supplément familial de traitement
Question de :
M. Robert Hue
Val-d'Oise (5e circonscription) - Communiste
M. Robert Hue attire l'attention de M. le ministre de la fonction publique, de la réforme de l'Etat et de la décentralisation sur la portée de la circulaire ministérielle du 8 octobre 1968 relative au versement du supplément familial de traitement en cas de divorce ou de séparation. Cette circulaire dispose que le supplément familial de traitement présentant le caractère d'un complément de traitement ne peut être attribué qu'à l'agent bénéficiant de ce traitement ou exceptionnellement à la mère des enfants, à l'exclusion de toute autre personne physique et morale, en cas de divorce ou de séparation de corps, à condition que la mère ait reçu, par décision judiciaire, la garde des enfants et qu'elle ne soit pas remariée. Suite à un jugement de divorce ordonnant le versement d'une contribution mensuelle pour l'entretien des enfants, prestations familiales en sus, la question s'est posée de savoir s'il fallait, en application des dispositions de la circulaire, spontanément inclure ou non le supplément familial de traitement dans ces prestations familiales. Il lui demande donc de bien vouloir l'éclairer sur la portée des dispositions de cette circulaire et lui dire si, en cas de divorce ou de séparation de corps, le supplément familial de traitement doit être attribué à la mère des enfants chaque fois que celle-ci en a reçu la garde par décision judiciaire et qu'elle ne s'est pas remariée.
Réponse publiée le 23 novembre 1998
L'article 20 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires dispose que « le droit au supplément familial de traitement est ouvert en fonction du nombre d'enfants à charge au sens du titre Ier du livre V du code de la sécurité sociale ». Or, selon l'article L. 513-1 de ce code, « les prestations familiales sont [...] dues à la personne qui assume la charge effective et permanente de l'enfant ». En cas de divorce, l'époux auquel les enfants sont confiés doit être regardé comme ayant la charge effective et permanente, conformément à la jurisprudence de la Cour de cassation en matière de prestations familiales. En effet, ce dernier assume à titre principal l'obligation d'entretien, l'autre ne conservant qu'un droit de surveillance et une obligation de participation pécuniaire. En conséquence, le supplément familial de traitement doit bien être attribué à la mère des enfants chaque fois que celle-ci en a reçu la garde par décision judiciaire. Il convient de préciser que, selon la jurisprudence administrative, la circulaire ministérielle du 8 octobre 1968 ne fait pas obstacle au versement du supplément familial de traitement à l'ancien conjoint non fonctionnaire remarié dès lors qu'il assume la charge effective et permanente des enfants.
Auteur : M. Robert Hue
Type de question : Question écrite
Rubrique : Fonctionnaires et agents publics
Ministère interrogé : fonction publique, réforme de l'Etat et décentralisation
Ministère répondant : fonction publique, réforme de l'Etat et décentralisation
Dates :
Question publiée le 5 octobre 1998
Réponse publiée le 23 novembre 1998