statistiques
Question de :
M. François Loos
Bas-Rhin (8e circonscription) - Union pour la démocratie française-Alliance
M. François Loos interroge M. le ministre de l'équipement, des transports et du logement sur le nombre total des accidents de la route dus à l'alcool en France ces dernières années. Il aimerait en connaître le chiffre précis ainsi que les régions qui en sont les plus touchées.
Réponse publiée le 21 juin 1999
Un accident de la route a souvent pour origine plusieurs causes, liées à l'état du véhicule, à celui de la chaussée, à l'environnement, aux conditions climatiques, ou aux conducteurs eux-mêmes. Parmi celles liées aux conducteurs, l'alcool intervient rarement comme cause unique, ainsi que le montrent les études ou les enquêtes réalisées sur les accidents. Toutefois, ces études permettent de déterminer la proportion de conducteurs impliqués présentant une alcoolémie supérieure au seuil légal. C'est ainsi que l'on relève une alcoolémie illégale pour 7 % des conducteurs impliqués dans un accident corporel et 19 % de ceux impliqués dans un accident mortel. Si l'on restreint l'analyse aux conducteurs présumés responsables d'accidents mortels, ce taux passe à 27 % et à 45 % pour les conducteurs impliqués dans un accident mortel avec véhicule seul. En outre, en considérant le nombre des accidents mortels, et non plus celui des conducteurs impliqués, on constate qu'une alcoolémie illégale est relevée dans 34 % d'entre eux. En ce qui concerne les régions les plus touchées, on peut observer que lors des contrôles d'alcoolémie pratiqués en 1997 sur les conducteurs et les piétons impliqués dans un accident de la circulation, la proportion de taux illégaux relevés était la plus élevée dans les régions Champagne - Ardenne (10,5 %), Aquitaine (8,7 %), Bretagne (8 %), Franche-Comté (7,5 %) et Bourgogne (7,4 %).
Auteur : M. François Loos
Type de question : Question écrite
Rubrique : Sécurité routière
Ministère interrogé : équipement et transports
Ministère répondant : équipement et transports
Dates :
Question publiée le 2 novembre 1998
Réponse publiée le 21 juin 1999