ARPE
Question de :
M. Julien Dray
Essonne (10e circonscription) - Socialiste
M. Julien Dray attire l'attention de Mme la ministre de l'emploi et de la solidarité sur la mise en oeuvre de l'accord sur l'ARPE souscrit lors du sommet sur l'emploi du 10 octobre 1997. Il remarque que, tandis qu'un accord sur le congé de fin d'activité a été conclu dans la fonction publique, le CNPF semble s'opposer dans le secteur privé à prolonger le dispositif ARPE. Pourtant, ce dispositif de départ anticipé à cinquante-six ans des salariés qui ont débuté leur carrière à l'âge de quatorze ou quinze ans, et qui totalisent 160 trimestres d'activité, peut contribuer à l'emploi dans la mesure où il permet l'embauche de jeunes et de chômeurs. Il souhaiterait obtenir des informations précises concernant l'état d'avancement de ce dossier et connaître ses propositions afin que l'accord UNEDIC sur l'ARPE continue d'être mis en oeuvre dans le secteur privé au-delà des dispositions contenues dans l'avenant du 12 décembre 1997 à l'accord UNEDIC du 19 décembre 1996.
Réponse publiée le 19 avril 1999
L'honorable parlementaire attire l'attention de Mme la ministre de l'emploi et de la solidarité sur la reconduction de l'allocation de remplacement pour l'emploi et sur son extension aux salariés de cinquante-six ans ayant débuté leur activité à quatorze ans et aux salariés de cinquante-sept ans ayant commencé à travailler à quinze ans. La cessation anticipée d'activité des salariés âgés de cinquante-huit ans et totalisant cent soixante trimestres de cotisations au titre de l'assurance vieillesse a été mise en oeuvre à la suite de l'accord national interprofessionnel du 6 septembre 1995. Elle est entièrement financée par le régime d'assurance chômage. Le Gouvernement, lors de la conférence du 10 octobre 1997 sur les salaires, l'emploi et la réduction du temps de travail, avait proposé de participer au financement de l'extension du dispositif. L'accord du 22 décembre 1998 vient de proroger le dispositif pour 1999 et de l'étendre aux salariés âgés de cinquante-six ans ayant débuté leur activité professionnelle à quatorze ans et aux salariés de cinquante-sept ans qui ont commencé à travailler à quinze ans dès lors qu'ils totalisent cent soixante-huit trimestres validés au titre de l'assurance vieillesse. Une contribution des employeurs égale à 20 % de la rémunération assujettie à cotisation d'assurance chômage et versée dans l'année qui a précédé la fin du contrat de travail a été instaurée.
Auteur : M. Julien Dray
Type de question : Question écrite
Rubrique : Emploi
Ministère interrogé : emploi et solidarité
Ministère répondant : emploi et solidarité
Dates :
Question publiée le 13 juillet 1998
Réponse publiée le 19 avril 1999