Question écrite n° 13556 :
média

11e Législature

Question de : M. Olivier de Chazeaux
Hauts-de-Seine (5e circonscription) - Rassemblement pour la République

M. Olivier de Chazeaux appelle l'attention de Mme le ministre de la culture et de la communication sur les conclusions de la table ronde « producteurs audiovisuels-diffuseurs » organisée dans le cadre de la préparation du projet de loi sur l'audiovisuel. Lors de la rencontre tenue le 19 mars 1998, il avait été précisé que les échanges de vue feraient l'objet d'un compte rendu afin d'assurer la transparence des débats et la plus large concertation possible. Aucune information à ce sujet n'ayant été publiée à ce jour, il lui demande de bien vouloir indiquer publiquement les conclusions qu'elle tire de ces débats. A ce titre, il lui demande de préciser l'approche qu'elle a des obligations de production qui pèsent sur les diffuseurs et, par ailleurs, si l'organisation du marché des droits lui paraît satisfaisante. Plus particulièrement, il lui demande de préciser si elle conçoit l'organisation des rapports « producteurs audiovisuels-diffuseurs » dans le cadre d'une régulation législative et réglementaire ou bien si elle souhaite faire place à une organisation contractuelle de ceux-ci.

Réponse publiée le 10 août 1998

L'honorable parlementaire rappelle à juste titre l'intérêt suscité par les différentes tables rondes organisées à la demande de madame la ministre de la culture et de la communication et notamment celle concernant les producteurs audiovisuels et les diffuseurs. Depuis cette concertation, les travaux sur la loi se sont poursuivis, en prenant en compte les observations faites par les intervenants. Cependant, comme l'a montré la complexité des débats, les propositions concernant la fluidité du marché des droits et les rapports producteurs/diffuseurs méritent d'être affinées pour mieux mesurer leur impact sur les secteurs de la production et de la distribution, à la lumière des récents accords interprofessionnels signés, dont l'influence sur le cadre réglementaire et sur les procédures à mettre en place n'est pas négligeable. En la matière en effet, le choix difficile entre un encadrement législatif qui organise exante les rapports entre producteurs, diffuseurs et la fixation d'objectifs généraux visant à l'exploitation maximale des programmes, dépend en grande partie de la maturité attendue des comportements, des usages professionnels, et du rapport contractuel. C'est sur cette ligne de crête étroite, qui doit ménager leur part respective à la loi, aux règlements aux accords interprofessionnels et à la régulation, que le Gouvernement se situera lorsqu'il soumettra le projet de loi relatif à la liberté de communication audiovisuelle.

Données clés

Auteur : M. Olivier de Chazeaux

Type de question : Question écrite

Rubrique : Audiovisuel et communication

Ministère interrogé : culture et communication

Ministère répondant : culture et communication

Dates :
Question publiée le 27 avril 1998
Réponse publiée le 10 août 1998

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