participation patronale
Question de :
M. Marc Laffineur
Maine-et-Loire (7e circonscription) - Union pour la démocratie française
M. Marc Laffineur appelle l'attention de M. le secrétaire d'Etat au logement sur la pérennisation du dispositif d'aide à l'accession sociale à la propriéte par les entreprises, plus communément appelé « 1 % logement ». Un récent avis du Conseil économique et social annonce que la collecte et les retours de prêts acccordés au titre « du 1 % logement » devrait progresser de 15,7 milliards de francs cette année à 18,1 milliards en 2002, compte tenu d'une montée en puissance régulière des retours de prêts. Une telle progression ne pourra avoir d'effets réels qu'à condition que le Gouvernement n'envisage pas de nouvelles ponctions sur les fonds de ce dispositif déjà très sollicité par une succession de prélèvements, dont près de 14 milliards de francs en 1997 et 1998 pour assurer le financement du prêt à taux zéro. Menacé dans sa gestion paritaire par ces interventions successives, détourné de son objectif initial : la construction de logements pour les salarié, le « 1 % logement » ne pourra assurer sa pérennisation qu'à la faveur d'une contractualisation entre les partenaires sociaux et l'Etat. Ausi, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement en la matière.
Réponse publiée le 22 juin 1998
L'honorable parlementaire fait part de ses préoccupations concernant l'avenir du 1 % logement. Au terme de la convention du 17 septembre 1996 signée par le gouvernement précédent avec l'Union nationale interprofessionnelle du logement, 50 % des ressources du 1 % logement ont été prélevées pour permettre le financement du prêt à taux zéro en 1997 et en 1998. Au-delà de 1998, aucun dispositif n'avait été prévu. Ainsi, pour 1999, le Gouvernement se trouve confronté à un double problème : d'une part, prévoir des mécanismes de financement adaptés à l'accession sociale, qui correspond à une forte demande de nos concitoyens ; d'autre part préserver le rôle du 1 % dans le financement du logement. Un groupe de travail entre l'UESL qui regroupe l'ensemble des partenaires sociaux concernés et le secrétaire d'Etat au logement a été mis en place en vue de rechercher une solution permettant de résoudre le problème laissé pendant par l'accord de 1996. Des dispositions législatives, arrêtées après concertation avec les partenaires concernés, devront être présentées au Parlement en 1998 dans cet esprit, traduisant le résultat de cet examen. Le Conseil économique et social a rendu un avis qui devrait utilement éclairer cette question.
Auteur : M. Marc Laffineur
Type de question : Question écrite
Rubrique : Logement : aides et prêts
Ministère interrogé : logement
Ministère répondant : logement
Dates :
Question publiée le 18 mai 1998
Réponse publiée le 22 juin 1998