue pour ne pas mériter des enseignants spécialisés, qui sauront mieux que quiconque en donner le goût aux étudiants étrangers. L'enseignement du français doit constituer un des axes majeurs de la francophonie et de son enrichissement. Il aimerait savoir comment vous envisagez de faire évoluer cette situation loin d'être satisfaisante.
Réponse publiée le 29 juin 1998
Dans le second degré, le français langue étrangère est enseigné dans les classes d'accueil des lycées et collèges, structures généralement temporaires mises en place pour réaliser l'insertion complète des élèves non francophones dans le cursus normal. Il peut faire également l'objet de cours de soutien. Cet enseignement est assuré par des professeurs agrégés ou certifiés de lettres modernes ayant reçu une formation en français langue étrangère ou par des maîtres auxiliaires détenteurs de diplômes d'enseignement supérieur en français langue étrangère et qui peuvent être titularisés après avoir subi avec succès les épreuves d'un concours de recrutement de l'enseignement secondaire. Il n'est pas envisagé d'ouvrir une section français langue étrangère au CAPES ou à l'agrégation dans la mesure où les professeurs de lettres chargés de cet enseignement ont acquis les compétences requises pour l'exercer et bénéficient d'actions de formation continue.
Auteur : M. Philippe Duron
Type de question : Question écrite
Rubrique : Enseignement supérieur
Ministère interrogé : éducation nationale, recherche et technologie
Ministère répondant : éducation nationale, recherche et technologie
Dates :
Question publiée le 20 avril 1998
Réponse publiée le 29 juin 1998
