TOM : Wallis-et-Futuna
Question de :
M. Victor Brial
Wallis-et-Futuna (1re circonscription) - Rassemblement pour la République
M. Victor Brial souhaite attirer l'attention de M. le secrétaire d'Etat à l'outre-mer sur la situation des onze agents permanents de Météo-France employés par le territoire de Wallis-et-Futuna. Comme le souligne le rapport du préfet Michel Lavenseau relatif au statut de la fonction publique territoriale, le personnel de ce service doit faire face à un problème ponctuel mais irritant, qu'il définit comme suit : « A la suite de la mise en place d'un établissement public dont l'administrateur supérieur n'est pas ordonnateur délégué et en l'absence de convention réglant leur situation, les agents permanents rémunérés par cet organisme sont confrontés à un vide juridique qui se traduit concrètement par quelques difficultés en matière d'avancement notamment, et auquel il faudrait mettre un terme ». Depuis 1993, le personnel revendique en effet l'octroi d'une prime d'exploitation, théoriquement destinée à compenser le service minimum qu'exige un service de météorologie. Compte tenu de l'ancienneté et de la spécificité de cette demande, il souhaiterait savoir quelle est sa position sur ce dossier et quelle solution il préconise pour répondre dans les meilleurs délais à ce problème.
Réponse publiée le 24 mai 1999
Les personnels employés par Météo-France que cite l'honorable parlementaire ont été engagés, à l'origine, par l'administrateur supérieur de Wallis-et-Futuna agissant au nom de l'Etat, gérés par la direction de la météorologie nationale et régis par référence à l'arrêté n° 76 du 23 septembre 1976. Etablissement public depuis le 1er janvier 1994, Météo-France a été subrogé dans les droits et obligations de l'Etat à partir de cette date. Cette subrogation, complétée par la réforme réalisée par le décret du 24 juillet 1996 qui a donné expressément compétence au président-directeur général de Météo-France pour recruter et gérer les agents non titulaires de l'établissement, offre donc un cadre juridique à la gestion des agents contractuels de Wallis-et-Futuna. Certaines disparités, au regard des emplois tenus, s'étant manifestées au fil du temps, Météo-France a récemment été amené à revaloriser la situation individuelle des agents, dans la concertation et dans le respect des textes réglementaires en vigueur sur le territoire et notamment de l'arrêté de 1976. L'établissement considère toutefois qu'il s'agit de la première étape d'une réflexion à mener, pour une gestion de carrière plus adaptée au métier de météorologiste que ne le permet actuellement l'arrêté portant statut des agents permanents de l'administration du territoire. Il sera tenu compte, notamment, des propositions avancées récemment par M. le préfet, administrateur supérieur de Wallis-et-Futuna. Le problème des indemnités sera aussi examiné à cette occasion.
Auteur : M. Victor Brial
Type de question : Question écrite
Rubrique : Outre-mer
Ministère interrogé : outre-mer
Ministère répondant : équipement et transports
Renouvellement : Question renouvelée le 19 avril 1999
Dates :
Question publiée le 18 janvier 1999
Réponse publiée le 24 mai 1999