Question écrite n° 13510 :
frais d'optique et dentaires

11e Législature
Question renouvelée le 14 septembre 1998

Question de : M. Michel Bouvard
Savoie (3e circonscription) - Rassemblement pour la République

M. Michel Bouvard attire l'attention de Mme la ministre de l'emploi et de la solidarité sur le niveau de remboursement, par la sécurité sociale, des soins optiques et dentaires. Contrairement à une idée reçue persistante, ces soins ne peuvent être assimilés à des dépenses de confort et constituent bien des dépenses obligatoires de santé. Lorsque l'on sait le coût des accidents liés à des déficiences visuelles, ou le lien entre les problèmes dentaires et certains accidents cardiaques, il est évident que l'économie réalisée par ce budget social par un sous-remboursement n'est peut-être pas définitive au niveau des comptes sociaux. Il souhaite donc connaître si, dans le cadre des discussions entre le Gouvernement et la CNAM, la réévaluation de ces remboursements a été envisagée et la position du Gouvernement sur ce point.

Réponse publiée le 5 octobre 1998

En matière d'optique, l'effort de l'assurance maladie se concentre au bénéfice des catégories d'assurés dont les besoins sont jugés prioritaires : les enfants de moins de seize ans dans un souci de prévention et d'insertion et les amblyopes (afin de tenir compte de la gravité du handicap). En matière de prothèses dentaires, la convention dentaire entrée en vigueur le 2 juin 1997, a défini les honoraires de référence de certains traitements prothétiques afin de faciliter l'accès aux soins des assurés sociaux. Ces honoraires de référence constituent l'honoraire plafond auquel peut prétendre le professionnel. Les personnes les plus démunies peuvent solliciter leur admission à l'aide médicale pour la prise en charge du ticket modérateur afférent à leurs frais d'optique et dentaires. L'aide médicale, qui est automatiquement attribuée aux titulaires du RMI, est financée par les conseils généraux pour les personnes qui ont une résidence dans le département et par l'Etat pour les personnes sans résidence stable. Certains départements accordent déjà une prise en charge au-delà des tarifs de responsabilité de l'assurance maladie. En outre les caisses primaires d'assurance maladie peuvent accorder une participation financière à l'assuré après examen de son dossier, dans le cadre des prestations extra-légales et sur leur fonds d'action sanitaire et sociale. Le projet de loi instaurant une couverture maladie universelle permettra d'améliorer les conditions de remboursement des dépenses qui restent à la charge des assurés les plus démunis.

Données clés

Auteur : M. Michel Bouvard

Type de question : Question écrite

Rubrique : Assurance maladie maternité : prestations

Ministère interrogé : emploi et solidarité

Ministère répondant : emploi et solidarité

Renouvellement : Question renouvelée le 14 septembre 1998

Dates :
Question publiée le 27 avril 1998
Réponse publiée le 5 octobre 1998

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