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Question de :
M. Gérard Terrier
Moselle (1re circonscription) - Socialiste
M. Gérard Terrier attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie sur l'inquiétude exprimée par les professeurs de sciences économiques et sociales devant les conséquences d'une réforme du lycée sur leur discipline. En effet, la création envisagée par le rapport de M. Philippe Meirieu d'un tronc commun, assorti de spécialités en option fait craindre aux enseignants de sciences économiques et sociales la disparition de leur filière. En outre, ses interrogations publiques sur l'utilité d'un enseignement de l'économie dans le secondaire ont contribué à accentuer le malaise parmi les professeurs. Ces derniers mettent aujourd'hui en avant le bilan de leur filière qui a contribué « à la démocratisation » de l'enseignement, en proposant une alternative solide et sérieuse aux élèves auparavant contraints de choisir entre le tout-littéraire et le tout-scientifique. Mais surtout, les élèves de terminale sont de plus en plus nombreux à choisir la filière sciences économiques et sociales et obtiennent de bons résultats dans l'enseignement supérieur. Pourquoi alors, remettre en cause l'existence d'une filièe qui réussit, voire d'un enseignement qui contribue, à l'évidence, à former des lycéens « citoyens » et à développer leur esprit critique ? Il lui demande en conséquence de rassurer les professeurs en précisant ses intentions sur le devenir des sciences économiques et sociales dans le cadre de son projet de réforme des lycées.
Réponse publiée le 28 septembre 1998
Les rumeurs faisant état d'une éventuelle suppression de la filière économique et sociale de la voie générale du lycée sont sans fondement. Les partenaires concernés, et notamment l'association des professeurs de sciences économiques et sociales, ont reçu toutes les informations utiles au cours de multiples entretiens. La journée consacrée à cette discipline, organisée à Rennes par M. le professeur Daniel Cohen, a seulement indiqué que des discussions demeurent indispensables pour surmonter les divergences sur la place et la nature des mathématiques à enseigner, sur l'articulation entre sociologie et économie, sur l'harmonisation indispensable de l'histoire et de la géographie avec les sciences sociales. Les enseignants seront bien sûr associés à ce travail constructif.
Auteur : M. Gérard Terrier
Type de question : Question écrite
Rubrique : Enseignement secondaire
Ministère interrogé : éducation nationale, recherche et technologie
Ministère répondant : éducation nationale, recherche et technologie
Dates :
Question publiée le 15 juin 1998
Réponse publiée le 28 septembre 1998