gaz naturel
Question de :
Mme Marie-Jo Zimmermann
Moselle (3e circonscription) - Rassemblement pour la République
Mme Marie-Jo Zimmermann attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur le fait que son prédécesseur à l'Assemblée nationale était intervenu à de nombreuses reprises pour obtenir un assouplissement des conditions dans lesquelles Gaz de France accepte de desservir de nouvelles communes. A la suite d'un arrêt en Conseil d'Etat et de plusieurs amendements présentés à l'Assemblée nationale, les services de contrôle financier avaient ainsi été amenés à effectuer un premier pas en réduisant substantiellement le taux de rentabilité minimum retenu dans les calculs d'équilibre économique. Depuis lors, une amélioration substantielle en a résulté mais dans de nombreux cas, les appréciations retenues comportent une part de subjectivité. Elle a ainsi été saisie par M. le maire de Montbronn des problèmes qui se posent pour la desserte du pays de Bitche. Une participation s'élevant à 5 millions de francs est ainsi réclamée pour les trois secteurs retenus par l'étude. Cette somme étant considérable, elle souhaiterait qu'il lui précise si Gaz de France ne pourrait pas, d'une part, tenir un plus grand compte de sa mission de service public pour ce secteur et, d'autre part, si des aides spécifiques pourraient être envisageables au niveau national pour la desserte en gaz en milieu rural à l'instar de ce qui a été fait pour les branchements électriques.
Réponse publiée le 10 août 1998
Le Gouvernement avait annoncé, le 1er décembre dernier, qu'il allait proposer une mesure législative permettant de renforcer le service public du gaz, tout particulièrement dans les zones non encore desservies. C'est l'objet de l'article 50 du projet de loi portant sur diverses dispositions d'ordre économique et financier (DDOEF), qui a été adopté par le Parlement le 3 juin dernier. L'article 50 prévoit qu'un plan de desserte gazière, précisant les zones où l'opérateur public, Gaz de France, aura obligation de desserte pour une période de 3 ans, sera établi par l'Etat en concertation avec les collectivités locales. Ce plan de desserte sera défini par chaque préfet de département, comme l'ont souhaité les députés, avant d'être arrêté au niveau national par le ministre chargé de l'énergie. Les communes, ou groupements de communes, non encore desservies, et non inscrites au plan de desserte, pourront faire appel, si elles le souhaitent, à un autre opérateur de leur choix agréé par le ministre chargé de l'énergie. Elles pourront en particulier constituer des régies ou des sociétés d'économie mixte. Les conditions précises de la mise en oeuvre de cette proposition législative doivent faire l'objet, dans les six mois suivant la promulgation de la loi DDOEF, de mesures d'ordre réglementaire qui seront notamment soumises à l'avis du Conseil supérieur de l'électricité et du gaz et du Conseil d'Etat. A ce stade, il appparaît que le niveau de rentabilité minimale exigée pour la desserte gazière sera abaissé de façon très importante. Corrélativement, le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie et le secrétaire d'Etat à l'industrie viennent d'ores et déjà d'autoriser le président de Gaz de France à augmenter de 400 MF sur 1998 et 1999 son programme d'investissement en faveur de nouvelles dessertes. C'est ainsi environ 700 communes nouvelles qui devraient être desservies sur cette même période.
Auteur : Mme Marie-Jo Zimmermann
Type de question : Question écrite
Rubrique : Énergie et carburants
Ministère interrogé : économie
Ministère répondant : économie
Dates :
Question publiée le 15 juin 1998
Réponse publiée le 10 août 1998