politique fiscale
Question de :
Mme Roselyne Bachelot-Narquin
Maine-et-Loire (1re circonscription) - Rassemblement pour la République
Mme Roselyne Bachelot-Narquin appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la situation des établissements privés d'enseignement supérieur et de formation professionnelle. Les conclusions orales d'un contrôle fiscal réalisé dans le cadre de « la mise en ordre des associations » tendraient à les classer dans la catégorie des entreprises commerciales, au motif - entre autres - que certaines sociétés commerciales vendent de la formation. Face aux conséquences qu'une telle disposition pourrait engendrer, elle souhaite connaître sa position.
Réponse publiée le 8 février 1999
Les prestations d'enseignement initial ou de formation professionnelle sont exonérées de TVA lorsque les organismes qui les dispensent remplissent les conditions fixées par l'article 261-4-4/-a du code général des impôts. Cette mesure s'applique quelle que soit la forme, associative ou commerciale, de l'établissement. En tout état de cause, les activités d'enseignement peuvent être exonérées de TVA, en application de l'article 261-7-1/ du code déjà cité, lorsqu'elles sont réalisées par des organismes agissant sans but lucratif et dont la gestion est désintéressée. Dans ce cas, les organismes concernés ne sont pas non plus soumis à l'impôt sur les sociétés et à la taxe professionnelle. Les critères d'appréciation du caractère lucratif ou non des activités exercées par les associations ont été présentés par l'instruction 4 H-5-98 du 15 septembre 1998. Les associations gérant des établissements d'enseignement supérieur sont invitées à se rapprocher de leur correspondant « association » local afin que leur régime fiscal soit précisé.
Auteur : Mme Roselyne Bachelot-Narquin
Type de question : Question écrite
Rubrique : Impôts et taxes
Ministère interrogé : économie
Ministère répondant : économie
Dates :
Question publiée le 2 novembre 1998
Réponse publiée le 8 février 1999