Question écrite n° 21068 :
politique fiscale

11e Législature

Question de : Mme Roselyne Bachelot-Narquin
Maine-et-Loire (1re circonscription) - Rassemblement pour la République

Mme Roselyne Bachelot-Narquin appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la situation des établissements privés d'enseignement supérieur et de formation professionnelle. Les conclusions orales d'un contrôle fiscal réalisé dans le cadre de « la mise en ordre des associations » tendraient à les classer dans la catégorie des entreprises commerciales, au motif - entre autres - que certaines sociétés commerciales vendent de la formation. Face aux conséquences qu'une telle disposition pourrait engendrer, elle souhaite connaître sa position.

Réponse publiée le 8 février 1999

Les prestations d'enseignement initial ou de formation professionnelle sont exonérées de TVA lorsque les organismes qui les dispensent remplissent les conditions fixées par l'article 261-4-4/-a du code général des impôts. Cette mesure s'applique quelle que soit la forme, associative ou commerciale, de l'établissement. En tout état de cause, les activités d'enseignement peuvent être exonérées de TVA, en application de l'article 261-7-1/ du code déjà cité, lorsqu'elles sont réalisées par des organismes agissant sans but lucratif et dont la gestion est désintéressée. Dans ce cas, les organismes concernés ne sont pas non plus soumis à l'impôt sur les sociétés et à la taxe professionnelle. Les critères d'appréciation du caractère lucratif ou non des activités exercées par les associations ont été présentés par l'instruction 4 H-5-98 du 15 septembre 1998. Les associations gérant des établissements d'enseignement supérieur sont invitées à se rapprocher de leur correspondant « association » local afin que leur régime fiscal soit précisé.

Données clés

Auteur : Mme Roselyne Bachelot-Narquin

Type de question : Question écrite

Rubrique : Impôts et taxes

Ministère interrogé : économie

Ministère répondant : économie

Dates :
Question publiée le 2 novembre 1998
Réponse publiée le 8 février 1999

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