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Question de :
M. Jacques Kossowski
Hauts-de-Seine (3e circonscription) - Rassemblement pour la République
M. Jacques Kossowski souhaite attirer l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur certaines dispositions fiscales génératrices de distorsions de concurrence. L'application du code général des impôts fait que les entreprises de négoce et de la distribution professionnelle se retrouvent dans des conditions de concurrence inéquitable par rapport aux coopératives et autres structures juridiques. En effet, ces dernières, qui exercent pourtant le même type d'activité que les entreprises traditionnelles, bénéficient d'un régime fiscal dérogatoire plus favorable. Ces avantages s'élevant à plusieurs milliards de francs portent pour l'essentiel sur l'impôt sur les sociétés, la taxe professionnelle, la taxe foncière sur les propriétés bâties. Il existe donc bien une discrimination entre des intervenants économiques ayant les mêmes marchés, les mêmes clients potentiels et fournissant des produits identiques. De telles distorsions mettent gravement en cause le respect du principe fondamental de l'équité devant l'impôt. De plus, l'Etat doit veiller à ne pas favoriser, par son intervention, des distorsions de concurrence. Il en va du maintien de l'emploi et du développement de l'activité économique. En conséquence, il lui demande quelles mesures précises il compte prendre pour rétablir l'équité fiscale entre les entreprises et les coopératives.
Réponse publiée le 12 avril 1999
Les exonérations ou allégements d'impôt dont bénéficient les sociétés coopératives, notamment celles d'entres elles qui ont une activité agricole ou artisanale, ne sont que la contrepartie d'obligations statutaires qui ne s'imposent pas aux autres entreprises. Le non-respect de ces règles contraignantes leur fait perdre les avantages liés au régime de la coopération. Au demeurant, plusieurs dispositions tendent à assurer un traitement fiscal identique aux opérations réalisées, dans les mêmes conditions, par les coopératives agricoles ou artisanales et les autres entreprises. Ainsi, ces coopératives sont soumises à l'impôt sur les sociétés à raison des opérations qu'elles sont autorisées à réaliser, dans la limite de 20 % de leur chiffre d'affaires, avec des non-sociétaires. De plus, leur exonération d'impôt sur les sociétés est limitée lorsqu'elles émettent des certificats coopératifs d'investissement ou supprimée lorsque les associés coopérateurs ne détiennent pas la majorité du capital. Par ailleurs, en matière de taxe professionnelle, ces coopératives sont imposées dans les conditions de droit commun lorsqu'elles font appel public à l'épargne ou, pour certaines d'entre elles, lorsque le capital est détenu majoritairement par des associés non coopérateurs. L'ensemble des dispositions applicables en la mataière participe à un équilibre entre avantages fiscaux et contraintes statutaires qui paraît actuellement satisfaisant et que le Gouvernement n'envisage pas de remettre en cause.
Auteur : M. Jacques Kossowski
Type de question : Question écrite
Rubrique : Impôts et taxes
Ministère interrogé : économie
Ministère répondant : économie
Dates :
Question publiée le 6 juillet 1998
Réponse publiée le 12 avril 1999