animaux de compagnie
Question de :
M. Jean-Marie Morisset
Deux-Sèvres (3e circonscription) - Union pour la démocratie française
M. Jean-Marie Morisset attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur les inquiétudes exprimées par les associations de défense des animaux face à l'augmentation du nombre d'animaux abandonnés. Afin de réduire ce phénomène, les associations suggèrent l'instauration de l'enregistrement des chiens et des chats avec taxe et contrôle annuels. Cette mesure, qui présente le double avantage de responsabiliser les propriétaires d'animaux et de constater les mauvais traitements infligés à l'animal a, dès à présent, obtenu l'approbation d'un public nombreux. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer son intention à l'égard de cette proposition.
Réponse publiée le 27 avril 1998
La situation de l'animal de compagnie, notamment en milieu urbain, nécessite, l'adoption de nouvelles mesures législatives visant à la fois à moraliser les activités professionnelles qui y sont liées, à lutter contre les abandons et à prévoir des structures d'accueil suffisantes pour les animaux perdus, errants ou abandonnés. C'est précisément l'un des objectifs du projet de loi qui va être prochainement soumis à l'examen du Parlement. Parmi les mesures proposées, l'identification des chiens à partir de l'âge de 4 mois va devenir obligatoire sur l'ensemble du territoire français en dehors même de tout transfert de propriété, et un cadre réglementaire précis s'appliquera aux activités professionnelles qui se développent actuellement, en relation avec les élevages et la vente des animaux de compagnie. En ce qui concerne la possibilité d'instituer une taxe sur les animaux de compagnie, cette mesure était autrefois prévue par le code des impôts et relevait de la décision de chaque commune. Cependant, elle s'est avérée peu efficace compte tenu des difficultés inhérentes à son application et à son contrôle. Elle a donc été abrogée par la loi n° 71-411 du 7 juin 1971 portant suppression de certaines taxes annexes aux contributions directes locales. Le renouvellement de cette expérience ne paraît donc pas opportun.
Auteur : M. Jean-Marie Morisset
Type de question : Question écrite
Rubrique : Animaux
Ministère interrogé : agriculture et pêche
Ministère répondant : agriculture et pêche
Dates :
Question publiée le 28 juillet 1997
Réponse publiée le 27 avril 1998