TOM : Wallis-et-Futuna
Question de :
M. Victor Brial
Wallis-et-Futuna (1re circonscription) - Rassemblement pour la République
M. Victor Brial appelle l'attention de M. le secrétaire d'Etat à l'outre-mer l'urgence de créer un service de secours et d'incendie à Futuna, à l'instar de celui qui existe depuis cinq ans à Wallis. L'inexistence de camions-incendie et d'un personnel détenteur d'un brevet de secourisme pourrait être à l'origine d'accidents particulièrement dramatiques, notamment au cours de l'atterrissage, à Vèle, du Twin-Otter en provenance de Wallis ou de tout autre avion militaire du type Casa CN 235 au départ de Nouméa. La présence d'un important dépôt d'hydrocarbures à proximité du centre administratif est également de nature à inquiéter, d'autant que le système actuel, assez rudimentaire, ne permettrait sans doute pas de faire face à un incendie de grande ampleur qui ne manquerait pas d'être amplifié par les alizés. Il souhaiterait donc savoir ce qu'il compte faire pour mettre en oeuvre des règles élémentaires de sécurité et s'il est prêt à accorder des crédits pour financer la création d'un tel service. Il précise que cette structure pourrait être composée de deux, voire trois personnes, dont la formation aurait lieu en Nouvelle-Calédonie, qui rempliraient une mission de sécurité civile à l'aéroport de Futuna et lors des manifestations populaires (fête nationale, fête du territoire, fêtes de village, rencontres sportives...).
Réponse publiée le 28 septembre 1998
L'honorable parlementaire appelle l'attention du secrétaire d'Etat à l'outre-mer sur l'insuffisance des moyens de secours à Futuna et plus particulièrement sur l'aérodrome de Vèle. Il convient de rappeler en premier lieu que l'aérodrome de Vèle relève, non pas de la compétence de l'Etat mais de celle territoire et que les dépenses relatives à la sécurité de ce site doivent être inscrites au budget territorial. Une récente mission de l'inspection générale de l'aviation civile avait préconnisé une solution mixte, qui consistait en l'achat d'un camion incendie par le territoire, qui pourrait être utilisé à Vèle, lors des rotations aériennes, et le reste du temps serait disponible pour assurer la sécurité des populations. Si cette solution présente l'avantage d'une double utilisation et d'une mise en oeuvre rapide sur différents sites, elle nécessite cependant, au regard de la réglementation française sur la sécurité des aérodromes, d'assurer une mise à niveau de protection suffisante. Ainsi, ce véhicule incendie devra être équipé en complément, d'une boule « type 250 kg de poudre », nécessaire pour la sécurité de l'aérodrome. Cette solution, qui correspond au contexte local, fera l'objet d'un dossier technique et financier établi par les services de l'aviation civile. La dépense correspondante sera proposée par le représentant de l'Etat, chef du territoire et responsable en matière de prévention et de protection des populations, dans le cadre de la préparation du budget territorial pour 1999.
Auteur : M. Victor Brial
Type de question : Question écrite
Rubrique : Outre-mer
Ministère interrogé : outre-mer
Ministère répondant : outre-mer, intérim du ministre de l'intérieur
Dates :
Question publiée le 13 juillet 1998
Réponse publiée le 28 septembre 1998